Pour la onzième année consécutive, les doctorant·es du laboratoire Litt&Arts organisent les 20 et 21 mai 2026 leurs Journées Doctorales, avec comme nouvel axe de recherche : « Territoires en métamorphoses ».
Des Métamorphoses d’Ovide à Croire aux Fauves de Nastassja Martin, en passant par La Métamorphose de Franz Kafka ou La Mouche de David Cronenberg, la notion de métamorphose, voisine de celle d’hybridité, ne cesse de réapparaître au fil des siècles tout en traversant les frontières disciplinaires. Mobilisée pour son pouvoir créateur de mythe, en tant qu’opératrice de mutation, lieu rhétorique ou genre littéraire, la métamorphose est définie par son étymologie comme un « changement » de « forme » et engage, d’après Francis Berthelot dans La Métaphore généralisée, tantôt un sujet, un agent, un processus ou un produit[1]. Cela étant, la métamorphose devient dans l’Antiquité et surtout à partir du XVIe siècle un thème artistique et scientifique privilégié[2] pour interroger nos rapports au mouvement et au renouvellement, qui intéressent aussi bien le perpetuum mobile renaissant[3] que l’anticipation et la science-fiction dès le XIXe siècle. Si l’imaginaire des métamorphoses nourrit des conceptions différenciées et évolutives du temps, de la vie et de la nature depuis des siècles, nous proposons de renouveler son approche par une perspective spatiale[4]. Sans écarter l’enjeu fondamental des états du corps[5], ces Journées Doctorales se présentent ainsi comme une occasion de faire un sort à d’autres types de métamorphoses, que l’on pourrait qualifier de territoriales.
L’ère de l’anthropocène est marquée par la multiplication d’identités en métamorphoses, par la prise en compte des changements brusques des milieux de vie et même par l’entrée en crise de nos conditions d’habitabilité planétaire. C’est dans ce contexte qu’il s’agit de mettre la question de la métamorphose en regard de celle du territoire, dans le sillage de la géographie littéraire et de l’écocritique notamment[6]. Du côté des sciences humaines, le géographe Hervé Brédif définit la notion de territoire dans Réaliser la Terre en distinguant : (1) le territoire biophysique, (2) le territoire national, (3) le territoire « comme matrice culturelle et lieu de fabrique identitaire[7] » et (4) les néo-territoires de la mondialisation. Si Hervé Brédif consacre une réflexion géographique à « la métamorphose des territoires[8] » dans cet ouvrage, on pourra éventuellement s’appuyer sur cette partition afin d’explorer le devenir des formes, des usages et des pratiques littéraires, artistiques et linguistiques associés à divers territoires. Les arts et les langues nous semblent en effet susceptibles de porter une trace formelle ou symbolique de certaines mutations spatiales – ce qui travaille également un implicite à lever du côté des (r)évolutions de nos imaginaires des territoires[9]. Au sein des œuvres, les mutations de certains territoires concilient effectivement la temporalité et la spatialité du processus de métamorphose, problématisant aussi bien le positionnement du regard posé sur ces transformations que les valeurs et les enjeux de ces territorialités métamorphiques. Par exemple, un roman comme La Verticale du Fleuve de Clara Arnaud ou un court-métrage tel que La Disparition des Aïtus de Pauline Jullier mettent au jour des territoires en métamorphoses ; l’étude interdisciplinaire Zones. Terre, sexes et science-fiction proposée par Jeanne Etelain[10] s’empare des devenirs complexes d’un espace flottant et interstitiel désormais central… que dire alors des mutations de « la pensée-paysage[11] » diversement à l’œuvre dans de telles propositions ?
L’exploration de territoires en métamorphoses à laquelle nous vous invitons se limite aux XXe et XXIe siècles. Si les discussions s’orienteront du côté des arts et de la linguistique, qui constituent l’empan disciplinaire des Journées Doctorales, les propositions qui dialoguent avec les sciences humaines et sociales seront aussi bienvenues. Les communications pourront éventuellement s’articuler autour de trois axes :
- Espaces et matérialité
La métamorphose d’un territoire, dans sa dimension « matérielle[12] » – son étendue, les éléments qui le composent – peut être envisagée à différentes échelles spatiales et temporelles. Les choix politiques, qu’ils soient locaux ou nationaux, les évolutions techniques ainsi que des phénomènes naturels sont susceptibles de transformer profondément l’aspect physique d’un territoire, mais aussi ses ressources et les conditions de vie qu’il offre. Des effondrements rocheux en haute montagne sous l’effet du réchauffement climatique, aux transformations de l’habitabilité des espaces entourant la centrale nucléaire de Fukushima à la suite du tsunami de mars 2011, les mutations matérielles des territoires s’accompagnent en effet de métamorphoses dans la manière de vivre les territoires. Lorsqu’il s’agit de création artistique et littéraire, ces transformations de la géographie physique se mêlent à une autre « matière de l’œuvre[13] », celle de l’intertextualité et de la géographie symbolique. Dès lors, quelles hybridités se nouent entre ces deux géographies lorsque les territoires réels se transforment ? De quelles métamorphoses contemporaines les paysages littéraires, cinématographiques, scéniques se nourrissent-ils ?
La métamorphose est également un processus. L’évoquer conduit à interroger les seuils, les états intermédiaires, mais aussi les rythmes de la transformation. Qu’il s’agisse des conséquences de la survenue brutale d’une catastrophe, de l’émergence de nouvelles pratiques sociales, de nouveaux cadres juridiques, ou de mutations climatiques et géologiques plus lentes les différentes matières constituant le paysage physique se transforment selon des temporalités hétérogènes que les arts et la littérature contribuent à rendre perceptibles. La transformation comporte ses strates temporelles, ses entrelacements, et parfois ses aveuglements. Ceci amène à s’interroger sur les conditions par lesquelles les formes artistiques et littéraires permettent une « compréhension véritable des transformations du réel[14] ». Comment saisir ces processus, et la profondeur des transformations matérielles et relationnelles qu’ils engagent ? Les arts et la littérature participent également à une autre dynamique, qui pourra être interrogée, celle de la (ré)appropriation sociale, intime et poétique de ces espaces métamorphosés.
Si la matière du territoire se redessine, son étendue elle-même peut se reconfigurer, ses frontières se brouiller et de nouveaux réseaux de connexions émerger. Aux espaces physiques viennent ainsi s’ajouter des espaces virtuels, comme l’illustrent le film de fiction Eat the Night (Caroline Poggi et Jonathan Vinel, 2024), qui navigue entre l’espace vécu des personnages et celui de leurs avatars vidéoludiques, ou les documentaires de Dominic Gagnon qui ont pour points de départ l’exploration de territoires géographiques en ligne[15]. Dans quelle mesure ces métamorphoses des territoires du quotidien s’accompagnent-elles d’une transformation des territoires tissés par les arts et la littérature ?
- Perception et imaginaires
Les représentations terrestres semblent aujourd’hui placées sous le double signe de l’élégie et de l’hymne[16]. Ressaisissant des territoires en métamorphose, les arts et la pensée contemporaine pointent en effet la fragilité de notre milieu, sa disparition progressive, tout en rendant hommage à la persistance et la profusion du vivant. Ainsi, la notion de métamorphose pourra s’articuler au caractère mélancolique des oeuvres — ces dernières mettant au jour les strates, les traces d’un territoire qui se recompose et paraît s’effacer —, comme se lire au regard de la recrudescence au sein des arts d’un sentiment d’émerveillement face aux mouvements telluriques et aux pulsations plus ténues de la nature. Or, l’un des enjeux communs au développement de ces deux registres est sans doute celui d’un décentrement de l’attention, d’une métamorphose de la perception qui engage d’autres focalisations ou qui positionne autrement le sujet vis-à-vis du territoire. En effet, l’interrogation que soulève entre autres le merveilleux géographique est celle du spectaculaire c’est-à-dire le risque du figement de l’objet d’émerveillement lorsque celui-ci est glorifié tout en étant considéré à partir d’un point de vue unique et extérieur. En ce sens, on pourra se demander quelle place occupent encore dans les arts contemporains, les représentations qui font du paysage et de ses mouvements un spectacle ? Quelles influences, héritages, prises de distance dans le traitement du territoire vis-à-vis des traditions esthétiques européennes comme extra-européennes ? Quels dispositifs sont employés pour favoriser l’émerveillement face au territoire tout en rompant avec une position d’extériorité et de surplomb : des moments d’éco-épiphanie[17] ? la multiplication des points de vue ? la prise en compte d’un « univers de signes étendu[18] » de manière à, par exemple, entendre comment les oiseaux façonnent le territoire par leurs chants[19] ? l’adoption de points de vue non-humains au sein de la fiction ? une attention accrue aux détails ? Quant à la veine élégiaque, elle participe plus évidemment d’un geste de décentrement puisqu’elle se détourne du présent pour réinscrire le territoire dans un devenir, et part en quête de signes discrets, enfouis, allant jusqu’à élire les « espaces absents[20] » comme objet de recherche artistique. Ainsi, on pourra s’intéresser aussi bien aux gestes de surimpression mémoriels et aux dispositifs artistiques permettant de donner à voir les en-deçà de la perception immédiate, qu’aux motifs et objets privilégiés par les arts pour rendre sensible la disparition des territoires connus.
La métamorphose des territoires au sein des arts semble donc en partie tributaire de l’élection de nouveaux modes de saisie. Or, ces déplacements de la perception sont également liés à l’évolution des dispositifs de captation[21] et de navigation au sein du territoire qui informent et orientent le regard. Le territoire est-il saisi de plein pied ou depuis un panorama, le regard est il médié par la peinture, la photographie ou la cartographie[22], le paysage est-il aperçu fugitivement depuis la fenêtre d’un train à grande vitesse, à distance depuis le hublot d’un avion ou ne reste-il identifiable que par les écriteaux qui bordent les autoroutes[23] ? Ainsi, on pourra se demander ce que les recours à ces instruments permettent de mettre en lumière au sein du territoire mais surtout comment ils fixent et mettent en mouvement ce dernier.
Par-delà la question de la perception, on pourrait étudier l’imaginaire métamorphique qui entoure le territoire en se penchant sur ses modes de personnifications et ses transmutations en autres êtres. Plus particulièrement, on pourra s’intéresser au devenir corps du territoire dans les arts en tant que cette métamorphose soulève des enjeux à la fois politiques et épistémiques[24] : politiques car le corps-territoire apparaît comme espace de transposition de la violence subie[25], épistémiques car la métamorphose permet de prendre en compte et de tisser d’autres relations avec le monde qui nous entoure.
- Circulations
La métamorphose des territoires s’accompagne des circulations langagières, considérées comme des pratiques sociales qui se déplacent et se transforment selon les contextes[26]. Les pratiques langagières à l’échelle des territoires mobilisent les dimensions de variation, de contact de langues, de plurilinguisme, de mobilité, de technologie par exemple. L’articulation de ces différents aspects permet d’appréhender la métamorphose des langues non pas comme une simple modification formelle mais comme un processus tenant compte du dynamisme territorial, social, stylistique et technologique. La métamorphose des langues renvoie dès lors au processus par lequel les langues d’un territoire donné subissent des transformations dans leurs formes structurelles et dans leurs pratiques. Comment ces transformations s’opèrent-elles selon les époques, les espaces et les contextes dans lesquels la langue s’actualise[27] ? Ces transformations se trouvent particulièrement renforcées dans les situations de contact entre langues. Pour répondre aux besoins de communication, le contact des humains les uns avec les autres passe par des pratiques langagières multimodales[28]. Ce contact favorise les circulations comme données situées, socialement, culturellement, ou encore géographiquement. Parler de contacts de langue revient à examiner les phénomènes de plurilinguisme, qui fait référence à la pluralité de langue en usage d’une même communauté de locuteurs[29]. Les répertoires plurilingues se construisent au fil des parcours de vie et des espaces traversés, participant à la construction identitaire des locuteurs. Les approches biographiques, en particulier les (auto)biographies langagières, montrent comment les récits de parcours linguistiques et migratoires transforment les représentations de soi et de l’autre, et contribuent à se penser comme sujet plurilingue[30].
Ces dynamiques de variation, de contact et de plurilinguisme se trouvent aujourd’hui profondément reconfigurées par le numérique, qui représente un espace d’échange se nourrissant des interactions entre les utilisateurs[31]. Comment le numérique transforme-t-il les interactions langagières en ligne ? Et comment cette transformation se manifeste-t-elle dans la technologisation du discours ainsi que dans l’évolution de nos modes d’écriture et de lecture[32] ?
—
Notes
[1] Francis Berthelot, La Métamorphose généralisée : du poème mythologique à la science-fiction, Paris, Nathan, 1993.
[2] Juliette Azoulai et al. (éd.), Les Métamorphoses, entre fiction et notion, LISAA éditeur, 2019.
[3] Michel Jeanneret, Perpetuum mobile. Métamorphoses des corps et des œuvres de Vinci à Montaigne, Paris, Macula, 1997.
[4] Edward Soja, Postmodern Geographies: The Reassertion of Space in Social Theory, Londres, Verso, 1989.
[5] « Métamorphoses : le corps dans tous ses états », journée d’étude organisée en 2022 à Sorbonne Université (voir https://calenda.org/955997).
[6] Voir Michel Collot, Pour une géographie littéraire, Paris, Corti, 2014.
[7] Hervé Brédif, Réaliser la Terre. Prise en charge du vivant et contrat territorial, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2021, p. 149.
[8] Ibid., p. 141-180.
[9] Voir Elise Domenach, Le Paradigme Fukushima au cinéma. Ce que voir veut dire (2011-2013), Paris, Éditions Mimesis, 2022.
[10] Jeanne Etelain, Zones. Terre, sexes et science-fiction, Paris, Flammarion, « Terra incognita », 2025.
[11] Michel Collot, La Pensée-paysage. Philosophie, arts, littérature, Paris, Actes Sud / ENSP, 2011.
[12] Guy Di Méo, « De l’espace aux territoires », L’Information géographique, n° 3, 1998, p. 99-110.
[13] Jean Kempf, « L’Ouest américain, un paysage photographique en relectures », in Les Mythes de l'Ouest américain, visions et révisions, Westways I, 1993, p. 29-48.
[14] Elise Domenach, Le Paradigme Fukushima au cinéma. Ce que voir veut dire (2011-2013), op. cit., p. 92.
[15] Samy Benammar, « Québec expérimental : un cinéma entre les territoires », 24 images, n° 191, 2019, p. 32–39.
[16] Fabienne Raphoz, Parce que l’oiseau. Carnet d’été d’une ornithophile, Paris, José Corti, 2018, citée par Marielle Macé dans Une pluie d’oiseaux, Paris, José Corti, 2022, p. 17.
[17] La notion d’éco-épiphanie a notamment été théorisée dans l’ouvrage collectif dirigé par Sarah Garneau et Elise Lepage, De l’exaltation à la métamorphose : les relations du sujet à la nature en littérature québécoise contemporaine, Études littéraires [en ligne], vol. 53, 2024 ; et dans l’article de Julien Desrochers, « “Cette grâce entière, insaisissable et mystérieuse” : formes et enjeux de l’éco-épiphanie dans trois romans québécois contemporains », Études littéraires [en ligne], vol. 48, 2019.
[18] Marielle Macé, Une pluie d’oiseaux, op. cit., p. 18.
[19] Marielle Macé (ibid., p. 40-41) reprenant la thèse de Vinciane Desprets dans Habiter en oiseau.
[20] Voir Anne-Sophie Donnarieix, « Les espaces absents. Écologies du vide selon Élisabeth Filhol et Hélène Gaudy », in L’Horizon écologique des fictions contemporaines, Sara Buekens et Pierre Schoentjes (dir.), Genève, Droz, 2022. Cette notion « d’espaces absents» pourrait s’appliquer à d’autres œuvres que celles qu’étudie la chercheuse, comme le dernier ouvrage de Lucie Taïeb, La Mer intérieure.
[21] Voir Gleizes Delphine et Reynaud Denis, Machines à voir, Pour une histoire du regard instrumenté (XVIIe-XIXe siècles), Presses universitaires de Lyon, 2017.
[22] Voir Gilles A. Tiberghien, Finis terrae : imaginaires et imaginations cartographiques, Paris, Bayard, 2007.
[23] Voir l’introduction de Fabienne Costa et Danièle Méaux dans Paysages en devenir, Saint-Étienne, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2012.
[24] Marie-Eve Bradette, « Érotisation et décolonisation du corps et du langage dans le roman L’amant du lac de Virginia Pésémapéo Bordeleau », Les Cahiers du CIÉRA, n° 20, 2022.
[25] Voir Martha Liliana Amorocho, « Corpographies : explorations du corps face au politique », Palíndromo, vol. 10, n° 21, 2018.
[26] Voir par exemple Jan Blommaert, The Sociolinguistics of Globalization, Cambridge, Cambridge University Press, 2010.
[27] Claude Tousignant, « Concepts de base », in La variation sociolinguistique : modèle québécois et méthode d’analyse, Presses de l’Université du Québec, 1987.
[28] Béatrice Fracchiolla, « Les Métamorphoses du Langage », in Les Métamorphoses de l’identité, Anthropos, 2006.
[29] Nguessan Meleme Blanche, « La dynamique sociolinguistique en Côte d’Ivoire : l’exemple du district d’Abidjan », Akofena, 1, Varia n° 10, 2023, p. 167-178.
[30] Véronique Castellotti et Danièle Moore, « Dessins d’enfants et constructions plurilingues : Territoires imagés et parcours imaginés », in Le Dessin réflexif. Éléments pour une herméneutique du sujet plurilingue, Véronique Castellotti et Danièle Moore (éd.), Encrages / Les Belles Lettres, CRTF, Paris, 2009.
[31] Marie-Paule Jacques et Marie-Anne Paveau, L’Analyse du discours numérique. Dictionnaire des formes et des pratiques, Paris, Hermann, 2017, p. 400.
[32] Ibid.
—
Modalités
Cet appel s’adresse à des chercheur·euses et jeunes chercheur·euses qui souhaitent présenter leurs travaux à l’Université Grenoble Alpes à l’aune d’un ou plusieurs de ces axes durant les Journées Doctorales de l’UMR Litt&Arts. Nous accueillerons des communications traditionnelles de 20 minutes mais aussi des interventions de formats différents qui questionnent ces thèmes – du côté de la performance, de l’atelier, de l’exposition ou du court-métrage par exemple.
Les propositions d’intervention, d’une longueur maximale de 350 mots et accompagnées d’une brève notice bibliographique, sont à envoyer par mail aux quatre membres du comité d’organisation avant le 13 mars 2026. Les réponses parviendront à la fin du mois de mars au plus tard.
—
Comité d’organisation
Elise Clerteau (elise.clerteau@univ-grenoble-alpes.fr)
Mathilde Gansemer (mathilde.gansemer@univ-grenoble-alpes.fr)
Koffi-Félix Kouakou (koffi-felix.kouakou@univ-grenoble-alpes.fr)
Louise Micouin (louise.micouin@univ-grenoble-alpes.fr)
—
Comité scientifique
Claire Allouche, Maîtresse de conférences en études cinématographiques, Université Grenoble Alpes
Guillaume Bourgois, Maître de conférences en études cinématographiques, Université Grenoble Alpes
Laurence Buson, Maîtresse de conférences en sciences du langage, Université Grenoble Alpes
Fabienne Costa, Professeure en études cinématographiques et audiovisuelles, Université Grenoble Alpes
Laurent Demanze, Professeur de littérature française, Université Grenoble Alpes
Delphine Gleizes, Professeure de littérature française du XIXe siècle, Université Grenoble Alpes
Isabelle Krzywkowski, Professeure de littérature générale et comparée, Université Grenoble Alpes
Maud Lecacheur, Maîtresse de conférences en création littéraire contemporaine, Université Grenoble Alpes
Agathe Salha, Maîtresse de conférences en littérature comparée, Université Grenoble Alpes
—
Références bibliographiques indicatives
Andry Morgane, « Entre pratiques déclarées et usages linguistiques sur les réseaux sociaux numériques : Les pratiques langagières des Réunionnais », Linx, n° 88, 2024.
Azoulai Juliette et al. (éd.), Les Métamorphoses, entre fiction et notion, LISAA éditeur, 2019.
Barontini Riccardo, Buekens Sarah et Schoentjes Pierre (dir.), L’Horizon écologique des fictions contemporaines, Genève, Édition Droz, 2022.
Berthelot Francis, La Métamorphose généralisée : du poème mythologique à la science-fiction, Paris, Nathan, 1993.
Billiez Jacqueline et Rispail Marielle (dir.), Contacts de langues : Modèles, typologies, interventions, Paris, L’Harmattan, 2003.
Calinon Anne Sophie et Thamin, Nathalie, « De la mobilité en sociolinguistique : Contours, affiliations et notions connexes » in M. Zakaria Ali-Benchérif (dir.), Mobilités dans l’espace migratoire Algérie France Canada, Presses universitaires de Provence, 2019.
Collot Michel, La Pensée-paysage. Philosophie, arts, littérature, Paris, Actes Sud / ENSP, 2011.
Costa Fabienne et Méaux Danièle (dir.), Paysages en devenir, Saint-Étienne, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2012.
Delon Gaspard, Hewison Charlie et Pantet Aymeric (dir.), Écocritiques. Cinéma, audiovisuel, arts, Paris, Hermann, 2023.
Deville Vincent et Olcèse Rodolphe (dir.), L’art et les formes de la nature, Paris, Hermann, « Collège des Bernardins », 2023.
Domenach Elise, Le Paradigme Fukushima au cinéma. Ce que voir veut dire (2011-2013), Éditions Mimésis, 2022.
Dupuy Lionel, L’Imaginaire géographique, Essai de géographie littéraire, Presses de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, 2018.
Feenstra Pietsi, La Photo-mémoire des paysages-témoins en Europe, Lille, Presses Universitaires du Septentrion, 2020.
Ingold Tim, The Perception of the Environment: Essays on Livelihood, Dwelling and Skill, Londres et New York, Routledge, 2000.
Isabelle Léglise, « Pratiques langagières plurilingues et frontières de langues », in Dessiner les frontières, Michelle Auzanneau et Luca Greco (éd.), ENS Éditions, 2018, p. 143-169.
Martin Marie, « Paysages après la catastrophe et utopie plastique dans le cinéma expérimental contemporain », in Utopie et catastrophe, Jean-Paul Engélibert et Raphaëlle Guidée (éd.), Presses universitaires de Rennes, 2015.
Méaux Danièle, Géo-photographies. Une approche renouvelée des territoires, Paris, Filigranes Éditions, 2015.
Méaux Danièle et Tichit Jonathan (dir.), Arts contemporains et anthropocène, Paris, Hermann, 2022.
Mottet Jean (dir.), Les Paysages du cinéma, Éditions Champ Vallon, Seyssel, 1999.
Westphal Bertrand, La Géocritique. Réel, fiction, espace, Paris, Éditions de Minuit, 2007.
White Kenneth, Le Plateau de l’albatros. Introduction à la géopoétique, Paris, Grasset, 1994.
Zhong Mengual Estelle, Apprendre à voir : le point de vue sur le vivant, Arles, Actes Sud, 2021.