S’il est un domaine qui a contribué à la culture populaire et à l’éducation récréative des plus jeunes, c’est bien la presse enfantine, capable de traduire l’actualité à hauteur d’enfant, ce dont elle tire une force d’attraction singulière :
Pourquoi […] lisons-nous [les journaux] avec plus d’empressement que les livres de notre bibliothèque ? La raison en est simple : ces publications du jour stimulent constamment notre attention en nous entretenant des hommes et des choses qui à cette heure même préoccupent nos contemporains. (Journal de la jeunesse, « Prospectus », 1872 – cité par Francis Marcoin, 2011, p. 572)
C’est cette spécificité du support périodique – sa capacité à saisir l’actualité, à diffuser idées, savoirs et représentations à plusieurs échelles, nationale et européenne, et à faire circuler œuvres et contributeurs – qui constitue le point de départ de cette journée d’étude. Poursuivant une réflexion initiée lors de la journée « Circulations de la littérature enfantine en Europe au XVIIIe siècle » en janvier 2025 à l’Université d’Artois, et avant la tenue d’une nouvelle rencontre arrageoise le 5 juin 2026, nous nous proposons d’examiner les modalités selon lesquelles les textes pour la jeunesse circulent dans l’Europe du XIXe siècle à travers les périodiques enfantins. Si ce mouvement a été amorcé au XVIIe siècle, il connait ensuite un développement fulgurant : cinquante-cinq journaux paraissent entre 1832 et 1856 (Fourment, 1987, p. 48) et quarante entre 1857 et 1904 (Fourment, 1987, p. 88). À une époque marquée par l’essor de l’instruction, le développement et l’industrialisation de la presse ainsi que par l’intensification des réseaux éditoriaux, les périodiques destinées à la jeunesse constituent un observatoire privilégié de la diffusion des idées, des imaginaires, des savoirs et des formes. L’objectif de cette rencontre est donc d’interroger les mécanismes, les acteurs, les dynamiques qui ont facilité la circulation de textes, d’idées et de modèles éditoriaux entre différents espaces nationaux. Il s’agit d’en questionner les implications, notamment en ce qui concerne la conception de l’enfant et les valeurs éducatives partagées, par-delà les différences idéologiques et religieuses. Plusieurs approches pourront être mobilisées : analyses comparatistes, analyse des réseaux de circulation, analyse matérielle, analyse du discours…
De manière non exhaustive, les axes suivants pourront être envisagés :
1 – Circulation des textes et traductions
Quels mécanismes régissent la sélection, la traduction et l’adaptation d’œuvres étrangères pour les jeunes lecteurs – et inversement, d’œuvres françaises dans les journaux étrangers ? Y a-t-il une continuité dans les choix des textes entre les périodiques du XVIIIe et ceux du XIXe siècle (par exemple, en 1815, Madame de Genlis crée Le Dimanche ou récréation de la jeunesse) ? Certaines aires culturelles sont-elles privilégiées au détriment d’autres ? Comment les traductions contribuent-elles à la circulation des imaginaires et des valeurs à l’échelle européenne ? Les traductions contribuent-elles à créer des répertoires communs pour les jeunes lecteurs européens ? Ou bien, au contraire, observe-t-on des adaptations révélant des spécificités telles qu’elles ne franchissent pas les barrières culturelles ? Dans les contes par exemple, avec le traitement du merveilleux ou des revenants (comme l’a montré Natacha Rimasson-Fertin pour les traductions des Grimm - 2021). Certains genres littéraires priment-ils sur d’autres ? Quels sont les infléchissements observés ? Existe-t-il des relations avec les histoires littéraires nationales ou transnationales ? Avec les contextes philosophiques ? Que révèlent les adaptations des conceptions de l’éducation et/ou de l’enfance ?
2 - Circulation des rubriques, des formats périodiques
Comment les périodiques réagencent-ils les textes traduits selon leurs propres logiques éditoriales : insertion dans une rubrique (laquelle), illustrations (ou non), segmentation en feuilleton, changement de titre, paratexte spécifique, etc. ?
Peut-on identifier des traducteurs spécialisés ou réguliers dont l’activité contribue à la circulation de textes entre plusieurs journaux européens ?
Comment les modèles éditoriaux – rubriques régulières, dispositifs d’adresse au jeune lecteur, « interactivité » (Marcoin, 2011, p. 570) évoluent-ils dans chaque espace national et d’un espace linguistique à l’autre ? Observe-t-on des modèles structurants qui se diffusent à l’échelle transnationale ? Comment évoluent-ils d’un siècle à l’autre (changement de formats, rééditions en recueil, etc.) ?
En quoi les mobilités professionnelles (éditeurs, rédacteurs, illustrateurs, traducteurs, graveurs, etc.) favorisent-elles la circulation de modèles narratifs, iconographiques et pédagogiques ? Quels réseaux transnationaux de collaboration peut-on identifier ?
Dans quelle mesure certains périodiques européens jouent-ils un rôle de laboratoire formel, proposant des dispositifs nouveaux, qui sont ensuite repris ou adaptés dans d’autres pays ? Par exemple, Jules Janin affiche, pour le Musée des familles, lectures du soir (1833), le modèle anglais des « Penny magazine ». Peut-on identifier des trajectoires éditoriales de ces formes (invention, reprise, adaptation) ?
Quelle porosité entre la presse générale (rubriques d’actualité, vulgarisation scientifique, portraits biographiques, etc.) et la presse enfantine ? Francis Marcoin rappelle à ce propos comment Hetzel a été « la fée au berceau du journal pour enfants qui connaît un essor […] parallèle à celui des journaux adressés aux adultes ou à un public mêlé, comme Le Musée des Familles, Le Magasin pittoresque créé en 1833 par Edouard Charton », également fondateur de L’Illustration dix ans plus tard (Marcoin, 2006, p. 290). Des innovations issues de la presse pour jeunes lecteurs sont-elles reprises dans la presse généraliste à l’exemple du roman feuilleton de Louis Desnoyers dans le Journal des enfants ?
3 – Circulation des représentations de l’enfance
De « nouvelles conceptions de l’enfance » (Asselot, 2024) et de l’enfant émergent-elles dans les périodiques au XIXe siècle, à l’échelle européenne ? Observe-t-on une standardisation progressive, une évolution commune ou bien certaines résistances à l’échelle nationale ?
Dans un contexte où la presse est constitutive de l’apparition d’une sphère publique bourgeoise (Habermas, 1978), dans quelle mesure les systèmes de communication avec le ou la destinataire au sein des journaux (adresses directes, correspondances, comptes rendus divers, mises en abyme de l’enfant lecteur, représentations des abonnés de l’étranger…) font-ils place à sa voix et profilent-ils une conception de l’enfant comme sujet (Calderone, 2020) ?
Plus particulièrement, quelles « idées nouvelles concernant l’éducation sous toutes ses formes » (Calderone, 2020) et quels dispositifs éducatifs se font jour à travers la presse enfantine, voire à la lumière de la presse pédagogique ?
Quels acteurs influencent la définition de l’enfance dans la presse enfantine et la presse pédagogique, et comment ces figures circulent-elles d’un pays à l’autre par le biais de traductions, de correspondances, de collaborations éditoriales ?
4 – Circulation des représentations genrées
Dans quelle mesure la presse pour enfants, qu’elle soit explicitement genrée (par exemple le Journal des demoiselles en France ou The Girl’s Own Paper au Royaume-Uni) ou destinée à un lectorat mixte (comme La Semaine des enfants ou Saint-Nicolas, journal illustré pour garçons et filles), participe-t-elle à la construction des représentations de genres en Europe au XIXe siècle et lesquelles promeut-elle ?
Dans la mesure où de nombreux titres de périodiques du XIXe siècle sont destinés aux jeunes filles, assiste-t-on à l’émergence d’une réflexion sur l’émancipation féminine ? Existe-t-il des réseaux de traductrices, éditrices, autrices, correspondantes ou illustratrices qui rendent possible la diffusion d’une telle réflexion ?
5 - Circulation des imaginaires politiques et rapport à l’altérité : la rencontre entre l’enfance et l’histoire ?
On pourra s’interroger notamment sur la sociopoétique de la presse enfantine et examiner comment les représentations et l’imaginaire social informent la presse pour enfants dans un siècle jalonné par cinq changements de régime. En quoi contribuent-ils à l’émergence de nouvelles techniques d’écriture et d’illustrations ? Entre obédience étatique et originalité artistique, les périodiques juvéniles occupent une place décisive pour l’éducation populaire.
Deux pôles se distinguent : les conflits et le colonialisme. Si les guerres peuvent être traitées à l’échelle européenne, la conquête coloniale élargit le regard au monde entier. Il s’agit d’examiner comment la presse donne à lire le fait politique : fictions, iconographie, documentaire ?
Matthieu Letourneux (2010) a montré comment l’imaginaire colonial façonnait les récits exotiques d’aventure. Francis Marcoin, de son côté, observe que la presse jeunesse française se voit envahie par les thèmes de la guerre, de la défaite et de l’Alsace dans les années 1870 : « La Patrie se substitue à la Providence comme nouvelle Transcendance. » (Marcoin, 2006, p. 597). L’anti-esclavagisme, autre thème important de la littérature pour la jeunesse européenne au XIXe siècle, ne s’exprime pas en dehors de topoï racistes. Quelle(s) relation(s) à l’altérité et à l’identité les périodiques pour la jeunesse développent-ils ? Dans quelle mesure infléchissent-ils et reformulent-ils le cosmopolitisme des Lumières ? Sont-ils des espaces de propagande ? de résistance – y aurait-il, par exemple, une idée de cosmopolitisme ou de paix liée à celle de l’enfance ? Quel est le poids des lignes éditoriales dans ces représentations ?
On pourra plus largement s’interroger sur les représentations et les imaginaires du passé convoquant les espaces européens en établissant une typologie des articles, en recensant les figures canoniques récurrentes, notamment les gloires nationales.
6 – Vulgarisation scientifique
Quels types de savoirs scientifiques (sciences naturelles, physique, géographie, histoire, médecine, technologie, astronomie, archéologie, etc.) circulent de manière privilégiée dans la presse enfantine européenne au XIXe siècle ? Est-ce que l’esprit encyclopédique perdure ? Quelle place la religion occupe-t-elle ?
Comment les procédés de vulgarisation (dialogues pédagogiques, récits fictionnels, récits de voyage, leçons, etc.) se transmettent-ils ou se transforment-ils d’un pays à l’autre ? Peut-on identifier des modèles narratifs ou didactiques transnationaux ?
7 – Esthétique de la presse enfantine : culture visuelle
Le rôle des illustrateurs est particulièrement central dans les journaux du XIXe siècle : comment leurs styles, techniques, motifs iconographiques circulent-ils entre différents espaces européens ? En France, l’année 1904 marque un tournant dans la facture des journaux juvéniles fondant leur succès sur le primat de l’image lorsque paraît à partir de juin 1904 le Petit Illustré à l’initiative de la Société parisienne d’édition Offenstadt. Cela signifie de facto qu’il faut s’intéresser à la place de l’image dans les périodiques mais aussi à la manière dont la presse a contribué à sa vulgarisation.
De Genève à Paris, « le génie de la bande dessinée » (Peteers, 2022), Rodolphe Töpffer s’est rendu célèbre par ses planches ; qu’en est-il des histoires en images dans la presse enfantine ? Quels sont ses émules ? Les illustrateurs, tel Louis Bombled, diffusent leurs dessins dans les albums, la presse adulte et enfantine : leur renommée traverse-t-elle les frontières par le biais des journaux ? Observe-t-on des transferts visuels (types de personnages, représentations de la famille, du quotidien de l’enfant, codes humoristiques) qui témoignent d’une européanisation progressive de la culture visuelle enfantine ?
L’imagerie populaire (image d’Epinal) mérite une attention particulière car c’est elle qui a longtemps tenu lieu de presse enfantine populaire : une étude diachronique permettrait de mieux comprendre comment l’industrialisation de l’imagerie artisanale est devenue une véritable fabrique et a gagné le monde entier et a fortiori l’Europe.
Et qu’en est-il de la réclame ? Quand les encarts publicitaires font-ils leur apparition dans la presse enfantine ? sous quelle forme ? dans quelle mesure peuvent-il contribuer à la circulation, des idées, des échanges culturels ?
Le passage à l’image en couleur est également notable et peut donner lieu à des études spécifiques de planches, d’illustrations en pleine page, de croquis et questionner sur les attentes du jeune lecteur : « Au cours de nos promenades, Anne-Marie s’arrêta comme par hasard devant le kiosque qui se trouve encore à l’angle du boulevard Saint-Michel et de la rue Soufflot : je vis des images merveilleuses, leurs couleurs criardes me fascinèrent, je les réclamai, je les obtins ; le tour était joué : je voulus avoir toutes les semaines Cri-Cri, L’Épatant, Les Vacances, Les Trois Boy-scouts de Jean de la Hire et Le Tour du monde en aéroplane d’Arnould Galopin qui paraissaient en fascicules le jeudi. » (Sartre, 1964, p. 64).
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Les propositions sont à envoyer avant le 30 mars 2026 à :
beatrice.ferrier@univ-artois.fr
laurence.messonnier@univ-lyon1.fr
marine.wisniewski@univ-lyon2.fr
Journée d’études : jeudi 26 novembre 2026, université de Lyon 2, IHRIM, Lirdef, Textes et Cultures.
Toutes les propositions comparatistes concernant l’aire européenne seront les bienvenues
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Bibliographie indicative
Pascale Alexandre-Bergues, L’Idée de littérature à l’épreuve des arts populaires (1870-1945), Paris, Classiques Garnier, 2015.
Julie Anselmini & Chantal Massol, Ecritures et discours « populaires » (XIXe- XXe siècles). Nouveaux regards, Grenoble, UGA éditions, 2023.
Charlotte Appel, Nina Christensen et Matthew O. Grenby (dir.), Transnational Books for Children (1750-1900). Producers, consumers, encounters, Amsterdam/Philadelphie, John Benjamins Publishing Cie, 2023.
Aliénor Asselot, « La presse pour enfants au XIXe siècle en Espagne : un objet d’étude fécond et prometteur », Cahiers de civilisation espagnole contemporaine, Spécial 5, 2024.
Anne Besson-Morel, « Presse enfantine française », dans Isabelle Nières-Chevrel et Jean Perrot (dir.), Dictionnaire du livre de jeunesse, Paris, Éditions du cercle de la librairie, 2013, p. 764-769.
Laurel Brake et Marysa Demoor (dir.), DNCJ. Dictionnary of Nineteenth-Century Journalism, Academia Press, 2009.
Amélie Caldérone, « Les Voix lointaines du jeune lecteur dans la presse de jeunesse du XIXe siècle : entre lectorat effectif à créer et sujet idéal à former », dans V. Stiénon et É. Absalyamova, Les Voix du lecteur dans la presse française du XIXe siècle, Limoges, Presses Universitaires de Limoge, « Médiatextes », 2018, p. 99-115.
Amélie Calderone, « La presse pédagogique européenne (XVIIIe-XXe siècle) », Encyclopédie d’histoire numérique de l’Europe [en ligne], 2020. Disponible sur : https://ehne.fr/fr/node/21424 (consulté le 24 novembre 2025).
Amélie Caldérone, « Partir pour revenir. Enjeux socio-politiques du voyage dans la presse de jeunesse au XIXe siècle », Source(s). Arts, civilisation et histoire de l’Europe, 18, 2021 [ en ligne]. Disponible sur : https://journals.openedition.org/sourcesarche/85 (consulté le 15 novembre 2025).
Pierre Caspard (dir.), La Presse d’éducation et d’enseignement (XVIIIe siècle-1940) : répertoire analytique, INRP-CNRS, 4 vol., 1981-1991.
Mercedes Chivelet, La prensa infantil en España : desde el siglo XVIII hasta nuestros dias, Madrid, Fundacion SM, 2009.
Antonio Checa Godoy, Historia de la prensa pedagogica en España, Sevilla, Universidad de Sevilla, 2002.
Nicolas Cremonia, Bernard Gendrel, Patrick Moran, Fictions populaires, Paris, Classiques Garnier, 2011.
Diana Dixon, « Magazines for Children », dans J. Don Vann et Rosemary Van Arsdel (dir.), Victorian Periodicals : a Guide to Research, vol. 2, 1989, p. 91-98.
Diana Dixon, « Children and the Press (1866-1914) », dans Michael Harris et Alan J. Lee (dir.), The Press in English society from the seventeenth to nineteenth centuries, Rutherford, Fairleigh Dickinson University Press, 1986.
Kristen Drotner, English Children and Their Magazines (1751-1945), New Haven and London, Yale University Press, 1988.
Denise Dupont-Escarpit, La Littérature d’enfance et de jeunesse en Europe : panorama historique, Paris, PUF, 1981 .
Sheila A. Egoff, « Children’s periodicals of the nineteenth-century; a survey and bibliography », Library association, n° 8, 1951.
Emmanuelle Fantin & Julien Tassel, Quand l’enfance rencontre l’histoire. Imaginaires, représentations et savoirs, Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2025.
Alain Fourment, Histoire de la presse des jeunes et des journaux d’enfants (1768-1988), Paris, Éole, 1987.
Jürgen Habermas, L’Espace public. Archéologie de la publicité comme dimension constitutive de la société bourgeoise, Paris, Payot, 1978.
Dominique Kalifa, Philippe Régnier, Marie-Ève Thérenty, Alain Vaillant (dir.), La Civilisation du journal. Histoire culturelle et littéraire de la presse française au XIXe siècle, Paris, Nouveau monde éditions, 2011.
Matthieu Letourneux, « La parodie des feuilletons dans la petite presse ». Écritures et discours « populaires » (xixe-xxe siècles), édité par Julie Anselmini et Chantal Massol, UGA Éditions, 2023, https://doi.org/10.4000/books.ugaeditions.31948 (consulté le 11 décembre 2025).
Mathilde Lévêque, « "Lectures amusantes et variées" : littératures étrangères en traduction dans le Journal des demoiselles (1834-1847) », Fablijes, n° 3, 2025.
Francis Marcoin, Librairie de jeunesse et littérature industrielle au XIXe siècle, Paris, Honoré Champion, 2006.
Francis Marcoin, « La presse enfantine », dans Dominique Kalifa, Philippe Régnier, Marie-Ève Thérenty et Alain Vaillant (dir.), La Civilisation du journal. Histoire culturelle et littéraire de la presse française au XIXe siècle, Paris, Nouveau Monde Éditions, 2011, p. 565-572.
Pedro Mendriola, « Pedagogia y educacion literaria en la prensa infantile : el periodico El Mundo de los niños (1887-1891) », OCNOS. Revista de Estudios sobre lectura, n° 14, 2015, p. 81-99.
Sarah Mombert, Édition des journaux d’Alexandre Dumas [en ligne] https://alexandredumas.org/ (consulté le 11/12/2025).
Sarah Mombert et Corinne Saminadayar-Perrin (dir.), Un mousquetaire du journalisme : Alexandre Dumas, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, 2019.
Benoît Peteers, Génie de la bande dessinée. De Rodolphe Töpffer à Emil Ferris, Paris, Editions du Collège de France, 2022.
Natacha Rimasson-Fertin, Jacob et Wilhelm Grimm, Contes pour les enfants et la maison, Paris, José Corti, 2017.
Natacha Rimasson-Fertin, « Les Kinder- und Hausmärchen des frères Grimm », dans Herta-Luise Ott, Natacha Rimasson-Fertin, Thomas Nicklas (dir.) Faire l’Europe par la culture/Europäisierung durch Kultur. Liber Amicorum François Genton, EPURE, 2021, p.49-69.
Jean-Paul Sartre, Les mots, Paris, Gallimard, 1964.
Evanghelia Stead et Hélène Védrine (dir.), L’Europe des revues, 1880-1920 : estampes, photographies, illustrations, PUPS, 2008.
Evanghelia Stead et Hélène Védrine (dir.), L’Europe des revues II, 1860-1930 : réseaux et circulations des modèles, PUPS, 2018.
Christine Thirion, « La presse pour les jeunes de 1815 à 1848. Essai d’analyse de contenu », Bulletin des bibliothèques de France, n° 3, 1972, p. 111-132.
Jesus Maria Vasquez, La prensa infantil en España, Madrid, Doncel, 1963.
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Liste indicative des périodiques français pour la jeunesse au XIXe siècle
Étrennes des enfants et des adolescents ou le calendrier du jeune âge (1801-1803)
La Bibliothèque de l’adolescence (1803)
Calendrier de la sagesse (1809- ?)
Annales de l’éducation (1811-1813)
Le Dimanche ou Récréation de la jeunesse (1815)
Journal de la jeunesse, ci-devant les dimanches (1815-1816)
Le vieux conteur (1817-1818)
Le Nouveau Mentor de l’adolescence et de la jeunesse (1823)
Le Petit Courrier de la jeunesse. Journal d’éducation par une société de gens de lettre (1824- ?)
Le Bon Génie (1824-1829)
L’Ami de la jeunesse et de la famille (1825-1913)
L’Abeille française (1828-1835)
Journal des enfants (1832-1896)
Journal des jeunes personnes (1833-1867)
Journal des demoiselles (1833-1932)
La Mère institutrice (1834-1845)
Magasin des demoiselles (1844-1881)
La Poupée modèle, journal des petites filles (1863-1924)
La Semaine des enfants (1857-1876)
Magasin d’éducation et de récréation (1864-1916)
Journal de la jeunesse (1872-1914)
Saint-Nicolas, journal illustré pour garçons et filles (1880-1913)
Le Petit Français illustré (1889-1905)
L’Écolier illustré (1890-1915)
Mon journal (1881-1925)
Comité scientifique
Jean-François Condette, université de Lille
Béatrice Ferrier, université d’Artois
Delphine Gleizes, université Grenoble-Alpes
Isabelle Guillaume, université de Pau
Anne Jusseaume, université d’Artois
Mathieu Letourneux, université Paris Nanterre
Mathilde Lévêque, université Sorbonne Paris Nord
Francis Marcoin, université d’Artois
Marion Mas, université de Montpellier
Laurence Messonnier, université de Lyon 1
Christine Prévost, université d’Artois
Kimberley Reynolds, Newcastle University
Marie-Ève Thérenty, université de Montpellier 3
Hélène Veilhan, MSH de Clermont-Ferrand
Sylvain Wagnon, université de Montpellier
Marine Wisniewski, université de Lyon 2