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Droit et création littéraire

Droit et création littéraire

Le magazine Books est à l'initiatibe d'une liste de lectures publique sur les procès littéraire, hébergée par Cairn : passant en revue différents procès littéraires, elle invite à interroger les lignes de tension entre liberté de création et protection de la vie privée, entre liberté d’expression et respect des valeurs qui sous-tendent l’ordre social. L’écrivain est-il un justiciable comme un autre ? On y trouvera notamment les réflexions du juriste Arnaud Montas sur "Le juge et la liberté de création artistique" ; une mise au point sur les relations entre biographie et fiction : "La création littéraire au risque des droits de la personne", par Nathalie Mallet-Poujol ; une interrogation socio-historique de Gisèle Sapiro sur la "Responsabilité légale et responsabilité morale de l’écrivain", parmi une vingtaine d'articles de référence sur les relations entre droit et littérature, efficacement réunis sur la même page et directement accessibles en ligne.

Sociopoétique des migrations

Sociopoétique des migrations

L'intimité des publics

L'intimité des publics

Toujours Médée

Toujours Médée

Le mythe de Médée est de tous les usages. Il a pu servir de caution à des discours essentialistes sur les ruses d’une figure de magicienne maléfique définie comme l’étrangère venue d’Orient. Dans le volume supervisé par Maxime Pierre et Marie Saint Martin sous le titre Corinthe et ses ailleurs. Voyages de Médée au théâtre, d'Euripide au contemporain (P.U. de Franche-Comté) directement accessible en ligne via OpenEdition, le mythe  fait l’objet de relectures multiples où l’imaginaire de l’altérité se trouve déployé sous de nouvelles catégories : c’est la permanence politique de cette figure, perméable aux reconfigurations successives, qui se trouve mise en question depuis l’âge classique jusqu’à nos jours où elle est interrogée à nouveau à la lumière du féminisme et des approches postcoloniales (Dea Loher, Christa Wolf, Werewere-Linking, Miyagi Satoshi, Ninagawa Yukio, etc.).

Signalons la parution aux Belles Lettres d'une nouvelle traduction de la Médée d'Euripide par Christine Mauduit, puissamment illustrée par Scott Pennor’s. Fabula vous invite à feuilleter cet album… Mais aussi, plus inattendue : l'édition par Tristan Alonge de la Médée d'Etienne Azéma (1849)La première tragédie réunionnaise (P.U. Indianocéaniques), longtemps restée dans les tiroirs d’un petit-fils de gouverneur passionné d’Antiquité. Loin de constituer une simple synthèse des sources d’Euripide à Corneille, la pièce renouvelle de fond en comble les éléments traditionnels de la légende en accordant une place prépondérante à la figure de Créuse, et en révélant un étonnant jeu intertextuel avec l’œuvre racinienne.

Et rappelons, parmi les Colloques en ligne de Fabula, le sommaire "Droit et littérature : la fiction en pouvoir ?", supervisé par Charlotte Dufour au sein du Laboratoire Droit et Littérature (Université de Lausanne), de l'essai signé par Peggy Larrieu : "Le mythe de Médée et la criminalité des femmes".

(Illustr. : Médée par Gustav Klimt, Leopold Museum, Vienne.)

Un théâtre où la vie est un jeu

Un théâtre où la vie est un jeu

La revue Corneille présent avait publié en 2021 le premier volet d’un triptyque consacré à "Corneille : un théâtre où la vie est un jeu", qui s'intéressait à la prégnance, dans l’œuvre dramatique cornélienne, de la  pensée des jeux réglés, recourant à des supports matériels divers, et reposant sur le hasard, la stratégie, ou l’habileté physique. Après avoir ainsi envisagé, sur la scène cornélienne, l’action indirecte de la pensée des jeux de cartes, de table, de plein air, une seconde livraison supervisée toujours par Liliane Picciola vient mesurer l’importance du jeu dans le théâtre de Corneille en envisageant celui-ci comme amusement fantaisiste, plaisanterie, bon tour. Ce jeu peut être verbal, mais il peut aussi concerner l’action elle-même ; parfois il se révèle pur, gratuit, mais il lui arrive aussi de correspondre au désir de s’assurer un certain ascendant, fût-ce pour un court instant. Les comédies semblent devoir être concernées au premier chef par ces jeux de l’esprit et ces tours, qui les égaient ; en réalité, les tragédies se trouvent bien loin d’en être exemptes car les héros créés par Corneille pratiquent volontiers les pointes de malice, l’ironie, la double entente, déchiffrable immédiatement ou ultérieurement par le spectateur mais que l'interlocuteur saisit ou ne saisit pas.

Rappelons la précente livraison de la revue consacrée à La Place Royale, Le MenteurLa Suite du Menteur, à l'initiative de Yohann Deguin & Bénédicte Louvat.

Montage littéraire

Montage littéraire

L'année Critique

L'année Critique