Espaces littéraires, espaces sociaux : violences faites aux femmes. Carte blanche à Michèle Rakotoson (Paris 8 & en ligne)
Les deux Journées d’étude seront l’occasion de réunir des chercheur.ses des sciences humaines et sociales (domaines pluridisciplinaires) afin d’interroger et/ou de repenser les mécanismes à l'œuvre dans les rapports de domination et les violences faites aux femmes. Quelles en sont les conséquences/répercussions ?
L’espace littéraire (théâtre, romans/récits, essais…) peut être un lieu fécond pour analyser les formes et représentations de la violence : manifestations, imaginaires du dire, de l’inter-dire, des silences mis en scène sous toutes les formes. De même, la violence exercée à l’égard des filles/femmes dans les espaces social, culturel, politique, idéologique, domestique… met en lumière les différentes facettes de cette violence, qu’elle soit physique, psychologique, économique, sexiste, visible ou souterraine. Peut-on mettre des mots sur l’indicible, narrer l’innommable ?
De la fiction romanesque à la scène théâtrale, des divers lieux sociaux aux discours politico-idéologiques, il s’agit de nommer, dire, performer les traumas qu’ont subi et continuent encore de subir les femmes quels que soient les espaces où elles sont, circulent, vivent ou travaillent.
Pour aborder ce thème-fléau fortement enraciné dans nos sociétés, souvent tabou, des spécialistes de divers champs de recherche présenteront leurs travaux, occasion de dialoguer avec Michèle RAKOTOSON, figure importante du paysage littéraire francophone malgache, romancière, dramaturge, journaliste, militante, invitée de la première Journée d’étude. Les discussions prendront la forme de tables rondes, de conférences et de communications présentées par des chercheuses et des chercheurs soucieux d’exposer une réflexion approfondie sur cette thématique.
Mots-clés : imaginaires de la violence ; femmes ; francophonie, théâtralisation, monde social, fiction.
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Journée en hybride salle de la Recherche de la BU/ Université Paris 8 - 13h-18h30
Programme
13h - Accueil/ Ouverture : Ferroudja ALLOUACHE et Josilene PINHEIRO-MARIZ
13h15 - Carte blanche à Michèle Rakotoson, romancière, dramaturge, journaliste : Violence psychologique faite aux femmes; : comment en sortir ?
14h - Table ronde 1: Cartographies des espace-temps de la Violence : mots dits, mots tus, actions et répercussions
- Mounira CHATTI (PR littératures francophones, P8) : Amina Sboui, le “corps-étendard”
- Judith WULF (PR Littérature P8) et Ferroudja ALLOUACHE (MCF littératures francophones P8) : Histoire littéraire et invisibilisation des femmes écrivaines francophones. L’exemple de Djamila Debèche.
- Zineb ALI BENALI (PR émérite, Littérature francophones P8) : Dires du viol pendant la guerre
-Nassera TAMER (romancière) : performer la violence (1)
16h - Pause
16h15 Table ronde 2
Paroles sur/en scène/scènes de la parole de femmes dramaturges : dire, jouer, nommer les violences
- Josilene PINHEIRO-MARIZ: (PR Littérature francophones-Université fédérale de Campina Grande, Brésil) : Littérature fractale et violence faite aux femmes dans la dramaturgie francophone
- Rennie YOTOVA (PR Université Sofia/Déléguée de l’OIF à l’enseignement du français dans le monde) : l’art comme mise en scène thérapeutique pour dire/écrire le viol
- Damoon ISAAC (Artiste et spécialiste de théâtre) : performer la violence (2)
- Charlotte JOUBLOT-FERRÉ (docteure en littérature française et francophone, ATER Paris 8) : Écrire l'inceste dans la littérature océanienne (Titaua Peu, Chantal T. Spitz et Sia Figiel) pour mettre fin au tapu.
18h30- Clôture de la première journée: Ferroudja Allouache et Josilene Pinheiro-Mariz