Issu des réflexions menées au sein du séminaire « Paris au Moyen Âge » organisé par l’Institut de recherche et d’histoire des textes (CNRS) et le LAMOP (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), ce recueil d’études interroge l’apport des anciennes listes pour comprendre l’espace médiéval de Paris, tant dans les formes que dans les pratiques de la spatialité.
Ces énumérations de personnes et de biens (censiers, inventaires après décès, listes de présence, testaments…), essentiellement produites comme outils de gestion, répondent en effet à des modes de classement, à des principes hiérarchiques et à des relations de pouvoir.
Les auteurs s’intéressent d’abord aux pratiques de l’écrit et au statut des documents dans leur chaîne de production, tout en insistant sur l’importance de la topographie et sur la lecture que les listes donnent de la disposition des lieux, notamment des maisons. Avant le développement d’outils de gestion cartographiques, les listes témoignent d’une pensée spatialisée propre à l’époque médiévale.