De la Génération de 27 aux “Sinsombrero” : mémoire et relectures des avant-gardes féminines en Espagne (Toulouse)
Appel à communications - Colloque international
De la Génération de 27 aux “Sinsombrero” : mémoire et relectures des avant-gardes féminines en Espagne
De la generación del 27 a las Sinsombrero: memoria y relecturas de las vanguardias femeninas en España
25-26 mars 2027- Université Toulouse - Jean Jaurès
Organisé par les laboratoires LLA-Créatis (Université Toulouse - Jean Jaurès) et AMERIBER (Université Bordeaux Montaigne)
Ce colloque souhaite faire dialoguer les recherches actuelles sur les artistes et intellectuelles espagnoles des années 1920-1930 — leurs œuvres, leurs trajectoires, leurs réseaux — avec leurs héritages et réinvestissements dans le champ culturel, artistique, institutionnel et mémoriel contemporain.
Ernestina de Champourcín, Carmen Conde, Concha Méndez, María Teresa León, Rosa Chacel, María Zambrano, Maruja Mallo, Josefina de la Torre, Zenobia Camprubí, Luisa Carnés, Elena Fortún, Margarita Ferreras, María Teresa León, María de la O Lejárraga, Isabel Oyarzábal… Ces noms n’évoquent pas encore un imaginaire aussi fourni que ceux de leurs contemporains masculins (Ramón Gómez de la Serna, Federico García Lorca, Vicente Aleixandre, Luis Buñuel, Rafael Alberti, Luis Cernuda, Salvador Dalí, etc.), représentants des avant-gardes artistiques ou de la Génération de 1927, qui incarnent un moment exceptionnel de l’histoire littéraire, intellectuelle et artistique de l’Espagne, « l’âge d’argent », brisé par la guerre civile. La Génération de 27, en Espagne, renvoie à un ensemble d’artistes et d’intellectuels, avant tout poètes, liés par l’amitié (on l’appelle parfois « generación de la amistad »), par des collaborations, par un même élan expérimental et avant-gardiste, qui plonge ses racines dans les grandes traditions littéraires et artistiques nationales. Le groupe de 1927 s’est en quelque sorte constitué lors d’un hommage à Luis de Góngora pour le tricentenaire de sa naissance (Cano, 1973 ; Soria Olmedo, 2007), et à partir de la première anthologie de Gerardo Diego, Poesía española. Antología española 1915-1931, exclusivement masculine, comme le lui reprochèrent ses contemporaines. En réalité, l’avant-garde espagnole ne se limitait pas à l’expression lyrique, pas plus qu’aux hommes artistes. De nombreuses jeunes femmes, écrivaines, poétesses, peintres, sculptrices ou philosophes, la « generación oculta » selon Mara Jarones (2017), partagèrent l’effervescence des tertulias, lectures, conférences, expositions ou publications de ce mouvement. Elles en firent pleinement partie, à ceci près que la plupart de leurs contemporains, au moment de se raconter, marginalisèrent leur apport, et que leurs noms ont été quasiment effacés de l’histoire pendant la période franquiste jusqu’à une redécouverte relativement récente dans le champ académique, culturel et institutionnel. En effet, il s’agissait en majorité de femmes proches du camp républicain, par la suite exilées ou obligées à un certain « exil intérieur », et de femmes émancipées dans le contexte d’une dictature qui revient sur les droits obtenus par les femmes pendant la Seconde République. Différents travaux universitaires, documentaires et ouvrages ont contribué à identifier et à rendre visible une génération féminine de 27 (ou une autre « Edad de Plata »[1]), à la faire connaître au grand public, notamment en promouvant l’expression « Las Sinsombrero ». Ce terme, au-delà de l’anecdote — un jour, Maruja Mallo, Margarita Manso, Federico García Lorca et Salvador Dalí auraient ôté leur chapeau sur la place de la Puerta del Sol à Madrid, choquant les passants (Balló, 2023) —, renvoie à un groupe de femmes artistes, écrivaines, poétesses et intellectuelles affirmant leur vocation, leur liberté et leur place dans l’intelligentsia du pays, reliées par un réseau d’amitiés très dense. Le symbole du chapeau ôté incarne alors le refus de certaines normes sociales limitant la vie des femmes, l’affirmation résolue du droit à exister en tant qu’artistes ou intellectuelles singulières. Tània Balló, dans son premier ouvrage sur « las Sinsombrero » (2016), rappelle que si la Génération de 1927 est aujourd’hui reconnue, ses membres féminins ont été marginalisés par la dictature franquiste et par la Transition qui a réhabilité cette génération « au masculin » (Balló, 2023 : 18). Alors que les intellectuels revenus d’exil ont pu être accueillis en héros, leurs homologues féminines ont été condamnées à un second oubli : « Ellas también volvieron a casa, pero parece ser que la Historia no las esperaba » (Balló, 2023 : 18).
En somme, ce colloque a pour objectif d’explorer les différents champs dans lesquels s’élaborent la mémoire et les relectures de cette avant-garde féminine et le plus souvent féministe. On privilégiera trois grands axes :
Axe 1 - Les avant-gardes féminines des années 1920-1930 en Espagne : un champ historiographique en mouvement
On observe aujourd'hui en Espagne un intérêt croissant pour les intellectuelles et les créatrices nationales des années 1920 et 1930, dont l’apport a longtemps été passé sous silence (Saura Pérez, 2022 ; Alonso Valero, 2005). À la suite de publications pionnières, les travaux universitaires sur l’histoire de cette avant-garde féminine se sont intensifiés depuis une vingtaine d’années. On trouve des études monographiques, indispensables pour retracer les trajectoires individuelles de ces femmes (Altolaguirre, 2018 ; Diez de Revenga, 2008 ; Gonzalo Santoja, 2003 ; Patrón Sánchez, 2025 ; Martínez Ángela y Olmedo, 2023). D’autres ouvrages tentent de saisir cette génération comme un ensemble (Bellver, 2001 ; Capdevilla-Argüelles, 2008 et 2018 ; Alonso Valero, 2005 ; Ena Bordonada, 2013 et 2025 ; Ferris, 2022 ; Fernández Cebrián, 2024). Dans le cadre de ce colloque, on mettra l’accent sur les avancées de la recherche concernant la place de ces femmes dans l’histoire intellectuelle et artistique espagnole (thèses soutenues, méthodologies privilégiées, angles morts). On pourra approfondir l'étude de leur pensée et de leurs œuvres, de leur réception et de leur diffusion, les replacer dans une dimension collective nationale et internationale (réseaux, collaborations, revues, etc.) ou encore chercher à mieux cerner leur rôle dans l’histoire politique (théories et militantisme), à partir de perspectives et de méthodologies novatrices. Au plan sémantique et historiographique, il s’agira de s’interroger sur la pertinence de l’inclusion de ces femmes dans la « Génération 27 » ou dans la « Edad de Plata » et d’éclairer l’émergence, la circulation, les usages et les éventuelles limites de l’expression « Las Sinsombrero » devenue emblématique de ce mouvement de reconnaissance.
Axe 2 - Redécouvertes ou relectures actuelles dans le champ culturel et artistique
Le succès populaire de la trilogie documentaire Las Sinsombrero, réalisée par Tània Balló, Manuel Jiménez Núñez et Serrana Torres entre 2015 et 2021 et coproduite par TVE, a contribué à sensibiliser le grand public à la nécessité de restituer à ces femmes leur juste place dans le patrimoine culturel espagnol (Saz, 2018). Tània Balló a multiplié les travaux d’investigation et de diffusion autour de ce sujet[2], qui ont influencé des créatrices et des créateurs contemporains. La production artistique s’est employée depuis une dizaine d’années à revivifier ces figures. Au théâtre, plusieurs créations récentes leur rendent hommage, telles que Chapeau. Un homenaje a Las Sinsombrero (2021) de Amaya Jiménez et Carmen López y Mendoza, Las Sinsombrero, una generación silenciada(2017) d’Amparo Vayá, ou encore Donde no habita el olvido (2024) de Romina R. Medina. D’autres pièces se centrent sur une figure particulière : María Zambrano. La hora de España (2016) de Nieves Rodríguez Rodríguez, Blanca Doménech et Itziar Pascual ; María Teresa y el león (2019) de Susana Hornos ; ou Hilos en el aire. Concha Méndez y su mundo (2023) de la compagnie Sinespacio Teatro. D’autres, encore, proposent des adaptations de textes comme Tea rooms (2022) de Laila Ripoll, d’après le roman de Luisa Carnés de 1934. Dans les domaines du livre illustré et de la bande dessinée, on peut citer Ellas iban sin sombrero (Ponent Mon, 2022) sur un scénario de Carolina Corvillo en collaboration avec plusieurs illustratrices, Escritoras. Una historia de amistad y creación(Lumen, 2023) de Carmen G. de la Cueva et Ana Jarén, Vanguardia es una mujer (Norma, 2024) de Clara de Frutos. Dans le champ musical, l’album Cantando a las poetas del 27 (2020) de Sheila Blanco a permis de faire entendre à un vaste public les poèmes de ces autrices oubliées. Au cinéma et dans le roman, on peut donner l’exemple d’oeuvres sur María Zambrano (María querida, de José Luis García Sánchez en 2004), Hildegart Rodríguez Carballeira (Mi hija, Hildegart de Fernando Fernán Gómez, en 1977 ; La madre de Frankensteind’Almudena Grandes, en 2020) ou María Casares (Todas las horas del día de Clara Fuertes, en 2022 ; María Casares, la mujer que vivió mil vidas de Xavier Villaverde, en 2023). On pourra s’interroger alors sur les esthétiques mises en œuvre dans ces différents domaines pour faire vivre cette mémoire, et sur la réception de ces productions artistiques.
Axe 3 - Politiques mémorielles et institutionnelles, société civile, éducation
Cette reconnaissance se manifeste également dans la sphère politique et institutionnelle, la société civile et le champ éducatif. C’est ainsi qu’en 2023, Madrid a baptisé une petite place du nom de Las Sinsombrero, geste discret mais symbolique envers ces femmes qui avaient osé défier les normes de leur époque. Des expositions consacrées à ces artistes dans les grands musées nationaux ou locaux connaissent un vif succès public en Espagne mais aussi en Amérique Latine, où certaines d’entre elles durent s’exiler : Mujeres en Vanguardia. La residencia de Señoritas en su centenario (1915-1936) (Residencia de Estudiantes de Madrid, 2016) ; Remedios Varo. Constelaciones (MALBA, Buenos Aires, 2020-21) ; Las Sinsombrero (Centre Culturel Fernán Gómez de Madrid, 2022-2023) ; Luisa Carnés. Imágenes de una vida (Bibliotecas de la Comunidad de Madrid, 2023-24) ; Maruja Mallo (Musée Reina Sofía, 2025) ; etc. La multiplication de projets éducatifs visant notamment à sensibiliser les jeunes publics à cet héritage, est également significative d’un mouvement mémoriel majeur. On peut citer l’exemple du grand projet transmédia Las Sinsombrero, initié en 2016 par le Ministère de l’Education, de la Culture et du Sport espagnol[3], ou bien les ressources pédagogiques conçues par des collectifs enseignants ou de recherche en partenariat avec des artistes (Invisibles. Las Sinsombrero 2, coord. Luis Miguel Miñarro López, avec le cantautor Paco Damas[4]).
De façon générale, il s’agira de contribuer à identifier et à analyser les initiatives mémorielles autour des avant-gardes féminines des années 1920-1930, qu’elles se manifestent dans les domaines académique, artistique, politique, éducatif ou culturel. On s’interrogera sur les origines, les motivations, les résonances ou les singularités de ces démarches. Dans quelle mesure ces actions sont-elles susceptibles de participer à une meilleure connaissance du passé et à une forme de justice mémorielle, dans un pays qui a récemment inscrit dans la loi la récupération, la défense et la diffusion de l’héritage démocratique (Ley 20/2022 de Memoria Democrática) ? Comment ces actions contribuent-elles à élaborer des modèles féminins d’émancipation et de liberté, et quels liens entretiennent-elles avec l’engagement institutionnel de l’Espagne en faveur de l’égalité entre les genres ? On se demandera aussi ce que le présent va rechercher dans ce passé, en quoi ces manifestations concourent à construire une généalogie d’intellectuelles et d’artistes espagnoles, ainsi que les formes et valeurs qu’elles adoptent.
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Références et bibliographie indicative (sélection) :
Alonso Valero, Encarna, « Feminismo y vanguardia. La producción literaria obliterada de las mujeres en la España de los años 20 y 30 », Pandora : revue d’études hispaniques 5, 2005, 163-169.
Altolaguirre, Paloma Ulacia, Concha, memorias habladas, memorias armadas, Séville, Renacimiento, 2018.
Balló, Tania, Las Sinsombrero : sin ellas, la historia no está completa, Madrid, Espasa, (2023) [2016].
— Las Sinsombrero 2. Ocultas e impecables, Madrid, Espasa, 2018.
— No quiero olvidar todo lo que sé : Las Sinsombrero 3, Madrid, Espasa, 2022.
Bellver, Catherine G., Absence and Presence : Spanish Women Poets of the Twenties and Thirties, Lewisburg, Pennsylvania, Bucknell University Press, 2001.
Cano, José Luis, La generación del 27, Barcelona, ediciones Guadarrama, 1973.
Capdevilla-Argüelles, Nuria, Autoras inciertas : voces olvidadas de nuestro feminismo, Madrid, Horas, y Horas, 2008.
— El regreso de las modernas, Valencia, La Caja Books, 2018.
Cole, Gregory K., Spanish women poets of the Generation of 1927, Lewiston, E. Mellen Press, 2000.
Del Vecchio, Gilles et Nuria Rodríguez Lázaro (éd.), Anthologie bilingue des poétesses de la Génération de 27, Saint-Paul-Les-Dax, Orbis Tertius, 2023.
Diego, Gerardo, Poesía española. Antología española 1915-1931, Madrid, Signo, 1932.
Díez de Revenga, Francisco (coord.), Carmen Conde : voluntad creadora (1907-1996), Madrid, Sociedad Estatal de Conmemoraciones Culturales / Cartagena, Patronato Carmen Conde-Antonio Oliver / Murcia, Consejería de Cultura, Juventud y Deportes, 2007 [a raíz de la exposición en Cartagena, 2007].
— Carmen Conde en la luz de sus palabras, Murcia, Ediciones R&S, 2024.
Ena Bordonada, Ángela (éd.), La otra edad de Plata : temas, géneros y creadores (1898-1936), Madrid, Editorial Complutense, 2013.
— « La primera promoción de escritoras de la Edad de Plata : una perspectiva panorámica », dossier Vidas con nombres propios. Sobre la escritura femenina, Ínsula, 943-44, 2025, 23-27.
Fernández-Cebrián, Ana, Las Sinsombrero y un nuevo 27, Barcelona, Alba, 2024.
Fernández Cordero, Carolina, “Novelas sociales sobre la ‘cuestión feminista’ en los años 20-30”, en R. Negrete Peña y C. Somolinos Molina, Las mujeres que cosían y los hombres que fumaban, Malaga, UMA, 2021, 61-89.
Ferris, José Luis, Maruja Mallo: la gran transgresora del 27, Madrid, Temas de hoy, 2004.
— Carmen Conde : vida, pasión y verso de una escritora olvidada, Madrid, Temas de Hoy, 2007.
— Palabras contra el olvido. Vida y obra de María Teresa León (1903-1988), Sevilla, Fundación José Manuel Lara, 2017.
— Mujeres del 27. Antología poética, Madrid, Austral, 2022.
Garcerá, Fran, La edad de Plata dedicada : mapas del paratexto y las redes culturales en la obra poética de las escritoras españolas (1901-1936), Valencia, 2018 [thèse inédite].
— (éd.), Josefina de la Torre. Poesía Completa (1916-1935). Vol. 1, Madrid, Torremozas, 2020.
González Naranjo, Rocío (éd.), Modernas, flappers y garçonnes. Representaciones de la “nueva mujer”, Madrid, Dykinson, 2022.
— « Las dramaturgas republicanas: propuesta para un movimiento literario ausente de las antologías », E. Fishbach et P. Rabaté (éd.), HispanismeS, 8, 2016, 110-128.
— « Victorina Durán : por una inserción en el canon dramático », Acotaciones. Revista de investigación y creación teatral, 45, 2020, 65-94.
González Soriano, José Miguel y Patricia Barrera Velasco, Dinamitar los límites : denuncia y compromiso en la literatura de la otra Edad de Plata, Madrid, Ediciones Complutense, 2017.
Gonzalo Santoja (éd.), Homenaje a María Teresa León en su centenario, Madrid, Sociedad Estatal de Conmemoraciones Culturales, 2003.
Jarones, Mara, « La generación oculta », BNE [blog], 2017, https://www.bne.es/es/blog/blog-bne/la-generacion-oculta.
Lemus López, Encarnación, Ellas. Las estudiantes de la Residencia de Señoritas, Madrid, Cátedra, 2022.
Mainer, José Carlos, « Las escritoras del 27 (con María Teresa León al fondo) », Homenaje a María Teresa León, Madrid, Universidad Complutense, 1990.
Mañas Martínez, María del Mar (éd.), dossier monográfico « La mujer moderna de la Edad de Plata: cinematógrafo y escena », Revista de escritoras ibéricas, 9, 2021.
Marín, Dolors, Visionarias, librepensadoras y espiritistas, Córdoba, Almuraza, 2025 [catalán, 2018].
Martínez Fernández Ángela et Iliana Olmedo (éd.), « República y literatura. Monográfico sobre Luisa Carnés », Cultura de la República, 7, déc. 2023.
Merlo, Pepa, Peces en la tierra. Antología de mujeres poetas en torno a la Generación del 27, Fundación José Manuel Lara, 2010.
Miró, Emilio, Antología de poetisas del 27, Madrid, Castalia, 1999.
Nieva De La Paz, Pilar. « Voz autobiográfica e identidad profesional : Las escritoras españolas de la Generación del 27 », Hispania, 89 (1), 2006, 20-26.
— Autoras dramáticas españolas entre 1918 et 1936 : texto y representación, Madrid, CSIC, 1993.
Patrón Sánchez, Marina, Josefina de la Torre. Una biografía, Séville, Renacimiento, 2025.
Romero López, Dolores (coord.), dossier « La mujer moderna de la Edad de Plata (1868-1936). Disidencias, invenciones y utopías », Feminismo/s, 37, 2021.
Romero López, Dolores et E. Ocampos Palomar (éd.), El feminismo en la literatura de la Edad de Plata, Séville, Renacimiento, 2024.
Santoja, Gonzalo, Homenaje a María Teresa León en su centenario, Madrid, Sociedad estatal de conmemoraciones culturales, 2003.
Sasportes, Aurore, Voix et liminarité dans l'œuvre de trois poètes de la Génération de 27. Ernestina de Champourcin, Carmen Conde, Concha Méndez (1926-1936), Université Bordeaux Montaigne, 2025 [thèse inédite].
Saura Pérez, Cristina, « La Generación del 27, silencio para “las Sinsombrero” », Studia Humanitatis Journal, 2(2), 2022, 406-422.
Saz, Sara M., « La recuperación de la memoria histórica. Las mujeres olvidadas de la generación del 27 ». El Español por el Mundo, 1, 2018, 301-316.
Soria Olmedo, Andrés, Las vanguardias y la generación del 27, Madrid, Centro para la edición de clásicos españoles, 2007.
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Comité d’organisation :
Émilie Lumière, laboratoire LLA-Créatis, Université Toulouse - Jean Jaurès
Hélène Beauchamp, laboratoire LLA-Créatis, Université Toulouse - Jean Jaurès
Isabelle Touton, laboratoire AMERIBER, Université Bordeaux Montaigne
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Comité scientifique :
Antonia Amo Sánchez (Université d’Avignon)
Sophie Baby (Université Bourgogne Europe)
Fabrice Corrons (Université Toulouse - Jean Jaurès)
Carole Fillière (Université Toulouse - Jean Jaurès)
Amélie Florenchie (Université Bordeaux Montaigne)
Monique Martinez Thomas (Université Toulouse - Jean Jaurès)
Michel Martinez (Sorbonne Université)
José Romera Castillo (UNED)
Cristina Somolinos Molina (Universidad de Alcalá)
Simone Trecca (Università Roma Tre)
Mercedes Yusta (Université Paris 8)
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Calendrier :
- Ouverture de l’appel à communications : février 2026
- Date limite pour la réception des propositions de communication : 1er septembre 2026
- Notification d’acceptation des propositions de communication : fin octobre 2026
Le colloque se tiendra exclusivement en présentiel.
Les propositions de communication sont à envoyer aux formats .doc (.odt ou .docx) et .pdf, selon le modèle suivant :
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Colloque international
De la Génération de 27 aux “Sinsombrero” : mémoire et relectures des avant-gardes féminines en Espagne
De la generación del 27 a las Sinsombrero: memoria y relecturas de las vanguardias femeninas en España
25-26 mars 2027 - Université Toulouse - Jean Jaurès
Laboratoires LLA-Créatis (Université Toulouse - Jean Jaurès), AMERIBER (Université Bordeaux Montaigne)
Proposition de communication à envoyer à : colloque27.toulouse@univ-tlse2.fr, emilie.lumiere@univ-tlse2.fr, helene.beauchamp@univ-tlse2.fr et isabelle.touton@u-bordeaux-montaigne.fr (date limite : 1er septembre 2026)
- Nom, prénom : …
- Adresse électronique : …
- Catégorie professionnelle : …
- Université, institution, etc. : …
- Titre de la communication : …
- Axe thématique (cf. appel) : …
Résumé (max. 300 mots + références bibliographiques) :
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Convocatoria - Congreso internacional
De la generación del 27 a las “Sinsombrero”: memoria y relecturas de las vanguardias femeninas en España
25-26 de marzo de 2027- Universidad Toulouse - Jean Jaurès
Organizado por los laboratorios LLA-Créatis (Universidad Toulouse - Jean Jaurès) y AMERIBER (Universidad Bordeaux Montaigne)
Este congreso se propone poner en diálogo las investigaciones actuales sobre las artistas e intelectuales españolas de los años 1920-1930 —sus obras, sus trayectorias, sus redes— con su legado y sus resignificaciones en el campo cultural, artístico, institucional y memorialístico contemporáneo.
Ernestina de Champourcín, Carmen Conde, Concha Méndez, María Teresa León, Rosa Chacel, María Zambrano, Maruja Mallo, Josefina de la Torre, Zenobia Camprubí, Luisa Carnés, Elena Fortún, Margarita Ferreras, María Teresa León, María de la O Lejárraga, Isabel Oyarzábal... Estos nombres aún no evocan un imaginario tan consolidado como los de sus contemporáneos masculinos (Ramón Gómez de la Serna, Federico García Lorca, Vicente Aleixandre, Luis Buñuel, Luis Cernuda, Rafael Alberti, Salvador Dalí, etc.), representantes de las vanguardias artísticas de antes de la guerra, generación del 27 o del 36, que encarnan un momento excepcional de la historia literaria, intelectual y artística de España, la llamada “Edad de Plata”, truncada por la Guerra Civil. La generación del 27 en España remite a un conjunto de artistas e intelectuales, casi todos poetas, vinculados por la amistad (a veces se la denomina “generación de la amistad”), por colaboraciones y por un mismo impulso experimental y vanguardista, que hunde sus raíces en las grandes tradiciones literarias y artísticas nacionales. El grupo de 1927 se constituyó, en cierto modo, a partir de un homenaje a Luis de Góngora con motivo del tricentenario de su nacimiento (Cano, 1973; Soria Olmedo, 2007), así como de la primera antología de Gerardo Diego, Poesía española. Antología española 1915-1931, exclusivamente masculina, como se lo reprocharon sus contemporáneas. En realidad, la vanguardia española no se limitó a la expresión lírica ni fue exclusivamente masculina. Numerosas escritoras, poetas, pintoras, escultoras o filósofas —la “generación oculta” según Mara Jarones (2017)— compartieron la efervescencia de las tertulias, lecturas, conferencias, exposiciones y publicaciones de este movimiento. Formaron parte plenamente de esta vanguardia, a pesar de que la mayoría de sus contemporáneos, al construir su propio relato, marginaron su contribución, y sus nombres fueron prácticamente borrados de la historia durante el franquismo —la mayor parte de ellas fueron mujeres cercanas al bando republicano, posteriormente exiliadas o forzadas a un “exilio interior”, y mujeres emancipadas en el contexto de una dictadura que revocó los derechos adquiridos por las mujeres durante la Segunda República— hasta su redescubrimiento, relativamente reciente, en el ámbito académico, cultural e institucional. Diversos trabajos universitarios, documentales y publicaciones han contribuido a identificar y visibilizar a una generación femenina del 27 (u otra “Edad de Plata”[5]) y a darla a conocer al gran público mediante la expresión “Las Sinsombrero”. Este término, más allá de la anécdota —un día, Maruja Mallo, Margarita Manso, Federico García Lorca y Salvador Dalí se quitaron el sombrero en la Puerta del Sol de Madrid, provocando el escándalo de los transeúntes (Balló, 2023)—, remite a un grupo de mujeres artistas, escritoras, poetas e intelectuales que afirmaron su vocación, su libertad y su lugar en la intelligentsia del país, unidas por una densa red de amistades. El gesto simbólico de quitarse el sombrero encarna el rechazo a determinadas normas sociales que limitaban la vida de las mujeres, y la afirmación del derecho a existir como artistas o intelectuales singulares. En su primer libro sobre las Sinsombrero (2016), Tània Balló recuerda que, si bien la generación del 27 es hoy reconocida, sus miembros femeninos fueron marginados por la dictadura franquista y por la Transición que rehabilitó a esta generación “en masculino” (Balló, 2023: 18). Mientras que los intelectuales varones regresados del exilio fueron recibidos como héroes, sus homólogas femeninas sufrieron un segundo olvido: “Ellas también volvieron a casa, pero parece ser que la Historia no las esperaba” (Balló, 2023: 18).
Este congreso tiene como objetivo explorar los distintos ámbitos en los que se elaboran la memoria y las relecturas de esta vanguardia femenina y —con frecuencia— feminista. Se privilegiarán tres grandes ejes:
Eje 1 - Las vanguardias femeninas de los años 1920-1930 en España: un campo historiográfico en movimiento
En la España actual se observa un creciente interés por las intelectuales y creadoras nacionales de las décadas de 1920 y 1930, cuya memoria fue durante mucho tiempo invisibilizada (Saura Pérez, 2022; Alonso Valero, 2005). Tras publicaciones pioneras, la investigación universitaria se ha intensificado en los últimos veinte años en torno a la historia de esta vanguardia femenina. Existen estudios monográficos, fundamentales para reconstruir las trayectorias individuales de estas mujeres (Altolaguirre, 2018; Díez de Revenga, 2008; Gonzalo Santoja, 2003; Patrón Sánchez, 2025; Martínez Ángela y Olmedo, 2023). Otros trabajos abordan esta generación como un conjunto (Bellver, 2001; Capdevilla-Argüelles, 2008 y 2018; Alonso Valero, 2005; Ena Bordonada 2013 y 2025; Ferris, 2022; Fernández Cebrián, 2024). En el marco de este congreso, se hará hincapié en los avances de la investigación sobre el lugar que ocupan estas mujeres en la historia intelectual y artística española (tesis defendidas, metodologías empleadas, puntos ciegos). Se podrá profundizar en el estudio de su pensamiento y de sus obras, de su recepción y difusión, situarlas en una dimensión colectiva nacional e internacional (redes, colaboraciones, revistas, etc.), o analizar su papel en la historia política (teorías y militancia) desde perspectivas y metodologías innovadoras. Desde un punto de vista semántico e historiográfico, se tratará también de cuestionar la pertinencia de incluir a estas mujeres en la generación del 27 o en la Edad de Plata o, así como esclarecer la emergencia, la circulación, los usos y los eventuales límites de la expresión “Las Sinsombrero”, hoy emblemática de este movimiento de reconocimiento.
Eje 2 - Redescubrimientos o relecturas actuales en el campo cultural y artístico
El éxito popular de la trilogía documental Las Sinsombrero, realizada por Tània Balló, Manuel Jiménez Núñez y Serrana Torres entre 2015 y 2021 y coproducida por TVE, ha contribuido a sensibilizar al gran público sobre la necesidad de devolver a estas mujeres el lugar que les corresponde en el patrimonio cultural español (Saz, 2018). Tània Balló ha desarrollado numerosos trabajos de investigación y divulgación sobre este tema[6], que han influido en creadoras y creadores contemporáneos. En los últimos diez años, la producción artística se ha esforzado por reactivar estas figuras. En el ámbito teatral, diversas creaciones recientes les rinden homenaje, como Chapeau. Un homenaje a Las Sinsombrero (2021) de Amaya Jiménez y Carmen López y Mendoza, Las Sinsombrero, una generación silenciada (2017) de Amparo Vayá, o Donde no habita el olvido (2024) de Romina R. Medina. Otras obras se centran en una figura en particular: María Zambrano. La hora de España (2016) de Nieves Rodríguez Rodríguez, Blanca Doménech e Itziar Pascual; María Teresa y el león (2019) de Susana Hornos; o Hilos en el aire. Concha Méndez y su mundo (2023) de la compañía Sinespacio Teatro. También se han realizado adaptaciones teatrales, como Tea rooms (2022) de Laila Ripoll, basada en la novela homónima de Luisa Carnés de 1934. En el ámbito del cómic y del libro ilustrado, cabe mencionar Ellas iban sin sombrero (2022), con guion de Carolina Corvillo en colaboración con varias ilustradoras; Vanguardia es una mujer (2024), de Clara de Frutos; o Escritoras. Una historia de amistad y creación (Lumen, 2023) de Carmen G. de la Cueva y Ana Jarén. En el campo musical, el álbum Cantando a las poetas del 27 (2020) de Sheila Blanco ha permitido dar a conocer a un amplio público los poemas de estas autoras olvidadas. En el cine y la novela, existen obras dedicadas a María Zambrano (María querida, José Luis García Sánchez, 2004), Hildegart Rodríguez Carballeira (Mi hija, Hildegart de Fernando Fernán Gómez, 1977; La madre de Frankenstein de Almudena Grandes, 2020) o María Casares (Todas las horas del díade Clara Fuertes, 2022; María Casares, la mujer que vivió mil vidas de Xavier Villaverde, 2023). Se podrá reflexionar sobre las estéticas empleadas para activar esta memoria y sobre la recepción de estas producciones artísticas.
Eje 3 - Políticas memoriales e institucionales, sociedad civil, educación
Este reconocimiento se manifiesta también en el ámbito político, institucional, asociativo o educativo. Así, en 2023, Madrid dio el nombre de Las Sinsombrero a una pequeña plaza, gesto discreto pero simbólico hacia estas mujeres que se atrevieron a desafiar las normas de su tiempo. Exposiciones dedicadas a estas artistas, organizadas en museos nacionales y locales, han gozado de un notable éxito de público, tanto en España como en América Latina, donde algunas de estas mujeres tuvieron que exiliarse: Mujeres en Vanguardia. La Residencia de Señoritas en su centenario (1915-1936) (Residencia de Estudiantes de Madrid, 2016); Remedios Varo. Constelaciones(MALBA, Buenos Aires, 2020-2021); Las Sinsombrero (Centro Cultural Fernán Gómez de Madrid, 2022-2023); Luisa Carnés. Imágenes de una vida (Bibliotecas de la Comunidad de Madrid, 2023-24); Maruja Mallo (Museo Reina Sofía, 2025), entre otras. También resulta significativa de este importante movimiento memorialista la multiplicación de proyectos educativos orientados a sensibilizar especialmente a los públicos jóvenes. Cabe citar el gran proyecto transmedia Las Sinsombrero, iniciado en 2016 por el Ministerio de Educación, Cultura y Deporte español[7], o los recursos pedagógicos diseñados por colectivos docentes e investigadores en colaboración con artistas (Invisibles. Las Sinsombrero 2, coord. Luis Miguel Miñarro López, con el cantautor Paco Damas[8]).
De manera general, se tratará de identificar y analizar las iniciativas memoriales en torno a las vanguardias femeninas de las décadas de 1920 y 1930 en los ámbitos artístico, político, educativo o cultural. Se examinarán sus orígenes, motivaciones, resonancias y singularidades. ¿En qué medida estas acciones contribuyen a un mejor conocimiento del pasado y a una forma de justicia memorial en un país que ha inscrito recientemente en la ley la recuperación, defensa y difusión del legado democrático (Ley 20/2022 de Memoria Democrática)? ¿Cómo participan en la elaboración de modelos femeninos de emancipación y libertad, y qué vínculos mantienen con el compromiso institucional de España con la igualdad de género? Finalmente, se reflexionará sobre lo que el presente busca en este pasado y sobre el modo en que estas manifestaciones contribuyen a construir una genealogía de intelectuales y artistas españolas, así como sobre las formas que cobran y los valores que enarbolan.
Referencias y bibliografía indicativa (selección):
Alonso Valero, Encarna, “Feminismo y vanguardia. La producción literaria obliterada de las mujeres en la España de los años 20 y 30”, Pandora: revue d’études hispaniques 5, 2005, 163-169.
Altolaguirre, Paloma Ulacia, Concha, memorias habladas, memorias armadas, Sevilla, Renacimiento, 2018.
Balló, Tania, Las Sinsombrero: sin ellas, la historia no está completa, Madrid, Espasa, (2023) [2016].
—Las Sinsombrero 2. Ocultas e impecables, Madrid, Espasa, 2018.
—No quiero olvidar todo lo que sé: Las Sinsombrero 3, Madrid, Espasa, 2022.
Bellver, Catherine G., Absence and Presence: Spanish Women Poets of the Twenties and Thirties, Lewisburg, Pennsylvania, Bucknell University Press, 2001.
Cano, José Luis, La generación del 27, Barcelona, ediciones Guadarrama, 1973.
Capdevilla-Argüelles, Nuria, Autoras inciertas: voces olvidadas de nuestro feminismo, Madrid, Horas, y Horas, 2008.
—El regreso de las modernas, Valencia, La Caja Books, 2018.
Cole, Gregory K., Spanish women poets of the Generation of 1927, Lewiston, E. Mellen Press, 2000.
Del Vecchio, Gilles y Nuria Rodríguez Lázaro (ed.), Anthologie bilingue des poétesses de la Génération de 27, Saint-Paul-Les-Dax, Orbis Tertius, 2023.
Diego, Gerardo, Poesía española. Antología española 1915-1931, Madrid, Signo, 1932.
Díez de Revenga, Francisco (coord.), Carmen Conde: voluntad creadora (1907-1996), Madrid, Sociedad Estatal de Conmemoraciones Culturales / Cartagena, Patronato Carmen Conde-Antonio Oliver / Murcia, Consejería de Cultura, Juventud y Deportes, 2007 [a raíz de la exposición en Cartagena, 2007].
—Carmen Conde en la luz de sus palabras, Murcia, Ediciones R&S, 2024.
Ena Bordonada, Ángela (ed.), La otra edad de Plata: temas, géneros y creadores (1898-1936), Madrid, Editorial Complutense, 2013.
—“La primera promoción de escritoras de la Edad de Plata: una perspectiva panorámica”, dossier Vidas con nombres propios. Sobre la escritura femenina, Ínsula, 943-44, 2025, 23-27.
Fernández-Cebrián, Ana, Las Sinsombrero y un nuevo 27, Barcelona, Alba, 2024.
Fernández Cordero, Carolina, “Novelas sociales sobre la ‘cuestión feminista’ en los años 20-30”, en R. Negrete Peña y C. Somolinos Molina, Las mujeres que cosían y los hombres que fumaban, Malaga, UMA, 2021, 61-89.
Ferris, José Luis, Maruja Mallo: la gran transgresora del 27, Madrid, Temas de hoy, 2004.
—Carmen Conde: vida, pasión y verso de una escritora olvidada, Madrid, Temas de Hoy, 2007.
—Palabras contra el olvido. Vida y obra de María Teresa León (1903-1988), Sevilla, Fundación José Manuel Lara, 2017.
—Mujeres del 27. Antología poética, Madrid, Austral, 2022.
Garcerá, Fran, La edad de Plata dedicada: mapas del paratexto y las redes culturales en la obra poética de las escritoras españolas (1901-1936), Valencia, 2018 [tesis inédita].
—(ed.), Josefina de la Torre. Poesía Completa (1916-1935). Vol. 1, Madrid, Torremozas, 2020.
González Naranjo, Rocío (ed.), Modernas, flappers y garçonnes. Representaciones de la “nueva mujer”, Madrid, Dykinson, 2022.
—“Las dramaturgas republicanas: propuesta para un movimiento literario ausente de las antologías”, E. Fishbach et P. Rabaté (ed.), HispanismeS, 8, 2016, 110-128.
—“Victorina Durán: por una inserción en el canon dramático”, Acotaciones. Revista de investigación y creación teatral, 45, 2020, 65-94.
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Gonzalo Santoja (ed.), Homenaje a María Teresa León en su centenario, Madrid, Sociedad Estatal de Conmemoraciones Culturales, 2003.
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Lemus López, Encarnación, Ellas. Las estudiantes de la Residencia de Señoritas, Madrid, Cátedra, 2022.
Mainer, José Carlos, “Las escritoras del 27 (con María Teresa León al fondo)”, Homenaje a María Teresa León, Madrid, Universidad Complutense, 1990.
Mañas Martínez, María del Mar (ed.), dossier monográfico “La mujer moderna de la Edad de Plata: cinematógrafo y escena”, Revista de escritoras ibéricas, 9, 2021.
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Martínez Fernández Ángela y Iliana Olmedo (ed.), “República y literatura. Monográfico sobre Luisa Carnés”, Cultura de la República, 7, dic. 2023.
Merlo, Pepa, Peces en la tierra. Antología de mujeres poetas en torno a la Generación del 27, Fundación José Manuel Lara, 2010.
Miró, Emilio, Antología de poetisas del 27, Madrid, Castalia, 1999.
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—Autoras dramáticas españolas entre 1918 et 1936: texto y representación, Madrid, CSIC, 1993.
Patrón Sánchez, Marina, Josefina de la Torre. Una biografía, Sevilla, Renacimiento, 2025.
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Romero López, Dolores y E. Ocampos Palomar (ed.), El feminismo en la literatura de la Edad de Plata, Sevilla, Renacimiento, 2024.
Santoja, Gonzalo, Homenaje a María Teresa León en su centenario, Madrid, Sociedad estatal de conmemoraciones culturales, 2003.
Sasportes, Aurore (2025), Voix et liminarité dans l'œuvre de trois poètes de la Génération de 27. Ernestina de Champourcin, Carmen Conde, Concha Méndez (1926-1936), Université Bordeaux Montaigne [thèse inédite].
Saura Pérez, Cristina, “La Generación del 27, silencio para «las sinsombrero»”, Studia Humanitatis Journal, 2(2), 2022, 406-422.
Saz, Sara M., “La recuperación de la memoria histórica. Las mujeres olvidadas de la generación del 27”. El Español por el Mundo, 1, 2018, 301-316.
Soria Olmedo, Andrés, Las vanguardias y la generación del 27, Madrid, Centro para la edición de clásicos españoles, 2007.
Comité organizador:
Émilie Lumière, laboratorio LLA-Créatis, Universidad Toulouse - Jean Jaurès.
Hélène Beauchamp, laboratorio LLA-Créatis, Universidad Toulouse - Jean Jaurès.
Isabelle Touton, laboratorio AMERIBER, Universidad Bordeaux Montaigne.
Comité científico:
Antonia Amo Sánchez (Université d’Avignon)
Sophie Baby (Université Bourgogne Europe)
Fabrice Corrons (Université Toulouse - Jean Jaurès)
Carole Fillière (Université Toulouse - Jean Jaurès)
Amélie Florenchie (Université Bordeaux Montaigne)
Monique Martinez Thomas (Université Toulouse - Jean Jaurès)
Michel Martinez (Sorbonne Université)
José Romera Castillo (UNED)
Cristina Somolinos Molina (Universidad de Alcalá)
Simone Trecca (Università Roma Tre)
Mercedes Yusta (Université Paris 8)
Calendario:
- Apertura de la convocatoria: febrero de 2026
- Fecha límite de envío de propuestas: 1 de septiembre de 2026
- Notificación de aceptación: finales de octubre de 2026
El congreso se celebrará exclusivamente en modalidad presencial.
Las propuestas de comunicación deberán enviarse en formato .doc (.odt o .docx) y .pdf, según el siguiente modelo:
Congreso internacional
De la generación del 27 a las Sinsombrero: memoria y relecturas de las vanguardias femeninas en España
25-26 de marzo de 2027, Universidad Toulouse - Jean Jaurès
Laboratorios LLA-Créatis (Universidad Toulouse - Jean Jaurès) y AMERIBER (Universidad Bordeaux Montaigne)
Propuesta de comunicación:
Enviar a: colloque27.toulouse@univ-tlse2.fr, emilie.lumiere@univ-tlse2.fr, helene.beauchamp@univ-tlse2.fr et isabelle.touton@u-bordeaux-montaigne.fr
(fecha límite: 1 de septiembre de 2026)
- Nombre y apellidos: …
- Correo electrónico: …
- Categoría profesional: …
- Universidad / institución: …
- Título de la comunicación: …
- Eje temático (cf. convocatoria): …
- Resumen (máx. 300 palabras + referencias bibliográficas): …
[1] Grupo de investigación de La Otra Edad de Plata (LOEP), Univ. Complutense de Madrid : https://www.ucm.es/loep
[2] Plusieurs essais parmi lesquels Las Sinsombrero. Sin ellas la historia no está completa (2016), Las Sinsombrero 2. Ocultas e impecables (2018) et No quiero olvidar todo lo que sé: Las Sinsombrero 3 (2022) ; l’exposition Las Sinsombrero au Centre culturel Fernán Gómez de Madrid (2022-2023) ; etc.
[3] https://www.educacionfpydeportes.gob.es/prensa/actualidad/2016/06/20160603-sinsombrero.html
[4] https://www.pacodamas.com/propuestadidacticainvisibles/
[5] Grupo de investigación de La Otra Edad de Plata (LOEP), Univ. Complutense de Madrid: https://www.ucm.es/loep
[6] Varios ensayos, entre ellos Las Sinsombrero. Sin ellas la historia no está completa (2016), Las Sinsombrero 2. Ocultas e impecables (2018) y No quiero olvidar todo lo que sé: Las Sinsombrero 3 (2022); la exposición Las Sinsombrero en el Centro Cultural Fernán Gómez de Madrid (2022-2023); etc.
[7] https://www.educacionfpydeportes.gob.es/prensa/actualidad/ 2016/06/20160603-sinsombrero.html
[8] https://www.pacodamas.com/propuestadidacticainvisibles/