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-VERSE Authorship & Pop Culture (Reims)

-VERSE Authorship & Pop Culture (Reims)

Publié le par Marc Escola (Source : Yannick Bellenger-Morvan)

-VERSE : Authorship & Pop Culture

10-11 décembre 2026

Université de Reims Champagne Ardenne

Campus des Comtes de Champagne

Troyes

CIRLEP UR4299

Organisatrices : Yannick Bellenger-Morvan & Marine Galiné

Les propositions de communication (500 mots environ) ainsi qu’une courte bio-bibliographie (150 mots) sont à envoyer d’ici au 15 avril 26 à : yannick.bellenger@univ-reims.fr et marine.galine@univ-reims.fr

Le colloque aura lieu sur le Campus des Comtes de Champagne, à Troyes (Aube). Les langues de travail seront l’anglais et le français. 

Une publication des actes est prévue dans la revue académique en ligne Imaginaires dans le courant de l’année 2028. 

English version 

The idea of the “-verse project” arises from the questioning of the apparently widespread use of the suffix to identify series of fictional works, whatever their mediums, be they screens or pages. Yet its multiplication does not make its scope any easier to grasp as -verse is combined indifferently with words referring to authors (Kingverse), filmmakers (Flanaganverse), publishers (DCverse), characters or intradiegetic worlds (Potterverse). What is concretely expected by and of readers/viewers when they immerse themselves in stories from the “Kingverse” for instance: is it a plot specifically authored by Stephen King or a fiction unravelling in a kinglike atmosphere, whose setting, protagonists, and adventures are so familiar as to be immediately recognized and enjoyed? In that regard, do transmedia adaptations partake of the -verse in question? Are writers paying homage to the King of Horror expanding the writer’s world of fiction while at the same time expelling the creator from his creation? The Kingverse is mentioned here as a mere example, but many other texts could prompt the same interrogations: Tolkien’s Middle-Earth, J.K. Rowling’s wizarding world, Mike Flanagan’s Haunting series are but a few of them.  

In other words, the aim of this conference is to put Barthes’s Death of the Author to the test of contemporary popular culture. One may wonder who presides over the emergence of a -verse, in all its diversity, whether it be a multi-, pluri-, or alti-verse. Is it a self-contained “world” designed and mastered by one artist, an ever-creative space appropriated by fans, a commercial enterprise orchestrated by the leisure industry in today’s consumer society, or all of the above?  

The ambition of the conference is to tackle diverse theoretical issues such as metafiction, transfiction and post-fiction, and to question the very nature of multilayered, rhizomic narrative writing and its reception. Our assumption is that -verses are intrinsically correlated to the genres they evolve in. Mere observation tends to show that non-realistic fiction is particularly conducive to the development of -verses. Gothic, horror, fantastic and fantasy fictions seem to be overrepresented in that respect but one may also probe such texts as detective fiction (is there such a thing as the “Christieverse” for example?) or science fiction. 

Papers may tackle – but are not restricted to – the following topics: 

- ontological questionings around the multi-, pluri-, alti- prefixes 

- the validity of the term -verse from a generic perspective (the gothic, fantasy, science-fiction, detective fiction, horror) 

- -verse creation around: authors (Stephen King, J.K. Rowling, Agatha Christie); filmmakers (Mike Flanagan); producers (Taylor Sheridan, Ryan Murphy, Kevin Feige, Kathleen Kennedy) 

- the role of audiences, platforms (Disney) 

- fan involvement, fan fictions, participatory culture (Jenkins, 2009) 

- transmediality: literature, cinema, television, and other artistic fields such as music (Nick Cave), fashion (Vivienne Westwood), visual arts (Andy Warhol), video games (Remedy Connected Universe from Remedy Entertainment) 

- limits to the -verse: plagiarism, fan service vs original content, (re)creation, canonization vs unauthorized use of original content, self-destruction 

Abstracts in English or French (appr. 500 words) and a short bio-bibliography (150 words) should be sent to: yannick.bellenger@univ-reims.fr and marine.galine@univ-reims.fr before April 15th, 2026 

Bibliography: 

BARTHES, Roland, « La Mort de l’auteur », Manteia, 5, 1968. 

BREDA, Hélène, « De l’œuvre au(x) « monde(s) » : ce que le tissage narratif apporte à une adaptation science-fictionnelle sur petit écran », TV/Series, 15, 2019. DOI: https://doi.org/10.4000/tvseries.3531 

BOILLAT, Alain (dir.), « Impact de la sérialité sur le récit audiovisuel », Méta-sérialité, 43, 2023. DOI: https://doi.org/10.4000/narratologie.14220 

FELEKI, Despoina N., Stephen King in the New Millennium: Gothic Mediations on New Writing Materialities, Newcastle upon Tyne: Cambridge Scholars Publishing, 2018. 

GOUDMAND, Anaïs, « Conséquences narratives de la plateformisation des franchises cinématographiques : le cas de Disney+ », Cahiers de Narratologie, 43, 2023, DOI: https://doi.org/10.4000/narratologie.14441 

HARRIGAN, Pat and Noah WARDRIP-FRUIN, Third Person: Authoring and Exploring Vast Narratives, MIT Press, 2009. 

JENKINS, Henry, Textual Poachers: Television Fans & Participatory Culture. Studies in culture and communication. New York: Routledge, 1992. 

KUSTRITZ, Anne, « Seriality and Transmediality in the Fan Multiverse: Flexible and Multiple Narrative Structures in Fan Fiction, Art, and Vids », TV/Series, 6, 2014. DOI: https://doi.org/10.4000/tvseries.331 

MOUSOUTZANIS, A., “Network Fictions and the Global Unhomely”, C21 Literature: Journal of 21st-Century Writings, 7, 2016. DOI: https://doi.org/10.16995/c21.7 

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French version 

Ce projet a pour ambition la remise en question de l'usage apparemment répandu du suffixe « -verse » pour désigner des séries d'œuvres de fiction, quels que soient leurs médiums, qu'il s'agisse d'écrans ou de pages. Pourtant, sa multiplication ne facilite pas la compréhension de son étendue, car le suffixe « -verse » est combiné de manière indifférente avec des mots faisant référence à des auteurs (Kingverse), des réalisateurs (Flanganverse), des éditeurs (DCverse), des personnages ou des mondes intradiégétiques (Potterverse). Qu'est-ce que les lecteurs/spectateurs attendent concrètement lorsqu'ils s'immergent dans une histoire appartenant au « Kingverse » par exemple : s'agit-il d'une intrigue spécifiquement écrite par Stephen King ou d'une fiction se déroulant dans une atmosphère typique de l’auteur américain, dont le cadre, les protagonistes et les aventures sont si familiers qu'on les reconnaît et les apprécie immédiatement ? À cet égard, les adaptations transmédias participent-elles au « -verse » en question ? Les écrivains rendent-ils hommage au Roi de l'Horreur élargissant l'univers de la fiction tout en expulsant le créateur de sa création ? Le Kingverse est mentionné ici comme un simple exemple, mais de nombreux autres œuvres pourraient susciter les mêmes interrogations : la Terre du Milieu de Tolkien, le monde des sorciers de J.K. Rowling, la série des « Haunting » de Mike Flanagan n'en sont que quelques-unes.  

En d'autres termes, notre objectif est de mettre à l'épreuve la Mort de l'auteur de Barthes dans la culture populaire contemporaine. On peut se demander qui préside à l'émergence d'un « -verse », dans toute sa diversité, qu'il s'agisse d'un multi-, pluri- ou alti-vers. Est-ce un « monde » autonome conçu et maîtrisé par un seul artiste, un espace toujours créatif approprié par les fans, une entreprise commerciale orchestrée par l'industrie du loisir dans la société de consommation actuelle, ou tout cela à la fois ?

L'ambition de ce colloque est d'aborder diverses questions théoriques telles que la métafiction, la transfiction et la post-fiction, et de remettre en question la nature même de l'écriture narrative à plusieurs niveaux, sa dimension rhizomique et sa réception. Nous partons du principe que les « -verse » sont intrinsèquement corrélés aux genres dans lesquels ils évoluent. Il semblerait à cet égard que la fiction non réaliste favorise particulièrement le développement des « -verse ». Les fictions gothiques, d'horreur, fantastiques et de fantasy semblent surreprésentées à cet égard, mais on peut aussi explorer des genres comme le roman policier (existe-t-il un « Christieverse » par exemple ?) ou la science-fiction. 

Les communications peuvent aborder – sans s’y limiter – les sujets suivants : 

- questionnements ontologiques autour des préfixes multi-, pluri-, alti- 

- la validité du terme « -verse » d'un point de vue générique (gothique, fantasy, science-fiction, roman policier, horreur) 

- création de « -verse » autour d’une figure créatrice : auteurs (Stephen King, J.K. Rowling, Agatha Christie) ; cinéastes (Mike Flanagan) ; producteurs (Taylor Sheridan, Ryan Murphy, Kevin Feige, Kathleen Kennedy) 

- le rôle de la réception, des plateformes (Disney) 

- implication des fans, fanfictions, culture participative (Jenkins, 2009) 

- transmédialité : littérature, cinéma, télévision et autres domaines artistiques tels que la musique (Nick Cave), la mode (Vivienne Westwood), les arts visuels (Andy Warhol), les jeux vidéo (Remedy Connected Universe du studio finlandais Remedy Entertainment) 

- limites du « -verse » : plagiat, fan service vs contenu original, (re)création, canonisation vs utilisation non autorisée de contenu original, autophagie 

Les résumés en anglais ou en français (environ 500 mots) et une courte bio-bibliographie (environ 150 mots) doivent être envoyés à : yannick.bellenger@univ-reims.fr et marine.galine@univ-reims.fr avant le 15 avril 2026. 

Bibliographie : 

BARTHES, Roland, « La Mort de l’auteur », Manteia, 5, 1968. 

BREDA, Hélène, « De l’œuvre au(x) « monde(s) » : ce que le tissage narratif apporte à une adaptation science-fictionnelle sur petit écran », TV/Series, 15, 2019. DOI: https://doi.org/10.4000/tvseries.3531 

BOILLAT, Alain (dir.), « Impact de la sérialité sur le récit audiovisuel », Méta-sérialité, 43, 2023. DOI: https://doi.org/10.4000/narratologie.14220 

FELEKI, Despoina N., Stephen King in the New Millennium: Gothic Mediations on New Writing Materialities, Newcastle upon Tyne: Cambridge Scholars Publishing, 2018. 

GOUDMAND, Anaïs, « Conséquences narratives de la plateformisation des franchises cinématographiques : le cas de Disney+ », Cahiers de Narratologie, 43, 2023, DOI: https://doi.org/10.4000/narratologie.14441 

HARRIGAN, Pat and Noah WARDRIP-FRUIN, Third Person: Authoring and Exploring Vast Narratives, MIT Press, 2009. 

JENKINS, Henry, Textual Poachers: Television Fans & Participatory Culture. Studies in culture and communication. New York: Routledge, 1992. 

KUSTRITZ, Anne, « Seriality and Transmediality in the Fan Multiverse: Flexible and Multiple Narrative Structures in Fan Fiction, Art, and Vids », TV/Series, 6, 2014. DOI: https://doi.org/10.4000/tvseries.331 

MOUSOUTZANIS, A., “Network Fictions and the Global Unhomely”, C21 Literature: Journal of 21st-Century Writings, 7, 2016. DOI: https://doi.org/10.16995/c21.7