Édition et postface de Volker Breidecker.
Traduit de l’allemand (Autriche) par Philippe Giraudon.
Fuyant le nazisme en 1933, Joseph Roth abandonna chez son éditeur berlinois les manuscrits de plusieurs livres. Parmi eux, deux ensembles qu’il voulait réunir en un volume : Les Villes blanches, datant de 1925, où il évoquait la beauté des villes du sud de la France, faites pour ceux qui, comme lui, ne voulaient plus être assignés à une identité nationale ; et Les Juifs errants, ensemble de chroniques sur la situation des Juifs en Europe orientale et en Union soviétique.
Ce livre, qui devait s’intituler Le Rouge et le Blanc, en hommage à Stendhal, ne vit jamais le jour. Le présent volume en propose pour la première fois la restitution à partir des manuscrits retrouvés, dans une traduction qui rend pleinement justice à la prose admirable de Roth. Le Rouge et le Blanc contient quelques-unes de ses plus belles pages, proposant une méditation bouleversante sur le bonheur rêvé et interdit, et sur la tragédie qui accabla sa génération.