Cette biographie qui retrace la vie d'errance d'Ingeborg Bachmann entre les pays et villes européennes: Klagenfurt et sa Carinthie natale au pouvoir des nazis dans son enfance et adolescence, Vienne dès 1946 qui lui permit de s'élancer sur les chemins de la gloire, Paris où elle ne cessa de venir et revenir dans l'espoir d'y rencontrer Paul Celan, Londres où elle fut fêtée par les exilés autrichiens, Ischia et Naples, où elle tenta de vivre avec Hans Werner Henze, Munich et Zurich, où échoua la vie de couple avec Max Frisch, Berlin, Prague et tous les lieux où elle chercha un thérapeuthe capable de comprendre et de soigner ses troubles psychosomatiques, Rome, sa patrie d'élection, où elle mourut dans des circonstances tragiques. Son exil se lit le plus souvent à travers sa voix et ses poèmes qui accompagnent le lecteur dans son cheminement...
"Moi avec la langue allemande/ cette nuée autour de moi/ que je tiens pour maison/ dérive entre toutes les langues" (Exil).