


Compte rendu publié dans le dossier critique d'Acta fabula "En rythme" (juillet-août 2012, Vol. 13, n°6) : "Le rythme créateur : pensée & pratique du rythme chez Michelet" par Marion Moreau.
***
Michelet. Rythme de la prose, rythme de l'histoire
Sous la direction de Paule Petitier
Lille: Presses universitaires du Septentrion, coll. "Littératures", 2010.
228 p.
Présentation de l'éditeur:
Il n’est guère d’historien avant Fernand Braudel pour qui la perception des différentes allures du temps ait eu plus d’importance que Michelet. Siècles du Moyen Âge qui s’étirent interminablement, pas vif de la Régence, boitement du XIXe siècle… Michelet mesure à travers ces variations non seulement la marche du progrès mais le rapport des hommes de chaque époque à l’histoire qu’ils vivent, selon qu’elle leur pèse, les écrase ou les porte.
Le rythme, réalité essentiellement organique chez Michelet, dit que l’histoire n’est jamais désincarnée. Ce volume explore à la fois le rythme comme objet historique (la façon dont Michelet commente et interprète certains phénomènes rythmiques) et comme instrument intellectuel de l’historien, dont le travail repose sur le repérage de scansions, de cycles, de surgissements perturbateurs créant de nouvelles régularités…
Des oeuvres telles que La Mer figurent le rapport contradictoire que l’histoire de Michelet entretient avec les rythmes naturels. Mais est-il possible de parler d’une poétique de l’histoire liée au rythme sans aller voir dans l’atelier même de l’écrivain comment la prose concerte ses effets rythmiques ? C’est pourquoi le volume a souhaité accorder une large place aux études où la stylistique s’ouvre vers la production du sens de l’histoire.
Paule Petitier, professeur de littérature française à l’Université Paris-Diderot, elle a consacré de nombreux travaux à Michelet. Elle vient de rééditer avec P. Viallaneix les 17 tomes de l’Histoire de France (Editions des Equateurs).
Sommaire:
Contributeurs
Arnaud Bernadet
Université de Franche-Comté
Göran Blix
Université de Princeton
Éric Bordas
École Normale Supérieure de Lyon
Ludmila Charles-Wurtz
Université de Tours
Guillaume Délias
Lycée Aiguerande à Belleville sur Saône
Aude Déruelle
Université d’Orléans
Maria-Juliana Gambogi-Texeira
Université Fédérale de Minas Gerais (Brésil)
Muriel Louâpre
Université Paris Descartes
Éric Pellet
Université Paris 12
Claude Rétat
CNRS, UMR 5611-LIRE
Myriam Roman
Université Paris IV-Sorbonne
Sayaka Sakamoto
Université de Tokyo
Gisèle Séginger
Université Paris-Est
Judith Wulf
Université Rennes 2
L. Dupuy, Géographies. le territoire et ses paradoxes
H. Machinal (dir.), Le Savant fou
P. Maurus et P. Popovic (dir.), Actualité de la sociocritique
M. Serra, Italo Svevo ou l'Antivie
E. Buch, N. Donin & L. Feneyrou (dir.), Du politique en analyse musicale
A. Compagnon, L'Été avec Montaigne
B. Binoche, Les trois sources des philosophies de l’histoire (1764-1798)
A. Rey, Des pensées et des mots
A. Crasson (dir.), Edmond Jabès : l’exil en partage
M. Moser-Verrey, Isabelle de Charrière : salonnière virtuelle. Un itinéraire d'écriture au XVIIIe s.
A. Richard, L'Autofiction et les femmes - Un chemin vers l'altruisme ?
M. Lo Nostro, La dictionnairique bilingue. Analyse et suggestions
J.-Cl. Vuillemin, Épistémè baroque. Le mot et la chose
M. Del Fiol, Lorand Gaspar, Approches de l'immanence
D. Melnkiené, Le dictionnaire bilingue. Un miroir déformant ?
M. Centrella, Le vocabulaire informatique. De la norme à l'usage
R. Poignault (dir.), Présence de la danse dans l'Antiquité. Présence de l'Antiquité dans la danse