Questions de société
Griselda Pollock, Gauguin, le genre et la race

Griselda Pollock, Gauguin, le genre et la race

Publié le par Faculté des lettres - Université de Lausanne

Après Le corps en morceaux de Linda Nochlin, ce deuxième volume de la série Pocket Perspectives propose les réflexions de l’historienne de l’art féministe Griselda Pollock, ardente défenseure de l’inclusivité de genre et de race, qui met en lumière, dans ce livre, les fondements racistes, sexistes et impérialistes des œuvres de Gauguin et d’autres artistes de l’avant-garde européenne des années 1880 et 1890.

Découvrir quelques pages sur le site de l'éditeur…

La série Pocket Perspectives met à l’honneur des écrivains et penseurs qui ont contribué à façonner le dialogue autour des arts. Combinant textes classiques et contemporains, rééditions et versions abrégées, ce sont de courts ouvrages illustrés, présentés dans un format attrayant, abordable et facile à collectionner.

Griselda Pollock est professeure émérite en histoires sociales et critiques de l’art et directrice du Centre for Cultural Analysis, Theory & History (CentreCATH) à l’Université de Leeds. Lauréate du prix Holberg en 2020, récompensant sa contribution fondatrice aux révisions féministes de l’histoire de l’art, elle est également membre de l’Association for Art History (Royaume-Uni). Parmi ses publications figurent Old Mistresses: Women, Art and Ideology (1981, coécrit avec Roszika Parker), Vision and Difference: Femininity, Feminism, and Histories of Art (1987), Mary Cassatt (1998) et Differencing the Canon: Feminism and the Histories of Art (1999).

On peut lire sur en-attendant-nadeau.fr un article sur cet ouvrage :

"L’avant-garde en question", par Paul Bernard-Nouraud (en ligne le 20 janvier 2026).

Après la traduction de Maîtresses d’autrefois l’an passé, coécrit en 1981 avec Rozsika Parker, il y avait de bonnes raisons de se réjouir que paraisse en français un autre jalon dans l’œuvre considérable de l’historienne de l’art Griselda Pollock. Hélas, Gauguin, le genre et la race, initialement publié en 1992, ne fait guère que troquer un mythe contre un autre : à celui, trompeur, des avant-gardes progressistes, l’autrice substitue le mythe, réducteur, d’avant-gardes rétrogrades, avec Gauguin pour oracle.