Acta Fabula
ISSN 2115-8037

2019
Janvier 2019 (volume 20, numéro 1)
titre article
Nicolas Wanlin

Pour se réconcilier avec Houellebecq

Agathe Novak-Lechevalier, Houellebecq, l’art de la consolation, Paris : Stock, coll. « Essais. Documents », 2018, 305 p., EAN 9782234086128.

1Après des travaux « dix‑neuviémistes » consacrés à Stendhal et Balzac, Agathe Novak‑Lechevalier s’est tournée vers l’œuvre de Michel Houellebecq. En 2011, elle réalisait un entretien avec le romancier sur son rapport à la littérature du xixe siècle1. En 2014, elle a donné une introduction à son anthologie de poèmes dans la collection « Poésie/Gallimard2 ». En 2016, son édition critique de La Carte et le Territoire, l’a fait entrer de son vivant dans la collection GF‑Flammarion, habituellement réservée aux classiques du patrimoine littéraire3. Dernière consécration en date par le monde éditorial et universitaire, un « Cahier de l’Herne4 » est encore coordonné par elle et, avec les colloques, cours et articles qui lui sont consacrés, achève de faire de Houellebecq et surtout de son œuvre un objet d’étude littéraire légitime.

2On se doute qu’une édition dans la collection de la Pléiade viendra un jour. La jolie reliure en cuir doré à l’or fin achèvera alors de l’intégrer aux rayons des bibliothèques bourgeoises. Et, selon l’éditeur scientifique qui aura été retenu pour la tâche, le monument au grand écrivain sera ou non assis sur des fondations solides.

3Houellebecq fait en tous cas l’objet d’une consécration par le marché. Il se vend très bien. Et au‑delà du marché littéraire, il étend son empreinte et son emprise plus avant dans le marché culturel, apparaissant dans le cinéma, la chanson, l’art contemporain ; ce qui signifie qu’il a aussi réussi à séduire des acteurs de ces champs particuliers qui ne réagissent pas seulement aux chiffres de vente des livres. Mais, à l’interface du marché de la culture et de la réception intellectuelle, on peut bien sûr s’interroger sur ce que vaut la « gloire » de Michel Houellebecq : publicité d’un bon produit, reconnaissance d’un événement intellectuel, ou les deux — si tant est qu’il soit possible d’être les deux à la fois.

Un objet littéraire contemporain

4Comme l’université française est moins habituée que d’autres à traiter de la littérature ultra‑contemporaine, la question se pose de savoir quelle relation peut se faire entre la réception journalistique d’un auteur très médiatisé, dont chaque roman fait polémique et suscite des réactions jusque dans le monde politique et parmi les responsables religieux, et l’étude méthodique d’un objet littéraire selon les habitudes scientifiques des universitaires. C’est un test intéressant, pour les études littéraires universitaires, de tenter de nourrir, d’enrichir un débat auquel participe le grand public cultivé avec un niveau d’information et de réflexion susceptible d’élever le débat. C’est du moins ainsi qu’on peut apprécier la dernière publication d’A. Novak‑Lechevalier : un essai d’interprétation globale de l’œuvre de Houellebecq publiée jusqu’en 2018 faisant état des diverses prises de position critiques et avançant sa propre thèse : Houellebecq, l’art de la consolation. Il s’agit de lire cette œuvre sous l’aspect de la « consolation » plutôt que de la désespérance.

5L’introduction et la première partie du livre consistent principalement à rappeler l’histoire éditoriale de Houellebecq depuis ses débuts et l’histoire de sa réception. A. Novak‑Lechevalier fait état des critiques positives et négatives ; mais les négatives semblent plus nombreuses et singulièrement agressives, ce qui fait de Houellebecq un objet délicat à aborder. Habituellement, les critiques universitaires concentrent davantage leurs efforts sur des écrivains consensuels, consacrés par l’histoire. Plus on se rapproche de l’époque contemporaine, moins l’histoire a eu le temps de faire jouer son crible, plus les auteurs peuvent être sujets à débat. Pour un auteur vivant, c’est là que la prise de risque est maximale.

6A. Novak‑Lechevalier provoque la surprise par le titre de son livre. Peu de lecteurs diraient spontanément que les livres de Houellebecq sont « consolants ». La plupart — et la part la plus bruyante — de la critique dénonce plutôt son déclinisme, son pessimisme voire son nihilisme. En s’appuyant indifféremment sur les propos de ses personnages, de ses narrateurs et de l’auteur dans ses diverses prises de parole publiques, les critiques déplorent le plus souvent le caractère morbide, malsain, nauséabond de cette littérature. A. Novak‑Lechevalier fait état de manière organisée et détaillée de la plupart des critiques : cynique, décliniste, vendu, prophète de malheur, nihiliste, sans style, néo‑réac, etc. Elle déclare pour sa part : « Je travaillerai sur ce que font les textes sans jamais le dire. » (p. 27).

7On peut tout d’abord voir là un paradoxe si l’on comprend que cette lectrice professionnelle entend occulter ce que dit le texte pour mettre en avant, en revanche, quelque chose qu’il ne dit pas. Cela me rappelle une excellente boutade de Pierre Desproges :

Rien n’est plus dangereux qu’un cintre blessé.
Dans son inoubliable « J’irai cracher sur vos cintres », Ernest Hemingway n’évite‑t‑il pas d’aborder le sujet ?
Un silence qui en dit long, non ?

8Or, les silences que l’on fait parler sont sans doute le piège le plus dangereux pour la critique littéraire.

9A. Novak‑Lechevalier entend parler de ce que les textes « font ». Est-ce une étude de réception ? Cela suppose‑t‑il d’aller, tel le sociologue de terrain, un questionnaire sous les bras, interroger les gens dans les librairies pour en tirer des statistiques sur ces thèmes : « Que vous a fait Michel Houellebecq ? Vous a‑t‑il consolé ou désolé ? »  

10Une étape préalable consiste à relever assez minutieusement l’effet attesté par les réactions critiques dans la presse « grand public » et dans les publications universitaires. A. Novak‑Lechevalier en fait l’analyse, en souligne la mauvaise foi, la mauvaise qualité, les contradictions, les arguments fallacieux, les attaques ad hominem, les mesquineries, les inconséquences. Elle explique comment et pourquoi Houellebecq est jugé réactionnaire, décliniste, misogyne, tantôt islamophobe tantôt islamophile. On comprend alors pourquoi, dans le débat médiatique contemporain, il est assimilé tantôt au pessimisme lettré d’un Finkielkraut ou au populisme idiot d’un Zemmour. Mais on note aussi que, au contraire d’un Renaud Camus, Houellebecq n’a pas de thèse à défendre.

11Au terme de ce parcours, la grande masse des critiques est mise en échec et son peu de consistance est démontré, ce qui n’est pas surprenant étant donné le faible niveau d’information et de réflexion de la plupart des critiques journalistiques. Mais A. Novak‑Lechevalier prend garde de mentionner les quelques exceptions en France, et plus nombreuses à l’étranger, qui accordent une attention suffisante à Houellebecq et se donnent les moyens d’en tirer un réel profit pour les études littéraires.

L’effet Houellebecq

12En déclarant se concentrer sur ce que les livres « font » plutôt que sur ce qu’ils disent, A. Novak‑Lechevalier peut être soupçonnée d’écrire un essai sur ce que les livres de Houellebecq lui font. Et il s’agirait alors d’un essai subjectif, d’un témoignage, d’une impression de lecture. La valeur d’un tel essai serait très limitée et ne serait que d’alimenter encore un peu la polémique autour de Houellebecq : certains le trouvent déprimant, moi je le trouve consolant, etc.

13Or, A. Novak‑Lechevalier ne se livre pas à un tel épanchement de fan au sujet de son idole mais fait une analyse minutieuse, patiente et malgré tout agréable à lire et convaincante de la position par rapport au monde que proposent les textes de Houellebecq et de l’expérience de lecture qui est ainsi proposée au lecteur.

14Car c’est le texte — du moins, pour les lecteurs professionnels que sont les universitaires, il faut postuler que c’est le texte — qui détermine, qui programme ou du moins qui rend possible sa lecture et les effets qui en découlent. Les réactions des critiques sont des réactions possibles et donc des réactions inscrites dans les lectures possibles du texte : si tel a lu un Houellebecq cynique, c’est qu’il existe un texte, c’est‑à‑dire une manière de lire Houellebecq, une manière d’assembler certains de ses énoncés bout à bout pour en faire un auteur cynique.

15Cela ne veut pas dire que toutes les lectures sont possibles, que toutes se valent et que l’on peut faire dire n’importe quoi au texte et à son auteur. Le travail du critique est de déterminer le meilleur texte possible ; non pas le texte préférable (moralement, politiquement, psychologiquement…) mais le texte le plus complet et le plus complexe, celui qui rendra compte maximalement de toute la construction textuelle proposée par l’auteur ; le texte qui sera réalisé par la meilleure lecture, c’est‑à‑dire la lecture qui prend en compte tous les énoncés, tous les niveaux d’énonciation, et toute la composition qui les organise5.

16Il me semble que c’est ce que fait A. Novak‑Lechevalier dans cet essai. Elle rend compte honnêtement de la composition des textes de Houellebecq, donc de la lecture qu’ils programment, donc de l’effet optimal qu’on peut en attendre, donc, sans doute, des raisons qui le font apprécier par un grand nombre de lecteurs. Elle le fait d’autant mieux qu’elle convoque la totalité du corpus : romans, poèmes, essais, préfaces, entretiens. Alors que d’autres critiques peuvent faire une lecture intéressante mais partielle en mettant bout à bout les énoncés ayant trait à l’économie (ainsi de l’essai de Bernard Maris6) ou une lecture partielle et trompeuse en mettant bout à bout les scènes de sexe, on jouit ici d’une vision panoramique qui donne une impression de totalité complexe mais cohérente.

La consolation

17Affirmer qu’il y a chez Houellebecq un « art de la consolation », voire que c’est là l’essence de son projet littéraire, suppose de définir ce terme de consolation. A. Novak‑Lechevalier s’y emploie en rappelant, s’il est besoin, deux grandes tendances, stoïcienne et chrétienne, qui constituent l’alternative majeure en la matière. Elle y ajoute une acception plus récente, peut‑être plus moderne, en se fondant sur le livre de Michaël Foessel, Le Temps de la consolation7. Il en ressort pour l’essentiel que la consolation n’est pas de nier ce qui désole ni de l’anéantir par l’usage de la raison mais de commencer par prendre pleinement conscience de la désolation, de « circonscrire la souffrance sans l’annuler », à l’opposé de l’« indifférence métaphysique » (p. 99). C’est donc logiquement que tout une partie du livre est consacrée à ce qui chez Houellebecq — et c’est là sans doute l’aspect le plus consensuel de la thèse — rend compte du monde dans ce qu’il a de plus désespérant. Sont inclus dans cette perspective toutes les fausses consolations ou les illusions de consolation produites par le monde moderne ou par la tradition, telles que Houellebecq les figure dans son œuvre.

18Mais à ces chapitres s’articulent d’autres qui constituent la part positive, qui établissent en quoi et comment Houellebecq propose une consolation plus déterminante pour son œuvre que sa capacité à représenter un monde désolant. La consolation résiderait alors dans la capacité à « voir et percevoir autrement » (p. 106), pour reprendre les termes qu’A. Novak‑Lechevalier emprunte à M. Foessel — ce qui est peut‑être le propre de la littérature et particulièrement de la poéticité de la littérature.

19Car si, de fait, l’univers houellebecquien est assurément d’une profonde noirceur, « ce n’est pas tant dans le monde que représente Houellebecq que les lecteurs se reconnaissent ; mais bien plutôt dans cette fondamentale étrangeté au monde, dans ce sentiment d’aquaplaning constant qui est si bien dépeint par ses romans » (p. 183). Là est l’un des principaux arguments pour défendre l’œuvre : c’est la non‑adhésion des personnages à leur univers qui offre au lecteur sinon une possibilité d’identification du moins une prise pour l’empathie.

20À un autre niveau, l’empathie, la compassion ou encore la pitié sont les émotions qui structurent fondamentalement le paysage moral houellebecquien. L’amour en est une forme sans cesse interrogée, omniprésente même si sa réalité est douteuse ou instable, mais le motif primordial pour l’auteur est la rencontre de deux êtres capables de se comprendre. Il peut d’ailleurs sembler banal qu’en dernière analyse, empathie et amour se trouvent au fond de la poétique houellebecquienne des émotions. Mais A. Novak‑Lechevalier analyse l’étrange assemblage d’humour, d’ironie, de philosophie (plus ou moins schopenhauerienne), de théorie mi‑sérieuse mi‑loufoque, et enfin de poésie qui donne son originalité au ton houellebecquien. De nombreux chapitres fournissent de très riches analyses sur tous ces sujets et exposent ainsi la complexité de l’œuvre, notamment le mélange de comique et de pathétique qui la caractérise.

21Une autre dimension de la consolation repose sur une théorie de la lecture ; à un premier niveau, de la lecture comme écran à la réalité du monde, puis, de manière peut‑être plus satisfaisante, comme une relation entre l’auteur et le lecteur qui confine à l’amitié ou du moins à la complicité. Car, malgré une attitude volontiers provocante et une affectation de désinvolture, l’auteur assume dans son œuvre une théorie de la lecture comme rencontre et compagnonnage entre auteurs et lecteurs.

22Un aspect original de la thèse soutenue dans ce livre est que la poésie, à la fois comme forme et comme fonction, demeurerait un fondement de l’œuvre de Houellebecq. Elle n’est pas avant les romans ou en marge des romans mais en constitue le cœur vivant en ce qu’elle est précisément la puissance de consolation. C’est la poésie qui « constitue le seul recours possible à la désolation » (p. 242). Dans le « contre‑monde » que l’art peut opposer au monde, la poésie a son rôle à jouer. Bien que précaire, elle « peut agir sur le monde » (p. 239), elle trouve parfois chez le lecteur un écho. En un sens, alors que le roman « rend compte du monde », la poésie « en postule un nouveau » (p. 272) et c’est cette complémentarité, sans doute jamais bien appréciée dans l’œuvre de Houellebecq et au sein même de ses romans, qui articule la consolation à la désolation, révèle la sentimentalité sous un apparent cynisme.

23Ici, d’ailleurs, s’ouvre un chantier possible sur la poésie de Houellebecq et sur la théorie de son fonctionnement dans les romans. Car la théorie que Houellebecq fournit lui‑même, fondée sur la lecture de Jean Cohen (Le Haut Langage) est loin de suffire à en rendre compte. En revanche, les éléments de poétique que propose A. Novak‑Lechevalier sur les fins des romans de Houellebecq et leur rapport à la poésie montrent assez qu’il y a matière dans cette œuvre, pour les études houellebecquiennes, à une analyse en termes de poétique.

Houellebecq consolant malgré lui ?

24Cette consolation est donc « ce que font les textes sans jamais le dire » (p. 27). Le défi pour la critique est de convaincre de l’existence d’un effet textuel qui n’a jamais été revendiqué ni théorisé par son auteur. Il est tellement plus commode d’avoir à faire à un auteur qui livre le mode d’emploi de ses textes ! Mais c’est aussi un piège : si on ne lit Zola qu’à la lumière du Roman expérimental ou Rimbaud qu’à celle de la « lettre du voyant », on en manque l’essentiel. De même, si on lit les romans et la poésie de Houellebecq à la lumière de ce qu’il est capable de comprendre de lui‑même et de ce qu’il veut bien livrer aux journalistes, on a tôt fait de manquer l’essentiel et ce qui fait l’originalité de son œuvre. Il faut donc assumer de faire le tri dans le paratexte houellebecquien, de ne pas tout mettre sur le même plan, et de dépasser ce que Houellebecq est lui‑même capable d’expliciter quant à la portée de son œuvre.

25L’œuvre échappe à son créateur et ce n’est pas forcément le fait d’une sur‑interprétation ou d’une récupération. A. Novak‑Lechevalier invoque l’exemple de Balzac qui déclare écrire « à la lumière de deux Vérités éternelles, la Religion, la Monarchie » et n’en est pas moins assimilé par Hugo à « la forte race des écrivains révolutionnaires » avant d’être considéré par tout un courant de gauche comme un analyste de la société profondément pertinent (p. 56). De même, la littérature dont est capable Houellebecq transcende et rachète, s’il est besoin, les propos polémiques et les humeurs qui, à force de caractériser ses personnages, trahissent peut‑être aussi la personnalité de leur auteur. Une beauté émerge de l’œuvre, qui dépasse sa noirceur, et c’est ce qui justifie qu’on ne mette pas sur le même plan les déclarations de Houellebecq dans la presse et les livres qu’il signe.

26À cet égard, d’ailleurs, on ne peut que rappeler la médiocrité des journalistes qui semblent se réjouir de la propension d’un écrivain au bavardage. L’interminable entretien donné au Figaro il y a quelques années semblait n’avoir d’autre but que de démontrer qu’un écrivain peut être aussi ennuyeux et trivial qu’un sportif interviewé après un match spectaculaire. Le journalisme ne consiste plus alors à révéler le fonds d’une personnalité qui se cacherait derrière une œuvre mais à faire voir qu’il n’y a rien à voir. Il faut alors distinguer — et c’est plus délicat et plus urgent pour un auteur vivant — l’œuvre du moraliste et les propos du « prophète » de malheur, la littérature et la publicité.


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27Les livres de Houellebecq sont souvent critiqués par ceux qui ne les ont pas lus, ou les ont trop vite lus, partiellement, dans la précipitation du rythme des polémiques médiatiques. Le rythme du journalisme menace toujours celui de la littérature, depuis que celle‑ci est parvenue à l’ère de ce que Sainte‑Beuve nommait la « littérature industrielle ». C’est peut‑être une chance que la littérature soit devenue l’objet d’une consommation de masse mais c’est aussi un risque. De même que Soumission avait été piraté, diffusé, lu (ou non) et commenté avant sa parution, il est probable que le même brouhaha accompagnera (ou « a accompagné », selon la date de parution de ce compte rendu) la parution de Sérotonine. Les journalistes ont commencé à le résumer et à le commenter alors qu’il n’est pas encore commercialisé.

28Le livre d’Agathe Novak‑Lechevalier a le mérite de prendre le temps de lire et relire sereinement, minutieusement, avec du recul, l’ensemble de l’œuvre. Il ne jouit pas de la même distance que les critiques que l’on peut écrire aujourd’hui sur Stendhal ou sur Balzac, certes, mais il permet de prendre de la hauteur tout en répondant à un besoin : celui de prendre en compte la littérature vivante, la littérature qui se vend et qui se lit aujourd’hui. C’est un besoin pour la culture et c’est une urgence pour les études littéraires, pour montrer qu’elles sont capables de répondre aux questionnements les plus contemporains, qu’elles jouent un rôle dans la manière dont notre culture se définit et se redéfinit jour après jour, dans la presse et au comptoir des cafés mais aussi dans les amphis plus ou moins remplis de nos universités.