Colloque à Malte 29 et 30 avril 2026
À l’instar d’Edgar-Pierre Jacobs, Morris ou Tibet, Hugo Pratt ne s’était pas opposé à ce que ses personnages soient repris par d’autres scénaristes et dessinateurs après son mort. En 2015, les lectrices et lecteurs des aventures de Corto Maltese découvrent enfin le premier album du marin à l’oreille percée le plus célèbre du 9e art mise en scène et dessiné par Juan Diaz Canales et Rubén Pellejero : Sous le soleil de minuit. Suivront Equatoria, Le Jour de Tarowean, Nocturnes berlinois, La Ligne de vie… Puis, de Martin Quenehen et Bastien Vivès, Océan noir, La Reine de Babylone et Le jour d’avant.
Soit huit albums qui ont prolongé l’existence de Corto Maltese, en lui conservant sa silhouette, les traits de son visage, son sens de l’humour ; en cassant un certain nombre de codes ou habitudes auxquels lectrices et lecteurs étaient accoutumés, en revisitant des villes et contrées dans lesquelles Pratt l’avait entraîné ou bien lui faisant arpenter de nouveaux ailleurs et se lancer dans de nouveaux combats et de nouvelles quêtes…
Via les communications que nous souhaitons accueillir et les contributions que nous souhaitons réunir dans le cadre du volume qui sera publié par la suite, ce sont les héritages captés par ces auteurs, ainsi que les ruptures qu’ils ont introduites et les renouvellements qu’ils ont amorcés que nous souhaiterions mettre en évidence.