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La fabrique de la vulgarisation scientifique contemporaine. Innovations, acteurs et réseaux dans la France de la Troisième République

La fabrique de la vulgarisation scientifique contemporaine. Innovations, acteurs et réseaux dans la France de la Troisième République

Publié le par Esther Demoulin (Source : Hohnsbein)

Appel à contributions pour un dossier des Cahiers d'histoire du CNAM consacré à

La fabrique de la vulgarisation scientifique contemporaine. Innovations, acteurs et réseaux dans la France de la Troisième République

Responsables : Axel Hohnsbein, Catherine Radtka, Viera Rebolledo-Dhuin, Norbert Verdier

Résumé

Inscrite dans le cadre d’une histoire sociale des sciences, l’analyse d’un vaste mouvement de diffusion des connaissances scientifiques et techniques se déployant aux XIXe et XXe siècles a donné lieu à de nombreux travaux. Depuis les ouvrages séminaux parus dans les années 1980-90, plusieurs programmes de recherche ont, par des entrées comme la place des amateurs en science, la littérature d’anticipation, les mises en scène des sciences, la circulation des savoirs scientifiques dans et par les revues, continué à enrichir les réflexions sur les enjeux, les publics, les acteurs et les pratiques de la vulgarisation scientifique[1]. Ce numéro des Cahiers d’histoire du Cnam, consacré à la France de la Troisième République, s’appuie sur ces évolutions historiographiques pour interroger la manière dont se structure la vulgarisation scientifique contemporaine dans cette période foisonnante. Les principaux axes suggérés sont (1) l’étude des acteurs et de la structuration des métiers ; (2) l’étude des supports et l’intermédialité ; (3) l’étude des publics et pratiques de consommation de la vulgarisation.

Abstract

The large-scale dissemination of scientific and technical knowledge in the nineteenth and twentieth centuries has given rise to numerous studies in the social history of science. Since the publication of several seminal works in the 1980s and 1990s, research programs have contributed to an ongoing discussion of the issues, audiences, actors, and practices of scientific popularization through topics such as the place of amateurs in science, science fiction literature, the representation of science in theater, cinema and television, and the circulation of knowledge in and through scientific journals. This issue of the Cahiers d’histoire du Cnam, devoted to France during the Third Republic, draws on these historiographical developments to examine the way in which contemporary popular science was structured in this prolific period. The main lines of inquiry are (1) the study of actors and the structuring of professions; (2) the study of media and intermediality; and (3) the study of audiences and reception practices of popular science works.

Resumen

El análisis de un amplio movimiento de difusión de los conocimientos científicos y técnicos en los siglos XIX y XX ha dado lugar a numerosos trabajos que se enmarcan en una historia social de las ciencias. Tras las publicaciones seminales de los años 1980 y 1990, varios programas de investigación han seguido enriqueciendo las reflexiones sobre las apuestas, los públicos, los actores y las prácticas de la divulgación científica, a través de entradas como el lugar de los aficionados en la ciencia, la literatura de anticipación, las escenificaciones de la ciencia y la circulación de los saberes científicos en y por las revistas. Este número de los Cahiers d'histoire du Cnam, dedicado a la Francia de la Tercera República, se inspira en estos desarrollos historiográficos para cuestionar el modo en que se estructura la vulgarización científica contemporánea en este prolífico periodo. Las principales líneas de investigación propuestas son (1) el estudio de los actores y la estructuración de las profesiones; (2) el estudio de los medios de comunicación y la intermedialidad; (3) el estudio de las audiencias y de las prácticas de consumo de la divulgación.

Las propuestas tendrán que ser escritas, en francés o en inglés, sin superar una página. Deben ser enviadas a los tres coordinadores del número antes del 15 de diciembre 2022.

Argumentaire : 

L’entrée dans le XXe siècle n’est pas simple pour la vulgarisation scientifique : l’imagerie merveilleuse du progrès a beau perdurer, certaines dissonances se font entendre. Le débat médiatique houleux autour de la « faillite de la science[2] » en est l’exemple le plus connu. Ce moment de crise clôt une séquence de trois décennies d’activité frénétique au cours desquelles le progrès scientifique est perçu comme un processus croissant et cumulatif, découvertes et inventions bénéficiant de relais médiatiques de mieux en mieux organisés.

La défaite de 1870 agit comme un puissant ressort pour l’organisation d’un milieu scientifique qui répond à un même mot d’ordre : « la science doit concentrer désormais une grande partie de l’attention publique[3] ». Concrètement, une grande proximité rapproche vulgarisateurs et savants alors que la fondation de La Nature par Gaston Tissandier (1843-1899) en 1873 et le succès croissant de la Revue scientifique sont une belle illustration de la professionnalisation des métiers de la vulgarisation. Des pratiques qui avaient déjà cours sous le Second Empire ont continué de se structurer.

Dans ce premier temps de la IIIe République, les conférences scientifiques, les grandes expositions et autres spectacles scientifiques influencent tout à la fois les pratiques marchandes, les loisirs et les pratiques culturelles : jeux, jouets et récréations scientifiques, dispositifs scéniques usant des prouesses de l’ingénierie pour attirer les spectateurs, attractions scientifiques à l’entrée des grands magasins, multiplication chez les libraires de collections de vulgarisation à valeur tantôt documentaire tantôt fictionnelle dont la matérialité ne cesse de se diversifier, etc. Les innovations sont innombrables. La circulation des savoirs scientifiques et techniques auprès de publics-cibles variés (monde savant et amateur, audience populaire et élitaire, public masculin ou féminin, lectures scolaires ou de divertissement, en zones urbaines ou rurales, etc.) bénéficie de canaux de plus en plus nombreux : Association française pour l’avancement des sciences, Conférences Scientia, observatoire populaire du Trocadéro, sociétés savantes, photo-clubs parisiens et cinémathèques de régions… À la fin du XIXe siècle, la science est devenue omniprésente dans l’espace public, y compris sous une forme fictionnelle dont la fortune des romans populaires rend bien compte : si les savoirs scientifiques ne sont pas toujours bien compris, la science est, quant à elle, populaire.

La situation change à la fin du XIXe siècle : vieillissement et décès d’une partie des pionniers du métier, démocratisation technologique faisant basculer nombre d’inventions du côté des sports et loisirs (vélocipédie, automobilisme, photographie), apparitions de nouveaux médias (cinématographe puis radio), découvertes scientifiques dangereuses (rayons X, radium) nécessitant de tenir les amateurs à distance, etc. Symboliquement, Ferdinand Brunetière (1843-1906) met le feu aux poudres en évoquant en 1895 les « faillites partielles de la science[4] », mais le catholicisme intransigeant de la Maison de la Bonne Presse l’a précédé depuis longtemps dans l’action. Propriétaires depuis 1884 de la revue Cosmos, fondée par l’abbé François Moigno (1804-1884), les éditions de la Bonne Presse se lancent dans un combat acharné pour une science catholique farouchement opposée aux positions idéologiques de la Ligue de l’enseignement. Les évolutions inscrites dans les dynamiques propres, d’une part, à l’histoire de la presse et à l’édition et d’autre part, à l’histoire des sciences et des techniques, se mêlent aux enjeux éducatifs et politiques désormais associés à « La Science » pour recomposer le domaine de la vulgarisation scientifique.

La crise qui s’ouvre à l’orée du XXe siècle ne signifie pas que la science soit brusquement l’objet d’un désamour populaire mais elle conduit à la redistribution de contenus autrefois rattachés à la vulgarisation scientifique et à un repositionnement des professionnels de la vulgarisation. Une nouvelle forme de presse sportive s’attribue par exemple quantité de sujets qui pouvaient relever de l’hygiène ou de l’étude physiologique (course à pied, gymnastique), de la mécanique (moyens de locomotion divers) ou de la physique-chimie (photographie). Privée d’une partie de ses sujets les plus populaires, la presse de vulgarisation scientifique fait le choix de renouer avec une science peut-être plus austère mais plus identifiable : nombre de périodiques renoncent ainsi à paraître sur un rythme hebdomadaire pour devenir bimensuels, voire mensuels, comme si la rareté était gage de sérieux. De ce point de vue, la parution du premier numéro de La Science et la vie en 1913 correspond à la naissance d’un nouveau standard médiatique. La librairie s’adapte elle aussi : dans un contexte où la science dévoile de plus en plus son potentiel mortifère, l’influence d’auteurs tels que Maurice Renard (1875-1939) pousse le récit d’anticipation dans les contrées plus inquiétantes du fantastique[5]. 

La vulgarisation scientifique évolue aussi avec les techniques médiatiques, les réflexions pédagogiques et philosophiques, ainsi que l’implication des scientifiques dans la diffusion et la promotion des sciences dans la sphère politique ou auprès d’un large public. L’histoire du cinématographe est ainsi intimement liée à des pratiques d’investigation scientifique dans les laboratoires et à la diffusion des sciences, l’émergence d’un genre commercial indépendant remontant aux années 1910. Dans l’entre-deux-guerres, alors que la diffusion de la science par les scientifiques eux-mêmes est valorisée aux dépens de l’activité des vulgarisateurs professionnels, les propositions filmiques de Jean Painlevé (1902-1989) correspondent au projet de mise en évidence d’une science en mouvement, également perceptible dans la démarche aboutissant à la fondation en 1937 du Palais de la Découverte. Plus généralement, des acteurs variés se saisissent de ce « nouvel instrument de propagande » pour promouvoir l’emploi de nouvelles techniques, mettre en œuvre une éducation sanitaire et diffuser des connaissances scientifiques (création de cinémathèques municipales, scolaires, ministérielles ; développement des offices du cinéma éducateur, etc.)[6].

Ces nombreux exemples permettent de percevoir à quel point la vulgarisation scientifique a pu évoluer au cours de la IIIe République et aboutir à des formes de médiation diverses dont certaines sont encore pratiquées actuellement. Dans ce numéro des Cahiers d’histoire du CNAM, il s’agira de retracer non seulement l’émergence et les circulations (nationale, internationale, d’un secteur socio-économique à l’autre, etc.) de certaines pratiques, mais surtout de s’interroger sur leur déploiement et leur évolution en fonction du succès rencontré auprès des publics et de la considération obtenue auprès des savants.

Nous suggérons (sans exhaustivité) plusieurs axes de recherche :

1.      Acteurs et structuration des métiers : qui sont les protagonistes engagés dans les pratiques de vulgarisation ou dans le soutien (économique, matériel) apporté aux vulgarisateurs ? comment les vulgarisateurs deviennent-ils des professionnels ? quels rapports entretiennent-ils avec les savants, les milieux politiques et économiques ? Quel(s) rôle(s) jouent les réseaux et les associations (AFAS, anciens du CNAM, Conférences Scientia, etc.) dans cette structuration ?

2.      Supports de la vulgarisation et intermédialité : papier, cinéma, photographie, radio, expositions, spectacles vivants, publicités, collections de jouets, etc. On pourra notamment s’interroger sur le rôle des éditeurs, des fabricants d’objets scientifiques et des publicitaires dans le déploiement de certains supports et les emprunts d’images ou de références de l’un à l’autre. Les circulations des vulgarisateurs ou, a contrario, les spécialisations développées par certains autour d’un support particulier pourront aussi être l’objet d’analyses fructueuses.

3.      Publics et pratiques de consommation de la vulgarisation : qui sont les lecteurs et lectrices, spectateurs et spectatrices de la vulgarisation scientifique ? dans quels espaces (domestique, muséal, académique ou assimilé, commercial, etc.), quelles temporalités (événements tels que remises de prix et d’étrennes, expositions universelles, ou plutôt vie quotidienne) et sous quelles formes (scolaire, post-scolaire, divertissement) consomment-ils la vulgarisation scientifique ?

Notes :

[1] Nous renvoyons à la bibliographie proposée à la suite de cet appel qui, sans prétention à l’exhaustivité, a été établie pour rendre compte de l’importance de ces premiers travaux ainsi que de la diversité des recherches ultérieures.
[2] Cette formule passée à la postérité déforme quelque peu le propos initial de : Ferdinand Brunetière, « Après une visite au Vatican », Revue des Deux Mondes, 1er janvier 1895, p. 97-118.
[3] Émile Alglave, La Revue scientifique de la France et de l’étranger, 1er juillet 1871, p. 1.
[4] Voir note 2.
[5] Le roman d’anticipation scientifique a notamment fait l’objet d’un projet ANR à part entière (cf. https://anranticip.hypotheses.org/presentation).
[6] Ces travaux ont été principalement développés par des chercheurs en études cinématographiques ; ils rencontrent également l’histoire de l’éducation populaire et de l’enseignement scientifique. Nous donnons dans la bibliographie plusieurs ouvrages de référence et renvoyons également à la sélection bibliographique opérée à l’occasion de la définition du programme de recherche « Histoire entrecroisée du Cnam et du cinéma » présenté dans Catherine Radtka et Robert Nardone, « Le cinématographe au prisme du CNAM : pistes pour un travail futur », Cahiers d’histoire du CNAM, vol. 12, n° 2, 2019, p. 225‑240.


Modalités de soumission :

Les propositions d’article, en français ou en anglais, ne devront pas dépasser une page. Outre un titre et un sujet provisoires, ainsi que le format envisagé (voir plus bas), elles comporteront une courte bibliographie et une présentation des sources envisagées. Elles devront parvenir aux coordinatrices et coordinateurs du dossier avant le 15 décembre 2022.

Selon les normes de la revue, les articles en français ou en anglais seront soumis à l’expertise du comité de rédaction et de deux experts indépendants. Les Cahiers d’histoire du Cnam acceptent trois formats de textes :
·      Les articles : entre 45 000 et 75 000 signes ;
·      Les notes ou articles de synthèse : entre 25 000 et 45 000 signes ;
·      Les encadrés : environ 10 000 signes.
Le format sera confirmé au cours du processus éditorial grâce aux échanges entre auteurs et coordinateurs.

Calendrier :
Soumission des propositions : 15 décembre 2022
Réponse du comité de rédaction : 15 janvier 2023
Livraison des articles : 15 juillet 2023
Parution : avril 2024

Contact

Les courriels doivent être adressés à l’ensemble des coordinateurs aux adresses suivantes :

axel.hohnsbein@u-bordeaux.fr
catherine.radtka@lecnam.net
norbert.verdier@universite-paris-saclay.fr
viera.rebolledo-dhuin@u-pec.fr

Plus d’informations sur la politique scientifique de la revue : https://chc.hypotheses.org/


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