Fabula, la recherche en littérature (agenda)

Médias et crises en Afrique

Evénement

Information publiée le jeudi 19 avril 2007 par Marielle Macé (source : Multitudes : Centre Pluridisciplinaire d'Etudes des Societes Contemporaines de l'Universite de Cocody)

Du 5 décembre 2007 au 7 décembre 2011, Universite de Cocody- Abidjan (annuelle)

Colloque International organisé par
l'UFRICA (UFR Information Communication et Arts) de l'Université de Cocody
et Multitudes (Centre pluridisciplinaire d'études des sociétés contemporaines)
sur le thème :

MEDIAS ET CRISES EN AFRIQUE
les 05, 06 et 07 décembre 2007
à Abidjan


Appel à contributions

Les crises en Afrique se suivent et se ressemblent toutes à quelques exceptions près. La crise politico-militaire sans précédent qui secoue la Côte d'Ivoire depuis septembre 2002 et qui a détruit son image de pays de paix et de stabilité en témoigne. Lorsqu'ils surviennent, les conflits n'épargnent aucun domaine et mettent en relief les difficultés des Etats africains à résoudre par eux-mêmes les problèmes auxquels ils sont confrontés. Depuis les crises de rupture historique liées aux indépendances africaines jusqu'aux crises récentes comme celles du Rwanda, de la RDC, de la Côte d'Ivoire, du Soudan, etc. les africains semblent condamnés à s'en remettre aux médiations de la « communauté internationale ». Des réflexions et écrits divers sur ces crises, initiés par des acteurs africains et non africains, insistant sur leur extrême complexité, se sont appesantis d'une part, sur leurs origines, leur déclenchement et leur évolution, et d'autre part, sur la problématique de leurs enjeux économiques. Toutefois, pour importantes qu'elles soient, ces réflexions n'ont pas suffisamment examiné la dimension médiatique qui, pourtant, est censée être essentielle à la compréhension des crises. Pour combler ce manque, l'UFRICA et MULTITUDES se proposent de revisiter la question du rôle des médias dans ces crises en organisant un colloque pluridisciplinaire sur le thème « MEDIAS ET CRISES EN AFRIQUE ».
Au cours de cette rencontre, les réflexions porteront sur l'implication des médias dans le processus des crises en Afrique, de leur émergence, à leur résolution éventuelle. Les débats seront articulés autour des axes suivants : 1) Représentations des crises ; 2) Constructions médiatiques des crises, inter événementialité et responsabilité des journalistes ; 3) Idéologies, espaces publics et crises ; 4) Esthétique et crises ; 5) Censure et limitation de l'information en période de crise 6) Violence et insécurité en période de crise ; 7) Acteurs, médiations et sorties de crises.

1) Représentations des crises

La représentation des crises obéit à un certain nombre de logiques : politiques, économiques, sociales, culturelles etc. Il serait intéressant, d'étudier à partir d'exemples précis les expressions par lesquelles les Africains désignent le mot crise. Etant donné le nombre important de langues en Afrique, on s'intéressera à celles dans lesquelles les images et expressions liées à la crise présentent un intérêt particulier Le mot crise existe-t-il toujours dans les langues africaines ? En outre, quelle place la représentation de la crise occupe-t-elle dans les médias et chez les journalistes et chez les artistes ? Quelles sont les préoccupations qui les habitent quant à leurs publics ?


2) Constructions médiatiques des crises, inter événementialité et
responsabilité des journalistes

Les médias locaux et internationaux étant probablement l'une des principales sources d'information du public, il s'agit ici de réfléchir sur les modes de construction des crises, de leurs acteurs et leurs enjeux. Les attitudes politiques des leaders d'opinions et celles des citoyens ordinaires, sont-elles influencées par ces constructions médiatiques ? Cet axe invite à réfléchir sur ces réalités médiatisées des crises et à les mettre en rapport avec le vécu. Quels rapports peut-on établir entre imaginaire médiatique et crises dans le traitement de l'information sur Internet par exemple ?
Dans quelle mesure peut-on parler de responsabilité des journalistes dans la survenue des crises en Afrique ? Quel est l'impact réel des associations professionnelles de journalistes, des instances de régulation de la profession et des ONG sur le traitement de l'information en temps de crise ? Que valent de telles associations face aux ambitions personnelles et aux intérêts de puissantes organisations ?
Quant à l'inter événementialité, comment les médias, les journalistes et les acteurs politiques font-ils appel à d'autres crises pour expliquer ce qui arrive dans leur pays ? Les crises en Afrique forment-elles une espèce de chaîne dont l'allusion aux événements passés contribue à apporter un certain éclairage ?

3) Idéologies, espaces publics et crises

La réappropriation ou la gestion des Etats africains par les Africains eux-mêmes a contribué à l'émergence de nouveaux espaces publics sur le continent noir. Quelles en sont les caractéristiques essentielles ? Garantissent-ils réellement les débats contradictoires en période de crise ? Ou se veulent-ils des lieux d'ancrage et de propagation des idéologises ? Il s'agit, dans cet axe, de s'interroger sur les espaces publics (quelle que soit leur forme), en analysant les types d'idéologies qui s'y expriment. La notion de crise génère-t-elle l'espace public ? Quel destin les crises assignent-elles aux espaces publics en Afrique ?

4) Esthétique et crises

Les crises ont toujours constitué des sources d'inspiration pour ceux qui les vivent. Aussi, donnent-elles lieu généralement à une abondante littérature ainsi qu'à de nombreuses oeuvres d'art. Celles-ci constituent des archives vivantes et indéniables sur ces périodes particulières. A partir de quelques oeuvres, testimoniales, militantes ou plaintives quel imaginaire social véhiculent les créations artistiques en temps de crise ? Attisent-elles les tensions ou construisent-elles plutôt un climat de réconciliation et de paix ? Quelle(s) lecture(s) possible(s) s'en dégagent au regard de la construction des pays africains d'après-crise ? Est-il possible d'identifier une certaine distanciation de l'énonciateur ? Pourrait-on examiner cette distanciation du point de vue politique ou esthétique ?

5) Censure et limitation de l'information

Quels comportements adoptent les pouvoirs africains sur la question de la circulation de l'information en période de crise ? La crise est-elle un motif pour censurer l'information ? Ne devient-elle pas un prétexte pour régler leurs comptes à des journalistes récalcitrants ? Certaines entreprises de presse ne sont-elles pas menacées pour leur orientation qui ne va pas dans le sens du pouvoir ? La notion d'urgence justifie-t-elle certaines actions punitives des pouvoirs à l'endroit des média et de journalistes ? Peut-on parler d'autocensure en Afrique en période de crise ? A quoi serait-elle due ?




6) Violence et insécurité en période de crises

Comment les médias et les journalistes réagissent-ils face aux violences pendant les crises ? Continuent-ils de dénoncer tous ceux qui se rendent coupables des actes d'exactions et d'insécurité ? Peut-on parler d'opinion en période de crise ? Les citoyens de pays africains continuent-ils de s'exprimer librement ou se taisent-ils de peur de se faire réprimer ? Quels types de rapport existent-t-il entre les médias et la notion d'opinion en période de crise ?

7) Acteurs, médiations et sorties de crises

En les enjoignant de « mettre balle à terre », les acteurs politiques africains et les médiateurs de la « communauté internationale » renforcent l'accusation portée contre les médias et les journalistes quant à leur responsabilité dans la dégradation de la situation sociale et politique des pays en crise. Dans quelle mesure peut-on évaluer l'action des médiateurs et des médias dans le processus de sortie de crise ?
Tous les acteurs politiques, journalistes, ONG, société civile, etc. ont toujours prôné la fin des crises qui secouent leurs pays. De quelle façon les acteurs politiques et les médias se représentent-ils la fin des crises ? Comment envisagent-ils les sorties de crises ? Quel est le rôle de chaque acteur du champ politique, des médias, et de la société civile à ce niveau ? Pourquoi les sorties de crises semblent-elles si difficiles à réaliser ?



Dispositions pratiques

Les propositions de communication d'une page maximum sont à envoyer sur support papier et disquette ou par courriel au plus tard le 15 mai 2007 aux adresses suivantes : Secrétariat du colloque,
Dr Patrice DAYORO 08 BP 1169 Abidjan 08 République de Côte d'Ivoire,
Dr TANON-LORA Michelle, 08 BP 1754 Abidjan 08 - République de Côte d'Ivoire,
ufrica@ucocody.ci multitudesc@yahoo.fr ou pat_dayoro@yahoo.fr


Recommandations aux auteurs

Les références bibliographiques dans le corps du texte seront par exemple présentées comme suit : (Blé 2000 : 29).
Les notes de bas de page ne seront utilisées que pour de brefs commentaires qui, autrement, alourdiraient le texte.

Les références bibliographiques en fin d'article seront présentées comme suit :

Pour un ouvrage
Nom de l'auteur, initiale du ou des prénoms, année de publication, titre (italique), lieu d'édition, nom de l'éditeur.

Un seul auteur
N'Da, P., 1999, Le drame démocratique africain sur scène en Côte d'Ivoire, Paris, Karthala

Deux auteurs
Linard, A., Scirpo, B., 1998, Droit, déontologie et éthique des médias, Paris, GRET.

Pour un article de revue scientifique
Nom de l'auteur, initiale du ou des prénoms, année de publication, titre de l'article (entre guillemets), nom de la revue (italique), volume, numéro, lieu d'édition, nom de l'éditeur, première et dernière pages de l'article.

Blé, R., 2000, « De la responsabilité éthique des médias et des journalistes en Côte d'Ivoire avant le coup d'état du 24 décembre 1999 », En Quête, n°7, Abidjan, PUCI, pp. 27-46

Pour un texte dans ouvrage collectif
Nom de l'auteur, initiale du ou des prénoms, année de publication, titre du chapitre (entre guillemets), titre de l'ouvrage (italique), prénom(s) et nom du ou des directeurs de publication, lieu d'édition, nom de l'éditeur, première et dernière pages de l'article.

Kasoma, F., 2001, « L'équation éthique », Médias et conflits en Afrique, Michel Ben Arrous (dir.), Paris, Institut Panos de l'Afrique de l'Ouest – Karthala, pp. 173-194

Pour une publication électronique
Nom de l'auteur, initiale du ou des prénoms, année de publication, titre du texte (entre guillemets), URL (entre parenthèses), date de consultation

Chartron, G., Salaün, J.-M., 2000, « La reconstruction de l'économie politique des publications scientifiques », (http://bbf.ensib.fr/bbf/html/2000_45_2/2000-2-p32-chartron.xml.asp). 12 mai 2004


Responsable : MULTITUDES ( Centre Pluridisciplinaire d'Etudes des Societes Contemporaines de l'Universite de Cocody)

Url de référence :
http://www.refer.ci/multitudes

Adresse : 06 BP 1754 Abj 06



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