« Comment voir ? Depuis où ? Qui peut avoir plus d’un seul point de vue ? Qui se retrouve aveuglé·e ? Qui porte des œillères ? » D. H.
En 1988, Donna Haraway donnait naissance à une notion devenue virale dans les mondes universitaires, artistiques et militants.
Quarante ans plus tard, à la croisée de l’écologie, des pensées décoloniales et du féminisme, cette idée de « savoirs situés » est désormais incontournable.
Un outil majeur pour construire les savoirs terrestres du 21e siècle.
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Donna Haraway, philosophe des sciences féministe, diplômée de zoologie et de philosophie, est l’autrice de nombreux livres dont Manifeste des espèces compagnes : chiens, humains et autres partenaires (Flammarion, 2019), Vivre avec le trouble (Éditions des mondes à faire, 2020) et Être femelle (Wildproject, 2025).
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Sommaire
Vers les sciences terrestres de demain : introduction des éditeurs
Savoirs situés
La persistance de la vision
Les objets acteurs, ou l’appareil de production corporelle
L’ironie du Coyote : entretien avec Jeanne Burgart Goutal
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On peut lire sur en-attendant-nadeau.fr un article sur cet ouvrage :
"Depuis ailleurs", par Louise Bentkowski (en ligne le 21 avril 2026)
Savoirs situés, de Donna Haraway, originellement publié en 1988 et aujourd’hui disponible en poche dans une nouvelle traduction française, a eu une profonde influence sur les études féministes et au-delà. La philosophe y développe l’idée que la production de la science se fait le plus souvent selon un point de vue spécifique. Louise Bentkowski, autrice de Constellucination et dramaturge, en livre une lecture personnelle, qui rend hommage à l’humour et au goût pour la science-fiction de Donna Haraway.