Médecin psychiatre et psychothérapeute, spécialiste des émotions, Stéphanie Hahusseau s'est attachée à la figure de celle que Benjamin Constant surnommait "Biondetta", en référence à une pièce de Cazotte où la belle Biondetta n’était autre que… Belzébuth. Elle dresse un portrait subjectif de Germaine de Staël, née Louise Necker, de son enfance à sa mort, commenté par l’autrice, narratrice partisane qui s’amuse volontiers à faire s’entrechoquer le XVIIIe siècle et notre époque.
Les Cahiers staëliens poursuivent de leur côté aux Classiques Garnier leur patient travail, avec un numéro qui vient "Relire De la Littérature", au lendemain de l'inscription de ce célèbre essai au programme des Agrégations de Lettres, et un appel à contributions qui invite à envisager "Le Groupe de Coppet au prisme du genre". On pourra aussi retrouver Germaine de Staël dans la récente Histoire littéraire de la Révolution française d'Olivier Ritz, déjà salué par Fabula.
(Illustr. : Conférence de Madame de Staël (détail), par Philibert Louis Debucourt (1755-1832), ca. 1800. ©BnF)