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Sans mentir

Sans mentir

 "Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre ramage se rapporte à votre plumage, vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois". On connait le mot de la fable de La Fontaine, qui s'attira cette réplique de Rousseau au livre II de L'Émile : "Sans mentir ! on ment donc quelquefois ? Où en sera l'enfant si vous lui apprenez que le renard ne dit sans mentir que parce qu'il ment ?". Il est rare (en vérité) que Fabula se fasse l'écho d'un message de l'Armée de terre, mais on a cette fois plaisir à signaler le sommaire de la revue Inflexions intitulé "Sans mentir". Où il est question de Pinocchio et du Menteur de Corneille, mais aussi de Michel Rocard et de l'IA, des mensonges de l'historien ou de l'avocat comme de Dieu lui-même…

Victoriana fantastica

Victoriana fantastica

L’époque victorienne continue de nous hanter. Dracula, Jekyll et Hyde, mais aussi les personnages de Dickens ou des sœurs Brontë sont réemployés dans des spin-off infinis et des mondes alternatifs (crossover, métalepses), créant une Victoriana fantastica, un multivers fictionnel qui révèle beaucoup sur l’imagination littéraire. Ce néo-victorianisme crée aussi de nouvelles figures, issues d’une incorporation d’archétypes du XIXe siècle dans les genres contemporains (slasherfiction Young Adult). À l'initiative de Jessy Neau, la revue Otrante arpente les "Victoriana fantastica" contemporains. Scènes de bal macabres, figures d’artistes maudits, vampires flamboyants et gentils monstres constituent des motifs d’exploration pour aborder la construction de soi, le queer, le faire-société, et parfois dessiner des horizons utopiques, au-delà d’un simple « repackaging » culturel. Cependant, ce néo-victorianisme a bien une histoire, forgée par les premières adaptations cinématographiques de Dracula, les films de la Hammer ou les dime novels, autant d’éléments d’une culture populaire ayant maintenu la vitalité de ce corps victorien. Fabula vous invite à en découvrir la table des matières… ou à vous plonger dans le sommaire accessible en ligne via Cairn…

Pour les sciences sociales

Pour les sciences sociales

En 2017 paraissait aux éditions de l'EHESS et à l'initiative de Cyril Lemieux, Laurent Berger, Marielle Macé, Gildas Salmon & Cécile Vidal un indispensable répertoire des 101 livres qui ont fait les sciences sociales. Près de dix ans plus tard, le volume Pour les sciences sociales est désormais accessible en ligne sur OpenEdition via Fabula. Loin de l'image d'un panthéon figé, l'ouvrage révèle un paysage mobile, multiforme, où chacun est invité à entrer et circuler librement, aujourd'hui comme hier. Cette sélection critique, unique en son genre, permet de plonger aux origines des sciences sociales, d'en suivre l'évolution et d'en saisir l'unité, au-delà des divisions disciplinaires. Véritable aventure de recherches, elle incite, dans sa pluralité, à approfondir notre connaissance des débats contemporains.

Du droit d'intervention littéraire

Du droit d'intervention littéraire

Outre le retentissement que le livre a connu dans la presse lors de sa parution en 2020 aux éditions du Seuil, le "Prix de l’essai" que Les Inrockuptibles lui ont décerné, et son succès en librairie encouragé par sa rapide réédition en "Points", Personne ne sort les fusils de Sandra Lucbert devait interpeller le monde académique par les formes d’analyse, de réflexion et d’argumentation forgées par l’autrice. Au-delà du champ des études littéraires, des chercheuses et chercheurs en sciences humaines et sociales (sociologues, politologues, économistes et linguistes, notamment) ainsi que dans les domaines afférents de la philosophie (histoire des idées, philosophie politique) pouvaient trouver en effet dans ce livre, non seulement des préoccupations communes, mais encore des manières originales d’en rendre compte – si originales qu’elles ont provoqué chez certains d’entre eux le souhait de les interroger, avec Sandra Lucbert et entre eux. Sous le titre "Situation critique, intervention littéraire. Autour de Personne ne sort les fusils de Sandra Lucbert" et à l'initiative de Driss Ablal et Sémir Badir, la revue COnTEXTES accueille les actes d'une journée d’études tenue à l’université de Liège en mai 2022. Le sommaire en est directement accessible sur Fabula via OpenEdition…

La (même ?) Sandra Lucbert fait paraître ces jours-ci un essai inattendu, qui vient inaugurer aux éditions de L'Arche une collection efficacement intitulée "Uppercut" : une relecture de Mademoiselle Julie de Strinberg, adossée à une réimpression de la traduction de la pièce par Boris Vian.

Littérature générale

Littérature générale

Littérature et politique : de l’engagement littéraire au postcolonialisme. Acta fabula enVO n° 5

Littérature et politique : de l’engagement littéraire au postcolonialisme. Acta fabula enVO n° 5

Poursuivant son ambition de faire découvrir des travaux étrangers moins accessibles au lectorat francophone, Acta fabula propose le cinquième numéro de sa série "enVO", élaboré dans le cadre du séminaire doctoral de Sorbonne Université "enVO : la théorie en ses langues" que coordonnent Maxime Berges et Cassandre Martigny. Pour ce dossier critique, Yoonsun Choi, Mihai Duma, Camille Joubert, Seongyoun Lee, Hannah Rindzunski et Ni Zeng ont imaginé et rédigé un numéro traitant des liens entre "Littérature et politique" à partir de la pratique de l'engagement, largement étudiée mais réenvisagée dans ce numéro à partir d'horizons proches (allemand, roumain) et lointains (coréen, chinois, sud-américain). Les comptes rendus et traductions de ce numéro invitent ainsi à un décentrement de cette notion, pour reconsidérer l'Histoire du XXe siècle et de ses violences.

Raconter, et construire des mondes

Raconter, et construire des mondes