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Théâtre, sociabilité et transferts culturels dans le duché de Luxembourg et les territoires voisins, 1600–1815

Théâtre, sociabilité et transferts culturels dans le duché de Luxembourg et les territoires voisins, 1600–1815

Publié le par Eloïse Bidegorry (Source : Logan Connors)

Theatre, Sociability, and Cultural Transfers in the Duchy of Luxembourg and Neighbouring Territories, 1600–1815

 University of Luxembourg (Esch-Belval Campus)

9-10 October 2026

  

Pour la version française, voir plus loin

 

Für die deutscher Fassung, siehe unten

 

The early modern period witnessed a rich and varied traffic of people, ideas, and cultural practices across the territories we today call the Grande Région/Großregion: Wallonia, Luxembourg, Lorraine and other parts of eastern France, and the German states of Rhineland-Palatinate and Saarland. 

 

Between 1600 and 1815, theatres, fairs, religious processions, civic festivals, political spectacles, and other performances animated towns large and small, acting not only as occasions for entertainment but also as potential vehicles of sociability, education, and cultural transfer. Actors, troupes, and musicians moved across linguistic, political, and confessional borders, creating a dynamic space of interaction that blurs the boundaries imposed by dynasties and wars.

 

This conference seeks to explore how theatre and other forms of performance—whether on professional or amateur stages, in Jesuit colleges, at civic or religious festivals, or in itinerant fairs—contributed to cultural exchange and the circulation of ideas and populations across the region. We are particularly interested in contributions that emphasize the transregional nature of spectacle, revealing the current Grande Région as a space of entangled histories rather than a patchwork of isolated territories. Presentations that connect regional performances with other areas (French, Dutch, Flemish, German, etc.) are also welcome.

 

Well-known examples demonstrate the vibrancy of these exchanges. Jesuit college drama in Luxembourg, Metz, and Trier, for example, followed similar models to those performed in Liège and Cologne, cultivating an intellectual and performative network of Latin plays, music, and elaborate staging. Itinerant French and Flemish troupes travelled through Brussels, Metz, Aachen, and beyond, adapting repertoires to new audiences and potentially serving as intermediaries of linguistic and cultural transfer. The annual kermesses and urban festivals of Namur and Liège attracted musicians, comedians, and showmen from across the Low Countries, Rhineland, and Lorraine, while German-language companies occasionally staged works in border towns such as Metz (and Thionville), illustrating the region’s porous cultural boundaries. Plays were performed at théâtres de société, organized by members of the nobility. And even military garrisons potentially contributed to the theatrical life of the area, as officers and soldiers organized spectacles and amateur performances that may have facilitated encounters between local populations and transient communities.

 

We invite proposals that address themes including, but not limited to:

 

·       Theatrical repertoires and performance practices in the region (single locations or comparisons)

·       Repertorial circulations around the region and/or across borders.

·       Sociability and networks fostered by troupes, musicians, and theatre professionals.

·       The role of education, including education in confessional institutions, in producing theatrical events.

·       Civic and courtly spectacle as instruments of political and cultural negotiation.

·       Comparative, transregional, and digital approaches that link case studies from multiple territories.

·       Approaches that connect theatre and performance to other “ephemeral” art forms during early modernity (crafts, decorations for religious processions, etc.).

·       The contribution of itinerant performers to cultural mediation and identity formation.

·       Theoretical (including digital) frameworks that could help scholars contextualize early modern theatre and sociability in the region.

 

Our aim is to bring together scholars and PhD students working in theatre history, cultural history, musicology, literary studies, religious history, and related fields in order to map and analyze the current Grande Région/Großregion as a complex, dynamic zone of cultural transfer in the early modern era. Comparative projects and interdisciplinary approaches are especially welcome.

 

This opportunity for scholarly exchange is a key component of THEALUX (Theatre and Sociability in the Duchy of Luxembourg, 1600-1815) (Logan Connors, with Monique Weis), a project funded by the Luxembourg National Research Fund (FNR) during the academic year 2026-2027, with the aim of rewriting the history of the duchy’s early modern performance culture.

 

The conference will be held on Friday 9 October and Saturday 10 October 2026. Presentations may be delivered in English, French, or German.

 

Interested scholars (including postgraduate students) are invited to send a 250-word proposal along with a brief biographical sketch or short cv by 30 April 2026 to the organizers: Logan Connors (logan.connors@miami.edu) and Monique Weis (monique.weis@uni.lu). 

 

 

Théâtre, sociabilité et transferts culturels dans le duché de Luxembourg et les territoires voisins, 1600–1815

 

Université du Luxembourg (campus de Esch-Belval)

 

La période de 1600 à 1815 a vu un trafic riche et varié de personnes, d’idées et de pratiques culturelles à travers les territoires que nous appelons aujourd’hui la Grande Région/Großregion : la Wallonie, le Luxembourg, la Lorraine et d’autres parties de l’Est de la France, ainsi que les États allemands de Rhénanie-Palatinat et de la Sarre. Les théâtres, foires, processions religieuses, fêtes civiques, spectacles politiques et autres formes de performance de l’époque animaient villes et bourgs, constituant non seulement des occasions de divertissement, mais aussi des vecteurs potentiels de sociabilité, d’éducation et de transferts culturels. Actrices et acteurs, troupes et musicien·ne·s franchissaient les frontières linguistiques, politiques et confessionnelles pour créer un espace d’interaction dynamique qui brouille les limites imposées par les dynasties et les guerres.

Ce colloque souhaite explorer comment le théâtre et d’autres formes de performance — qu’il s’agisse de scènes professionnelles ou amateures, de collèges jésuites, de fêtes civiques ou religieuses, ou encore de foires itinérantes — ont contribué aux échanges culturels et à la circulation des idées et des populations à l’échelle de la région. 

 

Nous sommes particulièrement intéressés par des contributions qui mettent l’accent sur la nature transrégionale du spectacle, révélant l’actuelle Grande Région comme un espace d’histoires entremêlées plutôt qu’un patchwork de territoires isolés. Les propositions qui relient des performances régionales à d’autres aires (française, néerlandaise, flamande, allemande, etc.) sont également bienvenues.

 

Des exemples bien connus démontrent la vitalité de ces échanges. Le théâtre de collège jésuite à Luxembourg, Metz et Trèves suivait des modèles similaires à ceux joués à Liège et Cologne, cultivant un réseau intellectuel et performatif de pièces latines, de musiques et de mises en scène élaborées. Des troupes itinérantes françaises et flamandes circulaient à travers Bruxelles, Metz, Aix‑la‑Chapelle et au‑delà, adaptant leurs répertoires à de nouveaux publics et servant potentiellement d’intermédiaires de transferts linguistiques et culturels. Les kermesses annuelles et fêtes urbaines de Namur et de Liège attiraient musicien·ne·s, comédien·ne·s et montreurs venant des Provinces-Unies, de la Rhénanie et de la Lorraine, tandis que des compagnies germanophones jouaient à l’occasion des œuvres dans des villes frontalières telles que Metz et Thionville, illustrant la porosité des frontières culturelles régionales. Des pièces étaient également représentées dans des théâtres de société, organisés par des membres de la noblesse. Les garnisons militaires ont, elles aussi, pu contribuer à la vie théâtrale de la région, des officiers et soldats organisant spectacles et prestations amateurs qui ont pu favoriser des rencontres entre populations locales et communautés de passage.

 

Les propositions porteront notamment (mais pas exclusivement) sur les thèmes suivants : 

 

·      Répertoires théâtraux et pratiques scéniques dans la région (monographies locales ou comparaisons).

·      Circulations répertorielles dans la région et/ou à travers les frontières.

·      Sociabilité et réseaux nourris par les troupes, les musicien·ne·s et les professionnel·le·s du théâtre.

·      Rôle de l’éducation, y compris au sein d’institutions confessionnelles, dans la production d’événements théâtraux.

·      Spectacle civique et de cour comme instruments de négociation politique et culturelle.

·      Approches comparatives, transrégionales et/ou numériques reliant des études de cas provenant de plusieurs territoires.

·      Approches reliant théâtre et performance à d’autres arts « éphémères » de la première modernité (arts décoratifs, ornements pour processions religieuses, etc.).

·      Contribution des artistes itinérant·e·s à la médiation culturelle et à la formation des identités.

·      Cadres théoriques et outils numériques permettant de contextualiser le théâtre et la sociabilité d’Ancien Régime dans la région.

 

Notre objectif est de réunir des chercheur·euse·s (y compris des doctorant·e·s) en histoire du théâtre, histoire culturelle, musicologie, études littéraires, histoire religieuse et disciplines connexes, afin de cartographier et d’analyser l’actuelle Grande Région comme une zone complexe et dynamique de transferts culturels à l’époque moderne. Les projets comparatifs et les approches interdisciplinaires sont particulièrement encouragés. 

 

Cette rencontre scientifique s’inscrit dans le cadre de THEALUX (Théâtre et sociabilité dans le duché de Luxembourg, 1600‑1815) (Logan Connors, avec Monique Weis), un projet financé en 2026-2027 par le Fonds national de la recherche Luxembourg (FNR) et dont l’objectif est de réécrire l’histoire de la culture du spectacle dans le duché à l’époque moderne.

 

 

Le colloque se tiendra les vendredi 9 et samedi 10 octobre 2026. Les communications pourront être présentées en anglais, en français ou en allemand.

 

Les chercheur·euse·s intéressé·e·s sont invité·e·s à envoyer une proposition de 250 mots accompagnée d’une brève notice biographique ou d’un court CV d’ici le 30 avril 2026 aux deux organisateurs : Logan Connors (logan.connors@miami.edu) et Monique Weis (monique.weis@uni.lu). 

  

Theater, Geselligkeit und Kulturtransfer im Herzogtum Luxemburg und in den Nachbargebieten, 1600–1815

 

Universität Luxemburg (Campus Esch-Belval)

 

Die frühe Neuzeit war geprägt von einem intensiven Austausch von Menschen, Ideen und kulturellen Praktiken zwischen den Gebieten, die wir heute als Großregion/Grande Région bezeichnen: Wallonien, Luxemburg, Lothringen und andere Teile Ostfrankreichs sowie die deutschen Länder Rheinland-Pfalz und Saarland. Zwischen 1600 und 1815 belebten Theater, Jahrmärkte, religiöse Prozessionen, städtische Feste, politische Spektakel und andere Aufführungen große wie kleine Städte. Diese Ereignisse dienten nicht nur der Unterhaltung, sondern fungierten auch als potenzielle Träger von Geselligkeit, Bildung und kulturellem Austausch. Truppen, Schauspieler*innen und Musiker*innen überschritten sprachliche, politische und konfessionelle Grenzen und schufen so einen dynamischen Interaktionsraum, der die durch Dynastien und Kriege gesetzten Grenzen verwischte.

 

Die Tagung möchte untersuchen, wie das Theater und andere Formen der Aufführung – sei es auf professionellen oder Amateurbühnen, in Jesuitenkollegien, bei städtischen oder religiösen Festen oder auf Wanderjahrmärkten – zum kulturellen Austausch und zur Zirkulation von Ideen und Bevölkerungen in der Region beigetragen haben. Besonders willkommen sind Beiträge, die den transregionalen Charakter des Spektakels hervorheben und die heutige Großregion als Raum verflochtener Geschichten begreifen, anstatt als Flickenteppich isolierter Territorien. Beiträge, die regionale Aufführungen mit anderen Gebieten (französischen, niederländischen, deutschen usw.) in Verbindung setzen, sind ebenfalls willkommen.

 

Bekannte Beispiele belegen die Lebendigkeit des kulturellen und sozialen Austauschs. Das Jesuitentheater in Luxemburg, Metz und Trier folgte ähnlichen Modellen wie die in Lüttich und Köln aufgeführten Stücke. Es pflegte ein intellektuelles und performatives Netzwerk lateinischer Dramen und aufwendiger Inszenierungen. Wandertruppen aus Frankreich und Flandern reisten durch Brüssel, Metz, Aachen und darüber hinaus, passten ihre Repertoires neuen Publika an und fungierten möglicherweise als Mittler sprachlicher und kultureller Transfers. Die jährlichen Kirmessen und Stadtfeste von Namur und Lüttich zogen Musiker, Komödianten und Schausteller aus den gesamten Niederlanden, dem Rheinland und Lothringen an, während deutschsprachige Truppen gelegentlich in Grenzstädten wie Metz und Thionville auftraten und so die durchlässigen kulturellen Grenzen der Region illustrierten. Theaterstücke wurden auch in sogenannten Théâtres de Société aufgeführt, die von Mitgliedern des Adels organisiert wurden. Selbst Militärgarnisonen trugen möglicherweise zum Theaterleben der Region bei, da Offiziere und Soldaten Vorstellungen und Amateuraufführungen organisierten, die Begegnungen zwischen der lokalen Bevölkerung und durchreisenden Gemeinschaften ermöglichten.

 

Wir laden Beiträge ein, die sich mit folgenden Themen befassen (ohne darauf beschränkt zu sein):

 

·      Theaterrepertoires und Aufführungspraxen in der Region (Einzelfälle oder Vergleiche).

·      Zirkulation von Repertoires innerhalb der Region und/oder über Grenzen hinweg.

·      Geselligkeit und Netzwerke, die durch Truppen, Musiker*innen sowie Theaterfachleute gefördert wurden.

·      Die Rolle der Bildung, einschließlich der Ausbildung in konfessionellen Institutionen, bei der Organisation von Theaterereignissen.

·      Städtische und höfische Spektakel als Instrumente politischer und kultureller Aushandlung.

·      Vergleichende oder transregionale Ansätze, die Fallstudien aus mehreren Territorien verbinden.

·      Verbindungen von Theater und Aufführung mit anderen „ephemeren“ Kunstformen (Dekorationen für religiöse Prozessionen usw.).

·      Die Rolle wandernder Künstler*innen in der kulturellen Vermittlung und Identitätsbildung.

·      Theoretische Überlegungen und digitale Methoden, die helfen, das frühneuzeitliche Theater und die Geselligkeit in der Region zu kontextualisieren.

 

Unser Ziel ist es, Forschende (inklusive Doktoranden) aus der Theatergeschichte, Kulturgeschichte, Musikwissenschaft, Literaturwissenschaft, Religionsgeschichte und verwandten Disziplinen zusammenzubringen, um die heutige Großregion als komplexe und dynamische Zone des kulturellen Transfers in der Frühen Neuzeit zu kartographieren und zu analysieren. Vergleichende Projekte und interdisziplinäre Ansätze sind besonders willkommen.

 

Diese wissenschaftliche Tagung ist Teil des Projekts THEALUX (Theater und Geselligkeit im Herzogtum Luxemburg, 1600–1815) (Logan Connors, mit Monique Weis), das 2026-2027 vom Luxembourg National Research Fund (FNR) gefördert wird und darauf abzielt, die Geschichte der frühneuzeitlichen Theaterkultur des Herzogtums neu zu schreiben.

 

 

Die Tagung findet am Freitag, den 9. Oktober, und Samstag, den 10. Oktober 2026 statt. Vorträge können auf Englisch, Französisch oder Deutsch gehalten werden.

 

Interessierte Forscher werden gebeten, bis zum 30. April 2026 einen Abstract von 250 Wörtern sowie eine biografische Notiz oder einen kurzen Lebenslauf an die beiden Organisatoren zu senden: Logan Connors (logan.connors@miami.edu) und Monique Weis (monique.weis@uni.lu).