Actualité
Appels à contributions
Les imaginaires techniques : penser la technique par ses représentations et ses pratiques contemporaines. Journée d’étude du Réseau des Jeunes Chercheurs de l’InidexICCA (Sorbonne nouvelle)

Les imaginaires techniques : penser la technique par ses représentations et ses pratiques contemporaines. Journée d’étude du Réseau des Jeunes Chercheurs de l’InidexICCA (Sorbonne nouvelle)

Journée d’étude du Réseau des Jeunes Chercheurs de l’InidexICCA

« Les imaginaires techniques : penser la technique par ses représentations et ses pratiques contemporaines »

16 juin, Maison de La Recherche (4 rue des Irlandais, Paris).

« Le rêve pour une part engendre l’objet technique et celui-ci en retour inspire d’autres rêves à partir de quoi d’autres objets sont conçus puis construits » 

(Garçon, 2003, p. 38)

Appel à communication

La notion protéiforme d’ « imaginaire » est couramment convoquée dans les champs des Sciences Humaines et Sociales. D’une notion initialement philosophique (Sartre, 1936) à un mode de pensée anthropologique (Caillois, 1974 ; Durand, 1960 ; Godelier, 1982) en passant bien évidemment par ses apports dans la littérature (Rosset, 1976), le terme a longtemps été confronté au symbolique (Godelier, 2012), pour finalement sembler s’imposer au détriment de ce dernier, souvent regardé d’un air de défiance pour ses ramifications psychanalytiques. Les sciences empiriques plus récentes comme la sociologie ou les sciences de l’information et de la communication ont pour leur part un usage plus modéré du terme « imaginaire », lui préférant sans doute ceux de « représentation » et de « signification » (Proulx, 2006), ou y mêlant des considérations culturelles ; après tout, l’« imaginaire » n’est-il pas en soi un objet culturel « se nourri[ssant] aux sources les plus profondes et les plus intenses de la participation affective » ? (Morin, 1956, p. 104) Et « par là-même, [ne nourrit-il pas] les participations affectives les plus intenses et les plus profondes » (ibid.) ?

Les liens décrits par Edgar Morin entre imaginaire et affects ne concernent pas uniquement l’imaginaire esthétique mais également d’autres types d’imaginaires, notamment ceux inscrits dans la question de la technique. Parce qu’ils sont traversés par des affects, et inversement, les imaginaires contribuent en effet à orienter l’engagement des individus dans des objets culturels, des dispositifs techniques et, plus largement, dans des pratiques sociales situées. La question de l’imaginaire technique a ainsi connu de nombreux développements durant la seconde moitié du XXème siècle. qui se sont actualisées lors du tournant numérique du XXIème siècle (Coutant, 2015 ; Jouët, 2000 ; Flichy, 2008). Ce concept est toujours convoqué aujourd’hui, notamment à l’heure où l’IA implique de questionner à nouveaux frais nos pratiques (professionnelles, artistiques, éducatives, etc.).

Cette journée d’étude se donne l’enjeu, comme d’autres avant elle, d’explorer toujours plus avant les imaginaires techniques contemporains, de leur construction à leurs effets tangibles. Le terme « technique » n’est volontairement pas défini dans cet appel, de sorte à ne pas limiter les propositions à des champs disciplinaires spécifiques ; la journée d’étude se veut interdisciplinaire.

Les propositions de communication pourront s’inscrire dans l’un des axes suivants, qui ne sont pas limitatifs :


Axe 1. L’imaginaire technique comme instrument de pouvoir et comme levier de contestation ?

Le premier axe s’inscrit dans une réflexion sur certains de nos imaginaires techniques structurants, à savoir les concepts de progrès ou d’innovation techniques, et leur rapport au réel. Les conceptions du progrès technique sont porteuses d’idéaux sociétaux et moraux, poussant certains chercheurs à parler d’imaginaires socio-techniques (Jasanoff & Sang-Hyun, 2015), qui s’incarnent dans les « innovations » (Martuccelli, 2016). Notion-outil par excellence et largement construite par et pour un système capitaliste (Jarrige, 2016), l’innovation permet d’illustrer les aspirations de groupes sociaux, notamment professionnels. En effet, comme le souligne Antoine Hennion, les chercheurs ont tout intérêt à se pencher sur « le caractère performatif du récit d’innovation » (2003, p. 139), puisque « parler d’innovation, c’est déjà la promouvoir — et la promouvoir sous une certaine forme. » (ibid.). En cela, les formes promues peuvent être en adéquation avec les projets et idéaux de l’entreprise, mais aussi avec les systèmes socio-économiques dans lesquels ils s’inscrivent, par exemple les politiques de subvention des start-ups sur un territoire donné. De même, les recours au technosolutionnisme est déjà porteur d’une idéologie innovationniste, ce que montrent par exemple différentes études sur le transhumanisme  (Le Dévédec, 2021 ; Lombard, 2022).

Les appels à la décroissance, phénomène corollaire – ou peut-être naturellement en continuité – du technosolutionnisme, sont également une porte d’entrée intéressante pour penser les imaginaires techniques. Où – et comment – situer à partir des imaginaires techniques, les low-tech et slow-tech (Abrassart et al., 2020) ? Les mouvements ou initiatives contestataires, comme les appels à la consommation locale, la participation à des Zones à Défendre, inspirent-ils ou s’inspirent-ils d’éléments présents dans nos imaginaires sociotechniques ?

 

Axe 2. Imaginaires techniques et genre : la technicité du genre

Le second axe interroge les enjeux concrets et notamment sociaux de nos imaginaires techniques. Plusieurs travaux démontrent que les femmes sont très facilement effacées des sphères techniques, un phénomène théorisé sous le nom d’”Effet Matilda” (Rossiter, 1993). Loin de ne pas y participer (Knittel et Raggi, 2013), leur rôle y est détourné de sorte à ne pas le concevoir comme déterminant dans la maîtrise de la technique. L’anthropologue Marie-Noëlle Chamoux (2010), en observant la répartition du travail (travail des champs et travail de la cuisine / tissage) entre hommes et femmes Nahuas, note d’ailleurs que le savoir-faire général (qui équivaut la maîtrise d’une compétence) ne va pas nécessairement de pair avec la performance de ce savoir-faire ; les femmes savent faire le travail des hommes mais ne doivent pas le montrer. On peut alors s’interroger sur le fait que notre imaginaire technique soit dominé par le masculin, alors que des tensions sont observées en pratique quant à la répartition des normes concrètes.  Par exemple, l’enquête de Nicolas Auray sur les hackerspaces, haut lieu de la technicité contemporaine incarné par les ordinateurs à cette époque, montre que ces espaces sont quasi exclusivement masculins (2002). A contrario, Florence le Douarin démontre que la distribution des compétences entre hommes et femmes, en termes de compétences informatiques, est surtout idéologique (2004). A ce titre, si l’imaginaire technique est donc un imaginaire masculin, quelle place les femmes peuvent-elles y trouver ? Existe-t-il ou est-il possible de penser un imaginaire technique s’accordant spécifiquement au féminin, comme les tricoteuses qu’observent Vinciane Zabban et Emmanuelle Guittet (Zabban & Guittet, 2022) ?

 

Axe 3. Imaginaire technique et culture technique à l’épreuve des usages

Le troisième axe proposé s’inscrit dans une réflexion sur les enjeux et tensions entre nos imaginaires technique et la culture technique. Le philosophe Gilbert Simondon a théorisé l’expertise technique, la parfaite connaissance de son milieu – notamment professionnel –, comme un rapport en « mode mineur » de l’individu à la technique (Simondon, [1958] 2012, p. 106), qui permettrait de mettre en place chez l’individu une forme de culture technique. Ce « mode mineur » traduit une absence de conceptualisation du geste au profit de son incorporation totale et d’une maîtrise du milieu perçue comme « instinctive » et réservée aux initiés. On retrouve cette distinction (entre incorporation et connaissance consciente) et cette difficulté à dire le geste technique dans les travaux de Jorion et Dalbos (1990), qui proposent une distinction entre savoir incorporé et savoir procédural.

On peut donc s’interroger sur les rapports de nos imaginaires techniques aux gestes techniques eux-mêmes et à l’incorporation des savoirs, qui pourraient former une culture technique à proprement parler.

Etant donné que l’un des enjeux de cette culture technique est la transparence ou l’opacité de nos objets techniques (par exemple, peu d’utilisateurs comprennent comment fonctionne leur smartphone et ce savoir technique n’est plus nécessaire à l’utilisation de l’objet) (Lombard 2025a), on peut se demander où se situe la culture technique, et sur quoi elle porte. Si elle ne réside pas dans la compréhension du fonctionnement de l’outil, si son appropriation ne passe pas par une modification de sa mécanique ou de ses systèmes, se situe-t-elle dans les usages, dans les raccourcis, dans les manières nouvelles et peut-être imprévues d’utiliser l’objet ? La culture technique porte-t-elle essentiellement sur un outil (ex : le smartphone, l’ordinateur) ou sur ses fonctions (ex : communication, divertissement) ? Est-elle visible uniquement lors des transmissions des manières de faire, et quels sont ses rapports à la façon dont ces pratiques, ces usages et ces manières de faire s’inscrivent et sont (re)présenter dans nos imaginaires ?

Des travaux récents, prolongeant et réactualisant la pensée de Simondon, invitent précisément à dépasser cette opposition entre la compréhension abstraite de l’objet et ses usages ou sa fonction instrumentale. Ils présentent l’hypothèse que la culture technique se joue davantage dans un rapport intelligible et situé aux objets, fait de pratiques incarnées, de médiations sensibles, de formes de vie et de styles d’engagement avec la technique (Huygue, 2013 ; Masure, 2014). Dans cette perspective, la transmission de la culture technique ne passe pas seulement par l’apprentissage de « bons usages », mais par la circulation de manières d’être et de faire avec les objets techniques. Cette circulation a-t-elle tout à voir avec nos imaginaires techniques ? 

Cette question prend une ampleur concrète lorsque l’on croise les usages avec nos représentations des objets techniques. Par exemple, est-ce à cause de l’opacité des objets, ou bien à cause de la dimension sensible et affective à l'œuvre dans nos relations aux dispositifs, que l’on assiste à des paniques morales autour de l’innovation technique (ex : les dangers des écrans, la menace de l’IA) ? Quels types d’imaginaire – technique ou non – se laissent voir dans ces paniques morales contemporaines, ou plus anciennes (ex : le jeu de rôle, le rock, etc.) ?

 

Axe 4. L’imaginaire technique entre fiction, récits et narratologies 

Le dernier axe soulevé par cette journée d’étude interroge la fonction narrative de nos imaginaires techniques. D’une part, les récits provenant de différentes mythologies, comme les mythes de Dédale, d’Icare ou de Prométhée (Haldane & Russell, 2015 ; Lombard & Umbrello, 2018) ont particulièrement participé à la construction de nos imaginaires techniques. D’autre part, de nombreuses recherches ont exploré l’inscription de nos imaginaires techniques dans nos produits culturels, en particulier ceux issus de la fantasy et de la science-fiction (Aronoff 2025 ; Young 2016) ou encore dans les jeux vidéo (Hutchinson & Pelletier-Gagnon 2022). Si le “village planétaire” pour reprendre le terme de McLuhan (1967), favorise en effet les échanges culturels, on peut donc se demander dans quelle mesure s’opère un transfert transcontinental des procédés narratifs. Qu’apporte l’hybridation des imaginaires aux techniques de narration et, par extension, aux narratologies ?

Comment les imaginaires techniques sont-ils mobilisés dans les œuvres de fiction, jeux vidéo compris et que traduisent-ils de notre rapport au(x) monde(s) (Lombard, 2025b) ? En quoi les imaginaires techniques de la fiction reflètent-ils, anticipent-ils ou critiquent-ils les transformations sociales, politiques et écologiques du monde contemporain ? Les dispositifs immersifs, notamment dans le jeu vidéo (Oculus Rift) ou au cinéma (4DX), renouvellent-ils la construction et l’expérience des imaginaires techniques ? Dans quelles mesures peut-on penser ces transformations en continuité - ou en rupture - avec les techniques déjà utilisées ? Plus largement, quel est le cadre de représentation de la technique permettant aux concepteurs et aux usagers de faire émerger un autre dispositif ?

Du côté des usages et des usagers, plusieurs recherches ont montré comment les lecteur-ices de l’imaginaire s’emparent de codes et de symboles dans les œuvres pour les transposer dans leur quotidien (Hommel, 2024 ; Besson, 2021) ou dans leurs mobilisations militantes. Ainsi, les imaginaires techniques peuvent-ils être des ressources symboliques pour penser l’action collective, la critique sociale ou l’engagement politique ? A l’instar du YouTubeur InoxTag qui réfèrence l’ « esprit shonen » dans ses vidéos et son documentaire retraçant son ascension de l’Everest, comment les imaginaires techniques circulent-ils entre œuvres, communautés de fans, pratiques numériques, créations amateurs et cultures militantes ?

Cet axe accueillera très volontiers des propositions faisant la part belle aux analyses sémiologiques et aux représentations culturelles saisissables dans les discours.


 

Modalités de soumission des propositions

Les propositions de communication, d’une longueur maximale de 500 mots (espaces et bibliographies exclus) sont attendues pour le 12 avril 2026 (inclus) à l’adresse suivante rjc.labexicca@gmail.com. Merci de préciser dans l’email votre nom, prénom, statut et affiliation institutionnelle. Les propositions des jeunes chercheur.euses seront privilégiées.

 

Membres du comité d’organisation

  • Noémie Roques, Université Sorbonne Paris Nord, EXPERICE (chercheuse associée) / Université de Lorraine, CREM
  • Emilienne Parchliniak, Université Sorbonne Paris Nord, Pléiade et EXPERICE
  • Aliénor Petit, Université Sorbonne Paris Nord, LabSic
  • Tristan Dominguez, Université Sorbonne Nouvelle, IRCAV

 

Bibliographie 

Abrassart, Christophe, Jarrige, François & Bourg, Dominique, 2020. « Introduction : Low-Tech et enjeux écologiques – quels potentiels pour affronter les crises ? ». La Pensée écologique, 1, N° 5, p.1-1.

Auray, Nicolas, 2002. « Sociabilité informatique et différence sexuelle », dans D. Chabaud-Rychter et D. Gardey (dir.), L'engendrement des choses, des hommes, des femmes et des techniques, Paris, Éditions des Archives Contemporaines, pp. 123-148.

Aronoff, Eric Paul Wallach, 2025. Culture’s futures : science fiction, form and the problem of culture. Cham : Palgrave Macmillan, 291 p.

Besson, Anne, 2021. Les Pouvoirs de l’enchantement. Usages politiques de la fantasy et de la science-fiction, Paris : Éditions Vendémiaire, 224 p.

Caillois, Roger, 1974. Approches de l’imaginaire. Paris, Gallimard (« Bibliothèque des sciences humaines »).

Chamoux, Marie-Noël, 2010. « La transmission des savoir-faire : Un objet pour l’ethnologie des techniques ? » Techniques & culture, 54‑55, pp. 139‑161.

Coutant, Alexandre, 2015. “Les approches sociotechniques dans la sociologie des usages en SIC”, Revue française des sciences de l’information et de la communication [en ligne], 6 | 2015

Durand, Gilbert, 1960. Les Structures anthropologiques de l’imaginaire. Introduction à l’archétypologie générale. Paris, Presses universitaires de France (« Publications de la Faculté des lettres et des sciences humaines / Université de Grenoble » 21).

Flichy, Patrice, 2008. « Technique, usage et représentations ». Réseaux, 2008/2 n° 148-149. p.147-174.

Garçon, Anne-Françoise, 2003. « Auto mobiles, auto coincées. L’innovation et ses temporalités », Cahiers François-Viète, p. 17-43.

Godelier, Maurice, 1982. La Production des grands hommes. Pouvoir et domination masculine chez les Baruya de Nouvelle-Guinée. Paris, Fayard (« L’Espace du politique »).

Godelier, Maurice, 2012. « 3. L'imaginaire et le symbolique ». La préhistoire des autres Perspectives archéologiques et anthropologiques, La Découverte, p.59-65.

Haldane, John B. S. & Bertrand Russell, 2015. Dédale & Icare. Éditions Allia, 112 p. 

Hennion, Antoine, 2003. « L’innovation comme écriture de l’entreprise. Récits d’innovation au sein d’une entreprise de services », dans P. Mustar et H. Penan (dir.), Encyclopédie de l’innovation, Paris, p. 131-152.

Hommel, Elodie, 2024. L'imaginaire au fil des pages. Lectures de science-fiction et fantasy chez les jeunes adultes, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Le sens social », 292 p.

Hutchinson, Rachael & Pelletier-Gagnon, Jérémie, 2022. Japanese role-playing games : genre, representation, and liminality in the JRPG. Lexington Books, 336 p.

Huyghe, Pierre-Damien, 2013. « La forme comme relation ou l’attrait du design », Figures de l'Art. Revue d'études esthétiques, 25, pp .23-33.

Jarrige, François, 2016. Technocritiques Du refus des machines à la contestation des technosciences. Paris : La Découverte. « Poche / Sciences humaines et sociales », p.440. 

Jasanoff, Sheila & Kim, Sang-Hyun, 2015. Dreamscapes of Modernity: Sociotechnical Imaginaries and the Fabrication of Power. Chicago : University of Chicago Press.

Jouët, Josiane, 2000. « Retour critique sur la sociologie des usages ». Réseaux, volume 18, n°100. pp. 487-521.

Jorion, Paul & Dalbos, Geneviève, 1990. La transmission des savoirs. Éditions de la Maison des sciences de l’homme.

Knittel, Fabien & Pascal Raggi, 2013. Genre et techniques. Rennes : Presses universitaires de Rennes.

Laurence Le Douarin, 2004. « Hommes, femmes et micro-ordinateur : une idéologie des compétences », Réseaux : communication, technologie, société, 123 (1), pp.149-174.

Le Dévédec, Nicolas, 2021. Le mythe de l'humain augmenté. Une critique politique et écologique du transhumanisme, Éditions Écosociété, series : « Théorie »,154 p.

Lombard, Jessica, 2022. Pour une onto-anthropotechnie de la sphère humaine. La question de l'interdit technologique au prisme d'une lecture phénoménologique du transhumanisme. Thèse de doctorat. Université du Piémont Oriental Amedeo-Avogadro, Italie.

Lombard, Jessica, 2025a. « Les IA, des objets techniques comme les autres ? », Pour La Science, n° 573, p. 62-70.

Lombard, Jessica, 2025b. « Du Topos à l'Utopie : milieu, lieu et non-lieu du technique et du religieux dans l’univers de Star Trek. », dans U. Bellagamba, D. Doat, F. Damour (eds) Theologia Galactica, Paris, Hermann, coll. « Technologia », p. 87-104.

Lombard, Jessica & Umbrello, Steven, 2018. « Silence of the Idols. Appropriating the Myth of Sisyphus for Posthumanist Discourses », Postmodern Openings, vol. 9(4), p. 98‑121.

Martuccelli, Danilo, 2016. « L’innovation, le nouvel imaginaire du changement ». Quaderni, 2016/3 n° 91, pp.33-45.

Masure, Anthony, 2014. Le design des programmes : Des façons de faire du numérique, Thèse de doctorat, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

McLuhan, Marshall, 1967. The medium is the Massage. Pingouin Books.

Morin, Edgar, Le cinéma ou l’homme imaginaire. Essai d’anthropologie, Paris, Les Éditions de Minuit, 1956.

Proulx, Serge, 2006. « Pour comprendre l’usage des objets communicationnels, (re)penser le constructivisme », Degrés, 126-127, pp. B1-B18.

Rosset, Clément, 1976. Le Réel et son double. Essai sur l’illusion. Paris, Gallimard. 2006 Fantasmagories, suivi de Le réel, l’imaginaire, l’illusoire. Paris, Minuit (« Paradoxe »).

Rossiter, Margaret W., 1993. « The Matthew/Matilda Effect in Science », Social Studies of Science, vol.  23 (2), p.  325-341

Sartre, Jean-Paul, 1936. L’Imagination. Paris, Félix Alcan, Nouvelle encyclopédie philosophique, 10.

Simondon, George, 2012[1958]. « Nécessité d’une synthèse au niveau de l’éducation entre le mode majeur et le mode mineur d’accès aux techniques », dans Du mode d’existence des objets techniques, Paris, Aubier.

Young, Helen, 2016. Race and popular fantasy literature : habits of whiteness. New York : Routledge, 238 p. 

Zabban, Vinciane & Guittet, Emmanuelle, 2022. « L’aiguille et l’écran ». Techniques & Culture, 77, pp. 216-219.