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Bonne chançon vaillant : la chanson d’Aspremont

 

Nul ne saurait nier que la chanson d’Aspremont, composée vers 1190 et présentée d’emblée par le narrateur‑jongleur comme « une bonne chançon vaillant », est une chanson de geste.

 

À plus d’un titre, elle s’inscrit dans le sillage de la Chanson de Roland, à plusieurs égards son hypotexte, qui forge le modèle du genre en empathie profonde avec l’imaginaire de la société féodale. Pourtant, comme l’a souligné la critique, elle prend quelque distance avec la tradition. Sans jamais trahir la formule épique, elle use en effet de la multiplicité des thèmes, des personnages, des situations, des jeux de confrontation avec l’autre, formant comme un précipité de tout ce qui alimente le genre épique.

 

C’est cette atypicité que les articles réunis ici éclairent à nouveaux frais en des approches variées, rendant justice à une œuvre à la fois intrinsèquement épique et profondément originale, destinée à exalter l’engagement d’une communauté à l’aube de la troisième croisade.

 

Les articles ici recueillis, écrits dans la perspective de la préparation à la session 2020 des agrégations de Lettres, ont été réunis par Catherine Croizy-NaquetAmandine Mussou et Anne Paupert, et mis en ligne avec le soutien de l'Université de Lausanne.

 

 

 

 

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