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Appels à contributions
Dix meilleures adaptations au Canada pour les ingénu·e·s

Dix meilleures adaptations au Canada pour les ingénu·e·s

Publié le par Marc Escola (Source : Marie Pascal )

« Dix meilleures adaptations au Canada pour les ingénu·e·s »

dir. Marie Pascal)

Appel à contributions pour un ouvrage collectif à soumettre aux Presses de l’Université de Montréal

L’« adaptation cinématographique au Canada » est une expression qui ne manquera peut-être pas de susciter quelques interrogations. Qu’entend-on par-là ? Quel serait même un exemple ? Si viendra rapidement à l’esprit le nom de quelques auteur·e·s jouissant d’une renommée internationale (comme Margaret Atwood, Eden Robinson ou Michel Marc Bouchard) ou de réalisateurs et réalisatrices qui renouvellent, de film en film, les pratiques d’adaptation (Denis Villeneuve, Jean-Marc Vallée, Léa Pool ou David Cronenberg), l’expression peut en effet laisser sceptique, tant le champ et les spécificités de l’adaptation filmique passent encore de nos jours inaperçus. 

Dans le contexte de ce projet d’ouvrage collectif, « adaptation au Canada » serait à entendre comme le passage d’un récit, de ses péripéties et effets stylistiques identifiables d’un médium – généralement écrit, bédéistique ou oral – à un autre – généralement filmique mais incluant le format sériel et le cinéma d’animation. Pour mériter cette étiquette, la paire (ou trio) de récits jettera en outre au moins une de ses racines dans le territoire de ce qu’on appelle le Canada – terme qui n’est cependant pas reconnu par toutes les personnes vivant et évoluant sur l’Île de la Tortue. Après avoir passé plusieurs années à recenser le corpus adapté ou adaptant des œuvres canadiennes, on pourrait arriver, bien que laborieusement, à une liste non-exhaustive et en expansion continue dans laquelle apparaîtraient, entre autres :

5150, Rue des Ormes (Senécal / Tessier) ; À corps perdu (Navarre / Pool) ; Alias Grace (Atwood / Harron, Polley) ; All my Punny Sorrows (Toews / McGowan) ; Anne of Green Gables (Montgomery / Sullivan, Walley-Beckett); Aurore, l’enfant martyre (Petitjean, Rollin / Bigras / Dionne) ; Babine (Pellerin / Picard) ; Bashir Lazhar / Monsieur Lazhar (De la Chenelière / Falardeau) ; Les Belles sœurs (Tremblay / Cyr) ; Bonheur d’occasion (Roy / Fournier) ; Borderline (Labrèche / Charlebois) ; The Breadwinner (Ellis / Twomey) ; Brother (Chariandy / Virgo) ; Cadavres (Barcelo / Canuel) ; C’est le cœur qui meurt en dernier (Lalonde / Durant-Brault) ; Christine, la reine-garçon (Bouchard / Kaurismäki) ; Cœur de slush (Beauchesne / Wolfe) ; Cold Heaven (Moore / Roeg) ; Comment faire l’amour avec un n*** sans se fatiguer (Laferrière / Benoît) ; Crash! (Ballard / Cronenberg) ; Dance me Outside (Kinsella / McDonald) ; La déesse des mouches à feu (Petterson / Barbeau-Lavalette) ; The Diviners (Laurence / Wheeler) ; Dune (Herbet / Villeneuve) ; La face cachée de la lune (Lepage / Lepage) ; Les feluettes (Bouchard / Greyson) ; Les fous de Bassan (Hébert / Simoneau) ; Fugitive Pieces (Michaels / Podeswa) ; Les grandes chaleurs (Bouchard / Lorrain) ; Hamlet-le-Malécite / Mejnak (Sioui Durand / Sioui Durand) ; The Handmaid’s Tale (Atwood / Miller) ; A History of Violence (Wagner, Locke / Cronenberg) ; Il pleuvait des oiseaux (Saucier / Archambault) ; I’m Thinking of Ending Things (Reid / Kaufman) ; Incendies (Mouawad / Villeneuve) ; Indian Horse (Wagamese / Campanelli) ; Julieta (Munro / Almodovar) ; Juste la fin du monde (Lagarce / Dolan) ; Kamouraska (Hébert / Jutra) ; Kuessipan (Fontaine / Verreault) ; L’arracheuse de temps (Pellerin / Leclerc) ; L’autre comme moi / Enemy (Saramago / Villeneuve) ; Life of Pi (Martel / Lee) ; Littoral (Mouawad / Mouawad) ; L’océan (Blais / Faucher) ; Lost Girls and Love Hotels (Hanrahan / Olson) ; Maria Champdelaine (Hémon / Carles / Pilote) ; Matroni et moi (Martin / Duval) ; Monkey Beach (Robinson / Todd) ; Naked Lunch (Burroughs / Cronenberg) ; Le nez qui voque / Le grand sabordage (Ducharme / Périsson) ; La nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé (Bouchard / Dolan) ; La petite fille qui aimait trop les allumettes (Soucy / Lavoie) ; Le plongeur (Larue / Leclerc) ; Les portes tournantes (Savoie /Mankiewicz) ; Putain / Nelly (Arcan / Emond) ; La rivière sans repos (Roy / Cousineau) ; The Robber Bride (Atwood / Evans) ; Room (Donoghue / Abrahamson) ; Ru (Thúy / Michaud) ; Une saison dans la vie d’Emmanuel (Blais / Weisz) ; Scarborough (Hernandez / Williamson, Nalhai) ; Les sept jours du talion (Senécal / Podz) ; Séraphin, un homme et son péché (Grignon / Binamé) ; Le sexe des étoiles (Proulx / Baillargeon) ; Sharp Objects (Flynn / Vallée) ; Son of a Trickster (Robinson / Latimer) ; Le sourd dans la ville (Blais / Dansereau) ; The Stone Angel (Laurence / Skogland) ; Story of your Life / Arrival (Chiang / Villeneuve) ; Sucré Seize (Bastien / Dubé) ; Le survenant (Guèvremont / Canuel) ; The Bay of Love and Sorrows (Richard / Southan) ; Three Feathers (Van Camp / Ulrich) ; Tom à la ferme (Bouchard / Dolan) ; Le torrent (Hébert / Lavoie) ; Unless (Shields / Gilsenan) ; Vers le sud (Cantet / Laferrière) ; Wild (Strayed / Vallée) ; The Wives of Bath / Lost and Delirious (Swann / Pool) ; Women Talking (Toews / Polley), etc.

Pour ce projet d’ouvrage collectif, nous en appelons à l’expertise de toute personne désireuse d’élire la meilleure paire d’œuvres appartenant à la tradition de l’adaptation cinématographique au Canada – « meilleure » peut être entendue de multiples manières bien que nous ne recherchions pas d’étude qui s’arrêterait à l’étude de la « fidélité » d’un film à un récit adapté. Seules les dix propositions présentant les approches les plus intéressantes pour parler de la paire élue seront retenues. Chaque chapitre présentera une relation d’adaptation différente et leur mise en dialogue chercherait idéalement à montrer non seulement l’intérêt des études en adaptation cinématographique, mais aussi le foisonnement d’adaptations, de sources d’inspirations et de débats, qui viennent depuis ou vers le Canada. 

Propositions :

Veuillez svp vous assurer que votre proposition présente : 1. Le titre de la meilleure adaptation canadienne selon vous ; 2. Les raisons justifiant votre avis ; 3. L’appareil critique avec lequel vous proposez d’appuyer votre argument. A cette étape, nul besoin de contextualiser les œuvres ou de présenter les réalisateurs et réalisatrices, car ce qui nous intéresse est le raisonnement qui a mené à la nomination de cette paire texte/film comme l’une des dix meilleures adaptations au Canada.

Les propositions ainsi qu’une biobibliographie sont attendues d’ici le 1er juin 2026 à l’adresse : mpascal@upei.ca

Calendrier :

Réception des propositions : 1er juin 2026

Soumission des articles retenus (6,000 mots, hors références) : décembre 2026

Soumission du manuscrit aux PUM : été 2027.