

Communiqué Solidaires Fonction Publique du 28 mars 2011 relayé par le collectif PAPERA sous le titre "Un vrai faux protocole d'accord …. sur les non titulaires !", 29 mars 2011.
Le 31 mars prochain, les organisations syndicales de la Fonction
Publique sont
invitées à signer un protocole d'accord relatif à la « résorption de la
précarité ».
Pour Solidaires, le gouvernement propose un « vrai faux » plan de
titularisation
avec, accrochée en toile de fond, sa volonté d'ébranler la fonction
Publique et son
Statut.
Ce plan ne concernera qu'une minorité d'agents non titulaires, ce
qui est très loin
des promesses de titularisation du Président N. Sarkozy !
Aujourd'hui, plus de 872 000 contractuel-les (chiffre officiel) sont
recensé-es dans
les trois versants de la Fonction publique et bien qu'aucun chiffre
précis n'ait été
fourni, il est évident que seule une minorité d'agents sera
éventuellement
« éligible » à la titularisation.
Si, depuis le début des négociations, le gouvernement a, sous la
pression des
organisations syndicales, modifié de façon importante sa copie… même si
une minorité
de contractuel-les devrait voir sa situation s'améliorer et se
stabiliser en tant que
fonctionnaire… le compte n'y est pas !
Le gouvernement n'a aucune intention de revenir sur son « dogme » de
non
remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite et il n'y
aura, donc, aucune
création d'emploi permettant la mise en place d'un plan de
titularisation correspondant
au nombre de contractuels exerçant actuellement des missions de service
public sur des
emplois permanents.
Ce seront les employeurs publics qui dresseront un état des lieux
des agents
susceptibles d'être titularisés, qui détermineront les corps et cadres
d'emplois
concernés, en fonction de leur gestion prévisionnelle des effectifs, des
emplois et des
compétences.
Et tout cela, malgré l'insistance de Solidaires Fonction publique,
sans dispositif incitatif,
sans contrainte autre que la loi ou les décrets et sans sanction
financière en cas de non
respect du protocole !
Solidaires reste perplexe sur la volonté de ces employeurs d'ouvrir
massivement les
portes de la titularisation .
Les agents, bien qu'exerçant depuis plusieurs années pour la
Fonction Publique,
devront passer des concours, des examens, qui bien que spécifiques,
seront très
sélectifs. Les lauréats de ces sélections seront nommés et affectés dans
les conditions
identiques à celles applicables aux lauréats des concours de droit
commun. En route
pour l'exode et les méandres des mutations !
Mais que deviendront celles et ceux qui auront échoué ? Que
deviendront celles et ceux,
qui au bout de 4 ans n'auront pas été éligibles ou promu-es ?
La porte de la titularisation sera fermée, ce qui est inadmissible
pour Solidaires !
Si la transformation d'un CDD en CDI est, dans l'immédiat, un point
positif pour les
agents dans cette situation, pour Solidaires, nous sommes très loin,
trop loin, du
dispositif de titularisation car, même si le protocole prévoit
l'obligation de contrats écrits,
la « suppression de l'emploi » figure clairement parmi les motifs de
licenciement. CDD
ou CDI, le résultat sera le même lorsque l'employeur voudra se
débarrasser d'un agent.
Pour Solidaires ce sera le retour à la case « précarité » et pire
encore, le billet pour
le « pôle emploi » !
Aujourd'hui, le recrutement direct en CDI existe déjà dans le
versant de l'hospitalière,
mais il va être élargi, à titre expérimental, dans le versant de l'Etat
et ultérieurement
étendu à la Territoriale, pour l'ensemble des catégories C, B et A,
quand il n'y a pas de
corps existant.
Lorsque l'on sait que les expérimentations se déroulent toujours
avec succès et que très
vite elles sont généralisées, il n'est pas besoin d'être devin pour dire
que ce projet
légalisera « l'embauche hors statut » des CDI remplaçant des
fonctionnaires, là où des
corps devraient être créés.
Cette manière dérogatoire d'embaucher existe déjà mais, après
expérimentation, la
volonté du gouvernement sera de l'installer définitivement dans le
Statut.
Pour Solidaires, ce recrutement direct en CDI est un élément négatif, un
DANGER pour le
Statut. C'est en quelque sorte, d'abord entériner l'existence dans le
Statut des
titulaires et des contractuels embauchés sur des emplois permanents mais
c'est
aussi reproduire ce qui a été fait à la Poste. C'est la preuve du
désengagement de
l'Etat vis à vis du service public qui annonce sous une forme déguisée
l'arrêt du
recrutement de fonctionnaires.
Le contrat de projet a été retiré du protocole, de même que le Contrat
d'activité mis en
place à l'INRAP (Institut de recherches Archéologiques Préventives) est
supprimé, sous
la pression des organisations syndicales et notamment de Solidaires.
Chassez le
naturel, il revient au galop, puisqu'une réflexion sera conduite pour
examiner si les
règles qui régissent l'emploi contractuel sont adaptées pour :
l'Enseignement
supérieur, la Recherche et les fouilles archéologiques.
Sans oublier que feront parties de cette réflexion les missions
exercées par le versant de
la territoriale concernant la gestion des fonds européens et
subventions.
Pour Solidaires, ce protocole se résume, principalement, à des
recommandations, à
des déclarations d'intentions, à la mise en place d'expérimentations, de
missions
ou d'études.
Pour Solidaires, le dispositif mis en place pour éviter la
reconstitution de la
précarité, s'apparente plutôt à la destruction du « Statut » actuel et
de ses
fondamentaux (égalité de traitement devant le concours et dans le
déroulement de
la carrière), sans aucune garantie que la précarité ne se reconstitue
pas aussi vite.
Solidaires continuera à lutter, aux côtés des personnels, pour
obtenir un véritable
plan de titularisation.
Fonctionnaires et agents non titulaires doivent lutter et se
mobiliser ensemble pour
l'arrêt des suppressions de poste et pour exiger des créations d'emplois
nécessaires aux besoins des services publics intégrant la titularisation
des
contractuels.
Solidaires et ses organisations membres continueront à construire
les luttes et les
rapports de force pour gagner la bataille de l'emploi, de la sauvegarde
des services
publics et de la Fonction Publique et résorber vraiment la précarité.
Note de PAPERA :
Les signataires affirment : “Nous signerons, mais nous ne sommes pas dupes…”. MAIS POURQUOI SIGNER ALORS ?? Le ridicule de certaines actions de syndicats… Mais il est vrai que ce ne sont que quelques (900.000) précaires…
Refus de l'Idex: dossier Slu (mai 2012)
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"Une nouvelle loi sur l’autonomie des universités pour début 2013" (Le Monde.fr - 24.05.2012)
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