En 2011 puis en 2020, Georges Didi-Huberman donnait aux éditions de Minuit deux récits personnels : Écorces, récit-photo d'une déambulation à Auschwitz-Birkenau et Éparses. Voyage dans les papiers du ghetto de Varsovie. Il prolonge aujourd'hui cette veine qui conjugue méditation philosophique et essai autobiographique dans L’Éboulis de l’être : le récit d'une promenade qui conduit le philosophe dans les montagnes du Péloponnèse, vers le temple d’Apollon Épikourios à Bassaé, qui tombe en éboulis, et l'occasion d’une rêverie au milieu des colonnes qui se lézardent, des soubassements qui s’effondrent et des pierres éparses dans le champ en contrebas. Puis vient éclore la réminiscence de L’Origine de l’œuvre d’art, ce texte esthétique majeur de Martin Heidegger. Et la nécessité de sa relecture critique.