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«Les femmes, la révolution manquée» (Vallée-aux-Loups / Châtenay-Malabry)

«Les femmes, la révolution manquée» (Vallée-aux-Loups / Châtenay-Malabry)

Publié le par Philippe Robichaud (Source : Vincent Laisney)

Le cycle 2018 des Rencontres de la Vallée-aux-Loups (Maison de Chateaubriand) se clôt le jeudi 4 octobre (17h-19h) à la Maison de Chateaubriand, par un débat entre Damien Zanone (Université de Louvain) et Stéphanie Genand (Université de Rouen) sur le thème

« Les femmes, la révolution manquée ». 

Intervenants : Damien Zanone et Stéphanie Genand

Modérateur : Vincent Laisney

Durant toute la période révolutionnaire et particulièrement à ses débuts, les femmes sont omniprésentes et participent à tous les grands événements. Faisant pour la toute première fois l’expérience de la citoyenneté, elles sont politisées et certaines d’entre elles (on songe à Olympe de Gouges et sa fameuse Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne) expriment même des idées féministes visant à améliorer leur statut. Pourtant, cet engagement ne sera pas suivi d’effet. Au xixe siècle, les femmes se retrouvent exclues de ce qui aurait pourtant pu les extirper de leur monde domestique, auquel elles sont confinées depuis des siècles. Le Romantisme, loin d’émanciper les femmes, les enferme dans le rôle de muse : leur idéalisation littéraire se paie d’une domination sociale sans précédent. Ce statut paradoxal de « la femme » (comme on disait à l’époque) en dit long sur un siècle partagé entre la volonté désir de lui accorder des droits sociaux (voir Ernest Legouvé, La Femme en France au XIXe siècle, 1864), et le désir de la contenir dans la sphère inoffensive de l’Imaginaire.

Stephanie Genand est Maître de conférences-HDR en littérature française du XVIIIe siècle à l’université de Rouen. Membre permanent du CÉRÉdI, elle est une spécialiste de la littérature du tournant des Lumières. Présidente de la société des études Staëliennes, elle a publié récemment La Chambre noire. Germaine de Staël et la pensée du négatif, Genève, Droz, 2017.

Damien Zanone, Professeur à l’Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve, Belgique), travaille sur le roman et les formes de la littérature à la première personne au xixe siècle. On lui doit en particulier un ouvrage sur les Mémoires publiés sous la Restauration et la Monarchie de Juillet (Écrire son temps, Presses universitaire de Lyon, 2006), plusieurs éditions critiques de George Sand (Histoire de ma vie, GF-Flammarion, 2001 ; Consuelo. La Comtesse de Rudolstadt, Robert Laffont, « Bouquins », 2004 ; Valentine, Champion, 2008) et de nombreux articles (en particulier sur Staël, Chateaubriand, Sand, Sainte-Beuve).