Récit d’une tragédie conjugale, Sonate à Kreutzer, de Léon Tolstoï, fut, dès sa parution en 1891, un objet de polémique. Sophie Tolstoï, sa femme et plus fidèle lectrice, y voit une attaque personnelle, justifiée par leurs relations tumultueuses. Elle décide de répondre à ce violent réquisitoire contre l’amour charnel en écrivant À qui la faute, roman d’une femme. Elle oppose à la bestialité masculine les aspirations plus spirituelles de la femme à travers le personnage d’Anna, épouse tourmentée, déçue de son mariage avec le prince Prozorski et troublée par sa rencontre avec Bekhmetiev. Les deux textes sont réédités côte à côte par le Livre de Poche, avec une préface de Wladimir Porudominski.
Paraît dans le même temps aux éditions Allia le récit de la fuite mystérieuse de Tolstoï à la veille de sa mort, rédigé directement en français par sa fille Tatiana Lvovna sous le titre Sur mon père. Fabula vous invite à en lire un extrait…
Rappelons, dans un récent sommaire d'Acta fabula, le compte rendu proposé par Ninon Chavoz de l'essai de Victoire Feuillebois, Maître Tolstoï. L’instituteur dont vous ne voulez pas, (CNRS éd.) : "Les vies minuscules de Léon Tolstoï".