Disparu en 2021, Jean-Luc Nancy laisse derrière lui l’une des œuvres philosophiques majeures de notre temps. À l’écoute du monde, questionnant sans cesse son ouverture et sa vibration, il a cultivé la rencontre avec les arts et les artistes, en cherchant à saisir l’expérience esthétique depuis la singularité des œuvres. D’abord consacrés à des opéras (genre qu’il aimait) et au rock (à l’invitation de Rodolphe Burger, fidèle compagnon de route), ces textes affrontent aussi les redoutables questions du sens musical ou du rapport entre musique et politique. Des variations sur la reprise ainsi qu’un hommage inédit à Theodor W. Adorno viennent compléter l’ensemble.
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On peut lire sur en-attendant-nadeau.fr un article sur cet ouvrage :
"L’offrande musicale de Jean-Luc Nancy", par Pierre Tenne
Le titre est bien trouvé. « À la musique », plutôt que sur la musique. Adresse, plutôt qu’objet d’étude. Hommage avant que d’être analyse. Et, cachée dans ce titre, une appartenance : Jean-Luc Nancy appartenait à la musique parce qu’il l’aimait follement. Cette anthologie rassemble des textes mis en musique par les amis, des discussions entre mélomanes, des essais théoriques, des poèmes. Que disent-ils à la musique ?