Actualité
Appels à contributions
« La réception de Proust à l’étranger » (Rencontres internationales proustiennes d’Illiers-Combray)

« La réception de Proust à l’étranger » (Rencontres internationales proustiennes d’Illiers-Combray)

Publié le par Vincent Ferré (Source : Mireille Naturel)

« La réception de Proust à l’étranger »

Rencontres internationales proustiennes d’Illiers-Combray

8-9-10 juillet 2022

Organisées par l’ARIPIC, sous la présidence de Mireille Naturel et la vice-présidence de Marianne Brody-Baudin

 Pour célébrer le centième anniversaire de la mort de Proust, nous réunirons des spécialistes et des lecteurs de Proust autour de la question de « La réception de Proust à l’étranger ». Un premier colloque a eu lieu sur ce thème en 2000 et j’en ai publié les Actes (La Réception de Proust à l’étranger, SAMP, 2002) ; des études ont été menées, notamment celles de Sabine van Wesemael, De receptie van Proust in Nederland (Historische Reeks, Amsterdam, 1999) ; de Pascale Fravalo-Tane, À la recherche du temps perdu en France et en Allemagne (1913-1958). "Dans une sorte de langue étrangère" (Champion, 2008) ; des entrées du Dictionnaire Marcel Proust (direction Annick Bouillaguet et Brian G. Rogers, Champion, 2004), sont consacrées à la réception en Angleterre, en Allemagne, au Japon, aux États-Unis, en Italie, en Suisse. Pour nos Rencontres, l’accent sera mis sur la mort de l’écrivain le 18 novembre 1922, même s’il est indispensable de rappeler les principales étapes de la réception dans le pays concerné. La réception est multiforme ; elle passe par les medias, le lectorat, la critique, les traducteurs, les écrivains mais aussi à l’heure actuelle, les réseaux sociaux. Quand commence-t-on à parler de Proust à l’étranger, au moment de la publication de son premier volume ou au moment de sa mort ? Qui en parle ? Comment en parle-t-on ? Est-ce l’homme qui intrigue ou son œuvre ? Et pour quelles raisons, linguistiques, idéologiques, religieuses, littéraires ? Le cas de la Suisse (Keller, Dictionnaire Marcel Proust) dans sa diversité linguistique est particulièrement intéressant. Quand et pourquoi se met-on à traduire Proust ? Les conférences données par le peintre polonais Józef Czapsk, emprisonné sous le stalinisme, sont exemplaires (Perrier, Amnis, n° 9, 2010). En quoi les écrivains étrangers sont-ils des passeurs et comment ont-ils intégré Proust dans leurs propres œuvres ? Quels sont les supports de transmission, les cercles (ainsi le « Proust-Club du Brésil » mentionné dans le premier Bulletin de la Société des Amis de Marcel Proust, en 1950), les sociétés savantes, les conférences, les dispositifs universitaires, les adaptations cinématographiques ? Le sujet est vaste, par son amplitude géographique, ses multiples composantes, ses enjeux, et évidemment par le statut exceptionnel de Proust sur la scène internationale.

Mireille Naturel (MCF-HDR émérite Sorbonne nouvelle)

avec la collaboration de Fillipe Mauro (doctorant en co-tutelle Sao-Paulo/Sorbonne nouvelle)

Contacts : mireille.naturel@sorbonne-nouvelle.fr ; fillipe.mauro@sorbonne-nouvelle.fr

Comité scientifique : Mireille Naturel, Marianne Brody-Baudin, Yvonne Goga, Thanh-Van Ton That, Sabine van Wesemael, J.M.M. Houppermans.

 Modalités pratiques

-          Envoyer les propositions de communication, leur intitulé et un résumé d’environ 5 à 10 lignes avant le 19 février 2022.

-          Conférences de 30 minutes

-          Tables rondes : 15 minutes par intervenant (pour les doctorants notamment).