La collection "Le Domaine" dirigée par Olivier Philiponnat aux (trop discrètes) éditions Archipoche s'est donnée pour mission d'offrir à lire des "classiques insoupçonnés". Elle accueille aujourd'hui un copieux volume de chroniques de Colette, préfacé par Frédéric Maget : Voici Landru !. Chroniques judiciaires et faits divers (1912-1939). Au mois d'avril 1912, Colette est envoyée par Le Matin assister au siège du garage où est retranché Jules Bonnot, le dernier membre de la célèbre bande de criminels anarchistes. C'est le début d'une carrière de chroniqueuse judiciaire captivée par l'apparente banalité du fait divers, notant ce que d'autres ne voient pas, cherchant dans les traits d'un visage le "sceau de la bête". Jusqu'en 1939, Colette couvrira les procès du féminicide Landru, du "gentleman cambrioleur" Serge de Lenz, de l'anarchiste Germaine Berton, de la parricide Violette Nozière, de la "veuve noire " Marie Becker, de la tortionnaire Moulay Hassen, ou encore du tueur en série Eugène Weidmann. Elle livrera aussi ses souvenirs sur l'escroc mondain Stavisky et sur diverses affaires plus ou moins sanglantes de l'entre-deux-guerres.
Saluons encore l'entrée dans ce même Domaine de deux titres de Rénée Hamon, Aux îles de lumière, suivi de Amants de l'aventure, préfacés par Colette, un ensemble de reportages et de récits d'aventure sur la Polynésie d'avant-guerre, mais aussi du roman resté inédit de Stephen Crane (1871-1900) : La troisième violette suivi de quatre Croquis newyorkais. Fabula vous invite à en lire lire un extrait…