Actualité
Appels à contributions
Poétique du figurant - Il popolo delle comparse (Quaderni proustiani 2024)

Poétique du figurant - Il popolo delle comparse (Quaderni proustiani 2024)

Publié le par Faculté des lettres - Université de Lausanne (Source : Ludovico Monaci)

Appel à contributions

Quaderni proustiani 2024

Poétique du figurant - Il popolo delle comparse


De grands personnages habitent au cœur de la Recherche, qui nous sont chers et familiers : Françoise et Léonie, la mère, la grand-mère, Swann et Odette, Oriane, Gilberte et Albertine, Charlus et les Verdurins... Des articles et des livres leur ont été consacrés (De Lattre 1984, Dubois 1999, Schneider 2000, Pierron 2005, Teyssandier 2013). Mais on a prêté nettement moins d’attention (de Tadié 1971 à Brézet 2022) au très grand nombre
de personnages secondaires et aux figurants qui en constituent, eux, le chœur innombrable, puisque le personnel du roman, au grand complet de son casting, monte à plus de 500 personnages (d’aucuns disent 800, d’autres encore 2500): domestiques et valets de pied, commerçants et vendeurs ambulants, laitières et crémières, courrières et chambrières, serveurs de restaurant et servantes de curé, filles de cuisine et garçons de ferme. Déplaçant l’œil de la caméra du premier plan vers le fond de scène et ses coulisses, nous voudrions cette fois saisir et clicher ces figures qui vaguent et vaguent dans l’ombre, et ne font parfois qu’un pas furtif jusqu’aux lumières de la rampe. Ces météores tangentiels d’autres mondes parallèles (ouvriers, gens de maison, petits commerçants) qu’on a souvent reproché à Proust d’avoir laissés pour compte dans son tableau social, recevront ici une attention exclusive, qui visera à cerner comment le figurants’appelle ou est désigné, apparaît, parle, pense, agit, éprouve, s’intègre dans un ensemble ou un sous-ensemble.

L’ambition critique de ce volume est prioritairement po(ï)étique : comment se fabrique (Hamon 1983, Adam 1989, Lavocat et al. 2007) le personnage proustien (en l’occurrence, le figurant) et pour quelle économie narratologique dans le « personnel » romanesque (Greimas, Bremond, Hamon). Aussi penchera-t-on de préférence pour des fondements de type génétique, stylistique, rhétorique, linguistique textuelle, narratologique, sans pour autant exclure des apports philologiques (Schuerewegen 2006 ; Wise 2007) ni se priver d’aboutir à des interprétations sociologiques (Dubois 1997, 2018 ; Marcel Proust aujourd’hui n° 5).

Les approches pourront donc concerner les points d’attention suivants :

- la genèse du personnage dans les brouillons éclairera sans nul doute son embryon intentionnel ou accidentel, sa fabrication et sa fonction, ainsi que toutes les caractéristiques qui suivent (Wada ; Brézet 2022) ;
- l’onomastique (Henrot Sostero 2011, 2014, 2021, Wada 2020) bénéficiera la première de cette enquête génétique : Proust a beaucoup travaillé aux noms de ses personnages, et en a fourni aussi une poétique in situ (en particulier pour les noms de pays). L’empan de cet exercice adamique (nommer / ne pas nommer) est très ample, puisqu’il va des innombrables re-baptêmes de personnages comme Charlus (Wada 2011, Teyssandier 2013) à un nombre tout aussi consistant de personnages anonymes ou du moins typiques (le valet de chambre). Que signifie donc, pour Proust, donner un nom à un personnage, à la lumière de sa position dans la pyramide fictionnelle ?
- la corporéité qu’ils reçoivent en dotation, à travers la description (Adam 1990, Gastabon 2011, Chaudier 2022) conforte-t-elle le principe subjectif (affectif) du point de vue proustien? À quoi doit-on, quelquefois, la précision et la force des portraits ? À l’importance diégétique du personnage ou à l’état d’esprit de qui le regarde ? Où va l’« impressionnisme » et quand se déclare-t-il (comme un rhume, une grippe ou un chagrin) ? Le portrait qui en est brossé partage-t-il les mêmes formules stylistiques que celui des protagonistes (Chaudier 2022) ? Ou bien se distingue-t-il de ce dernier en quantité, qualité, détail, variabilité, contrariété ? (L’« idée de recherche » de Barthes 1971 n’en a peut-être pas encore fini de porter ses fruits) ;
- l’accès (le droit) à la parole et le rôle de cette voix dans le « Concert des Faubourgs », telle qu’elle pourrait servir de contre-chant à un discours privilégié (de privilégiés) apportera-t-elle sa contribution à l’illustration sociolinguistique de l’idiolecte ? (Voir Genette 1971 et « le langage indirect», Tadié 1971 et « Le monde du langage », Pierron 2005 pour le parler de Françoise, Henrot 2021 (dir.) et « L’exercice de la parole ») ;
- l’accès à l’existence psychologique: une épaisseur humaine est-elle accordée aux figurants, dans un roman où chaque fibre de l'être est toute traversée des vibrations de cœurs rongés par mille sentiments ? Ces statues postées à l’entrée des hôtels parisiens ou normands sont-elles des cariatides de pur marbre ou des statues de Memnon prêtes à chanter ou pleurer leur drame intérieur ?
- le système figural: on sait combien constitutive est la « métaphore » (entendue au sens large) dans la stylistique de Proust. Tout un bestiaire (Simon 2018, Moret-Jankus 2017, 2022) se faufile dans les salons et dans les places. Ce système figural révélera-t-il une unité d’intention de la
part de l’auteur, ou bien servira-t-il de critère distinctif entre les différents « étages » de la pyramide ?
- la position et le volume actanciel (Hamon 1972) : tant en termes géométriques (quelle place occupent-ils sur la scène du roman ?) qu’en termes acoustiques : leur prise de parole mérite-t-elle, de la part du Narrateur, ne fût-ce qu’un instant, un volume de micro qui domine suffisamment le concert ambiant pour venir frapper nos oreilles (Vago 2014, 2021, Athias 2021) ? Eulalie ou Léonie ne parlent-t-elles pas presque autant qu’Albertine ? En-dessous de quel seuil volumétrique entrent-t-ils dans cette classe ?
- la partition du personnel par types (le juif, l’artiste, la cocotte, la passante, le dandy, l’Amazone); ou par groupes (salons, clans, clubs, cercles, castes, ordres et corporations); ou par genre (les femmes, les lesbiennes, les homosexuels, le troisième genre)...

La bibliographie qui suit (sans nulle prétention d’exhaustivité) montre que quelques-unes de ce questions se sont attachées, au fil des années, à un personnage, à un groupe, à un type, à un genre sexuel, avec une nette préférence (toute compréhensible et justifiée) pour les grands protagonistes. Par ailleurs, quelques recensements bethléemmiens ont patiemment épluché la Recherche, pour en tirer des listes (Tadié 2022, Wikipedia), des « bottins » (Erman 2016) ou des « dictionnaires » (Brézet 2022, voir aussi Bouillaguet 2004). Ces longues énumérations balaient le champ du personnage en extension. Il s’agirait maintenant de tenter une définition en compréhension, en quête des traits convergents, du “dénominateur commun”, de ces « lois » poétiques qui décrètent, chez Proust, l’indexation d’un personnage à la classe des figurants : quelle hiérarchie et quelles partitions, quels paradoxes et quelles surprises ? À quoi servent les figurants de la Recherche. En un mot, qu’est-ce qui détermine, définit, constitue le statut de figurant ?

Calendrier

mai 2023: 1) résumé d’environ 1000 signes espaces comprises et bibliographie, 2) biographie de l’auteur (800 signes espaces comprises) à renvoyer à genevieve.henrot@unipd.it et à ludovico.monaci@phd.unipd.it
septembre 2023: article définitif, mis aux normes de la revue*, à renvoyer en version Word à genevieve.henrot@unipd.it et ludovico.monaci@phd.unipd.it (*https://quaderniproustiani.padovauniversitypress.it/)
décembre 2023: retour de la révision en double aveugle
février 2024: retour des articles dans leur version définitive à genevieve.henrot@unipd.it.
avril 2024: publication en ligne sur le site des Quaderni proustiani (Padova University Press)

Comitato scientifico

Alberto Beretta Anguissola, Università La Tuscia Viterbo (IT) - Stéphane Chaudier, Université de Lille (FR) - Luc Fraisse, Université de Strasbourg (FR) - Giuseppe Girimonti Greco, PhD, traduttore (IT) - Geneviève Henrot Sostero, Università di Padova (IT) - Françoise Leriche, Université de Grenoble Alpes (FR) - Bruno Moroncini, Università di Salerno (IT) - Isabelle Serça, Université de Toulouse-Le Mirail (France) - Anne Simon, République des Savoirs : Centre National de la Recherche Scientifique / École normale supérieure / Collège de France / Université Paris Sciences & Lettres (FR) - Eleonora Sparvoli, Università di Milano (IT) - Anna Isabella Squarzina, Università LUMSA (IT) - Davide Vago, Università Cattolica di Milano (IT) - Marisa Verna, Università Cattolica di Milano (IT).

Bibliographie
Livres

Adam Jean-Michel ([1992], 20174), Textes: types et prototypes, Paris, Nathan.
Adam Jean-Michel ([1989] 2005), Le Texte descriptif, Paris, Armand Colin, « fac ».
Athias Béatrice (2021), La Voix dans RTP, Paris, Classiques Garnier.
Bertier Philippe (2017), Charlus, Paris, Éditions De Fallois.
Bouillaguet Annick (dir.) (2002, 20142), Le Dictionnaire de Marcel Proust, Paris, Honoré Champion.
Brézet Mathilde, Le grand monde de Proust. Dictionnaire des personnages d’À la recherche du temps perdu, Paris, Grasset, 2022.
Cardinal Jacques (2022), Aspects du nom propre. Balzac, Loti, Proust, Paris, Hermann.
Carson Anne (2017), Atelier Albertine. Un personnage de Proust, traduit de l’anglais, Paris, Seuil.
De Lattre Alain (1989), Le Personnage proustien, Paris, Corti, « Les essais ».
Dubois Jacques (1997), Pour Albertine. Proust et le sens social, Paris, Seuil.
Dubois Jacques (2018), Le Roman de Gilberte Swann : Proust sociologue paradoxale, Paris, Seuil.
Erman Michel (2016), Bottins proustiens. Personnages et lieux dans À la recherche du temps perdu, La Table ronde, « La petite vermillon ».
Fukuda Momoko (2002), Les femmes tutélaires dans la Recherche. Approche intertextuelle de la figure de la servante, Paris, Honoré Champion, «Recherches proustiennes ».
Gabaston Liza (2011), Le Langage du corps dans RTP, Paris, H. Champion, « Recherches Proustiennes » n° 20.
Genette Gérard, Figures II, Paris, Seuil.
Genette Gérard, Figures III, Paris, Seuil.
Hamon Philippe (1983), Le Personnel du roman. Le système des personnages dans « Les Rougon-Macquart d'Émile Zola, Genève, Droz.
Henrot Sostero Geneviève (2011), Pragmatique de l’anthroponyme dans RTP, Paris, H. Champion, « Lexica ».
Jouve Vincent (1998), L’Effet personnage, Paris, PUF.
Laurens Stéphane (2022), Proust et les mécanismes d’influence sociale : attitudes, changements d’attitudes et influences dans la Recherche, Saint-Guilhem-le-Désert, Éditions Guilhem.
Lavocat Françoise, Murcia C. Salado R. (2007), La Fabrique du personnage, Paris, Champion.
Montalbetti Christine (2003), Le Personnage, Paris, Flammarion.
Oriol Judith (2009), Femmes proustiennes, Bucarest, Paris, Jérusalem, EST.
Penesco Anne (2021), Oralité du texte et écriture des voix dans RTP, Paris, Classiques Garnier.
Pierron Sylvie (2005), Ce beau français un peu individuel : Proust et la langue, Saint-Denis, Presses Universitaires de Vincennes.
Roger Alain (1985), Proust : les plaisirs et les noms, Paris, Denoël, « Infini ».
Simon Anne (2018), La Rumeur des distances traversées Proust, une esthétique de la surimpression, Paris, Classiques Garnier, 2018, « Bibliothèque proustienne ».
Tadié Jean-Yves (1971), Proust et le roman, Paris, Belfond.
Teyssandier Laurence (2013), De Guercy à Charlus : transformations d'un personnage de RTP, Paris, H. Champion.
Vinken Barbara, Sprenger Ulrike (2019), Marcel Proust und die Frauen, Berlin, Insel Verlag,

Articles

Azagury Yaelle (2005), « Psychologie et portrait littéraire chez Proust », Bulletin Marcel Proust, 63-77.
Barthes Roland ([1971] 1980), « Une idée de recherche », in Recherche de Proust, Paris, Seuil, « Points », 34-39.
Barthes Roland ([1967] 1972), « Proust et les noms », in Nouveaux essais critiques, Paris, Seuil, « Points », 121-134.
Ben Mustapha, Jamila (2006) « Langages, classes sociales et narrateurs dans la Recherche », Bulletin Marcel Proust, 56, 63-73.
Benhaïm André (2007), « Face au passant : Proust, Baudelaire, Lévinas et la réponse poétique », Revue des Sciences humaines, 286, 91-108.
Bouillaguet Annick (2009), « La montée du salon Verdurin ou le vice récompensé », in Marcel Proust 7 : Proust sans frontières 2, textes réunis per Bernard Brun, Masafumi Oguro et Kazuyoshi, Yoshikawa, Caen, Lettres modernes, Minard, 9-20.
Cahné Pierre (2009) « La voix de Legrandin dans RTP », in La voix : hommage à Pierre Brunel, sous la direction et avec une introduction de Danièle Chauvin, Paris, PUPS, 169-174.
Cerfon Audrey (2016), « Qui est Albertine ? », Poétique, 125-144.
Chaudier Stéphane (2018), « Proust et l’art du portrait », Portraits dans la littérature, de Gustave Flaubert à Marcel Proust, Paris, Classiques Garnier, 53-79.
Chaudier Stéphane (2008), « La cocotte polyglotte chez Bourget, Proust, Larbaud », Citer la langue de l’autre : mots étrangers dans le roman, de Proust à W.G. Sebald, textes réunis par Danielle Perrot. Corpet et Christine Queffelec; préface d'Alain Montandon, Lyon, Presses universitaires de Lyon, « Passages », 35-51.
Chaudier Stéphane (2009), « Pour en finir avec le monde : Proust et la description pathologique », Phénoménologie littéraire de l’écriture de soi, textes réunis et présentés par Jean Leclerq et Nicolas Monseu, Dijon, Presses universitaires de Dijon, 109-121.
Cherly Maria (2020), « “La Reine de l’instant” : figure de la Parisienne dans RTP », La Parisienne du Second Empire aux Années folles, Paris, H. Champion.
Coudert Raymonde (1998), Proust au féminin, Paris, Grasset/Fasquelle.
De Cesare Raffaele (2004), « Volti, gesti, movenze di alcune comparse nella Recherche », Aevum, Rassegna di scienze storiche, linguistiche e filologiche, 78, 3, 2004, 841-854.
De Lattre Alain (983), « Le personnage proustien : contradiction et impossibilité d'être », in La passion de la raison. Hommage à Ferdinand Alquié, Paris, Presses Universitaires de France, 429-439.
Désile Patrick (2016), « Figures, figurants, figurines », Revue d’études proustiennes, 4, 35-81.
Dezon Jones Elyane (2008), « Saniette / Saintine », in Proust et les moyens de la connaissances, texte réunis par Annick Bouillaguet, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 229-234.
Dumas Isabelle. 2013. « Ces vices hypnotiques : déviances proustiennes », Postures, Dossier « Déviances », n°18, En ligne <http://revuepostures.com/fr/articles/dumas-18> (Consulté le xx / xx / xxxx). D’abord paru dans : Postures, Dossier « Déviances », n°18, 71-81.
Ergal Yves Michel (2017), « Profonde Albertine », Revue d’études proustiennes, 6, 384-398.
Erman Michel (2022), Les personnages dans RTP : https://essentiels.bnf.fr/fr/article/ f38a1960-7b71-4309- b1a8-685a20379737-personnages-dans-la-recherche-temps-perdu
Farron Yves (2007), « Madame de Surgis et ses fils : entre Cratyle et Freud », Poétique, 50, 169-185.
Favre Guillaume (2006), « L’exécution de Charlus ou l’échec de l’éloquence mondaine », Versants, 51, 129-151.
Fusco Joel (2020), « Les dandys, célibataires crépusculaires de l’art dans RTP », Revue d’études proustiennes, n° 12, 145-167.
Gantrel Martine (2021), « Vers une approche sonore de Françoise dans RTP », Revue d'Histoire Littéraire de la France, 2, 345-360.
Goujon Francine (2008), « Écriture réflexive et genèse d’Albertine dans le Cahier 54 », Bulletin d’Informations Proustiennes, 38, 73-87.
Goujon Francine (2019), « Silhouettes contemporaines dans RTP : l’éditeur et le banquier », Revue d’Histoire littéraire de la France, 1, 113-123.
Guez Stéphanie (2008), « Proust en faiseur d’ana. L’anecdote et la construction du personnage proustien », Littérature, 149, 89-107.
Hamon Philippe (1976), « Pour un statut sémiologique du personnage », in Littérature, n° 6, 86-111.
Hartmann Marie (2007), .« Écrire Venise : “la jeune fille à la croisée” », Textuel, 50, 23-32.
Henrot Sostero Geneviève (2018), « Enfers du nom dans la Recherche », Quaderni proustiani, n°12, p. 77-100.
Henrot Sostero Geneviève (dir.) 2021, « L’exercice de la parole », Bulletin d’Informations Proustiennes, n° 51.
Houppermans Sjef (2005), « Comment peut-on s’appeler “Dans les choux” ? À propos d’Octave avait vingt ans par Gaspard Koenig [...] », Marcel Proust aujourd’hui, 3, 187-197.
Hughes Edward (2005), « La représentation du monde social dans Combray », Marcel Proust aujourd’hui, 3, 63-80.
Hurson Didier (2008), « Le pouvoir et ses emblèmes : ordre totémique et ordre des castes dans la société de Marcel Proust », in Jean-Marie Paul, Les figures du pouvoir : l’arbitraire et le droit de Machiavel au XXe siècle, Angers, Presses universitaires d’Angers, 139-159.
Jacobée Éric (2017), « Proust et ses personnages », in Petite histoire des personnages de roman : le romancier et ses personnages, Paris, Ellipses, 299-315.
Jeannerey Sylvie (2007), « Est-ce que j’en suis ? : le troisième sexe chez Balzac et Proust (à propos de Sarrasine et de Sodome et Gomorrhe) », Marcel Proust aujourd’hui, 5, 32-52.
Jenny Laurent (2005), « L’Effet Albertine », Poétique, 142, 205-218.
Jongeneel Else (2005), « Proust et le culte du nom », in L’écrivain et sa langue : romans d’amour, de Marcel Proust à Richard Millet, études rassemblées et présentées par Sylviane Coyault, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, 229-239.
Kato Yasué (2016), « Le charme passager des jeunes filles de la classe populaire dans RTP : ajouts du Cahier 34 sous la lumière du Carnet 2 et du Cahier 54 », Gallia, Bulletin de la Société de langue et de littérature françaises  de l’Université d’Osaka, 56, 61-70.
Leriche Françoise (2008), « Bouillon de culture... Le rôle des salons et de la médiation mondaine dans la diffusion des savoirs: discours des historiens et représentation proustienne », in Proust et les moyens de la connaissance, textes réunis et présentés par Annick Bouillaguet, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, « Formes et savoirs », 183-194.
Masse François (2006), « Proust et la nostalgie de la ‘passante’ », in L’Atelier du roman, 48, 134-144.
Menou Hervé (2003), « La marginalité du baron de Charlus », in Arlette Bouloumié (dir.) Figures du marginal dans la littérature française et francophone, Presses Universitaires d’Anger, Recherches sur l’imaginaire, Cahier XXIX.
Milly Jean (1974), « Sur quelques noms proustiens », Littérature, 14, 65-82.
Misan Montefiore Jacques (2007), « La maschera e il volto nelle opere di Proust e Pirandello », Studi francesi, 152, 390-403.
Monaci Ludovico (2022), « La marquise d’Hervey de Saint-Denys dans la Recherche: une tromperie mondaine sous le changement onomastique ?», il Nome nel testo, XXIV, 2, 145-156.
Moret-Jankus Pauline (2017), « Types, races, espèces : taxinomies humaines et mémoire conceptuelle dans la Recherche », Revue d’études proustiennes, 5, 349-360.
Moret-Jankus Pauline (2022), « Le bestiaire homosexuel de la Recherche », Bulletin d’Informations Proustiennes, n° 52, 169-177.
Moricheau-Airaud Bérengère (2012), « Les anamorphoses de “Rachel Quand du Seigneur” », L'incarnation artistique : mises en scène littéraires, Paris, L’Harmattan, 2021, 43-64.
Moricheau-Airaud Bérengère (2016), « La représentation du discours des homosexuels dans RTP », Inverse, 16, 115-133.
Murat Laure (2002), « Invertis et domestiques ou l’envers du décor », Marcel Proust, un roman parisien, Paris, Musées Carnavalet, 136-143.
Nakano Chizu (2008), « Le Cahier 54 : fil conducteur de la métamorphose d’Albertine », Bulletin d’Informations Proustiennes, 38, 89-98.
Salado Régis (2012), « Noms de personnages : le nom », Textuel, 67, 237-245.
Schnedecker Catherine (1989), « La dénomination du personnage en contexte dialogué », Pratiques, 64, 39-67.
Schuerewegen Franc (2006), « L’effet Cambremer ou souvenirs d’un Balzacien », L’expérience de lecture, études réunies et présentées par Vincent Jouve, Paris, Édition L’Improviste, 35-44.
Serça Isabelle (2013), « De l’importance de Mme Sazerat dans la délivrance des “grandes lois” : les corrections sur les placards Bodmer », Genesis, n° 36, 37-50.
Squarzina Anna Isabella (2011), « À propos de deux surnoms délocutifs proustiens », Revue italienne d’études françaises, n°1, p. 1-10.
Tadié Jean-Yves (2022), « PROUST MARCEL (1871-1922) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 février 2023. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/marcel-proust/6-la-destruction-des-personnages/
Teyssandier Laurence (2011), Approche génétique de la soirée Verdurin de La Prisonnière : un nouvel éclairage sur la noblesse du faubourg Saint-Germain, in Plus noble que le roi : représentations littéraires de la noblesse / Journée d'hommage à Alain Néry du 25 juin 2008 – Angers: Presses de l'Université d'Angers, 133-142.
Topping Margaret, “Artists and alchemists in Proust’s RTP”, French Studies, 60, 4, 466-478.
Vago Davide (2014), « Anamorphoses d’une voix. ‘Entendre’ la Berma », Quaderni proustiani, 237-256.
Vago Davide (2021), « Proust graveur de la voix », Bulletin d’Informations Proustiennes, 51, 105-115.
Vernet Matthieu (2009), « La grand-mère au grand cœur », Bulletin d’Informations Proustiennes, 39, 83-97.
Wikipedia, Liste des personnages d’RTP : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_personnages_d%27%C3%80_ la_recherche_du_temps_perdu
Wada Akio (2011), « La formation des noms de personnages dans la genèse de RTP », Comment naît une œuvre littéraire ? Brouillons, contextes culturels, évolutions thématiques, Paris, Honoré Champion, 233-243.
Wada Eri (2008), « Rachel et Bloch dans le Cahier 54 », Bulletin d’Informations Proustiennes, 38, 65-71.
Wada Eri (2020), « Polysémie allusive d’un nom propre disparu : Picpus », Bulletin d’Informations Proustiennes, n° 50, 105-116.
Wieser Dagmar (2008), « Fantômes parisiens au Bal des têtes : Marcel Proust et le temps des romantiques », in Mémoire et oubli dans le lyrisme européen: hommage à John E. Jackson, Paris, H. Champion, 219-251.
Wise Pyra (2005), « Legrandin : un pastiche de Rousseau ? », in Marcel Proust 5. Proust au tournant des siècles 2, Paris/Caen, Lettres modernes Minard, 15-41.