Chevillard tisse sa toile
La critique fait volontiers d'Éric Chevillard le seul écrivain contemporain parvenant à radicaliser la conception textualiste du personnage et à la concrétiser dans ses textes. À travers l’analyse d’un corpus de sept de ses romans publiés entre 1999 et 2012, l'essai d'Isabelle Munoz, Les figures d'auteurs dans les romans d'Eric Chevillard. Défense et illustration de la littérature (E.U. Dijon) propose une lecture renouvelée des figures d’auteurs chevillardiennes, ainsi que du statut de l’écrivain, du romanesque et des enjeux de la littérature propres à l’auteur. Il confirme du même coup l’originalité d’Éric Chevillard dans la production contemporaine. L'ouvrage est désormais accessible en ligne via OpenEdition, où l'on trouvera un florilège d'articles consacré à l'auteur de Dino Egger. Sur Cairn, on trouvera la livraison que la revue Critique lui a consacrée, tout comme le sommaire de Roman 20-50. En attendant Nadeau a également réuni dans un dossier les lectures proposées de ses derniers textes ainsi que dans ceux qu’il a lui-même donnés au site…