Editos
Actualités
Thomas Mann retraduit

Thomas Mann retraduit

Publié le par Marc Escola

En France comme dans une grande partie de l’Europe, les œuvres de Thomas Mann entrent dans le domaine public. Les éditeurs ont évidemment anticipé la chose, ce qui nous vaut une salve de retraductions, rééditions et adaptations du romancier allemand. Signalons déjà la réédition aux éditions Le Bruit du temps de Mort à Venise dans la traduction demandée au poète Philippe Jaccottet par l’éditeur suisse Charles-Henri Mermod, qui n’aimait pas la traduction française existante. S'agissant de ce titre immortalisé par le film de Visconti, on a désormais l'embarras du choix : Olivier Mannoni offre à la GF-Flammarion une nouvelle traduction préfacée par Frédéric Teinturier, Dominique Tassel en donne une autre aux Belles Lettres, une troisième encore est signée par Corina Gepner au Livre de Poche.

Le monument que constituent les Buddenbrook, prix Nobel de littérature en 1929, est retraduit par Olivier Le Lay aux éditions Gallimard, avec une préface de Philippe Lançon, mais aussi aux Belles Lettres par Jean Spenlehauer.

Les éditions de L'Arbre vengeur nous offrent de leur côté la traduction par Louise Servicen d'un des derniers romans de l'écrivain allemand : Le Mirage.

Rappelons que les éditions de L’Herne ont réédité il y a quelques mois le Cahier Thomas Mann, initialement paru en 1973. Le volume réunit des contributions de Michel Deguy, Marguerite Yourcenar, Martin Flinker, ainsi que de critiques germanophones comme Hans Wysling, Max Rychner ou Ernest Ottwald.