Paul Valéry et l'idée de littérature
Paul Valéry a joué un rôle crucial dans l'histoire de la critique littéraire au xxe siècle : peu d'écrivains ont eu une conscience aussi claire de leur propre travail de création. Avec Valéry s'invente aussi la théorie littéraire : la critique des oeuvres particulières cède la place au discours sur le général. Du haut de sa chaire de poétique au Collège de France, il ouvre des voies dans lesquelles bien des penseurs, bien des mouvements critiques se sont engouffrés, à tort ou à raison. L'école s'est à son tour emparée de son oeuvre et en a fait un répertoire de citations pour les dissertations. Fabula publie les actes, dirigés par William Marx, d'un colloque tenu en juin 2010 à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense (Paris X) dans le cadre du programme « Histoire des idées de littérature », et démontrant, si besoin était, combien il importe de réfléchir à l'apport particulier de Valéry à l'histoire de cette idée.
Littérature et musique
Dans la lignée du séminaire « Littérature et musique, voie de la recherche et perspectives méthodologiques », animé par Béatrice Didier et Emmanuel Reibel à l'ENS, la journée d'étude "Littérature et musique" organisée le 21 mars 2009 à l'ENS par Timothée Picard, de nature méthodologique et bibliographique, s'est donné pour finalité de conforter l'assise du champ de recherche musico-littéraire, en présentant, sur un certain nombre de points, des exposés transversaux, qui brossent l'état des travaux existants, ménagent des points bibliographiques, et dégagent des enjeux théoriques de façon systématique.
Les moralistes modernes
La littérature moderne n'a cessé d'être sollicitée par l'interrogation sur les valeurs individuelles ou collectives, d'être hantée par l'exigence morale alors même que toute attitude moralisante était dénoncée comme une convention facile, et que se dérobaient, en même temps que la foi en les certitudes théologiques ou les postulats humanistes d'une nature-guide, le socle ancien de l'expérience et la croyance en la validité de contenus transmissibles. On en trouvera pour preuve les réflexions réunies dans Les Moralistes modernes, un colloque mis en ligne sur Fabula.
Hégémonie de l'ironie ?
Que la plus grande part (sinon la totalité) de la littérature récente puisse être placée sous le signe de l'ironie, on peut croire qu'il ne reste plus grand monde aujourd'hui pour en douter. Des travaux nombreux et récents ont décrit l'extension considérable de cette figure polymorphe, en ont analysé les occurrences, les nuances, les implications… Ce triomphe – dans la critique comme apparemment dans les oeuvres – n'est pas ce qui peut rendre aujourd'hui l'ironie suspecte ? Tel est le sujet du colloque "L'hégémonie de l'ironie ? 1980-2008" organisé à l'université de Provence et dont les quartorze communications sont ici publiées intégralement.
Arts poétiques et arts d'aimer
La conjonction de ces deux expressions, "arts poétiques" et "arts d'aimer", semble réactiver chacune d'elles et ouvrir soudain les chemins d'une mémoire littéraire si variée que certaines de ses zones s'ignorent mutuellement. Les textes rassemblés dans les pages colloques en ligne de notre site ont été prononcés à l'occasion d'une journée d'études organisée par des doctorants de Paris 8 en 2008 : ils proposent un arpentage, parmi d'autres, de ce qui peut se penser en littérature, à partir de cette conjonction.
L'idée de littérature dans années 1950
Organisé en 2003, le colloque "L'idée de littérature dans les années 1950" montre que ces années ont été l'occasion d'un déplacement des frontières de l'espace littéraire et comment l'émergence des sciences humaines, qui prennent progressivement la place de la philosophie comme interlocuteur de la critique littéraire, la transformation des pratiques critiques, le durcissement des polarités entre expérimentation et production de masse, le sentiment renouvelé du tragique de l'histoire, ont modifié la représentation de l'activité littéraire.