Jean-François Hamel a ramassé pour les éditions Amsterdam Les feuilles de l'après-mai avec l'ambition d'écrire Une histoire littéraire du gauchisme : il a cherché à "lire ces feuilles éphémères, ces bulletins militants, ces canards contestataires pour ce qu’ils étaient en leur temps : des opérations d’écriture et de publication, qui constituaient de plein droit des actions politiques, puisant leurs ressources dans un répertoire singulier d’usages, de pratiques et de formes, qui ne sont pas tout à fait étrangers à ce que nous appelons littérature". Une façon d'ouvrir l'histoire littéraire au régime de collectivité des écritures militantes, et éclairer ce qu’écrire veut dire pour celles et ceux qui, à distance de la littérature, rêvent de changer la vie.