Essai
Nouvelle parution
Marc Escola, Le Misanthrope corrigé. Critique et création

Marc Escola, Le Misanthrope corrigé. Critique et création

Publié le par Université de Lausanne

On peut lire dans Acta fabula (vol. 23, n°3, mars 2022) le compte rendu de cet ouvrage :

"Réviser ses classiques : la méthode Escola", par Justine Scarlaken.

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Les chefs-d’œuvre se prêtent à tous les traitements, fût-ce les plus irrévérencieux. C’est même par là qu’on les reconnaît. Mais quel sens y a-t-il à chercher à améliorer l’une des plus belles réussites du répertoire  ?

Le présent ouvrage propose de frayer les voies d’une critique authentiquement créatrice en renouant avec le mode de lecture qui prévalait à l’âge classique et dont Rousseau donne encore l’exemple dans la critique du Misanthrope proposée par la Lettre à d'Alembert. Il confronte ainsi le chef-d’œuvre de Molière à ce qu’il aurait pu être, tout autant qu’à ce qu’il est devenu dans les différentes interprétations qui en ont été données et les innombrables sixièmes actes qui en ont été forgés, avec la conviction qu’il y a dans tout texte de quoi en faire un autre.

La valeur d’une œuvre se mesurant aux possibles qu’elle autorise, il n’y a jamais bien loin de la lecture vivante d’un texte à sa continuation, et il n’est pas de plus belle façon de réviser ses classiques que de leur imaginer des variantes.

Lire sur Fabula l'introduction de l'ouvrage…

Voir aussi dans l'Atelier de théorie littéraire : "Un Misanthrope en trois actes"…

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Jean-Louis Jeannelle a consacré un article à cet essai dans Le Monde des livres du 21 janvier 2022…

Le site Poezibao a proposé un extrait de son Épilogue

On peut lire sur en-attendant-nadeau.fr un article de Maxime Decout sur cet ouvrage :

"Molière décoiffé", par Maxime Decout (en ligne le 6 avril 2022)

Alors que les célébrations des quatre cents ans de la naissance de Molière ont mis sur le devant de la scène le « Grand Écrivain », il n’est pas inutile de faire preuve d’un peu d’irrévérence face à une œuvre et un homme qui l’avaient cultivée avec talent. De retrouver ce souffle iconoclaste qui traversait ses pièces afin de ne pas les statufier dans l’immuable catégorie de classique ou de chef-d’œuvre. À cette fin, le dernier essai de Marc Escola, Le Misanthrope corrigé, apparaît comme une lecture salutaire. Un texte vif et alerte qui se donne pour objectif de nous faire rencontrer un Molière décoiffé, c’est-à-dire quelque peu malmené et ébouriffé, comme le firent en leur temps et d’une autre façon Racine, Boileau, Furetière et peut-être même Molière, avec Le Cid de Corneille, travesti dans un savoureux Chapelain décoiffé.

Lire aussi sur Diacritik.com : "Le commentateur émancipé", par Léo Mesguich…

Et sur nonfiction.fr : "Marc Escola, prince des paradoxes", par Augustin Voegele…

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Table des matières

« Recommencez-moi ça ! ». Critique et création

Chapitre I : Comment améliorer les œuvres réussies ?

Chapitre II : Alceste décoiffé

Chapitre III : Don Alceste de Navarre

Chapitre IV : Jean-Jacques juge d’Alceste

Chapitre V : Le sixième acte du Misanthrope

Chapitre VI : Alceste (sept fois) revenu

Chapitre VII : Le Misanthrope corrigé

Épilogue : Réviser ses classiques, ou comment lire avec les chefs-d’œuvre ? 

Bibliographie indicative

Circonstances

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Marc Escola est Professeur de littérature française de l’âge classique et de théorie littéraire à l’Université de Lausanne.

Il est l’auteur de plusieurs essais sur les rapports entre morale et fiction au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles : dans les Caractères de La Bruyère (Brèves questions d’herméneutique et Rhétorique du discontinu, Champion, 1999), les Fables de La Fontaine (Lupus in fabula Six façons d'affubuler La Fontaine, Presses Universitaires de Vincennes, 2004), ou les Contes de Perrault (Gallimard, 2005).

Il a également donné pour les éditions GF-Flammarion une série d’éditions de textes dont une Anthologie de nouvelles galantes du XVIIe siècle (2004), les Trois Discours sur le Poème dramatique de Corneille (1999 ; 2020), les Journaux de Marivaux (2010) ou encore les Pensées sur la justice de Pascal (2011).

Il a rédigé plusieurs ouvrages de théorie littéraire : Le Tragique, Flammarion, 2002,  Littérature seconde ou la Bibliothèque de Circé (Kimé, 2015, avec Sophie Rabau, et un essai sur le théâtre de Diderot aux éditions Mimèsis sous le titre Le Cinéma des Lumières. Diderot, Deleuze, Eisenstein (Mimèsis, 2022) et, en collaboration : Le Malentendu. Généalogie du geste herméneutique, PU Vincennes, 2003 ; Complications de texte : les microlectures, Fabula, 2007 ; Théorie des textes possibles, Crin n° 57, 2012 ; La Bibliothèque des textes fantômes, Fabula, 2014 ; Débattre d'une fiction, Fabula, 2020 ; Avec Denis Guénoun, MétisPresses, 2020).

Il est aussi directeur de la collection d’essais anthologiques de théorie littéraire « GF-Corpus » (Flammarion), et l’un des animateurs du site www.fabula.org.