Au-delà de l’immédiateté du spectacle vivant, les documents filmiques et sonores qui en rendent compte (captations, trailers, interviews, etc.) ouvrent de nouvelles possibilités de conservation, de diffusion et de documentation. Les fonds d’archives ne cessent de s’enrichir, mais dans quel but exactement ? Édifier une mémoire des arts de la scène, soutenir des investigations scientifiques, favoriser la diffusion des savoirs et la médiation culturelle, nourrir l’imagination créatrice ? La question de ces usages et de leurs limites – les supports sont fragiles et se périment ; les langages artistiques et corporels dont ces ressources témoignent (avec plus ou moins de "fidélité") vieillissent vite – a été au centre d'un colloque organisé par le Centre d'études théâtrales de l'Université de Lausanne, qui avait associé une vingtaine de chercheur·se·s et de professionnel·le·s des arts vivants et des archives travaillant des deux côtés du Jura et de la Sarine. Les actes en paraissent aujourd'hui aux éditions Épistémé dans un volume intitulé Retour vers le vivant : valoriser les archives filmiques et sonores des arts du spectacle, sous la direction de Romain Bionda et Danielle Chaperon. L'ouvrage est également disponible en ligne, en libre accès…