Préface de Serge Lehman
Illustrations de Greg Vezin
Quelques années après Maîtres du vertige, Serge Lehman poursuit son exploration d’un vaste et profus continent méconnu de la littérature française en proposant une nouvelle anthologie consacrée à l’âge d’or de notre science-fiction, qui n’a décidément rien à envier aux créations du monde anglo-saxon.
Romans, nouvelles, illustrations, bandes dessinées, cinéma, critique, tous les champs sont visités en détail par cet aventurier de l’érudition qui sait associer plaisirs du lecteur, enthousiasmes du redécouvreur et précisions du chercheur afin de faire émerger les courants, les nuances, les interrogations et les singularités d’une époque qui, entre les deux guerres mondiales, vit la France au firmament du genre.
Six récits figurent au sommaire de ce volume qui remet en lumière des noms aussi importants que Régis Messac, Jean Ray, Théo Varlet, José Moselli, Tancrède Vallerey et, à tout seigneur tout honneur, le chantre déçu du merveilleux-scientifique, Maurice Renard.
Avec ce nouvel ouvrage de référence, Serge Lehman poursuit son travail passionné de réhabilitation, en même temps qu’il nous offre le merveilleux bonheur de plonger dans les œuvres d’un imaginaire aussi troublant que puissant. Pour la première fois, l’histoire de la SF en France de cette période y est racontée en détails, dans tous les domaines : romans et nouvelles, illustration, bande dessinée, cinéma, et critique.
Cette anthologie contient les textes intégraux suivants : La rumeur dans la montagne (M. Renard), Le messager de la planète (J. Moselli), Le Psautier de Mayence (J. Ray), Celui qui viendra (T. Vallerey), Musique arachnéenne (R. Messac) et La grande panne (T. Varlet).
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On peut lire sur En-attendant-nadeau.fr un article sur cet ouvrage :
"Éternels voyageurs", par Quentin Margne (le 17 janvier 2026).
Il y a quatre ans, les éditions de L’Arbre vengeur publiaient Maîtres du vertige, anthologie composée par Serge Lehman et présentant six récits de science-fiction écrits entre les deux guerres. Ces textes, traversés par le sentiment d’une humanité devenue étrangère à elle-même et à la Terre, ravivaient un pan méconnu de la littérature française. Lehman continue de rendre à la science-fiction hexagonale ses lettres de noblesse, elle qui fut trop souvent reléguée au rang d’« amusement puéril », alors qu’elle était célébrée aux États-Unis ou en Grande-Bretagne.