De l'objet-livre à la bibliothèque, explorer et appréhender l'illustration jeunesse (Moulins, France)
Appel à communications
De l'objet-livre à la bibliothèque, explorer et appréhender l'illustration jeunesse.
sous la direction et la coordination scientifique de
Cyril Devès, Historien de l’art, directeur de Mnémos’Arts et coordinateur scientifique du CRHI, École Émile Cohl
et Emmanuelle Martinat-Dupré, responsable scientifique du MIJ, Moulins
La deuxième édition des Résonances scientifiques et des rencontres de l'illustration jeunesse, organisée par le Musée de l'Illustration Jeunesse (MIJ), est en cours de préparation et aura lieu les 15 et 16 octobre 2026 à Moulins.
Alors que le premier colloque était dédié à la diversité des productions ainsi qu'à la sémantique des publics désignés sous l'appellation de « jeunes », c'est la notion de destination qui constituera le point central de notre réflexion.
Si une gravure, un tableau ou toute autre œuvre « autonome » s’offre directement à l’œil, l’illustration a ceci de particulier qu’elle est, dans un premier temps, soustraite à la vue. L'objet-livre se présente clos sur lui-même, semblable à une boîte de Pandore préservant avec soin son contenu. L’illustration est ainsi conservée, dissimulée et n’est offerte que si, d’aventure, une personne se risque à ouvrir le livre afin de révéler ses secrets. Cette idée est intimement liée à une deuxième localisation permise par l’objet livre, à savoir la bibliothèque, qu'elle soit privée ou publique. Le livre y sera rangé de telle sorte qu’il sera présenté à la vue du lecteur par son seul dos. Comme si son titre – par sa seule présence ou par son absence – devait attirer l’œil en même temps que l’imagination du lecteur afin qu’il le choisisse. La curiosité, de même que le désir de s'engager dans la lecture d'un ouvrage particulier, découle principalement de cette relation intime et de l'invitation que le livre propose à son exploration.
La problématique de la localisation exerce une influence significative sur les habitudes de lecture et le comportement des lecteurs. Les illustrations constituent un atout indéniable pour l'ouvrage. La combinaison du livre, du texte et des illustrations constitue une expérience introspective. Dans le cas d'une lecture collective, seules les illustrations seront perçues comme personnelles par le lecteur, puisqu'elles ne sont offertes qu'à ce dernier, qui peut choisir ou non de partager les images qui se présentent à lui.
L'exploration présente l'avantage d'éveiller non seulement l'esprit de curiosité et de partage, mais également de stimuler les imaginaires. Il convient de rappeler que l'illustration destinée à la jeunesse évoque de véritables rituels intergénérationnels, favorisant la création de liens sociaux, l'éducation ainsi que la sensibilisation à l'environnement qui nous entoure, et qui mérite d'être interrogé.
Axes de réflexion :
Nous proposons quelques pistes de réflexion non exhaustives. Les propositions ne relevant pas de ces axes seront également examinées :
. Histoire, évolution et pratiques du livre-objet en littérature jeunesse.
. Comment valoriser un livre jeunesse en librairie et en bibliothèque ?
. La problématique de la transmission de l'illustration jeunesse et son lien avec les dynamiques intergénérationnelles.
. Perspective(s) de l’illustration jeunesse dans le paysage éditorial et culturel
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Calendrier : Proposition de communication (environ 250 mots) + courte biobibliographie : avant le 15 mai 2026
Temps de parole : 20 min
Lieu & date : Moulins, musée de l’Illustration Jeunesse, les 15 et 16 octobre 2026
À envoyer à Cyril Devès : deves.cyril@gmail.com