Dessins d'Aurorre Lopez.
Déranger la mémoire du monde en rendant aux gens leurs déchets, collectionner des objets de peu pour nous protéger de l’indifférence, regarder l’horizon à l’envers pour mieux le voir, ériger des monuments conçus pour disparaıtre, raconter l’histoire parce que la mémoire l’oublie… et se jouer de la vie pour essayer de vivre. Autant de discordances entre la finitude d’un temps qui passe et l’irréductibilité d’un temps qui ne passe pas. Autant d’arts du souvenir comme arts d’accommoder les restes de l’histoire.
Dans ce livre, Octave Debary parle de ses ren-contres avec des artistes de la mémoire (Swaantje Güntzel, Jochen Gerz, Christian Boltanski, Samuel -Roy-Bois), un anthropologue (Philippe Descola), un sociologue (Howard S. Becker), un historien (Pierre Nora) et un écrivain (Christian Bobin) qui, tous, s’emploient à retourner le monde, pour s’en approcher, tenter de lui ressembler.
Octave Debary est anthropologue, il est l’auteur d’une vingtaine de livres et de catalogues dans lesquels, à travers la photographie, la muséographie ou l’art contemporain, il interroge les rapports entre les restes et la mémoire.
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On peut lire sur en-attendant-nadeau.fr un article sur cet ouvrage :
"Le monde comme un gant", par Thierry Paquot (en ligne le 13 janvier 2026)
Le déchet, le reste, le banal, le ça-ne-vaut-plus-rien, le pas grand-chose, l’infra-ordinaire, constituent ce qu’étudie l’anthropologue Octave Debary, qui, de livre en livre, élabore une réflexion sur ce que nous disent les objets de notre vie quotidienne auxquels nous portons si peu d’attention.