Acta Fabula
ISSN 2115-8037

2017
Décembre 2017 (volume 18, numéro 10)
Valérie Jacob-Blanchemanche

L’employé de bureau, ou la fusion entre un archétype & une analyse comparée

Cyril Piroux, Le roman de l’employé de bureau ou l’art de faire un livre sur (presque) rien, Dijon : Éditions Universitaires de Dijon, coll. « Écritures », 2015, 300 p., EAN 9782364411197.

1L’analyse comparative menée par Cyril Piroux est centrée sur le personnage de l’employé de bureau, nommé aussi rond-de-cuir, bureaucrate, gratte-papier ou scribouillard. En progressant à la fois sur les axes diachronique et synchronique, l’auteur de cet essai revisite l’histoire littéraire du roman, de sa phase d’apogée au xixe siècle à nos jours. La vision focale réglée sur l’observation d’un personnage largement oublié par la critique a le mérite de faire revivre des textes jugés mineurs. Et c’est en s’appuyant sur l’architecture du genre romanesque que cette figure littéraire révèle le mieux sa richesse dissimulée sous des apparences par trop minimalistes. Il faut donc commencer par circonvenir la figure en question pour établir un semblant de statut dans le cadre textuel. Mais comme le roman de l’employé de bureau glisse parfois vers le roman de la bureaucratie, l’essai soulève la question d’un possible chronotope1 à l’œuvre. Il ouvre alors le champ à d’autres formes d’analyses littéraires.

Une figure romanesque archétypique à l’épreuve de la critique littéraire

2L’essai de C. Piroux couvre deux siècles d’histoire littéraire en examinant un type de personnage de roman très présent dans un large champ littéraire, mais paradoxalement très peu étudié. La bibliographie en fin de volume a ainsi l’intérêt d’établir un corpus constitué de références classiques, enrichi par la présence d’œuvres oubliées et/ou méconnues mais redécouvertes par « des éditeurs avisés dans les années 80-90 » (p. 202). Issue d’une histoire littéraire hétérogène (auteurs français et étrangers, période couvrant diverses écoles littéraires, reconnaissance ou non des écrivains en question), la constance de la figure de l’employé de bureau impressionne. Malgré la polysémie que recouvre le terme « bureau » (p. 110), force est de constater la forte homogénéité que renvoient les synonymes dépréciatifs de l’employé de bureau dans la littérature. Êtres maladifs, « personnages asociaux, névrosés et narcissiques » (p. 125), ils sont généralement célibataires et ont une piètre image d’eux-mêmes :

Cela constitue en effet un trait commun à l’ensemble de nos bureaucrates incertains, que de se trouver laids, tristes et insignifiants lorsqu’ils se regardent dans une glace ; au point, parfois, de s’apparaître complètement étrangers à eux-mêmes. (p. 88)

3Ces antihéros semblent en permanence, dans leur vie familiale et leur parcours professionnel, stagner dans un espace liminaire2. Il existe entre eux de nombreuses similitudes dans l’apparence, l’expression langagière et corporelle. La tenue vestimentaire se réduit souvent à la « capote élimée » (p. 22), la parole commune « révèle en vérité le douloureux constat d’une communication de façade entre collègues et d’une illusoire communion entre l’employé et l’entreprise » (p. 236). Le rapport à la nourriture se retrouve également porteur d’un symbolisme constant :

Dans l’absolu du vide qui est le leur, la nourriture apparaît comme une échappatoire stomacale à une hantise ontologique et un sentiment de vulnérabilité. […] Recourant à un objet solide, plutôt qu’à des aspirations chimériques, l’acte de manger se dote ainsi de connotations toutes caritatives, en ce qu’il permet à l’être en proie à la déréliction de coïncider temporairement avec l’objet convoité. Espoir chimérique s’il en est. (p. 52)

4On constate des permanences fortes dans les procédés métaphoriques comme l’animalisation. Le processus, utilisé par Balzac, sera repris par « la plupart des romanciers du bureaucrate aux xxe et xxie siècles […] à travers le champ lexical des hyménoptères notamment » (p. 35).

5Si cet essai prouve l’importance de la figure du rond-de-cuir comme archétype littéraire, il pose également la question de son absence dans les manuels d’histoire littéraire. Dès l’avant-propos, C. Piroux énonce son intention de « reconstituer l’arbre généalogique aussi complètement qu’il se peut » (p. 6), plaçant ainsi l’employé de bureau dans un réseau de filiation et d’ascendance confirmées. Ce travail soulève d’ores et déjà deux remarques liées à l’absence de considération pour ce type romanesque dans l’histoire de la critique littéraire. La première concerne la jeunesse de cette figure dont la naissance serait postérieure à la Révolution française. Bien que l’auteur rappelle des origines plus anciennes, à savoir l’ancêtre copiste, nous n’avons pas d’éclairage sur le rôle de ce type de personnage dans les romans antérieurs au xixe siècle. Le manque de recul historique pourrait être une première explication de son absence de visibilité dans le champ de la critique.

6La seconde remarque porte sur la notion de filiation suivant la perception du locuteur. C. Piroux situe la naissance de l’employé de bureau romanesque dans un triptyque hétérogène : le romancier russe Gogol préfigure l’aspect visuel du personnage au travers d’Akaki Akakiévitch du Manteau (1843) ; la formule laconique énoncée par le scribe américain Bartleby dans le roman éponyme de Herman Melville (1853) influencera le langage des futurs rond-de-cuir, tandis que « l’expérience du néant (bureaucratique) » (p. 28) de Kafka, notamment, résumera le psychisme de nombreux récits au xxe siècle. En parallèle à ce trio disparate, surgissent les romanciers réalistes et naturalistes français avec, en tête de file, Maupassant qui « projetait d’étudier un type humain — le bourgeois de Paris, employé de bureau sous la Troisième République » (p. 46). L’auteur de cet essai confirme le rôle initiateur joué par ces romanciers phares. Il nous met, toutefois, en garde contre une filiation trop restrictive qui en viendrait à négliger l’apport d’œuvres oubliées ou ignorées des critiques littéraires. Ces mêmes œuvres connaissant actuellement une véritable « revie » littéraire (p. 201). En outre, l’analyse actuelle renvoie trop souvent, et de manière erronée ou exagérée, à Bartleby :

Seul le personnage de Melville semble avoir résisté à ce déni de reconnaissance. L’instigateur de ce renouveau bureaucratique ne saurait être français, naturellement. Notre critique n’aime que trop les inspirations exotiques et, mieux encore, les influences américaines qui présentent la particularité de donner toujours plus de panache à l’histoire d’un échec. Bartleby est donc le grand survivant de cette faille de taille dans l’histoire de la littérature bureaucratique. Son actualité dans la littérature contemporaine ne fait aujourd’hui aucun doute. Mais elle fait couler beaucoup (trop) d’encre et gonfle… les buvards. (p. 204-205)

7L’employé de bureau peut donc être un personnage de première importance mais doté d’une apparence médiocre et terne, éprouvant des difficultés à émerger dans l’espace de l’esthétique des textes :

Modeste esquif engagé bien malgré lui dans le triangle des Bermudes de la littérature au xxsiècle, l’employé de bureau semble ainsi s’être égaré entre les trois points cardinaux des années 20 (le roman proustien, l’esthétique gidienne et la révolution Dada), avant de disparaître dans le bouillonnement des récits de guerre, le déferlement de la houle populiste et la lame de fond célinienne. (p.80)

8Si le rond-de-cuir n’est pas toujours lu comme un personnage central, il a cependant des qualités intrinsèques qui permettent de « trouver dans cette figure littéraire une merveilleuse source d’inspiration » (p. 80).

Personnage clef ou clef pour analyser le récit ?

9L’analyse de l’employé de bureau montre l’évolution de cette figure archétypale dans l’axe diachronique :

L’histoire littéraire révèle ainsi l’inéluctable dynamique de néantisation de l’âme humaine, à laquelle une rationalisation excessive soumit nos sociétés modernes, de l’homme désabusé (ou dézertique) de Barbusse et Mirmont, à l’homme machine d’Haussmann, en passant par l’homme-matricule des années cinquante, puis l’homme-système de Michel Houellebecq. (p. 82)

10Cette progression se lit en parallèle de l’histoire politique et sociale et le roman se dote d’un nouvel objectif pendant l’entre-deux-guerres : « (Re)trouver l’Homme derrière le Bureau » (p. 77). Construire un récit autour de l’employé de bureau est un choix logique car bien souvent l’auteur est ou a été un rond-de-cuir, et a donc une réelle proximité avec le personnage de fiction. Ce fut le cas pour Balzac (p. 35), Zola (p. 43), Maupassant (p. 46) ou plus près de nous Ponge, Aymé, Guilloux, Albert-Birot ou Queneau, « tâcherons de la plume » (p. 80). L’employé de bureau peut alors être perçu comme un « avatar de l’écrivain moderne » (p. 121) ou même son « double exutoire » (p. 79).

11Une mise en abîme scripturaire se produit lorsque les ronds-de-cuir se lancent dans des activités d’écriture extra professionnelles et « s’improvisent régulièrement essayistes, diaristes, épistoliers, romanciers voire théoriciens du roman » (p. 124). L’amalgame entre le bureaucrate et l’écrivain est intéressant et, comme le montre C. Piroux, interroge la notion de création littéraire :

Les employés de notre corpus adoptent le plus souvent une posture ambivalente, qui mêle au langage et aux fonctions de la mécanique administrative, la fantaisie d’une recherche artistique. Fort de cette dualité, le bureaucrate reformulerait ainsi métaphoriquement l’opposition mallarméenne entre littérature essentielle (poétique et romanesque) et universel reportage (papiers administratifs) — l’activité diariste, cette poétique du reportage, se tenant entre ces deux fonctions. (p. 131)

12En réalité, une seconde confusion entoure parfois le bureaucrate « écrivant », cette fois-ci avec la figure narratoriale :

Après-guerre, et plus encore au milieu du xxe siècle, la frontière tend en effet à s’atténuer entre les deux questions posées par Genette, dans le sens où, dans le sillage sans doute des techniques du monologue intérieur, les protagonistes des romans du bureaucrate assumeront eux-mêmes le rôle du narrateur, usant quasi-systématiquement d’une narration homo-autodiégétique à focalisation restreinte, par laquelle celui qui parle devient aussi celui qui voit. (p. 183)

13Cette usurpation du rôle du narrateur par le personnage a une incidence dans la construction textuelle, l’autonomisation du personnage se vérifiant, ainsi, par la présence de plus en plus importante du monologue intérieur à la troisième personne. Un exemple, très éclairant, nous est donné avec Jean Meckert, l’auteur de L’Homme au marteau (1943) qui puise les techniques apparues chez les précurseurs du « roman parlant »3, propres à insérer l’oralité populaire au cœur du récit :

Le narrateur semble adopter les mots et tournures familières, le ton désabusé, les sentiments, les rancœurs mêmes du personnage, si bien que les deux voix finissent par se confondre dans un subtil mélange de style indirect libre et de monologue intérieur. (p. 172)

14On conçoit mieux alors, comme le démontre C. Piroux, la possible autonomisation de l’employé de bureau alors même qu’il est souvent soumis à un « processus de néantisation » (p. 141). L’écrivain Jean de la Ville de Mirmont, par exemple, crée le personnage de Jean Dézert, « créature impassiblement située dans une sorte d’achronie identitaire et de non-lieu de la personnalité » (p. 151) qui, pourtant, porte en germe les questionnements autour du point de vue du narrateur. Tout semble converger vers « la destruction du pouvoir démiurgique du narrateur » (p. 175) au profit du développement de l’intériorité du personnage, alors même que son portrait finit bien souvent en « antiportrait » :

C’est en se faisant en somme le support d’une parole infirme, une voix engagée dans un mouvement constant et simultané de disparition et de recherche d’elle-même, que le texte esquisse la présence du sujet, si incertaine soit-elle. Diluée dans une forme d’anonymat ontologique, cette parole errante et néanmoins narrante devient paradoxalement fondatrice, parce que néantisante. In fine, on trouve plutôt dans ces récits des antiportraits comme on a des antihéros, incolores, flottants, quelconques… et non moins profondément humains. (p. 150)

15Si l’employé de bureau n’a donc pas toujours la visibilité d’un personnage clef, il est cependant bien utile pour quiconque souhaiterait analyser de près l’évolution du genre romanesque durant les deux derniers siècles. Comme le résume C. Piroux :

L’originalité, mais aussi le pouvoir heuristique de ces romans et de leurs personnages, réside ainsi dans une tension constante entre un univers romanesque volontairement défaillant et un personnage doté de qualités insoupçonnées. (p. 111)

16Un dernier point mérite encore notre attention, cet essai définissant au-delà du personnage les dimensions spatiales et temporelles propres aux romans de la bureaucratie.

Le monde du rond-de-cuir, chronotope romanesque ?

17L’employé de bureau, à tout moment de l’histoire littéraire, évolue dans un univers caractéristique, résumé ici par l’expression « roman de la bureaucratie » ou « motif bureaucratique », qui se présente sous des ors bien noirs. Le cadre est sordide au point que l’auteur le compare au « neuf cercles de l’Enfer » de Dante (p. 216). L’insalubrité des locaux, la promiscuité des congénères et la discipline des corps sont en analogie avec l’univers carcéral décrit par Michel Foucault :

Loin d’apparaître comme un espace d’épanouissement personnel, le bureau et les activités qui le composent sont au contraire présentés comme le lieu d’une souffrance (labor), d’une fracture sociale, l’emblème du travail monotone, improductif qui peu à peu anesthésie le corps et l’esprit, dépossède le rond-de-cuir de son humanité, de ses rêves et de ses ambitions. (p. 209)

18C. Piroux analyse, à travers les neuf cercles, les liens entre la forme close des bureaux et les comportements déréglés de toutes les époques. Du « rond-de-cuir solitaire, narcissique et… voyeur » (p. 65), héros de L’Enfer d’Henri Barbusse (1908), à « l’employée brisée de Marge brute » de Laurent Quintreau (2006), la gamme des employés souffreteux explicite l’impossibilité de vivre une véritable expérience de vie communautaire positive (p. 260). Dominés par des rapports hiérarchiques et par l’instauration d’une parole stérile qualifiée de « bavardages inconsistants » (p. 237), les espaces bureaucratiques répercutent l’oisiveté et même « [l’]empire de la bêtise… des collègues » (p. 230). Mêmes les objets servant à des comportements ritualisés semblent posséder plus d’épaisseur que les ternes bureaucrates :

Dans ce quotidien monotone, mécanique, réglé par l’usage répétitif et quasi-religieux d’un matériel capricieux et dérisoire, l’outil de travail personnifié impose sa présence étouffante au bureaucrate, prenant parfois des aspects monstrueux et menaçants. (p. 223)

19L’espace clos, sordide du bureau est en lien avec la mort car « le bureau prend […] l’apparence d’un véritable mouroir et rappelle constamment au rond-de-cuir les bornes de sa vie […] » (p. 260).

20La perception temporelle n’est pas en reste dans cette analogie mortifère. Le chapitre VII a pour titre : « (Im)puissance de la temporalité narrative ? » (p. 185). En effet, l’usage des temps dans les romans entre 1910 et 1960 montre l’omniprésence du passé composé, dont C. Piroux souligne la valeur statique. Lorsque l’imparfait est utilisé, le caractère cyclique est mis en avant. On trouve aussi le « présent gnomique » (p. 189) dans lequel les protagonistes vivent dans une attente stérile, car elle ne possède ni borne de début ni de fin : « De Mirmont à Calet, le rond-de-cuir vivote dans un cadre temporel imprécis, sans passé ni avenir, ou dans une temporalité prosaïque, statique et répétitive » (p. 185).

21De cet espace mortifère où le temps vécu réduit l’homme à une créature fantomatique, on pourrait conclure assez vite à une évidence du suicide. Cette piste a été suivie comme étant celle d’un « aboutissement logique de la précarité sociale et existentielle » (p. 91), surtout parmi les romanciers de la première moitié du xxsiècle. Mais une autre issue est possible dans la résignation, où la pulsion de vie dominera le milieu hostile du bureau. Cette attitude n’est, par ailleurs, pas forcément liée au désespoir, l’individu aboulique pouvant tirer parti de cet abandon au destin :

Derrière le fantôme du passé et le néant du futur, il semble alors n’y avoir plus de place que pour un éternel présent qui n’en finit pas de durer et de mener inexorablement le personnage vers la mort. Aussi remarque-t-on chez Jean Dézert une certaine propension à l’épicurisme, une attitude entièrement tournée vers le présent, déprise de volonté de maîtrise de la nature et libérée de l’angoisse de certaines attentes excessives (donc, par extension, de l’avenir) et du poids du passé. (p. 190)

22Le lecteur retiendra donc de ce chronotope la possibilité de faire surgir, malgré les évolutions du genre romanesque, la permanence des aspects symboliques de la vie du rond-de-cuir. Cette analyse critique, qui s’apparente à l’ethnocritique4, interroge donc ensemble les choix opérés par les écrivains dans le processus créatif (dans une « cartographie du roman contemporain », p. 263) et les diverses réceptions qu’offre un personnage mis en « poste d’observation ». Selon C. Piroux, le roman de bureau contemporain constitue une « véritable ethnologie du monde en entreprise » (p. 244). Rien d’étonnant alors que ces romans aient constitué des terrains d’étude pour des disciplines comme le management ou la sociologie liée au monde du travail. On regrettera parfois un souci de généralisation qui semble exclure du corpus des employés de bureau particulièrement atypiques. Ainsi, si C. Piroux cite Aller retour (1927) de Marcel Aymé, il ne fait pas cas des autres romans et nouvelles dissonants du même auteur. Songeons simplement à l’employé Dutilleul, qui se révolte et se métamorphose en un truculent Passe-Muraille : nul doute que ce rond-de-cuir aux qualités fantastiques questionne les portraits en creux typiques de la littérature du xxe siècle. La place des femmes, en tant qu’auteures mais aussi en tant que personnages, serait également une piste de recherches littéraires car la profession des employés de bureau s’est largement féminisée depuis l’entre-deux guerres.


***

23Cet essai permet ainsi de questionner sous un angle nouveau le continuum de l’histoire littéraire du roman lors des deux derniers siècles. En prenant pour repère une figure archétypale, modulable mais symbolisée par le vide, l’absent et l’intemporel, C. Piroux interroge des postures narratives et auctoriales. Cependant, l’analyse présentée dans cet essai ne montre pas les aspects positifs de ces emplois liés à l’écriture. L’ascension sociale de beaucoup de fils et de filles de paysans a été rendue possible par la scolarisation de masse lors de la Troisième République, et la littérature a sans doute aussi des exemples de lieux moins terrifiants que ceux décrits plus haut. Quant à la question « l’employé de bureau, avatar de l’écrivain moderne ? » (p. 121), n’était-elle pas au fond la thématique centrale de cet essai ? Dans ce cas, il aurait peut-être été judicieux d’approfondir l’assignation à la littérature par la profession, une assignation subie, mais aussi contestée, par les ronds-de-cuir eux-mêmes.