Publié le par Marc Escola
Édition présentée par Antoine Lilti
Un jour, j’ai aperçu une note de bas de page qui indiquait que, peut-être, des lettres du révolutionnaire Brissot se trouvaient à la bibliothèque de Neuchâtel.
Quand j’ai pu m’y rendre, j’ai découvert cinquante mille autres lettres provenant de gens du livre. Des fabricants de papier et d’encre, des typographes, des contrebandiers de livres prohibés, des éditeurs, des auteurs, des libraires. Cinquante mille lettres, cela vous donne un certain sentiment du ton, du parfum, de l’atmosphère du XVIIIe siècle.
Je les ai lues systématiquement, cela m’a pris quatorze étés et un hiver.