Thibault Tranchant, Créer l’universel. Castoriadis et la critique décoloniale
Les critiques postcoloniales et décoloniales ont ouvert un espace polémique autour de la notion d’universel. Qui énonce contenu et pour quelles raisons ? N’a t elle pour fonction que de justifier la domination ? Est il possible de la recréer au delà de ses instrumentalisations ?
Un débat aujourd’hui vif opposerait ainsi l’universalisme moderne, accusé d’édifier une conception abstraite et biaisée du citoyen, aux pensées postcoloniales et décoloniales, suspectées de valoriser les différences pour elles mêmes. Afin d’éclairer ces critiques respectives et de tendre vers un universel aux sources plurielles, ce livre propose de les mettre en perspective avec la philosophie de Cornelius Castoriadis, qui a dégagé les conditions ontologiques, anthropologiques et politiques d’un universel ouvert, ancré dans l’histoire et les pratiques.
La notion castoriadienne d’autonomie radicale y sert, dès lors, de référence pour discuter deux axes du projet de décolonisation : la désoccidentalisation des savoirs et la libération du sujet. Un regard neuf, qui interroge aussi bien les impensés de l’option décoloniale que l’ethnocentrisme de l’universalisme occidental.
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On peut lire sur en-attendant-nadeau.fr un article sur cet ouvrage :
"Le décolonial au prisme de Castoriadis", par Pierre Jouan (en ligne le 23 février 2026).
Dans Créer l’universel, un essai dense, Thibault Tranchant se livre à la fois à l’étude de la philosophie de la création de Cornelius Castoriadis, et à une tentative de faire de la critique « décoloniale » l’héritière des mouvements d’émancipation nés de la modernité européenne. Sans faire l’impasse sur ce que ce projet peut avoir de contradictoire.
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