Essai
Nouvelle parution
Davide Vago, Le tissage du vivant. Écrire l'empathie avec la nature (Pergaud, Colette, Genevoix, Giono)

Davide Vago, Le tissage du vivant. Écrire l'empathie avec la nature (Pergaud, Colette, Genevoix, Giono)

Publié le par Faculté des lettres - Université de Lausanne (Source : Davide Vago)

Un essai qui s'inscrit dans un mouvement en plein essor de la critique littéraire française et européenne, à savoir celui de l'écopoétique. Préface d'Anne Simon. 

Nous vivons une époque de crise environnementale qui a une portée historique. Que peut la littérature face aux défis qui attendent l'humanité au cours des années à venir ? Par ses créations originales, l'écriture littéraire a toujours été porteuse d'une certaine empathie à l'égard de la nature. Cet essai envisage d'abord la notion d'empathie, en résumant sa définition au sein de la psychologie, des neurosciences et des sciences humaines. En précisant le concept de point de vue, on envisage les stratégies énonciatives permettant d'inscrire au niveau du texte littéraire un véritable décentrement par rapport à un point de vue humain, unique, anthropocentré. Ensuite, quatre écrivains sont étudiés dans une perspective écopoétique : Louis Pergaud, Colette, Maurice Genevoix et Jean Giono. Par leur insistance sur les éléments non-humains comme sujets, par leurs configurations imagées, leurs récits sont à même de tisser des liens au sein du vivant, à un moment où l'on découvre la fragilité de ceux-ci aussi bien que leur importance.

Table des matières

« Quand l’Italien est heureux »… Préface d'Anne Simon

Introduction 
De l’ecocriticism à l’écopoétique 
L’empathie avec la nature en émergence 
Percevoir la nature : l’empathie 
L’empathie : psychologie, sciences cognitives,
sciences humaines 
L’empathie avec la nature. Les configurations énonciatives au service d’un art du décentrement 


Louis Pergaud observer et raconter le milieu anima
La notion du « monde » animal chez Pergaud 
Entrer dans la peau d’une bête.
La tragique aventure de Goupil 
Le miracle de Saint-Hubert à l’aune de l’altérité animale 


Colette. Écrire sous le signe de la bête 
Animal et animalité : la part de l’ombre 
L’empathie colettienne avec le vivant : des Dialogues de bêtes à La Chatte 


Maurice Genevoix. Célébrer la vie malgré tout 
L’écrivain et la « parole » animale 
De Ceux de 14 à Un jour : avoir confiance dans la vie 


Jean Giono Réinventer les genres pour traduire le magma panique 
Colline, ou le paysage animé de Pan 
Jalons pour une lecture écopoéticienne. La « danse en rond » de Regain 
Que ma joie demeure à l’épreuve de l’écopoétique. La disproportion à l’oeuvre 
L’empathie entre fatalité et ressource poétique : Solitude de la pitié


Conclusion
Quatre intercesseurs pour re-tisser notre rapport au vivant

 
Bibliographie