


Nancy Huston
L'Espèce fabulatrice
Paru le : 05/05/2008
Editeur : ACTES SUD
Isbn : 978-2-7427-7540-8 / Ean 13 : 9782742775408
Prix éditeur : 18,00 €
Collection : UN ENDROIT OU ALLER
Caractéristiques : 197 pages
Ils disent, par exemple : Apollon.
Ou : la Grande Tenue. Ou : Râ, le dieu Soleil. Ou : Notre Seigneur, dans Son infinie miséricorde. Ils disent toutes sortes de choses, racontent toutes sortes d'histoires, inventent toutes sortes de chimères. C'est ainsi que nous, humains, voyons le monde : en l'interprétant, c'est-à-dire en l'inventant, car nous sommes fragiles, nettement plus fragiles que les autres grands primates. Notre imagination supplée à notre fragilité.
Sans elle - sans l'imagination qui confère au réel un Sens qu'il ne possède pas en lui-même - nous aurions déjà disparu, comme ont disparu les dinosaures. N.H.
SOMMAIRE
Naissance du Sens
Moi, fiction
John Smith
Le cerveau conteur
En route pour l'Arché-texte
Croyances
Fables guerrières
Fables intimes
Persona, personnage, personne
Pourquoi le roman
Née à Calgary (Canada), Nancy Huston, qui vit à Paris, a publié de nombreux romans et essais chez Actes Sud et chez Leméac, parmi lesquels Instruments des ténèbres (1996, prix Goncourt des lycéens et prix du livre Inter). L'empreinte de l'ange (1998. grand prix des lectrices de Elle) et Lignes de faille (2006 prix Femina).
* * *
• "Les hommes sont une drôle d'espèce, les seuls à «tricoter des histoires pour survivre» et à y «croire dur comme fer». Pour Nancy Huston, qui signe là un livre atypique, sorte de défense et illustration de la littérature romanesque, nous sommes tous des êtres de fiction. Et c'est pourquoi nous nous reconnaissons tant dans ces récits imaginaires tout en explorant «l'intériorité d'autrui». Un superbe démenti à la fin souvent annoncée du roman." (Sylvie Prioul, Le Nouvel Obs).
• On peut lire sur le site de Radio Canada un article sur cet ouvrage:
"Tout est fiction", par Danielle Laurin.
"« À quoi ça sert d'inventer des histoires, alors que la réalité est déjà tellement incroyable? » Cette question, une détenue accusée de meurtre l'a posée à Nancy Huston. Et elle en a fait le point de départ d'un essai percutant, L'espèce fabulatrice (Leméac/Actes Sud).
Point par point, l'écrivaine démontre que sa propre vie repose sur une fiction. La nôtre aussi. À commencer par notre prénom et notre nom. Même chose pour la race, l'appartenance ethnique, la langue. Toute identité repose sur une fiction, une construction, plaide l'essayiste, pour qui les religions « sont une des principales sources des fables reliant les gens entre eux ».
Pour elle, c'est clair: « Il n'y a pas le mythe d'un côté et la réalité de l'autre. Non seulement l'imaginaire fait partie de la réalité humaine, il la caractérise et l'engendre. »…"
• Voir aussi le site CulturoFil.
Rudy Le Menthéour, La Manufacture de maladies. La dissidence hygiénique de Jean-Jacques Rousseau
Christine Hammann, Déplaire au public : le cas Rousseau
A. Biancofiore, Pasolini - Devenir d'une création
N. Sabri, La Kahéna - Un mythe à l'image du Maghreb
N. Aubert, Christian Dotremont. La Conquête du monde par l'image
B. Joly, Descartes et la chimie
A. Dominguez Leiva, S Hubier, F. Toudoire-Surlarpierre, Le comparatisme, un univers en 3D?
L. Boltanski, Enigmes et complots - Une enquête à propos d'enquêtes
P.-M. de Biasi, Génétique des textes
M. Foucault, Préface à la transgression
Llewellyn BROWN (dir.) : Samuel Beckett 2 : "Parole, regard et corps"
P. Dirkx & P. Mougin (dir.), Claude Simon : situations
M. Murat & Fr. Worms (dir.), Alain, littérature et philosophie mêlées
C. Lozier, De l'abject et du sublime. G. Bataille, J.Genet, S. Beckett
F. Gaudin (dir.), Alain Rey, vocabuliste français
François Noudelmann, Tombeaux, d'après La Mer de la fertilité de Mishima
A. Gatti, La Traversée des langages
A. Moeglin-Delcroix, Esthétique du livre d’artiste. Une introduction à l’art contemporain (rééd.)
C. Habib (dir.), Eduquer selon la nature. 16 études sur Emile de Rousseau
S. Bouquet, Clint Fucking Eastwood
U. Krampl, Les Secrets des faux sorciers. Police, magie et escroquerie à Paris au XVIIIe siècle