
Bulletin de la Société Théophile Gautier, n° 46 : "Gautier et l’illustration" (dir. Marie-Hélène Girard)
L’intérêt de Gautier pour l’illustration se manifesta surtout par la place qu’accordèrent ses chroniques artistiques et ses Salons aux artistes qui mettaient leurs talents au service de textes, qu’il s’agisse de peintres confirmés comme Delacroix et Chassériau se faisant illustrateurs de Shakespeare, ou de débutants comme Meissonier, quand il contribua en 1838 à l’édition illustrée de La Chaumière indienne. De Célestin Nanteuil à Félix Bracquemond, en passant par Tony Johannot, Eugène Lami, Théodore Valerio ou Alexandre Bida, nombreux sont les dessinateurs, graveurs, lithographes, à être répertoriés dans les Salons au titre de l’illustration autant que de la peinture, avec presque toujours le souci de rappeler les mérites effectifs et méconnus de la première. Le meilleur exemple est évidemment Gustave Doré, dont Gautier repéra très tôt le « génie », puisque sa prolifique carrière d’illustrateur lui fournit la matière d’une bonne douzaine d’articles.
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Avant-propos
Gautier et les illustrations de l’œuvre de Shakespeare
La plume, la rapière et la pointe, Callot dans Le Capitaine Fracasse
Par Sylvie Thorel
Zigzag et interstices : les images de voyage chez Gautier et Doré
« Une belle gravure est plus qu’une copie », Théophile Gautier et l’art de la gravure
Par Michaël Vottero
Théophile Gautier dans l’œil de Rochegrosse. Modalités et enjeux d’une traduction sémiotique
Par Sophie Légé
Mou-koui-In et Lieou-tchan-Tchin, Impératrices et guerrières de la Chine rêvée de Judith Gautier
Par Yichao Shi
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Date de parution : 03/01/2025
Date de mise en ligne : 30/01/2025