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Filiations de Michon (colloque)

Filiations de Michon (colloque)

Publié le par Perrine Coudurier (Source : Morgane Kieffer)

Appel à communications

Colloque « Filiations de Michon » (Université Jean Monnet, Saint-Étienne, 10-11 décembre 2026)

Organisation : Aurélie Adler (UPJV, CERCLL) et Morgane Kieffer (UJM, ECLLA)
 

Argumentaire

Le motif de la filiation, biographique et auctoriale, est au cœur de l’écriture michonienne comme de son discours sur la littérature et de sa propre pratique. Michon se présente en effet comme un fils, que ce soit par le détour de figures amies au sein des fictions biographiques (surtout des artistes sous le masque desquels se creuse le motif de la filiation brisée, pour ce qui est du biographique, et constamment revendiquée dans la pratique artistique, de Rimbaud à Goya ou Watteau et jusqu’à François-Élie Corentin) ou comme un lieu inépuisable du romanesque (dans L’Empereur d’Occident, par exemple), ou dans le positionnement esthétique qu’il cultive dans ses entretiens et propos sur la littérature. Ainsi les « éléphants » de la littérature (dans Trois auteurs Balzac, Faulkner, Cingria, et bien sûr tant d’autres, à commencer par Beckett) lui offrent-ils autant de paternités rêvées, compagnonnages de vie et d’écriture. 

Ce rassemblement veut prendre l’auteur au mot et travailler le motif de la filiation en aval, pour examiner de près les influences et les legs au sein desquels Michon figure désormais comme une figure tutélaire du contemporain, depuis maintenant trois générations[1]. Bien plus, il y tiendrait selon Olivier Bessard-Banquy le rôle et la posture de « l’ultime figure du grand écrivain[2] ». C’est en effet des écrivain·es qu’est d’abord venue la reconnaissance de cette œuvre à la parution des Vies Minuscules (Gallimard, 1984), notamment Pierre Bergounioux et Louis-René Des Forêts[3], plus tard encore François Bon[4] ou Marie-Hélène Lafon, Mathias Énard ou Éric Vuillard. « Père du contemporain[5] » selon François-Henri Désérable, auteur « monument » selon la formule de Pierre Pachet que l’auteur reprend de manière semi-ironique dans J’Écris l’Iliade (2025), Pierre Michon inspire en effet un très grand nombre d’écrivain·es plus récemment venu·es à l’écriture, selon les modalités d’une influence qu’il conviendra d’examiner[6] : hommage, influence stylistique, mobilisation thématique (Pierre Michon comme motif), livre de passage à la manière de Michon. La métaphore de la filiation apparaît en ce sens comme structurante en termes de motifs mais aussi en termes d'écriture. Elle engage en effet toute une gamme de relations au “père", tant du côté de la déférence (l’enfant trouvé) que du côté de la transgression (le bâtard, et jusqu’au parricide), selon un imaginaire pensé en littérature dans le sillage de Marthe Robert et particulièrement fécond dans les textes de Michon, à partir duquel se rejouent à la fois la manière dont Michon considère ses fils supposés et la manière dont les auteurs mobilisent la référence michonienne. On distinguerait ainsi plusieurs lieux de repérage des filiations michoniennes :

1. Allusions, reprises, manière. 

Dans une perspective générique et d’histoire des formes, on verrait là une manière d’investir le genre du récit bref, de la chronique, de l’hagiographie, du recueil de vies, et en particulier de la biographie d’artistes (écrivain, peintre, etc.) à la manière de Michon, soit une façon de montrer l’artiste au travail, dans ses failles et ses ambitions dévorantes, et non au sommet de son art. Écrire une biographie à la façon de Michon serait-il un mode privilégié pour raconter une venue tourmentée à la création ? En quoi les « fils » ou « filles de » Michon adaptent-ils, pour les besoins de leurs propres récits de vie la trame de récits « traversés d’un romanesque qui se refuse[7] »? Dans quelle mesure les récits des « vies minuscules » ont-elles essaimé en référence au livre phare de Michon paru en 1984? Les auteurs de vies de saint, de poète ou de peintre (on pense à La Claire Fontaine de David Bosc) se réapproprient-ils la relation ambivalente, entre célébration et destruction, citation et détournement, que Michon entretient à l’archive, la bibliothèque et l’iconothèque ? De quelle manière les héritiers - fils légitimes autoproclamés, fils spirituels ou bâtards - reprennent-ils à nouveaux frais les gestes de révérence et de profanation, l’érotique, qui caractérisent le rapport du narrateur michonien à la mémoire, aux savoirs, aux territoires (contrées reculées, préhistoriques, médiévales, paysage des causses) et aux personnages ? Qu’en est-il aujourd’hui, dans un moment marqué par les études culturelles et les études de genre, du legs d’une écriture qui invoque la toute-puissance des désirs archaïques pour scénariser le fantasme de la possession sexuelle ? 

 

2. Effets d’écriture et de style, pastiche, reprises dans le travail du rythme, de la syntaxe de la phrase, dans les choix d’énonciation et de registre. 

Si l’on se gardera de réduire l’analyse du style à la seule signature de l’auteur, l’écriture de Michon s’inscrivant dans une longue histoire de la prose française, il nous semble en revanche intéressant de voir comment s’élabore, dans le métadiscours sur l’œuvre, un imaginaire bipolaire du style, où l’admiration portée à la période stylistique classique se double de sa contestation, où le fait de style semble révéler un trait psychologique de l’écrivain. Serait ainsi michonienne cette tonalité tendue entre un sublime aux accents nostalgiques et un pathétique bouleversant. Dans son introduction au Cahier de l’Herne Pierre Michon, Agnès Castiglione émet quant à elle l’hypothèse d’un tour énonciatif michonien, « entre recul hésitant et engagement passionné » (p. 14). Trouve-t-on dans la prose des écrivains contemporains qui mobilisent la référence à Michon un même imaginaire du style ? Dans quelle mesure l’emprunt de certains stylèmes fait-il signe, pour certains auteurs, vers un nouvel académisme en lien avec l’imaginaire de la « Belle Langue » et de la Grâce qui sous-tend le geste michonien ? 

 

3. Présence diégétique : comment la littérature contemporaine prend-elle la trace de Pierre Michon et de son univers, traités comme une encyclopédie commune?

On interrogera à ce titre la présence des livres de Michon dans les livres comme dans les discours des écrivains venus après (Harold Bloom), et la faveur différenciée que ceux-ci y recueillent. Si François-Henri Désérable raconte avoir découvert Michon par Les Onze, que par ailleurs il pastiche dans Tu montreras ma tête au peuple jusqu’à le faire figurer dans la bibliographie de fin d’ouvrage, c’est la Vie de Joseph Roulin en revanche, souvent citée comme parangon de la biographie d’artiste telle qu’elle inaugure un nouveau genre formé par Michon, qu’il considère comme le livre le plus apte à inviter de nouveaux lecteurs (« Pierre Michon et François-Henri Désérable : pourquoi écrivez vous? « Bon qu'à ca » (Beckett) »). Les Vies minuscules quant à elles figurent comme un jalon de la littérature contemporaine, placé par Dominique Viart dans sa Littérature française au présent comme un possible terminus ab quo du contemporain tant elles semblent rétrospectivement avoir ouvert certaines voies parmi les plus fécondes de la production contemporaine. D’autres livres toutefois demeurent dans l’ombre de ceux-ci, dont L’Empereur d’Occident, livre peu aimé de son auteur et rarement étudié par la critique, serait l’exemple le plus frappant. Ces effets de poursuite et de relève, mais aussi de sélection, voire de minoration au sein du corpus michonien, tant par la critique que par les écrivains-lecteurs de Michon, pourront être analysés avec profit ici. 

 

 4. Les contributions seront également invitées à réfléchir aux procédés de mise en scène de la relation à Michon.

On étudiera aussi bien les discours - entretiens, textes d’accompagnement comme des préfaces, des textes d’hommage, voire des dédicaces en épigraphe - que d’autres supports, y compris sur les réseaux sociaux : mise en scène de rencontres en présence (sur des photographies publiées, par exemple) ou in absentia (par l’intermédiaire de discussions publiques, au sein de commentaires sur les réseaux), usages de la mention du nom de Michon à destination d’un public varié, saluts ou allusions de connivence. On mesurera la part éthique de l’héritage revendiqué (dans la constitution d’un ethos, et souvent d’une posture, d’auteur) en lien avec la part esthétique mise en œuvre (ou comment le discours d’admiration s’accompagne, ou non, d’une véritable influence sur la langue ou les objets d’un auteur « fils »). 

D’autres principes de compréhension de la référence à Michon pourront alors apparaître, qui feront aussi la part de l’implicite et de l’explicite, et de leurs effets et usages : face à François-Henri Désérable qui construit une posture de fils d’un texte à l’autre (de Michon, mais aussi de Nicolas Bouvier ou de Romain Gary), ou à Maylis de Kerangal qui ne fait pas mystère de son admiration pour la langue michonienne, d’autres avancent en un compagnonnage plus discret (comme Alban Lefranc qui livre des biographies imaginaires qu’on peut estimer très « michoniennes » dans leurs motifs comme dans leur tonalité), voire inattendu (tant les valeurs et pratiques associées à Michon et celles de l’héritier·e supposé·e parfois diffèrent). C’est ainsi selon une perspective proche de la sociologie de la littérature qu’on s’interrogera sur les effets de valorisation et/ou de légitimation de ces différentes formes de la filiation michonienne, à différents degrés et à différents moments, aussi, de parcours d’écrivain·es. 

 

5. On cherchera enfin à identifier les éventuelles références auxquelles est associé le nom de Michon sous la plume ou dans les discours des écrivains contemporains et plus jeunes. 

Si Marie-Hélène Lafon notamment rassemble Pierre Michon, Pierre Bergounioux et Richard Millet au sein d’un « triangle des Bermudes » tout personnel, d’autres, notamment du côté des écrivains imprégnés de sociologie, font s’affronter les postures diamétralement opposées de Michon et d’Annie Ernaux, par exemple, qui tous deux constituent des exemples de prise en charge des « petites gens » (Vies minuscules) en littérature. Quel panthéon ainsi s’organise pour le contemporain, dans sa disparate éventuelle, et quelle axiologie de l’écriture s’en dégage-t-il ? 

 

Cette question de la filiation michonienne, on le voit, soulève ainsi des enjeux relatifs :

●      A l’étude esthétique de l’œuvre, dans l’identification d’une encyclopédie michonienne de motifs, registres, traits de langue, voire d’une phrase michonienne, qui ensemble donnent lieu à tout un imaginaire dont on mesurera la dimension émulatrice, et peut-être prescriptrice, au sein de la production contemporaine. 

●      À l’invention et à l’écriture de soi en disciple (ou au contraire en détracteur !), sur le plan de l’ethos comme sur celui, à la croisée du texte et de la scène médiatique, de la posture ; 

●      Des enjeux thématiques, esthétiques et stylistiques, qui permettent de mesurer la dimension pasticheuse du texte nouveau-venu en lien avec son texte-parent (à la lumière des théories de Harold Bloom ou de Judith Schlanger sur l’influence, par exemple)

●      Des enjeux sociologiques, pour mesurer l’efficacité de cette stratégie éditoriale au sein des lieux de l’institution, des réseaux sociaux aux festivals littéraires. La revendication d’un héritage littéraire pourrait bien être l’une des voies d’accès à l’obtention de prix qui fondent la fabrique de l’auteur sur un principe de labellisation (Ducas, 2010; Bischoff et Kieffer, à paraître). 

●      Des enjeux axiologiques, puisque derrière le choix des figures tutélaires s’esquisse tout un imaginaire du monde et de la littérature, terrain fertile pour l’étude des valeurs dominantes pour un certain état du champ.

●      Des enjeux épistémologiques et méthodologiques enfin, qui permettent d’interroger à partir d’une étude de cas la pertinence et les limites du paradigme de la filiation comme outil de l’histoire littéraire et de la critique herméneutique.

 

Date de tombée pour les propositions : avril 2026

Le colloque aura lieu à l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne les jeudi 10 et vendredi 11 décembre 2026.  

 

Comité scientifique

  • Maxime Decout (Université Paris Sorbonne)
  • Laurent Demanze (Université de Grenoble)
  • Sylviane Coyault (Université de Clermont-Ferrand)
  • Christelle Reggiani (Université Paris Sorbonne)
  • David Vrydaghs (Université de Namur)
  • Cécile Yapaudjian-Labat (Université Jean Monnet Saint-Étienne)
     
    Contact : morgane.kieffer@univ-st-etienne.fr et aurelie.adler@u-picardie.fr

  

Bibliographie indicative

Le site de la société des Amis de Pierre Michon contient une bibliographie très riche des travaux consacrés à l’auteur. Nous nous permettons d’y renvoyer directement, à cette adresse : https://www.lesamisdepierremichon.fr/sur-lrsquooeliguvre-de-pierre-michon.html 

Dans la perspective spécifique de ce colloque, on pourra notamment s’appuyer sur : 

Baudoin Anne-Catherine, et Marion Lata (dir.), Sacré canon. Autorité et marginalité en littérature, Paris, Éditions Rue d’Ulm, 2017.

Bessard-Banquy Olivier, « Reconnaissance de Pierre Michon », dans Pierre-Marc de Biais, Agnès Castiglione, Dominique Viart (dir.) Pierre Michon, La lettre et son ombre, Paris, Gallimard, 2013.

Bischoff Liouba, « Autour et au-delà de Saint-Malo : présence de Nicolas Bouvier dans la littérature française contemporaine », dans Liouba Bischoff et Sarga Moussa, « Nicolas Bouvier dans le monde : réceptions et traductions », Les colloques de Fabula, 2025.  DOI: https://doi.org/10.58282/colloques.12830

Bischoff Liouba et Kieffer Morgane, « Les héritages opportuns : entrer en littérature comme un fils. Le cas François-Henri Désérable », in Raphaëlle Brin, Zoé Carle, Adrien Chassain, Sylvia Chassaing, Hélène Martinelli, Giedrė Šabasevičiūtė (dir.), « Entrer en littérature », COnTEXTES, automne 2026 [à paraître].

Bloom Harold, L’Angoisse de l’influence [1975], Paris, Aux forges de Vulcain, 2013.

Bon François, « Comment nous avons inventé Pierre Michon et pourquoi », 2003, en ligne: https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article609

Buliard Mathilde, Julienne-Ista Heiata et Sauvage Laure (dir.), « Littérature contemporaine et Université. Interactions et interférences - l’exemple français », Essais, 22, 2024. En ligne: DOI : https://doi.org/10.4000/12wqe

Coyault Sylviane, La Province en héritage. Pierre Michon, Pierre Bergounioux, Richard Millet, Genève, Droz, coll. « Histoire des idées et critique littéraire », 2002

Decout Maxime, Qui a peur de l’imitation ?, Paris, Les Éditions de Minuit, coll. « Paradoxe », 2017. 

Demanze Laurent, Pierre Michon. L’Envers de l’histoire, Paris, José Corti, coll. « Les Essais », 2021.

Denis Benoît, « La consécration », COnTEXTES, no7, 2010. En ligne : https://doi.org/10.4000/contextes.4639

Désérable François-Henri, « Michon, le père », dans Agnès Castiglione et Dominique Viart (éd.), Cahier de l’Herne Michon, Paris, 2017, p. 334-336.

Dozo Björn-Olav et Lacroix Michel, « Petits dîners entre amis (et rivaux) : prix, réseaux et stratégies de consacrants dans le champ littéraire français contemporain », COnTEXTES, no7, 2010. En ligne : https://doi.org/10.4000/contextes.4646.

Ducas Sylvie, « Posture de l’écrivain en sa bibliothèque ou la confrérie littéraire de Pierre Bergounioux », in Littératures, no60, 2009, p. 11-27.

Faerber Johan, Le Grand écrivain, cette névrose nationale, Pauvert, mars 2021.

Heinich Nathalie (1991), La Gloire de Van Gogh. Essai d’anthropologie de l’admiration, Paris, Éditions de Minuit.

Heinich Nathalie, « La culture de la célébrité en France et dans les pays anglophones. Une approche comparative. », Revue française de sociologie 52 (2), 2011, p. 353– 372.

Islert Camille, Renée Vivien : une poétique sous influence ?, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, coll. « Des deux sexes et autres », 2024. 

Islert Camille, « Atavisme ou enracinement : réception des poètes femmes et reconfiguration du concept d’influence (1895-1914) » dans Jérémy Naïm, « Penser par influences », Littérature, 2026 [à paraître]. 

Kaempfer Jean, « Donation entre vifs : L’écrivain contemporain et le professeur de littérature », Études de lettres, 1-2 | 2015. En ligne: DOI: https://doi.org/10.4000/edl.839.

Mégevand Martin, « Le Canon littéraire », Littérature, 196, (4), 2019.

Meizoz, Jérôme, Postures littéraires I. Mises en scène modernes de l’auteur, Genève, Slatkine Érudition, 2007. 

Meizoz, Jérôme, Postures littéraires II. La fabrique des singularités, Genève, Slatkine Érudition, 2011. 

Meizoz, Jérôme, La littérature « en personne ». Scène médiatique et formes d’incarnation, Genève, Slatkine, 2016.

Meizoz Jérôme, « Le sacré littéraire résiduel », COnTEXTES [En ligne], 2023. DOI : https://doi.org/10.4000/contextes.11089

Reggiani Christelle, « L’Oulipo se souvient-il de Georges Perec ? », MLN, vol. 138 no4, 2023, p. 1307-1320. En ligne :  https://dx.doi.org/10.1353/mln.2023.a920092

Schlanger Judith, La Mémoire des œuvres, Paris, Nathan, 1992 et Le neuf, le différent et le déjà-là. Une exploration de l’influence, Paris, Éditions Hermann, 2014.

Thérenty Marie-Ève, Wrona Adeline (dir.), L’Écrivain comme marque, Paris, Sorbonne université presses, 2020.

Viart Dominique, « Filiations littéraires » dans Ecritures contemporaines, 1999, États du roman contemporain, 2, p. 115-139.

Viart Dominique, « “Nous sommes des crapules romanesques”. La littérature contemporaine et la tentation romanesque », Temps Zéro, n. 8, 2014, https://tempszero.contemporain.info/document1194#bodyftn5.

Vrydaghs David, « La théorie des champs à l’épreuve des singularités contemporaines : retour méthodologique et critique sur une recherche en cours », dans Estelle Mouton-Rovira, Frédéric Martin-Achard, Morgane Kieffer, Elisa Bricco (dir.), « Lectures du contemporain », RSH, printemps 2026.

Yapaudjian-Labat Cécile (dir.), « Les trajets de la lecture. Autour de Claude Simon », Tangence, n°112, université du Québec à Rimouski, université du Québec à Trois-Rivières, mai 2016. En ligne : https://www.erudit.org/fr/revues/tce/2016-n112-tce03071/

 

 

 


 
[1] Harold Bloom, L’Angoisse de l’influence [1975], Paris, Aux forges de Vulcain, 2013 ; Judith Schlanger, Le Neuf, le Différent et le Déjà-là. Une exploration de l’influence, Paris, Hermann, 2014.
[2] Bessard-Banquy Olivier, « Reconnaissance de Pierre Michon », dans Pierre-Marc de Biais, Agnès Castiglione, Dominique Viart (dir.) Pierre Michon, La lettre et son ombre, Paris, Gallimard, 2013 ; voir aussi Johan Faerber, Le Grand écrivain, cette névrose nationale, Pauvert, mars 2021. C’est précisément contre cette réception de Michon que Laurent Demanze propose de le « déclassiciser », dans Laurent Demanze, Pierre Michon. L’Envers de l’histoire, Paris, José Corti, coll. « Les Essais », 2021.
[3] Comme le rappelle Victor Toubert dans son étude analytique des Onze, in François-Ronan Dubois, Hervé Bismuth, Marie-Aude de Langenhagen, Victor Toubert, Mme de La Fayette « La Pincesse de Clèves », Victor Hugo « Quatrevingt-treize », Louis Aragon « Le Roman inachevé », Pierre Michon « Les Onze » : Le roman, la représentation littéraire, littérature et politique, Atlande, 2018.
[4] François Bon, « Comment nous avons inventé Pierre Michon et pourquoi », 2003, en ligne: https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article609
[5] François-Henri Désérable, « Michon, le père », Cahier de l’Herne Michon, Agnès Castiglione et Dominique Viart (éd.), Paris, 2017, p. 334-336.
[6] Dans le sillage d’études menées sur d’autres auteurs dont l’oeuvre et le nom pourraient également être appréhendés à cette aune du « legs », par exemple : Maryline Heck (dir.), Cahiers Georges Perec 11 - Filiations perecquiennes, Bordeaux, Le Castor Astral, 2011 ; Cécile Yapaudjian-Labat (dir.), Les trajets de la lecture. Autour de Claude Simon, Tangence, n° 112, université du Québec à Rimouski, université du Québec à Trois-Rivières, mai 2016 ; Christelle Reggiani, « L’Oulipo se souvient-il de Georges Perec ? », MLN, vol. 138 no4, 2023, p. 1307-1320. En ligne :  https://dx.doi.org/10.1353/mln.2023.a920092 (consulté le 3 février 2026) ; Camille Islert, Renée Vivien : une poétique sous influence ?, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, « Des deux sexes et autres », 2024. Voir aussi « Atavisme ou enracinement : réception des poètes femmes et reconfiguration du concept d’influence (1895-1914) » ; Dominique Viart (dir.), Claude Simon. L’inépuisable chaos du monde,Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2024 ; Liouba Bischoff, « Autour et au-delà de Saint-Malo : présence de Nicolas Bouvier dans la littérature française contemporaine », dans Liouba Bischoff et Sarga Moussa, « Nicolas Bouvier dans le monde: réceptions et traductions », Les colloques de Fabula, 2025.  DOI: https://doi.org/10.58282/colloques.12830), parmi d’autres exemples possibles.
[7] Dominique Viart, « “Nous sommes des crapules romanesques”. La littérature contemporaine et la tentation romanesque », Temps Zéro, n. 8, 2014, https://tempszero.contemporain.info/document1194#bodyftn5