
À l'initiative de Josias Semujanga, la revue Études françaises consacre un numéro consacré à l’œuvre de Tierno Monénembo, l’un des grands écrivains francophones, figure de proue de la deuxième génération des romanciers africains apparue dans les années 1980, celle de Sony Labou Tansi, de Boubacar Boris Diop, de Williams Sassine. Il pose un regard neuf sur l’œuvre romanesque de cet auteur, en centrant ses analyses sur le spectre de l’histoire africaine ancienne et contemporaine dans le contexte de la globalisation des cultures, des idées et des pratiques, et en montrant comment cette œuvre transculturelle se caractérise par la polyphonie des voix narratives, l’intertextualité, les relations entre différents genres littéraires et les autres formes d’art (cinéma, musique, peinture). Dans ce corpus varié et complexe, la réflexion sur les rapports entre littérature et mémoire s’adosse à la déconstruction des discours dominants et des idées reçues, des grands récits historiques et des slogans politiques ou religieux.