En amont de l'exposition programmée à la BnF cet automne, ce sont les Archives de Paris qui fêtent les premières le 90e anniversaire de la naissance de Georges Perec (7 mars 1936 – 3 mars 1982), en nous lançant jusqu'au 22 mai prochain sur les traces de l’enfance de l’écrivain. L'exposition Georges Perec, archives d'une enfance place en regard des expérimentations littéraires empruntées par Georges Perec pour lever le rideau de fer tombé sur son enfance, les traces retrouvées dans les archives, de son histoire et celle des siens. De la Pologne à Paris, le parcours suit une enquête qui restitue, par étapes, l’itinéraire d’une famille émigrée, histoire à la fois singulière et partagée par de nombreux exilés venus chercher refuge en France dans l’entre-deux-guerres.
Signalons qu'on peut retrouver sur le site de France Culture l'émission récemment consacrée par Marie Richeux à W ou le souvenir d’enfance, à l'occasion de la réédition du volume par Robert Bobert chez Denoël, dans une édition anniversaire enrichie de photos et de documents inédits ; Fabula vous invite à feuilleter ce volume… Signalons aussi la parution de la seizième livraison des Cahiers Georges Perec : "Perec et ses lieux", qui réunit les actes d'un colloque tenu à l’Université de Leiden (Pays-Bas) en 2024. Ainsi que la prochaine journée d’étude "Georges Perec" en Sorbonne, le 19 juin, à l'initiative de Célia Gallina et Christelle Reggiani.
On doit toutefois à une romancière l'enquête la plus troublante sur l'enfance de Perec : dans La disparition des choses (Stock), Olivia Elkaim fait revivre Cécile Perec, celle qui un matin de novembre 1941, gare de Lyon, a laissé partir son fils de cinq ans dans un convoi de la Croix-Rouge. Fabula vous invite à feuilleter l'ouvrage…
(Photo d'identité sur le dossier d’inscription de Georges Perec en classe d’hypokhâgne, au lycée Henri-IV à Paris, 1954. Archives de Paris)