Acta Fabula
ISSN 2115-8037

Dossier critique
2020
Novembre 2020 (volume 21, numéro 10)
titre article
Anaïs Stampfli

Huit leçons sur l’Afrique : un essai réparateur

Eight Lessons on Africa: a restorative essay
Alain Mabanckou, Huit leçons sur l’Afrique, Paris : Éditions Grasset, 2020, 217 p., EAN 9782246812180.

1Huit leçons sur l’Afrique rend compte du passage d’Alain Mabanckou au Collège de France. Cet ouvrage immortalise à double titre une entrée dans l’institution historique puisqu’Alain Mabanckou est le premier membre congolais élu au Collège de France mais aussi le premier écrivain à qui la chaire de création artistique a été confiée. Cette occasion lui a permis de donner à voir l’histoire des littératures africaines et afro‑descendantes sous son regard d’écrivain engagé.

2Plus qu’un compte rendu, il s’agit là d’un véritable essai proposant une nouvelle conception des Lettres africaines détachée de la traditionnelle vision franco‑centrée. Ces huit leçons sont introduites par un « Avant‑propos » (p. 7) inédit et conclues par une « Lettre ouverte au président de la République française » (p. 195) ainsi qu’une « Allocution pour le Monument aux héros de l’Armée noire » (p. 199). Aliosha Wald Lazowski postule qu’avec Huit leçons sur l’Afrique, Alain Mabanckou « nous apporte vraiment un manuel, des histoires, des littératures africaines, avec des paysages, des singularités, des oppositions, des tensions1. » Ces leçons constituent effectivement un guide à la fois varié et synthétique permettant une approche réparatrice des littératures africaines en nous délestant des idées reçues et autres mésinterprétations sur lesquelles nous reviendrons ici. Les mises au point du sociétaire font ainsi émerger une nouvelle interprétation de la littérature qu’il est urgent de faire entendre.

3Cette urgence se constate surtout en France, pays moins performant que les États‑Unis et le Canada quant à la reconnaissance des études africaines. Plus grave encore, la gêne est palpable en France lorsqu’il est question d’étudier l’histoire coloniale, comme s’il valait mieux passer sous silence ces pages sombres de l’histoire pour ne pas entacher l’image de la nation. Alain Mabanckou se propose donc de poser son regard d’écrivain franco‑congolais sur cette histoire, sans avoir de tabou et sans tomber non plus dans le misérabilisme. Il propose ainsi en huit leçons une « relecture apaisée et en courtoisie de notre passé commun » (p. 15).

Rôle de l’écrivain africain

4La première leçon porte le titre général de l’enseignement d’A. Mabanckou au Collège de France : « Lettres noires : des ténèbres à la lumière » (p. 17). Elle propose un découpage chronologique des différentes mouvances littéraires africaines. Dès la lecture de cette première leçon, la plume pédagogue de l’enseignant à l’Université de Californie se remarque : sont présentées chacune des thématiques littéraires abordées tout au long de l’essai. Cette clarté de ton n’empêche pas à l’auteur d’adopter des tournures plus engagées lorsqu’il s’agit, par exemple, de rappeler que l’on distingue à tort la culture africaine de l’oralité de la culture occidentale s’illustrant dans l’écriture. L’auteur sait également s’inscrire dans la nuance. Lorsqu’il présente Batouala2 du guyanais René Maran, premier « roman nègre » couronné du prix Goncourt, A. Mabanckou reconnait qu’hormis la préface annonçant une remise en cause des abus des colonisateurs en Afrique équatoriale, peu d’éléments dans le corps de ce roman soutiennent cette dénonciation. Sans doute est‑ce dû au statut de René Maran qui devait jongler entre ses velléités émancipatrices et son statut de fonctionnaire dans l’administration coloniale. Par souci de précision, cet essai convoque et fait dialoguer de nombreuses voix du monde des Lettres africaines et les analyses d’A. Mabanckou sont ainsi souvent nuancées ou confortées par celles d’écrivains et critiques. Nous apprenons par exemple que Léopold Sédar Senghor est reconnaissant envers René Maran pour avoir été le premier à« exprimer l’âme noire avec un style nègre en français3 ». A. Mabanckou le situe malgré tout dans la littérature coloniale qu’il distingue de la littérature de voyage dans laquelle s’est illustré André Gide avec Voyage au Congo4. L’histoire littéraire dressée par l’essayiste lui donne l’occasion de soulever de grandes questions comme celle du rôle de l’écrivain africain. Il voit ainsi une distinction entre un Bernard Dadié qui a fait de son écriture ironique l’arme de sa littérature engagée et un Camara Laye qui avec L’enfant noir5 s’est plutôt consacré à l’introspection autobiographique. Si A. Mabanckou prône la liberté d’expression, il précise que certains confrères de Camara Laye, dont Mongo Beti, n’ont pas aussi bien reçu son œuvre et lui ont reproché de se perdre dans une écriture contemplative alors que l’urgence était plutôt à la dénonciation de la domination coloniale.

Une approche décentrée & actualisée de la Négritude

5La deuxième leçon s’arrête sur le mouvement fondateur de la reconnaissance d’une littérature africaine : la Négritude. Ce sujet permet à l’auteur de préciser sa vision des études africaines qui doivent s’inscrire dans la transversalité. Il songe à une transversalité interdisciplinaire d’une part, les approches historiennes, anthropologiques et littéraires des cultures africaines gagnant à être pensées ensemble, comme c’est déjà le cas dans les universités américaines ; mais également à une transversalité géographique : aborder la Négritude sous un angle exclusivement européen, sans prendre en compte les influences nord‑américaines, biaiserait notre conception de ce mouvement littéraire. A. Mabanckou invite ainsi à se détacher du centre de gravité français des études francophones pour envisager et comprendre la littérature de la Négritude. Il fait par ailleurs place aux déçus de la Négritude, parmi lesquels James Baldwin qui, après son expérience du congrès des écrivains Noirs, a émis des réserves quant à cette Négritude jugée trop étriquée, vague et franco‑centrée. L’essayiste tient également à réparer certains oublis en consacrant des pages aux femmes qui ont joué des rôles non‑négligeables dans le mouvement de la Négritude, bien qu’Aimé Césaire ne les ait pas citées parmi les fondateurs. Il retrace ainsi le parcours de Paulette Nardal et Suzanne Césaire qui ont respectivement fondé les périodiques La revue du monde noir6 et Tropiques7. A. Mabanckou essaie enfin d’envisager un moyen pérenniser — en les renouvelant — les grands principes de la Négritude. Il s’associe ainsi à Nimrod qui, avec Tombeau de Léopold Sédar Senghor8, rappelle l’urgence qu’il y a à mettre en application la fraternité inter‑raciale que Senghor appelait de ses vœux. Ce que Senghor nommait un humanisme intégral au début des années 1960 doit être pensé dans notre monde multiculturel où des pensées clivantes et souvent intersectionnelles compartimentent les appartenances.

Représentations de l’Afrique précoloniale à l’Afrique postcoloniale

6La troisième leçon donne l’occasion à l’auteur de revenir sur différentes manières d’envisager les époques précoloniales, coloniales et postcoloniales.

7Il présente ainsi le cynique discours de Nicolas Sarkozy postulant qu’avant la colonisation, l’Africain vivait en harmonie avec la nature sans chercher le progrès, sans chercher à s’inventer un nouveau destin. La légitime colère d’A. Mabanckou transparaît derrière la question « Comment juger de telles approximations qui font par exemple l’impasse sur la grandeur et le rayonnement de l’empire du Ghana (750‑1204), contemporain de celui de Charlemagne, et qui était le plus vaste des deux ? » (p. 88). La vision stéréotypée du politicien, chargée de représentations coloniales, rend compte de l’urgence qu’il y a à reconsidérer les récits historiques qui restituent la richesse des empires précoloniaux. A. Mabanckou multiplie les suggestions de lecture de Doguicimi9 de Paul Hazoumé — qui relate le parcours du roi Guézo d’Abomey — à Soundjata ou l’épopée mandingue10 de Tamsir Niane. L’auteur a ainsi saisi l’occasion de réparer une injustice, de déconstruire au sein d’une institution française les insinuations réductrices de l’ancien président de la République : « Et c’est au peuple africain qu’on dirait que “jamais il ne lui [viendrait] à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin ? » (p. 89). Cela étant dit, l’auteur n’en perd pas son art de la nuance et précise qu’il ne faut pas non plus encenser outre mesure la période précoloniale pendant laquelle le recours à la barbarie était fréquent dans le cadre des conflits internes et des pratiques esclavagistes arabo‑africaines.

8De même, A. Mabanckou évoque la littérature faisant part de l’instabilité postcoloniale. Il s’appuie, entre autres, sur la satire sociopolitique que Henri Lopes dresse sur les mœurs congolaises dans Le pleurer‑rire11 et la critique qu’émet Aminata Sow Fall envers la politique senghorienne de gestion des mendiants de Dakar dans La grève des bàttu12.

9A. Mabanckou ajoute qu’il remarque une différence entre la littérature de migration pendant la période coloniale et après la période coloniale. Ceci relève d’un changement de perception du migrant : pendant la colonisation, les Africains installés en France avaient plus facilement accès aux études et aux travaux grâce à une législation plus souple tandis qu’après les indépendances, ils ont plutôt été considérés comme des clandestins, des parias. De ce fait, les romans de migration pendant et après la colonisation relatent des expériences foncièrement différentes.

Représentations des langues & univers africains

10Dans la quatrième leçon, l’auteur partage quelques points de réflexion sur la situation éditoriale des auteurs africains. Reprenant des critiques formulées dès les années 1980, A. Mabanckou constate leur mise à l’écart avec la création de collections dédiées, comme « Continents Noirs » chez Gallimard. Tout se passe comme si les auteurs africains devaient avant tout être abordés par le filtre de leurs origines, contrairement aux autres, et, une fois qu’ils ont fait leurs preuves, ils accèdent à des collections plus prestigieuses. C’est le cas de la Rwandaise Scholastique Mukasonga qui a accédé à la « collection blanche » après l’obtention du Prix Renaudot. L’auteur se trouve lui‑même dans le même cas — mais ne revient pas sur sa propre stratégie éditoriale, puisqu’il a été publié par Présence africaine, avant Le Seuil puis Gallimard en « collection blanche » ! — mais aborde les prismes éditoriaux par le choix des images de couverture, conforme aux idées reçues sur l’Afrique, pour des raisons purement commerciales. Cela‑dit, comme dans ses fictions, A. Mabanckou sait mêler l’humour à l’indignation en transmettant, par exemple, la fameuse recette de Binyavanga Wainaina pour écrire le parfait roman africain conforme aux exotismes attendus. L’essayiste manie finement l’art rhétorique et ménage son lecteur en instillant quelques pauses illustratives dans sa démonstration. Pensons à « La parabole du vieux qui ne lisait plus que les romans africains » (p. 126), clin d’œil à Sépúlveda, révélatrice des a priori sur la littérature africaine : lors d’une séance de dédicace un lecteur transmet son étonnement de ne pas voir figurer le nom du traducteur en français d’A. Mabanckou dans ses livres. S’en suivent de très belles pages sur la liberté de l’écrivain d’investir la langue française à sa manière pour en faire l’instrument de son art. Ces pages se font l’écho de la théorie exposée dans l’essai Le monde est mon langage13 paru en 2016. L’auteur y prône sa liberté de dire le monde à partir de sa langue d’écriture. Il rejoint ainsi Édouard Glissant qui, à partir de son français d’écriture, affirmait « J’écris en présence de toutes les langues du monde14 ».

11La question linguistique fait toujours débat parmi les auteurs africains, comme l’atteste la cinquième leçon. Celle‑ci évoque la thèse d’écrivains militants, tel Patrice Nganang, qui préconisent de s’émanciper de la langue du colonisateur, de promouvoir les langues africaines en les érigeant au rang de langues littéraires écrites. A. Mabanckou prévient qu’il est stérile de vouloir s’enfermer dans la glorification d’une langue nationale, ce projet ne correspondant pas à la situation linguistique mondiale faite d’échanges. Il invite également les écrivains africains « du dedans » à être plus tolérants envers ceux « du dehors » (p. 136) dont l’exil ne représente pas une trahison et dont les écrits sur leur pays natal s’avèrent tout aussi vibrants.

Mémoire de l’esclavage

12Cette entreprise de mise au point sur la perception d’une littérature africaine est poursuivie dans la sixième leçon dans laquelle A. Mabanckou exhorte ses compatriotes à ne pas se complaire dans les lamentations et à ne pas accuser les Européens de tous leurs maux. Ces propos déjà tenus en 2012 dans Le Sanglot de l’homme noir15 ont fait polémique. L’auteur maintient ici sa position non victimaire qui a séduit ses électeurs au Collège de France. Il rappelle que les Africains ont également pratiqué l’esclavage, comme l’avait mis en scène Yambo Ouologuem dans son célèbre roman Le Devoir de violence16, et qu’il serait plus utile de chercher « ce qui pourrait redéfinir nos rapports, ce qui pourrait nous rapprocher et fonder le vivre ensemble quelle que soit notre couleur » (p. 156) plutôt que de fomenter des projets de vengeance. Néanmoins, il admet le ressentiment et le sentiment d’injustice, ce qu’il illustre à partir d’une expérience personnelle vécue aux États‑Unis : un afro‑américain pris d’un délire de vengeance l’a directement pris à parti en ayant décidé qu’il était le descendant de notables africains vendeurs d’esclaves. Les blessures sont bien réelles. Pour les panser, il est essentiel d’activer le devoir de mémoire de l’esclavage et de le reconnaitre enfin comme un crime contre l’humanité.

Quand la réalité historique invite à repenser le rôle de l’écrivain africain

13Au cours de la septième leçon, A. Mabanckou propose une réflexion quant au traitement littéraire des réalités africaines et s’appuie notamment sur la question « De la “poétisation” de l’enfant soldat » (p. 161). Il rejoint la chercheuse Charlotte Lacoste qui constate, face à l’essor du récit d’enfant soldat, qu’il correspond à un horizon d’attente du lecteur occidental et « devient dès lors le support à partir duquel l’Occidental plaque et déploie un discours qui le concerne lui, et accessoirement lui évite de se pencher sur les raisons objectives du phénomène »17. Face à ce sujet épineux, A. Mabanckou n’apporte pas de réponse toute faite, il pose des questions ouvertes. Il se demande si le fait d’enrober par la fiction les récits d’enfants soldats ne contribue pas à une esthétisation dérangeante de réalités historiques graves. Il partage son ressenti de lecteur d’Allah n’est pas obligé18, publié par Amadou Kourouma en 2000, face au petit Birahima qui suscite à la fois effroi et fascination. Sa réflexion s’appuie sur plusieurs supports. Par sa dimension visuelle et esthétique, le cinéma est également concerné par ce questionnement. A. Mabanckou revient notamment sur le film Johnny Mad Dog19 de Jean‑Stéphane Sauvaire qui propose une adaptation anhistorique et esthétisante du roman Johnny Chien Méchant20 d’Emmanuel Dongala. Il rejoint ici le scepticisme de Charlotte Lacoste face à l’esthétisation du récit qui contribue à banaliser la gravité de la réalité dépeinte. Il y a là un équilibre difficile à trouver entre témoignage et fiction, comme l’expliquait déjà Kourouma en dédiant son roman aux enfants soldats djiboutiens. Leurs récits ont contribué à la naissance de Birahima, mais cet enfant‑soldat installé entre le Liberia et le Sierra Leone est sorti de l’imagination de Kourouma, au cœur d’un monde où les mots, avant les armes, font sens.

14La question de la mise à l’écrit d’une réalité dont la violence dépasse le champ des possibles est reposée dans le cadre de la huitième leçon consacrée à la mise en récit du génocide rwandais. A. Mabanckou rappelle la responsabilité des autorités belges et françaises dans cette tragédie ainsi que l’immobilité de la communauté internationale pendant le génocide. Il déplore également le silence des écrivains pendant les massacres et constate une urgence à recentrer la littérature sur l’histoire immédiate, malgré le défi que requiert l’acte d’écriture, sans le filtre du temps. Pour A. Mabanckou, d’un point de vue littéraire, il y a un avant et un après génocide rwandais. Cet évènement impose de repenser le statut de l’écrivain et son rôle à jouer face au devoir de mémoire. Même si les écrivains avancent à tâtons, leurs tentatives de restituer le génocide rwandais par la fiction sont essentielles, qu’il s’agisse de Murambi, le livre des ossements21 de Boubacar Boris Diop qui s’appuie sur des témoignages pour s’inscrire dans une démarche explicative ou de L’Aîné des orphelins22 de Tierno Monénembo qui a préféré la liberté offerte par la fiction. La fin de cette dernière leçon rythmée par la périphrase conclusive « écrire après le génocide rwandais » (p. 175) prend des airs de manifeste invitant à ne pas rester passif et à réinventer l’acte d’écriture afin qu’il soit plus à‑même d’envisager le monde actuel.

15Cette sortie d’un état passif passera par la fin de la complicité française avec les états dictatoriaux africains qui gangrène le continent, comme l’affirme A. Mabanckou dans sa « Lettre ouverte au président de la République française » (p. 195). Dans son « Allocution pour le Monument aux héros de l’Armée noire » (p. 199), l’essayiste exige également une reconnaissance du sacrifice des tirailleurs sénégalais. Reconnaissance qui implique une entraide, en réponse à la fraternité de ces tirailleurs qui ont contribué à sauver la France au prix de leurs vies.

16Ce qui frappe dans l’écriture d’A. Mabanckou, c’est que malgré la virulence des travers qu’il pointe du doigt, il parvient à conserver un point de vue pacifique et fédérateur. Cette bienveillance mêlée à son humour, son érudition et son art de faire dialoguer les écrivains parviennent ainsi à attirer l’attention du lecteur sur des perceptions, des analyses et des à‑priori transportés depuis des générations à propos d’une des littératures d’Afrique, qu’il était urgent de rectifier.

17À Alain Mabanckou de conclure « Et, quelle que soit notre couleur, quelles que soient nos origines, ces travaux devraient nous rappeler une réalité capitale : le monde est une addition, une multiplication, et non une soustraction ou une division… » (p. 84).

Bibliographie

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  • Dongala, Emmanuel, Johnny Chien Méchant, Paris, Le serpent à plumes, 2002, 360 p.

  • Glissant, Édouard, Introduction à une poétique du divers, Montréal, Les Presses de l'Université de Montréal, 1995, 144 p.

  • Gide, André, Voyage au Congo, Paris, Gallimard, 1924, 249 p.

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  • Sauvaire, Jean‑Stéphane, Johnny Mad Dog, Issy‑les‑Moulineaux, TF1 vidéo, 2009, 2h41min.

  • Sow Fall, Aminata, La grève des bàttu ou les Déchets humains, Dakar ; Abidjan ; Lomé, Nouvelles éditions africaines, 1979, 131 p.

  • Wald Lazowski, Aliosha, propos recueillis par Raphaël Bourgois, Avis critique — France culture, 22/02/2020, disponible en ligne sur : https://www.franceculture.fr/emissions/avis-critique/brutalisme-dachille-mbembe-huit-lecons-sur-lafrique-dalain-mabanckou (Consulté le 24/08/2020).