Sous le titre Quand j'étais bandit, Philippe Artières réédite au Mercure de France le récit du bandit corse Jérôme Monti, qui voulut mener une vie fidèle à ce qu'était la Corse des années 1880, une terre rebelle et fière, dont les hommes vengent leur honneur bafoué d’un coup de fusil ou de couteau, en appliquant la fameuse vendetta. Si l'on retrouve dans ce récit le lyrisme de Prosper Mérimée ou le réalisme de Guy de Maupassant, Quand j’étais bandit plonge de manière inédite des mois durant dans la beauté du maquis, aux côtés de hors-la-loi singuliers, véritables héros de roman d’aventures et figures marquantes d’une relation de voyage sur une île qui fascine autant qu’elle inquiète.
Ce récit autobiographique haletant est suivi de l’essai La vendetta dans l’histoire de Pierre-Paul Raoul Colonna de Cesari-Rocca, l’un des premiers historiens de la Corse et contemporain de Jérôme Monti.