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Théorie du virtuel

Théorie du virtuel

Théorème, la revue de l'institut d'études cinématographiques de la Sorbonne nouvelle, consacre sa nouvelle livraison à la question du virtuel, sous le titre "Qu’est ce que le virtuel ? Lieux d’ancrage" et à l'initiative d'Olga Kobryn, Macha Ovtchinnikova et Guillaume Soulez). Issues d’une recherche collective menée depuis 2018 dans le cadre du programme international "Les lieux du virtuel" (IRCAV, Sorbonne Nouvelle, France / Université de Gérone, Espagne / Université de Chicago, États-Unis), les études ainsi réunies proposent une réflexion autour du concept de virtuel dans les champs disciplinaires variés (esthétique, histoire et sociologie du cinéma et des formes filmiques et médiatiques contemporaines, philosophie, histoire des techniques, théories des nouveaux médias) à partir de la question de son ancrage dans les lieux aussi bien concrets (dispositif technologique, corps, site, réseau, son spatialisé) que conceptuels (théories et esthétique). Sans vouloir réduire le virtuel au "digital", il s’agit de rendre compte du potentiel d’action et de pensée que porte cette notion. Ainsi ce recueil retrace en premier lieu la généalogie du concept de virtuel appréhendé comme un outil théorique de l’analyse filmique, propose de l'historiciser à travers les études du cinéma des premiers temps et “expérimental”, pour l’appliquer ensuite à l’analyse des formes actuelles : cinéma numérique, réalité virtuelle, mixte et augmentée, performance, alternate reality games, jeux vidéo, le cyberspace, le streaming, le web, le réseau.

Dictionnaire critique des contes

Dictionnaire critique des contes

Les contes se moquent des âges, des époques, des genres et des frontières. De tradition immémoriale, ces récits irriguent toute notre culture et ont inspiré quantité d’oeuvres : romans, poèmes, opéras, films, séries, bandes dessinées… Si leur monde, depuis Platon, est souvent associé à celui des enfants, il s’agit là d’une pré-notion trompeuse et partielle. En réalité, ces récits ont également suscité d’innombrables interprétations, et font toujours l’objet d’interminables analyses de la part de spécialistes de diverses disciplines, allant de la philosophie à l’histoire, en passant par la sémiotique, l’anthropologie et l’analyse littéraire. Le Dictionnaire critique des contes supervisé parJean-Loïc Le Quellec (CNRS éd.) ne cherche pas à dresser un inventaire des contes actuellement catalogués par les folkloristes, mais à explorer la diversité des contes et de leurs significations. Le sommaire en est d'ores et déjà accessible en ligne via Cairn…

Les mères, créatures littéraires

Les mères, créatures littéraires

Le théâtre en Suisse avant 1650

Le théâtre en Suisse avant 1650

"Et ce fut tout"

Histoire et chroniques

Histoire et chroniques

Ce n’est que dans son édition de 1878 que le Dictionnaire de l’Académie enregistre le sens médiatique qu’a pris le mot de chronique au fil du XIXe siècle : "se dit aussi de cette partie des journaux où l’on rapporte les principales nouvelles politiques ou littéraires. Chronique politique. Chronique littéraire. Chronique musicale". L’édition précédente du même Dictionnaire, en 1835, illustrait plutôt la thématique scandaleuse : "La chronique scandaleuse amuse les oisifs". En somme, la vieille chronique médiévale qui ne semble plus guère susceptible de passionner les lecteurs, pouvait être remplacée par une chronique des mœurs, de préférence scandaleuses et, partant, plus divertissante. La distinction entre histoire et chronique s'affine donc au cours du siècle, mais elle n’en est pas pour autant encore très nette. C’est cette porosité, ce maintien d’une familiarité entre le très lointain (le Moyen Âge) et le moderne médiatique que le nouveau dossier de Romantisme vient mettre au jour et explorer, à l'initiative de Blandine Lefèvre et Éléonore Reverzy.

Penser par influence

Penser par influence

Si le moment théorique contemporain est sans doute celui du pouvoir de la littérature, rares sont les réflexions qui se nouent à partir du mot influence. Dans les cinquante dernières années, on ne connaît guère que Harold Bloom et Judith Schlanger pour avoir cherché à donner une vraie densité théorique à la notion. Or, depuis une vingtaine d’année, plusieurs travaux venus surtout de spécialistes du XIXe siècle permettent de poser un regard différent sur l’influence. Il se trouve que c'est dans les années 1750-1850 que la fréquence du terme augmente. L’historienne Judith Lyon-Caen et la sociologue Gisèle Sapiro ont su faire renaître pour cette période des textes non-académiques (lettres de lecteurs, discours parlementaires, réquisitoires judiciaires, critiques de presse…), où le mot influence circule avec la même évidence qu’aujourd’hui dans le discours médiatique. Elles en ont tiré l’une et l’autre des réflexions théoriques majeures, la première sur la manière dont le langage littéraire structure l’expérience ordinaire, la seconde, sur la dialectique entre la responsabilité pénale et la responsabilité éthique de l’écrivain, de 1830 à nos jours. À l'initiative de Jérémy Naïm, la nouvelle livraison de la revue Littérature vient se demander ce que peut signifier "Penser par influence (en littérature)", en faisant dialoguer bibliographie historique et la réflexion théorique contemporaine. Le sommaireen est d'ores-et-déjà accessible en ligne sur Cairn via Fabula…

(Illustr. : Palimpseste 2 ( Géraldine), acrylique et encre de chine sur plomb, ©Pierre-Marc de Biasi, 1994)