Fabula, la recherche en littérature (debats)

Masterisation: communiqués et motions (màj 19/07/10)

Points de vue et débats

Information publiée le mardi 17 novembre 2009 par Bérenger Boulay


Masterisation: communiqués et motions

Rubriques (liens):

Et sur le site de SLU: ACTIONS ET PRATIQUES LOCALES , TEXTES, APPELS, CONTRIBUTIONS DIVERSES et STAGES "MASTERISATION" : MISE EN PLACE, ANALYSES ET MOTIONS

Ci-dessous:

Lettre du Snprees-FO à la ministre, Communiqué intersyndical, communiqué de Sud-Éducation, Communiqué Snes-Snep, Circulaire de cadrage (communiqués Snesup, Fcpe, Slu, Autonomesup), note de cadrage "dispositif d'accueil des stagiaires" (communiqués du Snesup et du Se-Unsa), communiqués de la Cd-Iufm, communiqués de l'intersyndicale du Cneser,2 communiqués du Snes-up, de l'Unsa, du Snesup, 4 communiqués d'Autonome Sup, communiqué du Sgen, du Bdn de laFsu, de la société des agrégés, de la Fnec Fp-Fo, 4 communiqués de la CPU, communiqués de la Copirelem, du Snpi-Fsu, motion unitaire sur les stages en responsabilité proposée par le Snuipp, le Se et le Sgen, Motion du CA de Bordeaux IV, 3 motions du CA de l'Université de Strasbourg, motion du CA de l'université de Nice, motion du CA de l'université de la Réunion, communiqué de la Société de Mathématiques de France, communiqué de l'UFAL, motion du jury du Capes d'italien, motion de l'UFR des sciences historiques de Strasbourg, motion du département d'Histoire de Paris VII, 2 motions du Conseil d'Administration de l'Université de Provence, 2 motions du CA de l'Université de Toulouse 2- Le Mirail, motions du CA et du CEVU de l'Université Paris X Nanterre, motion du CA de Paris 3, motion de l'UFR de Littératures et Linguistiques Françaises et Latines de la Sorbonne nouvelle - Paris 3, 2 motions du CA-CEVU de Rennes 2, 2 motions du CA de Paris 13, motion sur la masterisation de l'UFR de langues de l'université de Bourgogne, motion du Conseil d'UFR 04 de Paris 1, motion du Conseil d'UFR 10 de Paris 1, motion votée au conseil d'école de l'IUFM de Paris, motion de la 3ème Journée d'échanges sur la formation des enseignants (Université de Strasbourg -motion proposée au CA de l'Université de Strasbourg), Motion du CA de l'université de Poitiers, communiqué de l'AECSE, motion des membres et anciens membres du jury de CAPES d'Histoire & Géographie, motion des membres et anciens membres des jurys de CAPES de langues, 2 communiqué de QSF, motion du CA et appel des 3 conseils de Paris 8, communiquéSAGES-SIES-CAT, motion du CEVU de Paris 12, motion du CA de Rouen, du CA de Nancy, motion de l'AG de l'IUFM de Grenoble, 3 déclarations de la CDUL, 2 motions du CA de Paris 1,motion de l'UFR 5 de Paris 8, 2 motions du CA de Paris 4, motion UFR de langues de l'université de Tours , motion UFR études anglophones de Paris 7, motions des CA de Grenoble 3, de Pau, du Maine, de l'UCP de Cergy-Pontoise, de l'Iufm Centre-Val-de-Loire, appel du département d'Histoire de Nanterre, motion du CA de Bordeaux 3, motion votée par le Conseil paritaire du Département d'Histoire de l'Université de Rouen, motion du CA de l'Université Paul Verlaine - Metz adoptée également par les CA de Nancy 2 de l'UHP-Nancy 1 et par le conseil d'école de l'IUFM-Lorraine, motion du CA de Tours, motion du CA de Lyon 2, appel du département d'études anglophones de Nanterre, motion du CA de l'Université Stendhal-Grenoble 3, 2 motions du jury du Capes de lettres classiques, motion de la section 8 du CNU et motion de la Cnarela, motion de la Société des Hispanistes Français, motion du CA de Paris7, motion des sections 21 et 22 du CNU, motion de l'UFR de Lettres modernes de Lille 3 (4 février 2010), motion du département de psychologie de l'Université de Franche-Comté, Communiqué commun FCPE - Crap Cahiers Pédagogiques - UNL, motion de l'UFR d'études italiennes et roumaines de Paris 3, motion de l'UFR de mathématiques de l'université de Paris-Est Marne-la-Vallée, motion du CEVU de Nanterre, motion de l'UFR des Sciences et Techniques de Rouen, motion du conseil de gestion de l'UFR sciences et techniques de Nantes, motion du dpt de Lettres modernes de Nantes, motion du conseil de l'UFR Lettres et Langage de Nantes, 2 motions de l'UFR HHAA de Nantes, 2 motions du dépt d'anglais de Nantes, motion du dpt d'Histoire de Limoges, motion des enseignants d'histoire et de géographie de Marne-la-Vallée, Motion de l'Ufr de lettres de Paris 12, Ufr d'Allemand de Paris 3, motion de la SFLGC, motion de l'Ufr d'histoire de Grenoble II, motion des cevu et ca de Paris 6, motion de l'Ufr de philo de Paris 1, de l'UFR d'Études Ibériques et Latino-Américaines de l'Université Paris, motion de l'UFR de Grec de Paris 4,  motion des départements d'Histoire, d'Histoire de l'art et archéologie et de Sociologie de Poitiers, motion de l'UFR Sciences Humaines et Arts de Poitiers, motion du cevu de Marne-la-Vallée, motion de l'UFR d'Arts plastiques et Sciences de l'art de l'Université Paris 1, appel des formateurs de l'IUFM de Besançon, motionsde l'AG de l'Université du Havre, motions des conseils centraux de Montpellier 2 et 3, déclaration du département des Sciences de l'Antiquité aux Conseils de l'Université de Provence, motion de l'Ufr d'Histoire de Paris 1, appel de l'Iufm de Nice, communiqué de l'ANCPE (Association nationale des conseillers principaux d'éducation), motion des formateurs de l'Iufm de Paris, Cahier des charges FDE: communiqués Fsu et Fcpe, CA de l'Université de Paris-Est-Créteil (Paris 12), motion du dpt d'Histoire de Rennes 2, motions de la Conférence des Présidents d'Associations de Professeurs Spécialistes, motion de l'UFR Langues et Civilisations de l'université Paris-Est Marne-la-Vallée, motion du pôle Lettres et sciences humaines de Nantes (Lettres Anciennes, Lettres Modernes, Anglais, espagnol), 2 motions du Département d'Histoire de Nantes, Motion du conseil de gestion de l'UFR Histoire, Histoire de l'art, Archéologie de Nantes, Motion du CA de Caen, communiqués du SNPREES-FO sur le référentiel des tâches, les inscriptions aux concours et le cahier des charges de la masterisation (16, 24 et 25 mars 2010), motion du conseil d'UFR de Lettres et Langues de l'Université de Tours, appel aux écoles parisiennes à prendre position. Communiqué Snuipp-Fsu, Snudi-Fo, Sud Éducation, Pourquoi avancer de 6 mois les inscriptions aux concours? Communiqué de la Fnec-Fp-FO, résolution de l'Association des germanistes de l'enseignement supérieur,  courriers et motions de la Fcpe, motion du département d'Histoire de l'université de Bourgogne, motion du dpt d'Histoire de Poitiers, du dpt d'Histoire de Rouen, lettre ouverte des membres du jury du Capes d'histoire-géo au ministre de l'Éducation Nationale, motion de l'Ufr de philo de Paris 1, motions des UFR de LSH de l'Université Rouen et de l'UFR des Arts de l'Université d'Amiens, couurier du syndicat des IA à L. Chatel, motion du département d'anglais et du Département d'études littéraires anglaises de Paris 8, Résolution commune du Groupement des associations de langues, littératures et civilisations étrangères (GALET), motions des conseils départementaux de Haute-Garonne et des Landes, motion des Départements de littérature française & littérature comparée de Paris 8, communiqué Fcpe Paris, SNUipp-FSU Paris, Se-Unsa Paris et Sud Education Paris, communiqués de la Fcpe, de la Fsu et de Sud à propos du CSE du 06 mai 2010, prise de position de la Société de Mathématique de France sur l'évolution du concours de l'agrégation, motion du cevu de Paris 1, motion des Conseils de l'Université Paris 8 (mai 2010), position de l'APLV sur la formation des futurs professeurs, motion du jury de l'agrégation interne de mathématiques sur la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, communiqué du Forum des Sociétés Savantes de juin 2010, motion du jury d'agrégation externe de mathématiques, démission du jury du Capes de lettres classiques (07/10).

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Mastérisation: lettre du Snprees-Fo à la ministre  (25/02/10)

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Communiquéintersyndical (01/12/09): Nous refusons la réforme actuelle de laformation des enseignants et exigeons d'autres choix !  journéenationale de mobilisation mardi 15 décembre

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Appel àlutter contre la "Masterisation Chatel-Pecresse" : la fin de laformation professionnelle des enseignants (Sud Éducation 04/12/09)

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Formation des maîtres : l'improvisation et l'irresponsabilité ministérielle comme politique - Communiqué du SNES-FSU et du SNEP-FSU, 10 février 2010

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Mastérisation- Circulaire de cadrage : communiqués du SNES-UP (08/12/09), de la FCPE(09/12/09), de SLU ("quand Ubu rencontre Kafka" 10/12/09), d'Autonomesup (11/12/09)

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Note decadrage "Dispositif d'accueil, d'accompagnement et de formation desenseignants stagiaires" (25/02/2010): dossier màj 03//03/10. - Communiqués de l'Unsa et du Snesup

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Conférence des Directeurs d'IUFM. Communiqué de presse. Mardi 16 mars 2010

Formation des fonctionnairesstagiaires : la Conférence des directeurs d'IUFM s'inquiète des dérivespossibles dans l'application de la circulaire du 25 février 2010

La note de cadrage ministérielledu 25 février 2010 prévoyant la formation future des fonctionnaires stagiaires enseignantsappelle plusieurs réactions de la part de la CDIUFM.

La Conférence déplore qu'en renvoyant l'organisation de la formationdes lauréats des concours aux seules autorités académiques, se développe unsystème ne garantissant plus une cohérence nationale de la formation desprofesseurs stagiaires.

Certes, si des modalités sontdécrites (journées d'accueil, compagnonnage, périodes de formation), aucun cadragerigoureux n'est donné aux recteurs quant aux volumes de chacune de cesmodalités de formation.

Ainsi, la formation risque dedépendre uniquement des moyens locaux de remplacement et de financement de laformation continue, or, ces moyens sont différents d'une académie à une autre.Dans la mesure où cette formation des stagiaires participe pleinement de laformation professionnelle des nouveaux enseignants, la dimension locale de lamise en oeuvre remet en cause le caractère national de la formation desenseignants.

La Conférence met en garde contre le développement du compagnonnagecomme modèle de formation prioritaire sous prétexte qu'il règlerait bien desquestions techniques liées à la complexité d'une mise en oeuvre de la note du 25février.

La CDIUFM reconnaît pleinementl'intérêt de moments de compagnonnage dans la formation des enseignants.

Toutefois cette modalité deformation ne peut être considérée comme le modèle de formation professionnelle,alors qu'elle ne constitue qu'une modalité parmi d'autres. A l'instar del'apprentissage d'autres métiers, le compagnonnage est nécessaire pourl'acquisition de certains gestes professionnels. Mais cette modalité n'a de sensque si elle est inscrite au sein d'une formation plus globale qui prend encompte l'exercice professionnel, la réflexion sur cet exercice, ainsi que lesconnaissances théoriques nécessaires à la construction des compétencesprofessionnelles.

La Conférence rappelle la nécessité d'une progressivité dans la prised'emploi des nouveaux enseignants et son attachement à une formationprofessionnelle en alternance.

Si la note du 25 février rappelleque les professeurs stagiaires disposent d'un temps de formation égal au tiers deleur service d'enseignement, les modalités de calcul de ce tiers de service etde libération du temps des professeurs stagiaires à des fins de formation negarantissent pas l'effectivité de la formation. La Conférence demande, dansl'intérêt des stagiaires et des élèves, que le service des professeursstagiaires ne dépasse pas les deux tiers du service d'un professeur titulaire.

Les premières ébauches de dispositifsélaborées à l'échelle académique ou départementale montrent aujourd'hui lesrisques d'un abandon de toute formation digne de ce nom, en particulier si lesIUFM, écoles internes des universités n'occupent pas toute la place que leurconfère la loi n° 2005-380 du 23 avril 2005 d'orientation et de programme pourl'avenir de l'École. Depuis vingt ans, au sein des IUFM, la formation en alternancepar des allers-retours entre la pratique de l'enseignement dans les classes etson analyse en formation avaient développé de fortes compétences notamment parune relation étroite avec lesécoles et les établissements scolaires. Le nouveau système qui se met en placecondamne l'alternance comme modalité essentielle de l'apprentissageprofessionnel.

La Conférence attire l'attentionde Monsieur le ministre de l'Éducation nationale sur les conséquences néfastes del'application de la note du 25 février si les instances académiques nedisposent pas de moyens humains et budgétaires qui permettent de mettre enoeuvre une vraie formation professionnelle par alternance dans cette périodecruciale que constitue la prise d'emploi d'un débutant.

La Conférence demande à Monsieur le ministre de l'Éducation nationalede donner les instructions nécessaires pour qu'une réelle formation puisse êtreassurée par les instituts de formation des enseignants que sont les IUFM enétroite collaboration avec les professionnels de l'enseignement dans les écoleset les établissements sous l'autorité des instances académiques.

Communiqué de la CDIUFM pour une implication forte des maîtres-formateurs dans la nouvelle formation des enseignants (15/03/10)


Communiqué de presse de la Conférence des directeurs d'IUFM - 18 novembre 2009

Une parodie de concertation pour tenter de justifier de très mauvaises propositions

Aprèsavoir pris connaissance des annonces faites aux organisationssyndicales le vendredi 13 novembre, le bureau de la CDIUFM affirme saconsternation face aux propositions des deux ministres en charge de laréforme de la formation et du recrutement des enseignants.

Une concertation alibi

En effet, certains participants aux Groupes de travail et de propositionsmis en place par Valérie Pécresse et Luc Chatel avaient bien perçu queles représentants des directions ministérielles et les recteursvenaientavec un projet déjà préétabli et tentaient de tirer les groupes vers ceschéma. Dans ce contexte, malgré le carcan imposé par la publicationdes décrets du 29 juillet 2009, ces groupes de travail avaient pourtant biendonné lieu à une production de propositions et d'idées neuves. Ces propositionsqui auraient pu permettre de sortir de l'ornière dans laquelle setrouvent la réforme et les deux ministères depuis le printemps 2009,ont été successivement gommées par le groupe de synthèse et par lesdécisions ministérielles. A uneexception près (la place du concours de l'agrégation en fin de M2) lesdécisions ministérielles sont absolument identiques au projetpréétabli. Le travail des groupes de proposition pendant six semainesn'a été qu'une mascarade, une mystification, aisant croire en l'existence d'une authentique concertation et surtout donnant l'illusion d'un consensus alors que ni l'une, ni l'autre n'ont jamais existé.

Une vision simpliste de l'insertion professionnelle

Les propositions actuelles sontsoit muettes au regard des problèmes posés par cette réforme, soitproposent des solutions simplistes. Par exemple, elles suggèrent que lenouveau dispositif devrait permettre une meilleure prise en compte des étudiants non admis aux concours. Nous considérons en premier lieu qu'une réforme qui vise l'amélioration de la formation et du recrutement des enseignants ne doit en aucun cas sacrifier ceux pourqui la réforme est conçue, c'est-à-dire les futurs enseignants. Ensecond lieu, il ne nous semble pas que l'insertion professionnelle desétudiants non admis aux concours soit véritablement améliorée aveccette réforme, tout au contraire : en suggérant en effet par desincantations répétées que le master disciplinaire est la solution àtous les problèmes d'insertion professionnelle, le document ministérieldu 13 novembre ignore les réalités universitaires et les conditionsde l'insertion professionnelle des étudiants. Les étudiants nonadmissibles ne se réorienteront pas d'emblée vers d'autres parcours de masters et d'autres débouchés professionnels : ils feront ce qu'ont fait desgénérations d'étudiants avant eux, ils se présenteront une seconde fois, unetroisième fois, au concours. Contrairement à ce prétend le rapport dugroupe de synthèse le master généraliste disciplinaire, par on ne saittrop quelle magie, ne règle pas la question des reçus-collés.

Une méconnaissance de la réalité des projets professionnels des étudiants

Certaines propositions nousapparaissent tout à fait caricaturales, en particulier celles quisuggèrent, grâce à l'étalement du calendrier des épreuves des concoursque la plupart des étudiants pourraient tenterleconcours de professeur des écoles dont les épreuves d'admissibilitéauraient lieu en septembre ; que les non admissibles à ce concours pourraient alors tenter les épreuves d'amissibilité des CAPES, PLP quiauraient lieu en décembre ; que les non admissibles à ces derniers concours pourraient alors tenter l'agrégation en avril. En poursuivant cette logique, faut-il envisager que les étudiants qui ne seraient admisà aucun concours pourraient alors entreprendre une thèse débouchant sur un concours d'enseignant chercheur ? L'ensemble de cette perspective nous semble ahurissant, très éloigné des réalités étudiantes et très méprisante du travail des enseignants chercheurs en université.

Des masters inadaptés à la réalité du métier

Les propositions du 13 novembre n'affirment pas clairement qu'il sera proposé à tous les étudiants uneoffre de master adaptée à leurs voeux et aux exigences des métiersauxquels ils se destinent. Rappelons àce sujet que les enseignants des lycées professionnels et ceux desécoles doivent disposer des connaissances nécessaires à l'exercice dela polyvalence (écoles) et de la bivalence (lycées professionnels). Dela même façon les futurs professeurs des collèges et des lycées doiventêtre formés dans toute la dimension didactique et pédagogique qui lesrendra capable de prendre en charge les classes. Dans l'état actuel despropositions, c'est la polyvalence des professeurs des écoles qui seraitsacrifiée dans le nouveau dispositif. Il est implicitement prévu par la réforme que, même pour les professeurs des écoles, des masters généralistes mono disciplinaires (exceptionnellement bi disciplinaires)leur serviraient de formation. Or les professeurs des écoles enseignent non pas deux mais une dizaine de disciplines. Quand seront-ils formés aux huit autres,dont certaines n'ont pas été travaillées depuis lecollège (éducation musicale, arts plastiques) ? Dans le vaguedispositif de compagnonnage prévu pendant la première annéed'exercice ? Ou bien faut-il comprendre que ces disciplines n'ont plusleur place àl'école ?

La fin programmée de la formation professionnelle des enseignants ?

Au total, ce texte ignore une idée qui s'est pourtantimposée depuis des années et que partagent la plupart des acteursconcernés par la formation : enseigner est un métier qui s'apprend etqui requiert de ce fait unevéritable formation professionnelle, qui ne peut en aucun cas seréduire à quelques stages pratiques. Il y a presque 200 ans, lespremières institutions dédiées à la formation des enseignants (l'écolenormale deStrasbourg) initiaient un long processus par lequel le contrat entrel'école et la nation allait générer simultanément le développement dela scolarisation et celui de la formation des enseignants, qui a certesconnu de nombreuses réformes mais qui visaient toujours des objectifsd'amélioration et de progrès. Nous sommes aujourd'hui confrontés à unprojet qui ramène la formation des enseignants plusieurs décennies enarrière alors même que notre époque exige au contraire que l'on oseaffronter les défis du siècle qui s'ouvre à nous.

Certains hauts responsables se targuent d'unevolonté délibérée d'empêcher les IUFM aujourd'hui, les écoles deformation internes aux universités et dédiées à la formation desformateurs demain, de jouer unrôle essentiel dans ce dossier. Cette réforme n'aurait pas d'autresbuts que de récupérer des moyens et de mettre à mort les IUFM. Lepremier objectif est d'ores et déjà atteint, le second est programmé.Qu'importesi cela met à mal l'équilibre de toute l'offre de formation de niveaumaster dans les universités. Qu'importe si cela transforme la formationdes enseignants dans notre pays en un véritable champ de ruines faisantfides compétences professionnelles attendues d'un enseignant, audétriment, au bout du compte, de l'intérêt de nos enfants. Qu'importeenfin si les choix qui sont faits pournotre pays nous éloignent radicalement desoptions retenues par l'ensemble des pays qui souhaitent aujourd'huivéritablement élever la qualité de la formation des enseignants.

Pour toutes ces raisonscette réforme n'est pas acceptable et ne peut que susciter l'oppositionde tous ceux qui restent attachés à la formation des enseignants.

Conférence des directeurs d'IUFM - 18 novembre 2009

Voir aussi: "Cetteréforme est un bond en arrière de trente ans" - interview de GillesBaillat, président de la CDIUFM, Le Point, 18 novembre 2009

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Masterisation: le CNESER refuse de cautionner une parodie d'habilitation (19/07/10)

Mastérisation: Motions votées par le CNESER du 21 juin 2010

"Utilisation d'étudiants pour effectuer des remplacements dans l'Education nationale: le CNESER dénonce le bricolage inacceptable de Luc Chatel" (15/03/10)

Motion votée en CNESER : "Le CNESER dénonce unevision archaïque de la formation des enseignants". Le CNESER de ce 16novembre a voté une motion condamnant les propositions gouvernementalesdu 13 novembre en matière de formation des enseignants par 19 Pour, 4Contre (MEDEF, QSF, CGPME). Cette motion a été présentée par le SNESUPauquel se sont associés l'UNEF, l'UNSA, la CFDT, le SGEN-CFDT,SUD-Education, la CFTC, l'Autonome et la FCPE.

Communiqué syndical :

 «Vendredi 13 novembre, les cabinets des ministres de l'éducation nationaleet de l'enseignement supérieur et de la recherche ont communiqué auxorganisations syndicales, exclues de toutes concertations, leursdécisions concernant la réforme dite de «mastérisation». Portant sur lastructure des concours, le calendrier des épreuves (PE, PLC, PLP,agrégation) et le cadrage des masters et des stages, ces annonces, ontfait l'objet de critiques extrêmement vives concernant la conceptiongouvernementale de l'admissibilité du concours, le calendrier échelonnédes différents concours et la possibilité d'élaborer de vrais masters.Pour le gouvernement, enseigner n'est pas un métier qui s'apprend et neconstitue pas une priorité. Le CNESER dénonce une vision archaïque de laformation des enseignants.

Le CNESER estime ces décisions inacceptables et considère qu'ellesconstituent des entraves à la conception des formations des futursenseignants portant l'ambition d'un net progrès dans la démocratisationde notre système éducatif. Elles rendent impossible la conception deformations universitaires de haut niveau qui permettent la réussite desétudiants.

A aucun moment de la présentation, pas plus que dans le documentdistribué en séance, n'est mentionné le terme « IUFM ». Conjugué àl'absence de réponse ministérielle quant au sort qui pouvait leur êtreréservé, la disparition des IUFM reste programmée.

Jamais, au cours de la présentation, les questions relatives aux aidesfinancières –bourses, pré recrutements…- dont pourraient disposer lesétudiants n'ont été abordées par les ministères.

Dans ce contexte, le CNESER demande de revenir en totalité sur ce qui aété engagé pour une tout autre réforme conduisant à une réelle élévationde la qualification de tous les enseignants

Lire le deuxième communiqué du CNESER:

- Mastérisation: Motion du CNESER (21/12/09)

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- "Formation des enseignants: le gouvernement jette de l'huile sur le feu", communiqué du SNES-UP (27/01/10)

- Masterisation : un projet toujours inacceptable ! Communiqué du SNES, 17 novembre 2009

http://www.snes.edu/Masterisation-un-projet-toujours.html

Les ministres de l'Éducation nationale et de l'enseignementsupérieur ont rendu publiques leurs intentions définitives sur la« masterisation ». Si l'élévation du niveau de recrutement au masterest actée, le projet contient de nombreuses dispositions le rendantinacceptable en l'état :
 La confirmation et le développement de stages en responsabilité pour les étudiants
 La remise en cause de l'année de formation professionnelle après le concours
 L'absence de pré-recrutements et de dispositifs d'aides sociales suffisants.

Le gouvernement choisit de mettre en péril la formation des maîtrespour répondre à ses objectifs budgétaires. En effet, l'affectation deslauréats des concours sur un service à 12 heures – contre 6 avant 2007– aura nécessairement des conséquences sur la qualité du service rendu,donc des enseignements. La « professionnalisation » au cours du masterne suffira pas, d'autant qu'elle se limite à deux périodes de stagesfacultatives, dont l'une vise à utiliser les étudiants comme des moyensd'enseignement ou d'éducation. Par ce dispositif le gouvernementgénéralise une pratique déjà en oeuvre avec les enseignants nontitulaires : celui d'une prise de fonction sans formation ni réellepréparation, en cours d'année scolaire, alors que l'enseignanttitulaire de la classe a déjà prévu sa progression et mis en place seshabitudes de travail. Cette conception de l'enseignement va àl'encontre de bonnes conditions d'études pour les élèves. En outre,jamais les IUFM et leurs potentiels de formation ne sont évoqués.

C'est d'une tout autre réforme dont la formation des maîtres abesoin. Tout d'abord, reconnaître la qualification réelle desenseignants nécessite de situer le concours du CAPES et de CPE après lemaster, et en tout état de cause au plus tôt en fin de M2.L'intégration d'éléments pré-professionnalisants aux masters existantsne peut se limiter à de simples stages mais doit inclure des élémentsqui seront utiles aux futurs professionnels de l'enseignement et del'éducation pour prendre le recul nécessaire et adapter leurs pratiquesà un public hétérogène.

Toutefois, cette pré-professionnalisation ne saurait suffire et doitse prolonger par une véritable année de formation après la réussite auconcours, avec un temps de service réduit, et non augmenté, et unealternance entre théorie et pratique. Cette formation devrait êtredélivrée dans le cadre d'IUFM rénovés.

Enfin, aucune mesure ambitieuse n'a été annoncée pour compenserl'allongement de la durée des études. La création de véritablespré-recrutements et d'une allocation d'autonomie devrait pourtant êtreplus que jamais à l'ordre du jour.

Le projet de mastérisation du gouvernement reste inacceptable enl'état et s'apparente à une somme de « bricolages » successifs : parexemple, l'articulation entre le master et la préparation au concoursn'est toujours pas définie, pour des concours censés être mis en placedès la rentrée prochaine. C'est aussi pour peser sur cette questiond'importance que les personnels des lycées et collèges sont appelés àla grève le 24 novembre

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Formation des enseignants : droit dans le mur ! - Communiqué du SE-UNSA (15 novembre 2009)

Lesministères de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur etde la recherche viennent de présenter aux organisations syndicalesleurs décisions suite au rapport de synthèse des groupes de travail.

Alors que les missions des enseignants se complexifient, que l'acted'enseigner ne peut plus aujourd'hui se limiter à une simpletransmission des savoirs, le choix arrêté est celui d'une formationuniversitaire ou le « tout disciplinaire » prime très largement sur laformation professionnelle. La question des méthodes pédagogiques, laprise en compte de l'hétérogénéité, de l'individualisation desparcours, de l'accompagnement personnalisé des élèves sont relégués à« l'après concours ». Les lauréats ne seront confrontés à ces questionsessentielles que lors de leur affectation dans une classe. C'est-à-diretrop tard.

Les épreuves écrites proposées n'ont vocation qu'à vérifierl'acquisition de contenus scientifiques. L'aptitude professionnelle semesurera seulement à travers une épreuve de « leçon » qui secaractérise par le fait qu'elle ne se fait surtout pas devant desélèves ! La seule épreuve qui aurait pu permettre de donner un peu decontenu professionnel à ces épreuves, celle de « connaissance dusystème éducatif » est réduite à peau de chagrin.

Les contenus des concours qui sont censés préciser l'exigence del'employeur illustrent une conception étriquée et rétrograde du métierd'enseignant. Le signal donné en direction des universités et desétudiants, s'il reste en l'état, cantonnera la formation au seulbachotage quasi exclusivement disciplinaire, écartant l'approcheprocessionnelle du métier.

Tout aussi inquiétant, le projet ne mentionne aucun cadrage nationaldes masters, aucun cahier des charges. Il abandonne toute référence auréférentiel de compétences du métier d'enseignants qui devraitpourtant, pour le SE-UNSA, constituer la colonne vertébrale de cetteformation. Les universités, désormais autonomes, agiront à leur guise.

Pour le SE-UNSA, le parcours de formation et les concours proposésvont à rebours de ce qui devrait constituer le bagage initial de toutprofesseur. Ce schéma est régressif et consternant. Il ne répond pasaux exigences de la massification et envoie dans le mur les futursenseignants. A-t-on bien mesuré le choc que va constituer pour eux lepremier contact avec une réalité scolaire à laquelle ils ne seront trèsmal préparé ? A-t-on bien évalué la difficulté dans laquelle ils seretrouveront face à une société et des familles exigeantes ?

Pour le SE-UNSA, la formation des enseignants fait les frais del'entêtement gouvernemental à maintenir la place des concours endeuxième année de master. Pour éviter, pense-t-on, que chaque année lesdizaines de milliers d'étudiants ayant échoué aux concours negrossissent les rangs de Pôle-Emploi, on fait le choix de mastersdisciplinaires généralistes à légère coloration professionnelle. Cetteabsurdité conduit à gommer toute les spécificités de la formation desenseignants. La formation au métier devient accessoire. Le prix à payerpour les futurs enseignants, pour leurs élèves et plus généralementpour notre pays sera lourd. Le SE-UNSA estime qu'il est encore temps dechanger de cap. Il reste disponible pour y contribuer.

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Mastérisation : front syndical contre le gouvernement - communiqué du SNES-UP (15 novembre 2009)

Les décisions gouvernementales issues des 4 groupes techniques de travail sont inacceptables.

Deux heures durant, vendredi 13 novembre, les cabinets des ministresde l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur et de larecherche ont communiqué aux organisations syndicales - exclues detoutes concertations - leurs décisions concernant la réforme de laformation des enseignants dite de « mastérisation ». Portant sur lastructure des concours, le calendrier des épreuves (PE, PLC, PLP,agrégation) et le cadrage des masters et des stages, ces annonces ontfait l'objet de critiques extrêmement vives de la quasi unanimité desparticipants. Insatisfaction, amertume, colère, régression sont lestermes qui ont été les plus utilisés pour qualifier les annonces faites.

«  Mastériser la formation des enseignants », c'est se donnerl'objectif d'amener les futurs enseignants à maîtriser les fondementsscientifiques de leur activité professionnelle et les processus deconception des enseignements, en liaison avec la recherche. C'est aussidonner aux futurs enseignants les éléments indispensables pourconnaître l'enfant ou l'adolescent. En capacité de concevoir leursenseignements, entretenant un rapport avec la recherche initié lors deleur formation, les futurs enseignants doivent être formés pourcomprendre leurs élèves et leurs erreurs, pouvoir adapter leurspratiques à des situations inédites et être en mesure d'exercer ledoute méthodique. Ainsi comprises, l'obtention des garanties d'uneréelle élévation des qualifications relève d'un enjeu de société. Laprésentation gouvernementale est en totale contradiction avec cetteambition. Le SNESUP estime ces décisions inacceptables et dénonce cetteconception de la formation des enseignants. Il considère que lesdécisions ministérielles prises constituent des entraves à laconception d'une formation des futurs enseignants portant l'ambitiond'un net progrès dans la démocratisation de notre système éducatif.

A aucun moment de la présentation, pas plus que dans le documentdistribué en séance, n'a été mentionné le terme « IUFM ». Alors que leSNESUP a interrogé les ministères quant au sort qui pouvait leur êtreréservé, les représentants des ministères n'ont pas apporté la moindreréponse. C'est bien la disparition des IUFM qui reste projetée. LeSNESUP réaffirme la nécessité de structures universitaires spécifiques-IUFM rénovés- chargées de la formation des enseignants de lamaternelle à l'université, permettant la formation initiale et continuede ceux-ci. Le secrétaire général du Ministère de l'Education Nationaleet du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, par sonintervention en réunion, confirme la réduction de la formationprofessionnelle aux seuls stages, au 1/3 de formation continuée enannée post-concours et à « quelques modules complémentaires »non intégrés à la formation. Outre le mépris du gouvernement pour lesspécificités de la formation des enseignants, cela traduit une visionarchaïque de la formation des enseignants, que le SNESUP condamne.Jamais, au cours de la présentation, les questions relatives aux aidesfinancières –bourses, pré recrutements, …- dont pourraient disposer lesétudiants n'ont été abordées par les ministères.

La conjugaison de la conception gouvernementale de l'admissibilitédu concours (constituée d'écrits, exclusivement disciplinaires pour lesPLC et PLP et portant sur « le français et la culture humaniste » et « les mathématiques et les sciences »pour les PE) et d'un calendrier échelonné des différents concours censépermettre aux étudiants de tenter des concours menant à différentsmétiers de l'enseignement - qu'ils y soient ou non préparés -, rendimpossible la conception de formations universitaires de haut niveauqui permettent en même temps la réussite des étudiants. Ces formations– en lien fort avec la recherche et alliant les potentiels avérés desUFR et des IUFM - doivent intégrer harmonieusement toutes lesdimensions nécessaires articulant les disciplines, leurscontextualisations, et l'apprentissage des savoirs et « gestes »professionnels pour préparer au métier d'enseignant choisi. En effet,comment serait-il possible d'articuler 2 semestres d'un M2 - à la suited'un M1 « généraliste » (p.11 diapo.)-, intégrant la préparation à une admissibilité au concours PLC (du 1/12 au 20/12), validant « des compétences en langues et en informatique »(p.4 diapo.), intégrant 6 semaines de stages 108h entre les résultatsde l'admissibilité (20/01) et l'admission (mai-juin), voire des stagesd'observation au début de ce M2 (p.13 diapo.) ? En dehors du bachotageintensif, le temps de formation restant entre l'admissibilité etl'admission dont disposeront les équipes pédagogiques pour assurerleurs enseignements de master serait ainsi considérablement réduit !

Pour le gouvernement, enseigner n'est pas un métier qui s'apprend etla formation des jeunes ne constitue pas une priorité ! Dans cecontexte, le SNESUP réaffirme plus que jamais son exigence de retraitde cette réforme de la formation des enseignants, des concours derecrutement et de ses décrets d'application, pour pouvoir élaborer unetout autre réforme conduisant à une réelle élévation de laqualification de tous les enseignants.

Le SNESUP appelle à faire de la journée de grève et de manifestations du 24 novembre « pour des créations d'emplois et l'amélioration des carrières, pour une autre réforme de la formation des enseignants », un moment fort pour nos revendications.

Voir le document joint (pdf).

Document joint : http://www.fabula.org/actualites/documents/34239.pdf

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Voici 4 communiqués d'Autonome Sup, qui se singularise par son soutienau gouvernement sur la question du calendrier des épreuves, maisapporte d'autres critiques.

"Mastérisation et concours de l'enseignement scolaire: Est-il encore temps d'éviter le désastre?" (communiqué d'Autonomesup du 03/05/10)

Nouveaux concours et mastérisation: "L'horizon universitaire s'assombrit", communiqué d'AutonomeSup du 18/01/10

Concours et masters : les inquiétudes ne sont toujours pas levées ! Communiqué d'AutonomeSup, 3 décembre 2009

LesMinistères de l'Education nationale et de la Recherche et del'Enseignement supérieur devaient rendre publics début décembre lestextes fixant les modalités des concours du primaire et du secondaireainsi que le cadrage des masters. Ces textes n'étant pas publiés, ilest peut-être encore temps d'attirer l'attention de nos deux Ministressur les points qui risquent de susciter de très fortes oppositions.

Deux petits pas ont été faits : la reconnaissance de mastersspécifiques pour les professeurs des écoles, les conseillersd'éducation et les PLP bivalents et, semble-t-il, le maintien del'agrégation en sixième année, après l'obtention du master.

En revanche, nos ministres ne sont pas revenus sur laréduction à deux du nombre des épreuves écrites dans tous les concoursautres que l'Agrégation, ce qui serait désastreux dans certainesdisciplines. Personne ne pourrait comprendre qu'un projetprésenté comme voulant améliorer la formation des enseignants etajoutant de facto une année supplémentaire de formation aboutisse dansles concours à un affaiblissement du niveau disciplinaire et danscertains cas à la disparition de certaines disciplines ! En outre, l'ambiguïté des épreuves prévues à l'oral n'a pas été levée : quelle est la part du disciplinaire et celle du pédagogique ? Un contrôle des savoirs disciplinaires est aussi nécessaire à l'oral, et même indispensable dans certaines disciplines comme les langues vivantes.

Pour les masters conduisant au CAPES et à l'Agrégation, ilse précise que le Ministère, excluant le parcours en Y qu'AutonomeSuppropose depuis le début des discussions, voudrait des mastersgénéralistes associant l'initiation à la recherche des actuels mastersde recherche, la préparation disciplinaire et la préparationprofessionnelle aux concours, et des stages passifs puis enresponsabilité ! Comment les étudiants pourraient-ils mener de frontcette triple formation ? Immanquablement l'une (voire deux)des trois exigences sera (seront) négligées : ou les stages ou ladouble préparation (disciplinaire et professionnelle) aux concours oul'initiation à la recherche. Et il est à craindre que, pour des raisons d'efficacité immédiate (ce qui compte, c'est de réussir le concours !), l'initiation à la recherche soit sacrifiée, ce qui dénaturerait les masters universitaires. En outre, comme le titre requis pour s'inscrire à l'Agrégation sera le master sans autre précision, les masters de recherche disparaîtraient presque partout, faute d'un nombre suffisant d'inscrits,dans les disciplines où recherche et enseignement sont liés,c'est-à-dire celles où les certifiés et agrégés constituent un vivierimportant.

Au total, la formation des maîtres de l'enseignementprimaire et secondaire ne serait pas améliorée et le développement dela recherche serait gravement compromis dans certaines disciplines.Cela, AutonomeSup ne l'acceptera pas.

Paris, le 3 décembre 2009

Michel GAY, secrétaire général d'AutonomeSup
Jean-Louis CHARLET, président d'AutonomeSup


Masters et concours de recrutement : de grosses inquiétudes !

AutonomeSup a pris connaissance des intentions des ministères del'éducation nationale et de l'enseignement supérieur sur la réforme desconcours de recrutement des enseignants. Une analyse détaillée destextes a été mise sur notre site www.autonomesup.com

Nousapprouvons le maintien des épreuves de concours en seconde année demaster, la création de masters pluridisciplinaires et l'adjonction d'unparcours complémentaire orienté vers l'enseignement en première annéede master.

En revanche nous demandons d'urgence des clarifications sur des points pour le moins ambigus et inacceptables en l'état.

-Nous demandons le maintien de l'agrégation en sixième année, après unmaster de recherche, comme cela avait été acquis en juin dernier, etune articulation entre le master et le CAPES qui soit compatible avecl'existence de masters de recherche menacés dans l'organisationproposée.

-Nousdemandons aussi que, conformément aux engagements pris, le nombred'épreuves disciplinaires d'admissibilité puisse être de trois danscertains cas. Les épreuves du concours doivent prendre en compte toutesles matières jugées utiles à la formation et présentes en master.

-Nous demandons encore une troisième épreuve à l'écrit du concours desprofesseurs des écoles, à côté des épreuves de français et demathématiques pourpermettre une différenciation des recrutements et notamment inciter destitulaires d'une licence de langue vivante à préparer ce concours :si la limitation des épreuves écarte ces étudiants linguistes, commentsera assurée en primaire l'initiation aux langues vivantes,indispensable dans l'Europe et le monde du XXIème siècle ?

D'autrespoints doivent être clarifiés : la place de la recherche dans lesmasters conduisant à l'enseignement dans le secondaire, la nature desépreuves orales du CAPES, la nature et la fonction des stages, laformation professionnelle pendant l'année de professeur-stagiaire.

Les Ministères doivent répondre au plus vite aux inquiétudes que suscite le document rendu public le 13 novembre.Certains points doivent être clarifiés immédiatement et le cadrage desconcours prévu pour la fin du mois pourrait lever ces craintes… à moinsqu'il ne les renforce et provoque des réactions virulentes ! Laballe est dans le camp des Ministères qui ont eu tort de ne pasrespecter certains des engagements pris en juin et juillet dernier.

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Annonces ministérielles sur la mastérisation : leSgen-CFDT dénonce avec colère les responsables d'une régressiondramatique. (Communiqué de presse)

http://www.cfdt.fr/rewrite/article/22584/zoom-sur/annonces-ministerielles-sur-la-masterisation-:.htm?idRubrique=7106

Lesdeux ministères ont présenté ce vendredi les décisions concernant laréforme de la formation et du recrutement des enseignants.
Lesdécisions des ministres de l'éducation nationale et de l'enseignementsupérieur et de la recherche actent une régression dramatique :            - Le  calendrier des concours sera différent pour le 1er et le 2nddegré, et avec une admissibilité beaucoup trop tardive.
           - La professionnalisation de la formation des futurs enseignants estquasiment absente du projet, ce qui signe de facto la disparition desIUFM. Les maquettes de concours omettent la dimension pédagogique du métier.Cesdécisions sont la conséquence logique des décrets publiés en juilletque le Sgen-CFDT avait refusé de voter lors de leur examen en ComitéTechnique Paritaire. Laresponsabilité du gouvernement et des organisations syndicales quin'ont pas combattu les décrets est considérable devant les futuresgénérations d'élèves et de jeunes enseignants. Comment, en l'absence devéritable formation professionnelle avant le recrutement, avec uneannée de stage réduite à un tiers de temps de service dont on ne saitpas grand chose, le gouvernement peut-il imaginer faire croire que lesfuturs professeurs seront en mesure d'assumer les missions qui sont lesleurs ?Lalecture attentive des conclusions des groupes d'experts atteste que lalogique en oeuvre dès la rédaction de ces textes ne pouvait conduirequ'à cette catastrophe annoncée. Les groupes d'experts n'ont d'ailleursmême pas été suivis dans leur volonté de « limiter les dégâts » : parexemple l'agrégation ne pourra être accessible qu'après l'obtention duM2 et les épreuves d'admissibilité qu'ils proposaient en novembre pourle second degré n'auraient lieu qu'en décembre.
LeSgen-CFDT va dès aujourd'hui prendre les contacts nécessaires avecl'ensemble des partenaires qui s'étaient opposés à la parution desdécrets le 20 mai dernier, pour faire en sorte que le ministèrereprenne sa copie depuis le début.

 Paris, le 16 novembre 2009

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Texte adopté par le BDFN de la FSU (16 novembre 2009).

http://www.snesup.fr/Le-Snesup/L-actualite-du-SUP?aid=4455&ptid=5&cid=30

Les annonces faites par les ministères de l'EN et de l'EnseignementSupérieur et la Recherche sur la Formation des Enseignants n'ont faitl'objet d'aucune concertation : elles confirment une réforme qui se meten place contre l'avis de tous les acteurs concernés et débouchera àterme sur une ségrégation sociale plus grande et une dégradation de laformation professionnelle des enseignants et CPE.

Ainsi le potentiel des IUFM est délibérément sacrifié, le cadragenational des masters se réduit à de vagues principes qui renvoient laformation professionnelle à des stages en responsabilité et à des «modules complémentaires », l'année de stagiaire reste limitée à 30% deformation ; rien n'est prévu en termes de pré recrutement etl'articulation proposée entre concours et masters est contradictoireavec la conception de masters de qualité intégrant toutes lesdimensions nécessaires à l'exercice du métier et permettant la réussitedes étudiants.

La Fsu demande à nouveau l'abandon de cette réforme ainsi que leretrait des textes d'application déjà publiés au profit d'une touteautre réforme.

Cela implique que l'on se donne le temps d'une remise à platcomplète- un an selon nous- et que s'ouvrent des négociations autourdes axes suivants

  • mettre en place un système d'allocations d'études et de pré-recrutement
  • assurer une carte des formations qui permette la préparation de tous les concours
  • élaborer un cadrage national qui articule la mise en place de masters de qualité et une préparation aux concours de recrutement
  • conforter le rôle des IUFM et de leur potentiel de formation pour la formation initiale et la formation continuée
  • mettreen place une année de fonctionnaire stagiaire qui comporte 60% du tempsde service accordé à la formation professionnelle.
  • établir un plan pluriannuel de recrutement et de résorption de la précarité.

Dans le prolongement de l'unité contre la vision gouvernementaleobtenue en CNESER, la FSU propose de prendre les contacts nécessairespour réunir les syndicats du MESR et du MEN. Elle appelle lespersonnels à faire de la réussite de la journée de grève du 24 novembreun moment fort de la lutte contre les projets gouvernementaux.

Pour : 26 - Contre : 3 - Abs : 0 - Rdv : 3

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 Société des Agrégés :

Concours de recrutement : un recul intolérable (16/11/2009) :

   Jean-Michel LÉOST, Président de la Sociétédes agrégés, a fait à la Presse la déclarationsuivante :
   La Société des agrégés de l'université a pris connaissance dudocument ministériel, intitulé La réforme de la formation et durecrutement des enseignants, présentant les « décisions des Ministressur la base des conclusions du groupe de synthèse ».
   Elle estime que ce document, s'il devait être la version définitive des principes directeurs de laréforme, est, notamment en ce qui concerne le CAPES et l'agrégation, globalement intolérable.
   En alignant les conditions de titres requis pour l'accès àl'agrégation sur celles de l'ensemble des concours enseignants - ce quirevient à annuler le décret du 29 juillet 2009 - en entretenantl'incertitude sur les épreuves de l'agrégation, les mesures annoncéespar ce document mettent en péril la préparation du concours etla possibilité pour les agrégés d'entreprendre des recherches.
   En revenant pratiquement pour les épreuves du CAPES aux modalitésretenues dans la maquettegénérale des nouveaux concours de recrutement présentée le 13 octobre2008 et largement contestée - ce qui avait conduit le précédentMinistre à la modifier dans le sens d'un recentrage disciplinaire(nombre et nature des épreuves, coefficients) -, les propositionsretenues conduiront inéluctablement à une dévalorisation desconcours.
   La Société des agrégés estime que ce document est une déclaration deguerre à tous ceux qui veulent défendre le niveau de concours nationauxet disciplinaires, le recrutement de professeurs qui dominent leurdiscipline, ce qui suppose une préparation sérieuse et efficace de cesconcours.
   Désireuse de défendre l'intérêt général, la Société des agrégés demande à ce que cessent les attaquescontre des concours disciplinaires qui ont prouvé leur efficacité, que s'arrêtent les tentatives de destruction del'Education nationale qui tuent la transmission du savoir et mettent en danger nos enfants, traités, de réformesen réformes, moins comme des citoyens à former que comme des rats de laboratoires subissant, à la chaîne,expérimentations et protocoles nuisibles.
   La Société des agrégés vient de faire parvenir à Valérie Pécresse et à Luc Chatel un courrier leurdemandant d'apporter immédiatement des modifications profondes à ce document. (voir annexe).

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Communiqué de la La FNEC FP-FO, 16 novembre 2009:

Mastérisation : rien n'est réglé ! Plus que jamais, abrogation desdécrets du 29 juillet 2009 et de la circulaire du 20 août 2009

Les ministres de l'Education nationale et del'Enseignement Supérieur et de la Recherche ont présenté aux organisationssyndicales, le vendredi 13 novembre, leurs décisions après que les groupes detravail mis en place par le gouvernement ont remis leurs rapports.

Les orientations contenues dans les décrets sont totalementconfirmées :

Le concoursserait maintenu en deuxième année de master,

Desétudiants en master seraient utilisés en lieu et place des personnels titulairesde l'éducation nationale.

Laformation professionnelle serait réduite à un 1/3 temps après le concours ;lui serait substituée une formation « sur le tas » qui ruine laformation disciplinaire au profit de notions aussi vagues que la « maîtrisede la compétence » ou « l'action éthique et responsable comme fonctionnaired'Etat ».

La FNEC FP-FO a fait part du rejet qui s'exprime dans lesécoles, collèges, lycées et IUFM et a remis au directeur de cabinet de M.Chatel les 5000 premières signatures réalisées à son initiative quiexigent :

abrogation des décrets sur lamastérisation, retrait de la circulaire du 28 août 2009 qui envoie 150 000étudiants en stages « d'apprentissage »,

recrutement à Bac + 3 (Bac + 4pour l'agrégation),

maintien des concours sous leurforme actuelle avec le maintien de la qualification disciplinaire,

maintien de tous les sites IUFM etde tous leurs postes.

La FNEC FP-FO constate que le projet des ministres n'areçu l'approbation d'aucune organisation syndicale.

La FNEC FP-FO prend acte du fait que le secrétaire généralde la FSU a fait part aux représentants des ministres de son exigence que soit« abandonnée cette réforme et retirés les textes d'application déjàpubliés ».

La FNEC FP-FO a rappelé que la réforme de la formation desmaîtres présentée par le gouvernement avait dès son annonce rencontrél'opposition des personnels, en particulier exprimée par la grève àl'Université en 2009.

Le directeur de cabinet du ministre et le secrétairegénéral du ministère de l'éducation nationale ont manifesté leurincompréhension et leur énervement face à ce refus des organisations. Ils ont regrettéla disparition du consensus et ont annoncé vouloir reprendre les discussions pourle rétablir.

Rien n'est donc réglé.

La FNEC FP-FO s'adresse à toutes ses sectionsdépartementales, à ses syndicats, à leurs militants, à tous leurs syndiquéspour qu'ils amplifient les prises de position dans les établissements et lesinstances paritaires ainsi que les signatures sur la pétition fédérale.

Partout où cela est possible, doit s'exprimer dans l'unitésyndicale, l'exigence d'abrogationdes décrets et de la circulaire.

Montreuil, le 16 novembre 2009

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Position de la CPU sur le cahier des charges : http://www.cpu.fr/index.php?&id=240&actu_id=240
Remarque : Cet article figure dans la lettre n° 39 du 18 mars 2010 de la CPU (http://www.cpu.fr/index.php?id=1008)


Positions de la CPU du jeudi 21 janvier 21/01/2010 - dont Position sur la mastérisation


Position de la CPU sur la masterisation (17 décembre 2009)

Favorableà la mastérisation, la CPU réaffirme l'engagement des universités àpréparer dans les meilleures conditions, les étudiants qui le désirent,au métier et au concours d'enseignant. Les Universités demeurent doncfortement soucieuses de mettre en oeuvre des masters de qualité,répondant aux exigences scientifiques, académiques et professionnellesde ce type de cursus.Conformément à leurs missions et à leurs responsabilités, dans le cadredes décrets parus en juillet 2009 sur lesquels la CPU a (...)

Lire la suite.

19/11/2009 Position de la CPU sur la mastérisation
Texte adopté à l'unanimité par l'assemblée plénière de la CPU

«La CPU ne peut pasaccepter les propositions arrêtées par les ministres de l'Educationnationale et de l'enseignement supérieur et de la recherche sur la miseen oeuvre de la réforme de la formation des enseignants.

Tellequelle, la réforme n'est pas à la hauteur des enjeux et ne permettrapas d'atteindre les objectifs qu'elle se donne : améliorer la formationdes futurs enseignants en élevant leur niveau de recrutement au niveaudu master.

Les propositions formulées mettent en évidence un malentendu profondsur la mastérisation et une méconnaissance de la réalité des cursusuniversitaires et des parcours étudiants. Alors que la réforme doitpermettre de proposer aux futurs enseignants une formation intégrée etcohérente, les propositions dessinent un schéma de formation incohérentet composite. De plus ces propositions semblent ignorer la logique desmasters, cursus universitaires de spécialisation, adossés à larecherche avec des modes de fonctionnement et des calendriers adaptésaux enjeux de formation et aux standards européens et des modèles deformation professionnelle référencés. De même, elles ne prennent pas encompte les étudiants, les difficultés de réorientation en cours decursus et le risque d'accroissement de la durée des études.

Pourla CPU, cette réforme qui constitue un enjeu déterminant pour l'avenirde la société et des étudiants, doit apporter une réelle améliorationde la formation des futurs enseignants et comporter une dimensionintrinsèquement universitaire articulant exigences scientifiques etprofessionnalisation. C'est dans cet esprit que les conférencesuniversitaires ont apporté en juillet 2009 une contribution approfondiequi émanait de l'ensemble de la communauté universitaire et dessine uneposition constructive et des propositions sérieuses pour une réformeréussie de la formation des enseignants. Alors que cette contributionconstitue une base de réflexion légitime pour réussir une réformeambitieuse et indispensable, les propositions formulées par les deuxministères semblent ignorer cette contribution voire sur plusieurspoints en prendre le contre-pied.

La CPU considère qu'il est indispensable que les ministères reviennent sur les schémas actuellement proposés.

Autre communiqué:

«Lors de sa réunion plénière du 19 novembre, la CPU, à l'unanimité deses membres, a exprimé son désaccord avec les propositions formuléespar les deux ministres, considérant qu'elles ne permettraient pasd'atteindre les objectifs visés : améliorer la formation desfuturs enseignants et leur niveau de recrutement, au service d'uneécole de qualité et de la réussite des élèves.

Les propositions formulées par les deux ministres mettent en évidence un malentendu profond sur ce que sont des masters: à savoir des parcours universitaires de spécialisation de quatresemestres, adossés à la recherche, avec des modes de fonctionnement etdes calendriers adaptés aux enjeux professionnels de formation et auxstandards européens.


De même, ces propositions traduisent une méconnaissancede la réalité des parcours étudiants, des difficultés de réorientationen cours de cursus et du risque d'accroissement de la durée des études induit par ces propositions.

Enfin la CPU ne comprend pas que cette réforme ne soit pas l'occasion de définir un modèle de formation des maîtres scientifiquement et pédagogiquement amélioré et novateur,s'inspirant des modèles les plus avancés au niveau européen. Car infine, les enjeux de la formation des enseignants sont d'abord ceux desélèves des écoles, des collèges et des lycées qu'il faut faire réussiren plus grand nombre et à qui il faut donner ou redonner le plaisir etle goût d'apprendre et de réussir.

C'est pourquoi, engagées dansla formation des enseignants depuis de longues années, les universitéset leurs composantes entendent assumer pleinement leur responsabilité majeure pour mettre en place des cursus universitaires de qualité et cohérent.

En conséquence, laCPU attend des évolutions sur ce dossier et revendique d'être consultéeet associée à la définition du cadrage national des masters et auxmaquettes des concours.»

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 Communiqué de la COPIRELEM, 21 novembre 2009:

Le gouvernement assassine la formation des enseignants !

Depuis plus de 30 ans la COPIRELEM se consacre à la formation des enseignants pour faire progresser l'enseignement des mathématiques à l'école primaire. Forte de cette compétence, la COPIRELEM dénonce le projet destructeur du gouvernement.

Le gouvernement nie la nécessité d'une formation professionnelle des enseignants et met ainsi en totale responsabilité devant les élèves des personnes n'ayant aucune formation au métier.

Nous sommes tous concernés !

L'école républicaine et ses valeurs sont en péril.

Prenons nos responsabilités ! Réagissons !

Le projet :

− détruit le système de formation par alternance qui prévaut dans toutes les formations professionnelles ;

− remet en cause la richesse de la formation des enseignants liée àla diversité d'origine professionnelle des personnels intervenant enformation initiale et continue ;

− ignore tous les résultats de travaux de recherche sur l'enseignement et la formation reconnus au plan international ;

− amplifie la ségrégation sociale des étudiants pour l'accès au métier d'enseignant ;

− va à l'encontre de toutes les orientations définies par l'Europeconcernant la formation des enseignants, et réduit encore les moyenssur lesquels elle s'appuie ;

− casse tous les réseaux de formation et méprise les viviers decompétences qui se sont progressivement enrichis à partir de la variétégéographique des terrains d'exercice.

Nous sommes tous concernés ! L'école républicaine et ses valeurs sont en péril. Prenons nos responsabilités ! Réagissons !

21 novembre 2009 . Version pdf: Copirelem

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Communiqué du SNPI-FSU  - Les Lilas, le dimanche 22 novembre 2009

Réforme de la formation des enseignants : une véritable menace contre l'avenir de l'École !

Les choix opérés par le ministre de l'Éducation nationale et la ministre de l'Enseignement supérieur et de laRecherche en matière de recrutement et de formation des enseignants ont été portés à la connaissance de toutesles organisations syndicales ce vendredi 13 novembre 2009. Ce jour restera dans l'histoire comme celui de laplus grande menace qui aura été faite, jusqu'à aujourd'hui, à l'avenir de l'École en France.

En effet, les choix opérés sont inspirés par deux orientations radicales : faire des économies budgétairesdrastiques, supprimer les IUFM et tout ce qui peut s'apparenter à de la pédagogie dans l'enseignement. Lesidéologues les plus réactionnaires ont pris le pouvoir dans l'appareil de décision de l'État.

La réforme annoncée est accompagnée d'une rhétorique particulièrement spécieuse qui veut faire passerl'immense régression dont elle est porteuse pour un progrès de la formation et de la reconnaissance desenseignants.

En réalité, tous les professionnels de l'enseignement ont compris que l'on va droit à la destruction de laformation professionnelle des enseignants tout en mettant en danger notre système universitaire.

Les inspecteurs pédagogiques, qui connaissent les enjeux de la formation des enseignants et la difficulté deséquilibres de notre système lorsqu'il accueille de nouveaux professeurs, perçoivent l'ébranlement considérableque cette réforme engage et ne manquera pas de provoquer si elle s'appliquait. La réalité de l'École va changer,dans son esprit, dans son organisation, dans sa qualité. Ce changement, fondé sur une baisse générale de laformation didactique et pédagogique, n'améliorera pas ses résultats ni, à l'évidence ceux des élèves enparticulier les plus fragiles. Il risque au contraire d'en compromettre sérieusement et durablement l'efficacité.Il est évident que le travail quotidien de tous les inspecteurs sera rapidement confronté aux effets de cettemutation affligeante.

Le SNPI-FSU appelle tous les responsables politiques soucieux de l'avenir de notre système scolaire à prendrela mesure de ce processus délétère. Il appelle tous les inspecteurs à mobiliser leur expertise pour fairecomprendre au ministère à quel point le jeu engagé est porteur de dangers majeurs pour notre pays, et tous lesmilitants et sympathisants en accord avec le contenu de ce communiqué à les soutenir. Il s'associera auxdémarches et actions qui seront engagées dans le sens d'une formation des enseignants permettant à l'École detenir ses promesses, celle d'une « École plus juste avec chacun ».

La commission administrative nationale

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Motion unitaire sur les stages en responsabilité proposée par le SNUIPP, le SE et le SGEN

http://www.snuipp.fr/spip.php?article6745

LeSNUIPP, le SE et le SGEN demandent au conseil des maitres de chaqueécole d'adopter une motion "pour signifier le refus de cette réforme,et tout particulièrement sur la mise en place des stages enresponsabilité pour les PE1 en cette année transitoire".

MOTION du CONSEIL des MAITRES : Stages en responsabilité

Le ministère de l'Education nationale propose désormais, dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants, des stages en responsabilité aux étudiants inscrits en préparation au concours à l'IUFM ou en première année de master à l'université.

Nous sommes résolument aux côtés des étudiants qui veulent devenir professeur des écoles et qui souhaitent une formation en alternance comprenant des stages préparés, correctement accompagnés et faisant l'objet d'un véritable travail de formation.

Nous dénonçons vigoureusement l'organisation de ces stages en responsabilité qui pourraient mettre les étudiants en difficulté dans le cadre d'une découverte brutale de la classe sans véritable formation professionnelle. Cette organisation va à l'encontre du bon fonctionnement de l'école et de la réussite des élèves.

Nous dénonçons également l'utilisation des étudiants en stage comme moyens d'enseignement pour compenser les insuffisances de postes budgétaires (compensation des décharges de direction d'école, remplacement des maîtres absents, …).

Nous demandons le maintien d'une année de formation professionnelle (stagiaire) organisée par l'IUFM pour les lauréats au concours de façon à garantir une formation professionnelle de qualité aux étudiants qui ne désorganise pas le fonctionnement des écoles.

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Motion du CA de l'Université Montesquieu - Bordeaux IV (23 novembre 2009)

Leconseil d'administration de l'université Montesquieu – Bordeaux IV,réuni le 23 novembre 2009 considère que les propositions ministériellestransmises aux organisations syndicales le vendredi 13 novembreconcernant la réforme de la formation et du recrutement des enseignantssont fort inquiétantes et nuisibles.

Fort inquiétantes car elles reprennent à l'identique voire en lesaggravant les propositions initiales qui ont suscité les critiques del'ensemble de la communauté universitaire et les mouvements qui ontémaillé la dernière année universitaire.

Nuisibles, car si ces propositions étaient mises en oeuvre, laréforme déboucherait sur une ségrégation sociale plus grande, unedégradation considérable de la formation professionnelle desenseignants et des CPE, pour en fin de compte porter un grave préjudiceà l'école de la république et aux élèves qui la fréquentent.

Agréant la position de la CDIUFM du 18 novembre et celle de la CPUdu 19 novembre, le conseil d'administration de l'université Montesquieu– Bordeaux IV réaffirme son soutient à sa composante IUFM et demandel'abandon d'un tel projet et le retrait des textes d'application déjàpubliés au profit d'une toute autre réforme qui soit véritablementnégociée avec l'ensemble des partenaires, de façon à :
 Mettre en place un système d'allocations d'études et de pré-recrutement
 Assurer une carte des formations qui permette la préparation de tous les concours
 Elaborerun cadrage national qui articule la mise en place de masters de qualitéet une préparation aux concours de recrutement.
 Conforter le rôle des IUFM et de leur potentiel de formation pour la formation initiale et la formation continuée.
 Mettreen place une année de fonctionnaire stagiaire qui comporte au moins 2/3du temps de service accordé à la formation professionnelle.
 Etablir un plan pluriannuel de recrutement et de résorption de la précarité.

Motion du CA de l'Université de Strasbourg (24 novembre 2009)

L'Universitéde Strasbourg réaffirme son attachement aux missions fondamentales desa composante IUFM en faveur de la formation professionnelle initialeet continuée des enseignants et au maintien d'une haute qualité desmasters dispensés par l'université.L'Université de Strasbourg se joint donc à la position exprimée par laCPU sur la mastérisation et votée le 19 novembre 2009.

Motion adoptée à l'unanimité de ses membres présents et représentés

Mastérisation: motion du CA de l'Université de Strasbourg  (23/02/10)

Motiondu CA de l'UdS du 26 janvier 2010 portantsur les stages

Le Conseild'Administration de l'Université de Strasbourg interpelle Madame le Recteur del'Académie de Strasbourg, ainsi que le corps d'inspection, sur la situation desprofesseurs stagiaires à la prochaine rentrée. Les organisations des stagesproposées dans certaines académies[1]ne sont en effet pas compatibles avec un modèle de formation des maîtresréellement amélioré et novateur.

Le Conseild'Administration de l'Université de Strasbourg tient à affirmer son oppositionà une entrée dans le métier qui serait incompatible avec une formation professionnellede qualité. Il met en garde contre le risque, pour les étudiants et les élèves,que les étudiants de Master soient utilisés comme des personnels deremplacement. Il ne saurait pas plus accepter que les étudiants en Mastersoient conduits à déserter leurs cours pendant des périodes de stages quiseraient fixées par le Rectoratsans prise en compte des maquettes de Master. Le Conseil d'Administration del'Université de Strasbourg demande donc des engagements fermes au corpsd'inspection sur une mise en stage des lauréats des concours qui soitpédagogiquement acceptable et qui respecte la cohérence de la formationinitiale à l'université.


Motion du CA de l'Université de Nice Sophia Antipolis (27 novembre 2009)

Aprèsavoir pris connaissance du texte : Analyses du groupe de synthèse destravaux des groupes techniques de propositions sur la « mastérisation »des recrutements, le Conseil d'Administration de l'Université de Nice -Sophia Antipolis estime qu'il constitue un recul inacceptable parrapport à l'ensemble des réflexions engagées depuis l'annonce de laréforme de la formation des enseignants.

Ce texte remet en cause la mission de professionnalisation confiéepar l'Etat aux universités. Il va à l'encontre des valeurs et desprincipes mis en oeuvre dans notre Université tels que nous avons pu lesrappeler durant ces derniers mois.

Ce texte impose aux étudiants, au prétexte de permettred'improbables réorientations, de suivre une formation qui ne correspondpas à leurs aspirations et à leurs besoins. Les parcours au sein demasters dits « généralistes », préconisés par le ministère, nerépondent ni à des objectifs de formation disciplinaire, ni auxnécessités de la formation professionnelle.

Chacun s'accorde sur la complexité des missions des enseignants dontles compétences ne peuvent se réduire à la seule accumulation desavoirs académiques. C'est pourtant le choix fait par le texte qui neretient que la dimension disciplinaire et qui marginalise lesdimensions pédagogique, didactique et plus généralement professionnelle.

Le danger est grand de voir se systématiser la présence, devant élèves, d'étudiants puis de stagiaires non formés au métier.

Dans ces circonstances, le Conseil d'Administration de l'UNS tient àrappeler la nécessité d'un projet ambitieux de formation desenseignants répondant aux besoins de la société. Il doit s'appuyer surune structure spécifique, porteuse d'une mention de master approprié,mettant à profit le potentiel reconnu de l'IUFM et des UFR tant enformation initiale que continue.

Lettreouverte aux ministres de l'EN et de l'ESR des étudiants, stagiaires etpersonnels IATOSS, enseignants de l'IUFM de La Réunion (27 novembre 2009).

Ce texte a été voté à l'unanimité par le CA de l'Université de la Réunion

Lettre ouverte à Mme et M. les Ministres,

Sous couvert d'élévation du niveau d'étude des enseignants en Franceet d'harmonisation européenne au système LMD, la réforme de laformation des enseignants que vous voulez mettre en oeuvre n'aura quedes effets négatifs.

D'une part, alors que les étudiants sortaient de l'IUFM à Bac +5,avec traitement en dernière année, les futurs enseignants ne pourrontplus bénéficier de ce salaire. Votre réforme qui instaure l'allongementdes études, aux frais des étudiants et de leur famille, va grandementpénaliser les étudiants les plus modestes, nombreux à La Réunion.Ainsi, les étudiants réunionnais auront-ils encore davantage dedifficultés pour accéder au métier d'enseignant de l'EducationNationale.

D'autre part, sous couvert d'acquisition du titre universitaire deMaster, votre réforme portera gravement atteinte à leur formationd'enseignant. Toutes les projections que l'on peut mener dans le cadrede votre réforme conduisent inéluctablement à une réduction drastiquede la dimension professionnelle de leur cursus : réduite à néant en M1,elle diminue gravement en M2 : les stages professionnels passeraient deplus de 400 heures obligatoires à 108 heures optionnelles ; de plus,elle serait noyée au milieu de la diversité des parcours en M2. Pourl'étudiant, il est clair que ce sera : soit la préparation desépreuves, soit la prise en charge effective des élèves.

Ce système conduira, en toute logique, à placer les préparations desconcours hors des cursus de l'université publique et provoquera, defait, la privatisation de l'accès aux concours de l'enseignement enFrance.

Sous prétexte d'élever le niveau universitaire, votre réforme va deplus entraîner une explosion du nombre de « reçus-collés », diplômésd'universités sans postes et mis en concurrence sur un « marchéeuropéen de l'éducation » avec la massification inéluctable d'emploisde vacataires, contractuels et autres précaires que l'EN recruterapour combler à bas prix les postes que vous continuez à supprimer auxconcours des 1er et 2sd degrés.

La professionnalisation, opérante dans les IUFM, est l'axefondamental de la formation des enseignants. En la niant, votre réformeconstitue un retour de 20 ans en arrière, aussi refusons-nous departiciper à sa mise en oeuvre.

Votre projet est inacceptable : Retirez-le !

Les étudiants, professeur-stagiaires et tout le personnel de L'IUFM de La Réunion, réunis en AG, vendredi 27 novembre 2009

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à télécharger:

Communiqués de la Société de Mathématiques de France sur la masterisation (20 novembre 2009) et communiqué joint sur la réforme du lycée de l'Association des Professeurs de Mathématiques de l'Enseignement Public Société Mathématique de France (22 novembre 2009).

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Mortdouce pour les concours et la recherche : le nouveau projet deformation des maîtres, Par Jean-Noël Laurenti (UFAL Flash, 1er décembre2009)

Lesministres de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur et dela Recherche ont présenté conjointement le 13 novembre un documentintitulé La réforme de la formation et du recrutement des enseignants,présentant leur nouvelle mouture de la réforme de « mastérisation desconcours ».Par rapport aux projets présentés l'an passé, celui-ci semble donnerdes assurances aux partisans d'une formation soucieuse du niveau descandidats dans leur(s) discipline(s) et à ceux qui craignaient leseffets de la création de « masters d'enseignement ».

Lire la suite sur le site de l'UFAL.

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Mastérisation: le jury du Capes d'italien refuse de siéger (motion du 25/11/09)

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Motion de l'UFR des Sciences Historiques de Strasbourg - 26 novembre 2009.

Dansl'état actuel des propositions du gouvernement portant sur la formationdes enseignants, et après lecture du document de cadrage des mastersenseignements transmis par les Ministères de l'Education nationale etde l'Enseignement supérieur et de la Recherche datant du 13 novembre2009, l'UFR des Sciences historiques de l'Université de Strasbourgestime que l'élaboration de maquettes d'un master enseignement n'est nipossible, ni souhaitable.

L'UFRavertit les ministères que, dans ces conditions, aucune maquette nesera élaborée. Elle demande au CA de l'Université de Strasbourg deprendre acte de cette décision et de soutenir l'UFR dans sa démarche.Elle appelle les autres UFR de l'Université de Strasbourg à faire demême, ainsi que les UFR des autres universités françaises.

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Motion du département d'Histoire - Paris VII

Motion votée à l'unanimité lors de l'Assemblé générale du Département d'Histoire du 3 décembre 2009.

 Dans l'état actuel des propositions du gouvernement portant sur la formation des enseignants, et après lecture du document de cadrage des masters enseignements transmis par les Ministères de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur et de la Recherche datant du 13 novembre 2009, le Département d'Histoire de l'Université Denis Diderot (Paris 7) estime que l'élaboration de maquettes d'un master enseignement n'est ni possible, ni souhaitable. Le Département signale donc aux ministères que, dans ces conditions, aucune maquette ne sera élaborée. Il demande au CA de l'Université Denis Diderot de prendre acte de cette décision et de le soutenir dans sa démarche. Il appelle également tous les autres Départements et UFR de l'Université, toutes les autres universités parisiennes ainsi que toutes les autres universités françaises à adopter la même position.

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Motion du CA de l'université de Provence (Aix-Marseille 1) du 25 janvier 2010.

Le CA de l'Université de Provence constate que la circulaire de cadragedes formations de masters pour les étudiants se destinant aux métiersde l'enseignement a été imposée par la DGES-IP en dépit desprotestations de la communauté universitaire unanime quant à soninapplicabilité, et d'un avis négatif du CNESER par 35 voix contre,trois pour et une abstention. 

Lire la suite.

Motion du Conseil d'Administration de l'Université de Provence (30 novembre 2009)

LeConseil d'administration de l'Université de Provence, ayant prisconnaissance des annonces faites par les ministres de l'EducationNationale et de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche concernantla formation et le recrutement des enseignants en dénoncesolennellement les conséquences.Plus précisément, il constate que ces nouveaux dispositifs mis en placeau mépris de toute concertation par le gouvernement vont :
• augmenter la durée des études non rémunérées et la sélection sociale par l'argent
• envoyer en stage des étudiants sans formation, tout en restreignantconsidérablement le nombre d'enseignants titulaires, ce qui revient àfaire assumer aux stagiaires le rôle de remplaçants
• placer les épreuves écrites des concours au début de l'annéeuniversitaire de M2, favorisant ainsi le recours à des institutionsprivées pour le bachotage préparatoire aux épreuves durant l'été
• suggérer aux étudiants de présenter successivement, à quelques semaines d'intervalle, les concours de PE, de PLC, et de PLP
• demander aux étudiants de M2 de préparer un oral de concours, suivredes stages (d'observation, de pratique et enfin de responsabilité), seformer à la recherche et rédiger un mémoire, s'initier à la dimensioninternationale de leur fonction future et connaître l'organisation del'éducation nationale, tout ceci entre février et mai.

Le CA de l'université de Provence, très inquiet face aux évolutionsactuelles qui aboutiront à une dégradation de la formation des futursenseignants et, à terme, à une dégradation du niveau d'enseignementdans les écoles, collèges et lycées demande une profonde révision dudispositif proposé, inapplicable en l'état.

Motion adoptée en séance à l'unanimité des présents et représentés.

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Motion présentée au CA de l'Université de Toulouse 2- Le Mirailau nom de l'assemblée générale des personnels réunie le 30/11/09 etvotée à l'unanimité par le CA de Toulouse 2 (01 décembre 2009).

Appel du CA de Toulouse-Le-Mirail (09/02/10)

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Motions du CA et du CEVU de l'Université Paris X Nanterre (23 novembre et 7 décembre 2009)

RELEVE DES DELIBERATIONS DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DU 23 novembre 2009

Motion sur la masterisation (point 6 du CA du 23 novembre)

Le Conseil d'administration a approuvé à l'unanimité des membres présents ou représentés la motion suivante :

« Le Conseil d'Administration de l'université Paris Ouest Nanterre La Défense réuni le 23 novembre 2009 dénonce les propositions faites le 13 novembre par les ministres de l'Education Nationale et de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche pour la réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Cette décision, appuyée sur les décrets absurdes de juillet dernier révèle une incompréhension totale du métier d'enseignant et d'enseignants-chercheurs, du fonctionnement des universités et des besoins des étudiants. Le Conseil demande la réécriture rapide des décrets de juillet rejetés par la quasi-totalité des personnels de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur ainsi que par les étudiants, sur la base des propositions d'organisation des admissibilités en fin de M1. Le Conseil demande aux ministres concernés d'ouvrir de toute urgence de véritables concertations pour permettre la mise en oeuvre au plus vite d'une masterisation réussie. Pour éviter les conséquences dramatiques sur les étudiants, les élèves et l'ensemble des composantes des universités (UFR et IUFM), le Conseil mettra tout en oeuvre pour empêcher que les propositions actuelles aboutissent sur le bureau du CNESER. »

Pour : 22.

Motion masterisation : point 2) abordé au CEVU de l'Université Paris X (Paris Ouest Nanterre La Défense) du 7 décembre :

2) Motion mastérisation

(19 oui, 1 non, 1 abst) Le CEVU de Paris Ouest Nanterre constate que les graves inquiétudes sur l'avenir de la formation des enseignants manifestées l'année dernière par la non-transmission des maquettes n'ont toujours pas été entendues par les ministères concernés. Il juge irrecevable en l'état les propositions faites aux syndicats et aux organisations étudiantes les 13 et 16 novembre dernier, propositions qui ne tiennent compte ni des conclusions du groupe « inter-conférence universitaire », ni des différents groupes de travail, ni de l'avis de la CPU ni de celui de la CDIUFM. Aussi le CEVU de Paris Ouest Nanterre réitère son opposition aux décrets concernant la formation des enseignants, dont la publication empêche la conception d'un véritable dispositif de formation, et demande l'ouverture de négociations impliquant tous les acteurs concernés pour une réforme répondant aux besoins du service public d'éducation nationale. LE CEVU de Paris Ouest Nanterre considère qu'il est indispensable que les ministères concernés reviennent sur les schémas actuellement proposés.

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Motion de l'UFR de Littératures et Linguistiques Françaises de Latines de la Sorbonne nouvelle - Paris 3 (09/12/09)

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Mastérisation: motions du CA de Paris 3 (11/12/09)

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Motion des CA et CEVU de Rennes 2

Motion du CA de l'Université de Rennes 2 (19 février 2010).

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Motions du CA  de Paris 13 (11/12/09)

Motion sur la formation des enseignants votée par le CA de Paris 13 (12/02/10)

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Motion sur la masterisation de l'UFR de langues de l'université de Bourgogne (10 décembre 2009).

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MOTION rédigée par le Conseil d'UFR 04 réuni le jeudi 10 décembre 2009

Le conseil de l'UFR04 – Arts Plastiques et Sciences de l'Art – réuni le 10 décembre réaffirme

son opposition à la réforme de la formation des maîtres, et exprime sa solidarité avec le

Conseil de l'IUFM de Paris [ci-dessous]

Motion adoptée à l'unanimité.

Université Paris 1. MOTION votée par le Conseil d'UFR 10 réuni le lundi 14 décembre 2009

Le conseil de l'UFR 10 - Philosophie - réuni le 14 décembre réaffirme son opposition à la réforme de la formation des maîtres, et exprime sa solidarité avec le Conseil de l'IUFM de Paris. [ci-dessous]
Motion adoptée à l'unanimité (une abstention).

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Motion votée au conseil d'école de l'IUFM de Paris (9 décembre 2009).

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Motion de la 3ème Journée d'échanges sur la formation des enseignants (Université de Strasbourg, 9 décembre 2009). Motion proposée au CA de l'UDS.

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Motion du CA de l'université de Poitiers (30 novembre 2009)

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Communiqué de l'AECSE concernant la réforme de la formation des enseignants (7 décembre 2009)

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Motion des membres et anciens membres du jury de CAPES d'Histoire & Géographie + Motion des membres et anciens membres des jurys de CAPES de langues.

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Mastérisation: communiqué de QSF du 14/12/09

Communiqué de QSF sur la masterisation (22/03/10)

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Mastérisation: motion du CA de Paris 8 du 11/12/09

Mastérisation: appel des conseils centraux de Paris 8 - 22 janvier 2010

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Mastérisation: communiqué SAGES-SIES-CAT du 11/12/09

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Mastérisation: motion du CEVU de Paris 12 (14/12/09)

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Mastérisation: motion du CA  de Rouen (15/12/09)

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Motion du CA de l'Université Nancy 2 (15 décembre 2009).

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Motion votée en AG à l'IUFM de Grenoble le 15/12/09

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Communiqué de la CDUL du 06 février 2010

Déclaration de la CDUL sur les projets de réforme de la formation des enseignants (16/12/09)

Communiqué de la CDUL - 20 mars 2010

Mastérisation des métiers de l'enseignement

Réunie en bureau élargi les 19 et 20 mars 2010, la Conférence des Doyens et Directeurs d'UFR Lettres, Langues, Arts, Sciences humaines et sociales
- souligne l'importance d'une concertation entre les UFR et les IUFM dans l'élaboration des programmes de formation aux métiers de l'enseignement (PE, PLC, PLP, CPE…)
- prône des formations aux volumes horaires et moyens humains suffisamment conséquents dans tous les établissements par souci d'équité territoriale, s'inquiétant des moyens faibles attribués dans certaines universités
- dénonce l'incohérence et l'inadaptation de l'organisation des stages prévus pour les étudiants lors de leur formation dans les masters dédiés aux métiers de l'enseignement,
- refuse que les étudiants en formation constituent un corps de remplacement
-  exige la révision  du projet d'arrêté (Education nationale, Enseignement supérieur et recherche)  portant sur le cahier des charges de la formation des maîtres.

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Mastérisation: motion du CA  de Paris 1 (14/12/09)

Motion du CA de l'Université Paris 1 (lundi 8 février 2010)

LeCA de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne prend acte des motions surla mastérisation des concours de l'enseignement primaire et secondairevotées par le CNESER, les VPCEVU, de nombreuses sections du CNU et parla CPU. Avec la plupart des institutions représentatives du servicepublic d'enseignement supérieur et de la recherche, il estime que ledispositif prévu contredit les objectifs affichés sur tous les plans,qu'il s'agisse de la qualité de la formation disciplinaire, dont leniveau d'exigence est abaissé, de l'initiation à la recherche, qui nepeut être assurée convenablement en concurrence avec la préparation desépreuves écrites et orales du concours, et de la préparation auxmétiers de l'enseignement, alors que la fonction des IUFM est ignorée,et qu'une micro-épreuve visant à recruter "des fonctionnaires éthiqueset responsables" est imposée aux candidats sans qu'ils puissentconnaître ni les contenus d'enseignement exigibles, ni les critèresd'appréciation de l'épreuve, ni la composition des jurys. Il s'insurgecontre les annonces de couplage entre le stage des lauréats et celuides admissibles en M2. Il proteste enfin contre le calendrier quiapparaît en l'état irréaliste et inapplicable : alors que, dans laplupart des disciplines concernées, les programmes des concours ne sontpas à cette heure encore connus, comment peut-on raisonnablement penserimposer aux candidats et à leurs préparateurs des épreuves écritesdurant le mois de novembre 2010 ? Le CA de l'Université appelle lesMinistres de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur et dela Recherche, à témoigner aux étudiants préparant les concours del'enseignement, aux équipes pédagogiques qui les encadrent, et auxélèves du Secondaire le respect qui leur est dû en ouvrant unevéritable négociation avec l'ensemble des instances représentatives eten suspendant dans l'immédiat l'application de la réforme.

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Motion du CA de l'Université de Picardie Jules Verne concernant la formation et le recrutement des enseignants(11/12/09)

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Motion du conseil de l'UFR 05 (Langues, littératures et civilisationsétrangères) de Paris 8 (17/12/09).

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Motion votée au Conseil d'administration de l'Université Paris 4 Sorbonne (18 décembre 2009).

Mastérisation - motion du CA de Paris IV-Sorbonne du 26 février 2010

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Motion UFR de langues de l'université de Tours (17 décembre 2009)

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Motion UFR études anglophones de Paris 7 (14 décembre 2009)

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Motion votée lors du CA de l'Université Grenoble 3 Stendhal (18 décembre 2009).

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Motion votée par le CA de l'université de Pau et des Pays de l'Adour,présentée par le SNESup demandant le retrait et la remise à plat de la"réforme" de la formation des enseignants (18 décembre 2009).

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Motion du CA de l'Université du Maine (17 décembre 2009).

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Motion votée au Cevu de l'UCP - Cergy-Pontoise donc IUFM de l'académie de Versailles et transmise au CA de la même Université (4 décembre 2009).

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Motion adoptée lors du Conseil d'école de l'IUFM Centre-Val-de-Loire (26 novembre 2009).

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Motion du Conseil d'administration de l'université Bordeaux 3, votée à l'unanimité

Réuni le 18 décembre 2009, le Conseil d'administration de l'université  Bordeaux 3 considère que la réforme de la formation des enseignants est inapplicable dans les conditions fixées aujourd'hui par les ministères de l'Éducation Nationale d'une part et de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche d'autre part.
Il regrette qu'il ne soit fait aucun cas des nombreuses critiques faites par les organisations syndicales, la CPU, la CDIUFM, les sociétés savantes, les associations universitaires et les organisations de parents d'élève.
Il entend donc à ce jour ni modifier son offre de formation, ni préparer de nouvelles maquettes de master.

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Mastérisation: Appel de Nanterre aux départements et UFR d'histoire à constituer un front du refus (18/12/09)

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Mastérisation - front du refus: motion de l'Université de Rouen du 12/01/10

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Motion du CA de l'Université Paul Verlaine - Metz adoptée également par les CA de Nancy 2 de l'UHP-Nancy 1 et par le conseil d'école de l'IUFM-Lorraine (18 décembre 2009).

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Motion votée à l'unanimité par le CA de l'université de Tours le 21 décembre.

LeConseil d'Administration de l'Université François-Rabelais de Tourscondamne les propositions des ministères. Celles-ci ne permettent pasd'assurer une formation de qualité pour les futurs enseignants, ni demettre en place des masters qui répondent aux critères de qualitécommuns à tous les masters depuis le LMD.
    L'Université deTours rappelle son engagement à préparer les étudiants aux métiers del'enseignement et aux concours qui y mènent, en partenariat avec l'IUFMde l'Académie et en collaboration avec l'Université d'Orléans.
   La mastérisation de la formation des futurs enseignants nécessite uncadre qui permette l'acquisition des savoirs disciplinaires, associée àune formation à la recherche, et des compétences professionnelles tantthéoriques que pratiques (stages obligatoires en responsabilité etencadrés).
   L'Université de Tours constate qu'une telle mastérisation ne peut êtremise en place tant que deux verrous ne sont pas levés : la place desconcours dans l'année de M2 et le caractère obligatoire des stages aucours du master pour les futurs candidats aux concours.
   L'Université de Tours exige des ministères les modifications qu'imposela nécessité de doter la Nation d'enseignants de grande qualité.

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Motion du CA de Lyon 2 - 22 janvier 2010

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Mastérisation: appel du département d'études anglophones de Nanterre (26/01/10)

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Motion du CA de l'Université Stendhal-Grenoble 3 du 29 janvier 2010

LeCA confirme la position exprimée le 18 décembre et constate quel'arrêté du 31 décembre 2009 n'a fait qu'ajouter à l'inquiétude et à laconfusion.

Il mandate la présidente pour transmettre au MESR des demandes concernant :
 un report de la session de l'automne 2010 au printemps 2011
 des assurances concernant le budget des futures formations
 des éclaircissements sur l'articulation du décret du 28 juillet 2009 et de l'arrêté du 31 décembre 2009.

Le CA réaffirme la nécessité d'une formation professionnelle dequalité, et en particulier d'une progressivité dans les stages excluanttout stage en responsabilité avant la réussite du concours.

Votée à l'unanimité.

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Motion du jury du Capes externe pour la défense du CAPES de Lettres Classiques

Lettres classiques - langues anciennes: motions et communiqués (jury de Capes, Cnarela, section 8 du cnu) 

Deuxième motion du jury de CAPES de lettres classiques (avril 2010)

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Mastérisation: motion de la Société des Hispanistes Français (SHF) (28/01/10)

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  • Motion du conseil d'administration de l'Université Paris Diderot – Paris 7

Le conseil d'administration de l'Université Paris Diderot – Paris 7,réuni le 2 février 2010, déplore l'absence de concertation dans la miseen place de la « masterisation » des concours de recrutement du seconddegré : les avis de la CPU, de la CDIUFM, des sociétés savantes, dessyndicats, du CNESER ne sont pas pris en compte.

Lire la suite.

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Motion commune des 21ème et 22ème sections CNU (4 février 2010)Les 21e et 22e sectionsdu CNU tiennent à prendre position sur le processus de mise en place dela « mastérisation » des concours de recrutement des enseignants duprimaire et du secondaire. Elles jugent que le dispositif prévu par lesministères ainsi que le calendrier envisagé pour les concours sontparfaitement irréalistes et inapplicables en l'état et conduiraient,s'ils étaient maintenus, à altérer durablement la qualité de laformation, tant disciplinaire que pédagogique, des futurs enseignants.Elles considèrent en outre que l'architecture des nouveaux concours,telle qu'elle a été étrangement conçue, constitue une menace pourl'enseignement supérieur et la recherche en histoire, en histoire del'art et en archéologie. A vouloir atteindre simultanément dans lesdeux ans de master quatre objectifs fondamentaux (renforcement de laformation disciplinaire, initiation à la recherche, préparation auxmétiers de l'enseignement et stages professionnels), il y a le risque,sinon la certitude, de n'en atteindre aucun. Les 21e et 22e sectionsapportent par conséquent leur soutien aux universités qui refusent demettre en place les « maquettes » et les parcours tant qu'il n'y aurapas eu de remise à plat de la réforme des concours. 
Paris, le 4 février 2010

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Motion sur la masterisation de l'UFR de Lettres modernes de l'Université de Lille 3 (4 février 2010).

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Motion contre la réforme de la formation des enseignants votée par le département de psychologie de l'Université de Franche-Comté (28 janvier 2010).

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Communiqué commun FCPE - Crap Cahiers Pédagogiques - UNL sur la formation des enseignants (29 janvier 2010)

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Mastérisation - front du refus: motion de l'UFR d'études italiennes et roumaines de Paris 3 (01 et 04/02/10)

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Motion « Masterisation » de l'UFR de mathématiques de l'université de Paris-Est Marne-la-Vallée (2 février 2010)
L'UFRde mathématiques de l'université de Paris-Est Marne-la-Vallée réitèreson désaccord avec la Circulaire pour la mise en place des diplômesnationaux de masters ouverts aux étudiants se destinant aux métier del'enseignement du 23 décembre 2009.
Les exigences multiples: obtenir un master recherche,préparer un concours, un mémoire, s'initier à la recherche, auxrelations internationales, à l'administration de l'éducation nationale,effectuer des stages en observation et en responsabilité, l'allongementde la durée des études sans qu'aucune aide financière conséquente nesoit prévue, l'évocation peu sérieuse de la réorientation dans desparcours recherche des étudiants non admissibles sont autant de termesde cette circulaire qui nous semblent inacceptables.

Cetteréforme n'élève pas le niveau de qualification disciplinaire des futursenseignants, elle abaisse  leur  niveau de qualificationprofessionnelle, elle aggrave la précarisation de l'emploi dansl'éducation nationale, elle affaiblit nos masters recherche et elle meten concurrence les universités..

C'est pourquoi, en accord avecun très grand nombre d'universitaires qui se sont déjà prononcés parl'intermédiaire des conseils d'universités, des sociétés savantes,avec  les syndicats d'enseignants, la FCPE, la CPU, qui ont expriméleur refus lors du vote au CNESER le 21 décembre (2 voix pour sur 39membres), nous réaffirmons notre opposition à une réforme qui menacel'Education Nationale dans sa mission et ses fondements.
Les décrets d'août 2009 doivent être abrogés.
L'ouverture de véritables négociations est plus que jamais nécessaire.

Motion adoptée à l'unanimité des 17 présents.
2 février 2010

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  • MOTION DU CEVU DE L'UNIVERSITÉ OUEST NANTERRE LA DÉFENSE (8 février 2010)

LeCEVU de l'université Paris Ouest Nanterre La Défense, réuni le 8 février 2010, déplore l'absence de concertation dans la mise en placede la « masterisation » des concours de recrutement du premier et dusecond degré : les
avis de la CPU, de la CDIUFM, des sociétés savantes, des syndicats, du CNESER ne sont pas pris en compte.
Lescadrages proposés sont souvent contradictoires et incompatibles avecles impératifs de formation d'un cursus de Master. Les modalités demise en place des stages de M2 et la formation professionnelle deslauréats aux   concours durant leur première année d'enseignement ne permettent pasd'offrir une préparation aux métiers de l'enseignement qui réponde auxexigences professionnelles, pour ne rien dire des conditions aberrantesqui  
seraient faites à la promotion 2010, privée, elle, de toute formation professionnelle.  Le CEVUcondamne l'utilisation des néo-titulaires pour compenser les suppressions de postes au détriment de leur propre formation et audétriment des élèves.
L'universitérappelle son investissement en matière de formation desmaîtres. Cependant, compte tenu des circonstances actuelles, elleréserve sa position quant à l'ouverture des formations aux métiers del'enseignement à la rentrée 2010.
Le CEVU appelle les autres universités de l'académie à se joindreà Paris Ouest pour porter ensemble ces exigences et ces protestationsauprès des autorités de tutelle, et à s'opposer par tous moyens àl'organisation des épreuves  
écrites de concours en septembre et novembre 2010.

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Motion du conseil de gestion de l'UFR des Sciences et Techniques de l'université de ROUEN (8 février 2010)
Une fois de plus, les ministères concernés par la réforme de laformation et du recrutement des enseignants du premier et du seconddegré ont décidé de ne tenir aucun compte de l'avis unanime de lacommunauté universitaire. Tous les textes rendus publics ces derniersmois, du cadrage général de la réforme à la circulaire sur le contenudes épreuves des concours, confirment malheureusement ce que l'onpouvait craindre. Malgré le refus inédit par la quasi unanimité (dessyndicats à la FCPE ou à la CPU excepté le MEDEF et l'UNI) des membresdu CNESER le 21 décembre dernier, malgré la dénonciation par tous lessyndicats des décisions prises, malgré les condamnations de cettepolitique par près d'une trentaine de conseils centraux d'université,les ministères entendent poursuivre leur démarche de destructionprogrammée du contenu disciplinaire et professionnel de la formationdes futurs enseignants.
Le conseil de gestion de l'UFR des Sciences et Techniques del'Université de ROUEN dénonce avec la plus grande fermeté les arrêtés et circulaires rendus publics ces derniers mois sur cette questiondans la continuité de leurs prises de position précédentes. A l'instarde l'intersyndicale de l'enseignement supérieur et de la recherche, ilsconsidèrent que cette réforme est inacceptable, que les décrets doiventêtre abrogés pour laisser place à une toute autre réforme qui défendune formation conciliant les exigences scientifiques et les apportsprofessionnels nécessaires aujourd'hui aux métiers de l'enseignement etde l'éducation. Votée à l'unanimité.

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Université de Nantes:

- Motion du conseil de gestion de l'UFR sciences et techniques de l'Université de Nantes (12 février 2010)

LeCG de l'UFR Sciences prend acte des motions sur la mastérisationdes concours de l'enseignement primaire et secondaire votées par leCNESER, de nombreuses sections du CNU et par la CPU. Avec la plupartdes institutions
représentatives du service public d'enseignement supérieur et dela recherche, il estime que le dispositif prévu contredit lesobjectifs affichés sur tous les plans, qu'il s'agisse de la qualité dela formation disciplinaire, dont le niveau d'exigence est abaissé, del'initiation à la recherche, qui ne peut être assurée convenablement enconcurrence avec la préparation des épreuves écrites et orales duconcours, et de la préparation aux métiers de l'enseignement.
Ils'élève contre les annonces de couplage entre le stage des lauréatset celui des admissibles en M2. Il proteste enfin contre le calendrierqui apparaît en l'état irréaliste et inapplicable : alors que, dansla plupart des disciplines concernées, les programmes des concours nesont pas à cette heure encore connus, comment peut-on raisonnablementpenser imposer aux candidats et à leurs préparateurs des épreuvesécrites durant le mois de novembre 2010 ?
LeCG considère également comme troublante la demande du Présidentde l'Université de Nantes de créer des spécialités Enseignement (enMaster disciplinaires) cohabilitées avec les autres Universités desPays de Loire, ainsi que le non-financement de préparations au concourshors Master. Non seulement cette décision nous impose unealternative insoutenable, mais elle nous place aussi dans une positionde concurrence inutile et néfaste face aux préparations à Angers et auMans, avec la menace de voir disparaître de Nantes des préparations quiont fait leurs preuves.
Le CG de l'UFR appelle les Ministresde l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur et de laRecherche prendre en compte les étudiants préparant les concours del'enseignement, les équipes pédagogiques qui les encadrent, et lesélèves du Secondaire, en ouvrant une véritable négociation avecl'ensemble des instances représentatives et en suspendant dansl'immédiat l'application de la réforme.
Votée à l'unanimité

Motion de l'AG du département de Lettres Modernes de l'Université de Nantes (11 février 2010)

Réunile 11 février 2010, le département de Lettres Modernes de l'Universitéde Nantes réaffirme son opposition à la réforme de la formation desenseignants imposée par le Ministère. Le département enverra desreprésentants à la réunion du 4 mars destinée à l'élaboration desmaquettes en cohabilitation, dans la perspective de faire entendre ànouveau son opposition.
Nous nous élevons par ailleurs contre ladécision purement locale émanant de la Présidence de ne pas financerl'Agrégation en l'absence de Master Enseignement. Nous considéronségalement que le calendrier fixé pour les épreuves de CAPES et que lesmodalités de mise en place des stages de M2 ne permettent pas d'assurerune formation disciplinaire et professionnalisante digne de ce nom. Enoutre, ce calendrier et ces stages induiraient une discriminationinacceptable entre les étudiants.
votée à l'unanimité moins un blanc

« Enseigner est un métier qui s'apprend ». Motion du conseilde l'UFR Lettres et Langages de l'Université de Nantes (jeudi 18février 2010)

L'enseignementet donc la formation des enseignants représentent un enjeu de sociétéfondamental pour tous. Les orientations présentées par le gouvernementles 13 et 18 novembre menacent :

• d'augmenter la durée des études non rémunérées sans prévoir d'aides financières adéquates pour compenser cet allongement.

• d'envoyer en stage de M2 en responsabilité des étudiants sans formation, alors que le nombre

d'enseignants titulaires diminue, ce qui reviendrait à attribuer aux étudiants stagiaires le rôle de

remplaçants.

•de nuire aussi bien aux formations disciplinaires que pédagogiques desétudiants. Sous couvert d'une augmentation du niveau d'étude requispour le recrutement des professeurs, la réforme proposée entraîne ladisparition quasi totale de la formation pédagogique, didactique etprofessionnelle actuellement assurée par l'Éducation Nationale. Cetteformation sera assurée de façon minimaliste au cours du Master audétriment de la formation disciplinaire. Ceci aboutira doncimmanquablement à une diminution significative de la qualité durecrutement des professeurs.

•de créer une précarité au sein du corps enseignant et une éducation àdeux vitesses alors que le système actuel assurait un niveau homogènede recrutement sur l'ensemble du territoire. Pour être titularisable,le lauréat d'un concours d'enseignement devra valider son année de M2.Il semble probable qu'un nombre significatif d'étudiants ne puisseatteindre ce double objectif, ayant validé le M2 mais échoué auconcours. Malgré leur formation professionnelle très superficielle,ceux-ci fourniront au Ministère de l'Éducation Nationale une maind'oeuvre précaire, bon marché aisément corvéable, particulièrement dansles zones difficiles.

• de déstabiliser l'ensemble des formations en place, aussi bien dans les IUFM que les universités.

Le cadrage des masters présentés, adossés à la recherche, ne peut être mis en adéquation avec les

modalités des concours tels que définis par l'arrêté du 28/12/2009 (B.O.du 6/01/2010). Ce texte a

d'ailleurs été rejeté par le CNESER du 21 décembre à la quasi unanimité.

Leconseil de l'UFR « Lettres et Langages » de l'Université de Nantes,réuni le jeudi 18 février 2010, rejette ces choix et demande uneréforme conduisant à une réelle élévation de la qualification de tousles enseignants et une réelle amélioration de la formation desenseignants pour l'avenir des élèves, tout en garantissant la mixitésociale du recrutement et après une réelle consultation de tous lesacteurs du monde de l'éducation. Il demande à l'Université de Nantes derevenir sur sa décision de ne pas financer l'Agrégation en l'absence deMaster enseignement. Il se prononce contre le calendrier desréalisation des maquettes imposé par le Ministère et demande lemaintien pour la session 2011 du CAPES selon ses modalités actuelles.Il demande enfin le maintien de la formation alternée desfonctionnaires-stagiaires sans diminution de la décharge horaireaccordée l'année de leur recrutement.

MOTION ADOPTÉE À L'UNANIMITÉ

- 2 Motions du conseil de gestion de l'UFR HHAA (Histoire, Histoire de l'art et Archéologie), adoptée à l'unanimité:

"Réunile 8 février 2010, le conseil de gestion de l'UFR Histoire, Histoire del'art et Archéologie de l'Université de Nantes exprime sa très viveinquiétude sur deux problèmes posés dans la partie 2 "Principauxchangements intervenus et pistes de préparation" du texte
"De larénovation du CAPES externe d'histoire et géographie" rédigé par M.l'Inspecteur général Laurent Carroué, président du jury du CAPESexterne d'histoire et de géographie.
- Le programme : le faitd'informer les candidats "l'année même du concours" interdit toutepréparation sérieuse et induit une dévalorisation du concours. Alignerstrictement les épreuves d'admissibilité et d'admission sur de grandesquestions d'histoire et de géographie se référant aux programmesscolaires est en outre une pratique dangereuse qui revient à affaiblirdurablement la recherche à l'université et la qualité de l'enseignement.
- Le calendrier : tel qu'il est présenté, le calendrier est irréaliste et inapplicable. Il interdit, dans les faits, l'inscription de la préparation des concours dans un master."

Motion du conseil de gestion de l'UFR HHAA du 7 janvier:
"Leconseil de gestion de l'UFR HHAA proteste contre la méthode quiconsiste à ne tenir aucun compte du vote si fortement négatif du CNESERdu 21 décembre 2009. Il souligne les multiples faiblesses de lacirculaire de cadrage et regrette les incohérences auxquelles lamastérisation conduit. Il demande au CA de l'Université de Nantes de seprononcer sur le fond sur la réforme."

Position du dépt d'anglais (texte voté à l'unanimité):

"Le département d'anglais, réuni le 9 février 2010, n'est pas favorable à l'élaboration d'une maquette de master d'enseignement* dans le cadrage actuel défini par les textes ministériels.
Nousestimons effectivement que le calendrier fixé pour les épreuves duCapes d'anglais d'une part ; que les modalités de mise en place desstages de M2 d'autre part ne permettent pas d'assurer une formationdisciplinaire et professionnalisante de qualité."

Nouveau vote du département d'Anglais de l'Université de Nantes contre la remontée des maquettes Master d'enseignement : 16 contre, 13 pour (6 avril 2010).

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Limoges, motion du département d'Histoire (04/02/10)

"Réunis le 4 février, les enseignants et enseignants-chercheurs dudépartement d'histoire de l'Université de Limoges considèrent que laréforme de la formation des enseignants imposée par les ministères del'Education nationale d'une part et de l'Enseignement supérieur et dela recherche d'autre part, est à la fois nocive et inapplicable.

Lire la suite.

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[mastérisation] Motion des enseignants de Marne La Vallée, histoire-géographie (dont : appel aux jurys) 12.02.10

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MOTION DU CONSEIL DE GESTION DE L'UFR de LETTRES DE L'UPEC ( PARIS 12) (12 février 2010)

Le conseil de gestion de l'UFR de Lettres réuni le 12/02/2010 tientà prendre position sur le processus de mise en place de la «mastérisation » des concours de recrutement des enseignants du primaireet du secondaire. Il juge que le dispositif prévu par les ministèresainsi que le calendrier envisagé pour les concours sont parfaitementirréalistes et inapplicables en l'état et conduiraient, s'ils étaientmaintenus, à altérer durablement la qualité de la formation, tantdisciplinaire que pédagogique, des futurs enseignants. Il considère enoutre que l'architecture des nouveaux concours, telle qu'elle a étéétrangement conçue, constitue une menace pour l'enseignement supérieuret la recherche lettres, langues et sciences humaines. A vouloiratteindre simultanément dans les deux ans de master quatre objectifsfondamentaux (renforcement de la formation disciplinaire, initiation àla recherche, préparation aux métiers de l'enseignement et stagesprofessionnels), il y a le risque, sinon la certitude, den'en atteindre aucun. En conséquence, le Conseil se prononce pour lemoment contre la mise en place de maquettes tant qu'il n'y aura pas eude remise à plat de la réforme des concours.Votée à l'unanimité

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Motion de l'UFR d'allemand de l'université Paris 3 (11 février 2010)

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[Mastérisation] Motion du CA de la société française de littérature générale et comparée (SFLGC) - février 2010

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Motion mastérisation des historiens de Grenoble II (03/02/10)

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Mastérisation: Motion du CEVU (25/01/10) et du CA (15/02/10) de Paris 6

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Mastérisation - front du refus: Motion de l'UFR de Philosophie de Paris 1 (15/02/10)

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Motion du conseil de gestion de l'UFR d'Études Ibériques et Latino-Américaines de l'Université Paris 3 (18 février 2010)

Le Conseil de gestion de l'UFR d'Etudes Ibériques etLatino-Américaines de l'Université Paris 3–Sorbonne Nouvelle, réuni jeudi 18février 2010 se prononce à l'unanimité contre la « mise en place desdiplômes de masters ouverts auxétudiants se destinant aux métiers de l'enseignement ». Il s'élève plus généralement contre laréforme de la formation des enseignants telle qu'elle est mise en place àmarche forcée et contre l'avis unanime de la communauté universitaire. Il attirel'attention sur le grave danger pour l'ensemble du système éducatif que faitcourir la modification des concours de recrutement dès la rentrée 2010.
Il s'interrogesérieusement sur son applicabilité et met en garde contre les modalités destage prévues qui auront pour effet de désorganiser la formationuniversitaire, de sacrifier la formation professionnelle des futurs enseignantset de fragiliser encore un peu plus l'enseignement secondaire pour des raisonsbudgétaires à courte vue. Il considèredonc que le calendrier prévu pour les concours de la session 2011 estintenable. Il demande une remise à plat complète de la réforme et réaffirmequ'il n'y a d'autre solution, si l'on veut maintenir un niveau de formationsérieux dans la perspective d'un concours de recrutement, que d'organiser lesécrits au printemps 2011.
Enfin, ilencourage le Conseil d'Administration de l'Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle à prendre en compte la position de lamajorité des UFR , clairement hostileaux mesures prises sans concertation par le Ministère. Votée à l'unanimité [ NB : Le Conseil a été suivi d'une AG de l'UFR qui est allée dans le même sens.]

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Mastérisation - Motion du Conseil de l'UFR de Grec de l'Université Paris-Sorbonne (18/02/10)

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Mastérisation- front du refus: motion des départements d'Histoire, d'Histoire del'Art et Archéologie et de Sociologie de Poitiers (11/02/10)

[mastérisation] Motion contre la remontée des maquettes MEF, UFR Sciences Humaines et Arts de Poitiers

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Mastérisation: motion du CEVU de Paris-Est Marne-la-Vallée (18/02/20)

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Mastérisation - front du refus: motion de l'UFR d'Arts plastiques et Sciences de l'art de l'Université Paris 1 (25 février 2010)

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 Appel du 23 février 2010 des formateurs de l'IUFM de Besançon

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Motionsde l'AG de l'Université du Havre du 26 février 2010

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Motions des conseils centraux de Montpellier 2 et 3 (janvier/février 2010)

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Mastérisation: Déclaration du département des Sciences de l'Antiquité aux Conseils de l'Université de Provence (05/03/10)

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Mastérisation: motion de l'UFR d'histoire de l'Université Paris 1 (02/03/10)

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Appel du Conseil d'Ecole de l'IUFM Célestin Freinet (Nice)

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Communiqué de l'ANCPE (Association nationale des conseillers principaux d'éducation) sur la réforme de la masterisation

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Motion des formateurs de l'IUFM de Paris (mercredi 10 mars 2010)
"Lesenseignants et formateurs de l'Iufm de Paris, réunis en journéebanalisée le mercredi 10 mars 2010 sur la question de l'élaboration dela future maquette de la formation des enseignants, se déclarent enaccord avec la motion votée au conseil d'administration de Paris IV du26 fevrier 2010 qui émet un avis défavorable à cette réforme.Ilsdemandent l'abrogation des décrets dits de masterisation et l'ouverturede véritables négociations avec l'ensemble des partenaires impliquéssur cette question, de la maternelle à l'Université".
Adopté à l'unanimité 83 présents 7 ne prennent pas part au vote personne ne s'abstient personne ne vote contre

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Mastérisation: projet d'arrêté (Cahier des charges FDE). Communiqués FSU et FCPE

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Mastérisation: motion du CA de l'Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne (19/03/10)

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Mastérisation: motion du département d'Histoire de Rennes 2 (18/03/10)

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Motions de la Conférence des Présidents d'Associations de Professeurs Spécialistes sur la mastérisation et la " réforme " du lycée

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Elaboration des maquettes : refus de Marne la Vallée, Nantes:

- Motion de l'UFR Langues et Civilisations de l'université Paris-Est Marne-la-Vallée, mardi 23 mars 2010.

- Le pôle Lettres et sciences humaines de Nantes a voté le 24 mars la non remontée des maquettes MEF de Lettres Anciennes, Lettres Modernes, Anglais, espagnol.

Nouveau vote du département d'Anglais de l'Université de Nantes contre la remontée des maquettes Master d'enseignement : 16 contre, 13 pour (6 avril 2010). 

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Motion mastérisation du conseil de gestion de l'UFR Histoire, Histoire de l'art, Archéologie de Nantes (25 mars 2010)
        Réuni le 25 mars 2010, le conseil de gestion de l'UFR Histoire,Histoire de l'Art et Archéologie ne peut pas valider la maquette « Spécialité de master. Métiers de l'Enseignement et de la Formation, Professeurs des Lycées et Collèges Histoire-Géographie » dans sa forme actuelle. Il se donne un moratoire d'un mois afin de clarifier les points suivants :
-        la nature de la maquette (professionnelle ou de recherche ?) et l'articulation entre la formation à la recherche, la préparation au concours et l'apprentissage professionnel,
-        la question de l'admission en master 2.
 Il exige que les questions au programme du CAPES Histoire-Géographie soient publiées au B.O. de l'Education
Nationale au moins un an avant la date des épreuves d'admissibilité du concours.  Il rappelle l'importance d'aligner
ces questions sur les programmes scolaires mais aussi sur les avancées de la recherche.

 Il condamne les modalités d'organisation du concours 2010/2011.
        Pour toutes ces raisons, il appelle le Conseil d'Administration de l'université à assumer ses responsabilités et à prendre la pleine mesure des difficultés soulignées.
Adoptée à l'unanimité (moins un membre du conseil ne prenant pas part au vote).

Motion du département d'histoire de l'université de Nantes université de Nantes Capes d'histoire et de géographie

Réunis le 2 avril 2010, les enseignants-chercheurs du département d'histoire de l'université de Nantes apportent leur entier soutien à la lettre ouverte des membres du jury du Capes d'histoire et de géographie, session 2010, à Luc Chatel, ministre de l'Education nationale, texte signé au 31 mars par soixante membres du jury de la session 2010 du CAPES d'Histoire et de Géographie

n'ont pas pris part au vote : 2
absention : 0
contre : 0
pour : unanimité.

Voir la lettre ouverte des membres du jury du Capes d'histoire-géo au ministre de l'Éducation Nationale (31/03/10)


Motion du Département d'Histoire de Nantes (25 mars 2010) Réunis le 25 mars 2010 et après avoir pris connaissance de la maquette « Spécialité de master. Métiers de l'Enseignement et de la Formation, Professeurs des Lycées et collèges Histoire-Géographie », les enseignants-chercheurs du département d'histoire demandent un moratoire d'un mois afin de clarifier les points suivants :
- la nature de la maquette, professionnelle ou de recherche et l'articulation entre la formation à la recherche, la préparation au concours et l'apprentissage professionnel,
- la question de l'admission en master 2.
Ils exigent que les questions au programme du CAPES Histoire-Géographie soient publiées au B.O. de l'Education Nationale au moins un an avant la date des épreuves d'admissibilité au concours.
Ils condamnent les modalités d'organisation du concours 2010/2011.
Ne participent pas au vote : 8
Abstention : 1
Pour : 11

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Motion du CA de l'université de Caen à l'égard de la réforme des concours (19 mars 2010)

(extrait du Bulletin des décisions n° 6 du CONSEIL D'ADMINISTRATION de l'Université de Caen - Séance du 19 mars 2010)

REFORME DE LA FORMATION DES ENSEIGNANTS DES PREMIER ET SECOND DEGRES

Le Conseil vote la motion suivante :

« Le Conseil d'administration de l'Université de Caen Basse-Normandie, réuni le 19 mars 2010, déplore la réforme de la formation et du recrutement des enseignants des 1er et 2nd degrés, imposée par les ministères de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Son application génère en particulier les effets suivants :

 une incohérence de calendrier : moins de 3 mois de préparation aux concours ;

 une dispersion et une multiplication des objectifs des masters dommageables pour la formation des étudiants et qui se fait au détriment des parcours recherche de deuxième année ;

 la suppression de la formation pédagogique au sein des IUFM ce qui conduit à leur disparition à terme ;

 la dilution du cadre national de la formation des enseignants.

En conséquence, le Conseil d'administration de l'Université de Caen Basse-Normandie réitère son opposition à cette réforme, comme il l'a déjà exprimé en 2008, et demande son abrogation.

Ce point figure en pages 3-4 du fichier que à télécharger ici.

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Motion du conseil d'UFR de Lettres et Langues de l'Université de Tours

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Mastérisation - formation initiale : appel aux écoles parisiennes à prendre position. Communiqué Snuipp-Fsu, Snudi-Fo, Sud Éducation

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Pourquoi avancer de 6 mois les inscriptions aux concours? Communiqué de la Fnec-Fp-FO (25/03/10)

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Résolution de l'Association des germanistes de l'enseignement supérieur (AGES)  (27 mars 2010)

L'Association des germanistes de l'enseignement supérieur (AGES)s'est réunie le 27 mars 2010 et réitère des réserves extrêmes face auxdispositions de la réforme de la formation des enseignants du secondaire. Elleexprime sa désapprobation face aux conditions de son application ; a fortiori cette année, cette réformeest matériellement inapplicable : la date des écrits du CAPES au mois denovembre rend impossible une préparation sérieuse aux épreuves et met gravementen danger tant les chances de réussite des étudiants que la qualité des futursprofesseurs. L'AGES réclame impérativement que soit prolongé le délai desinscriptions aux concours (actuellement fixé au 18 juin). A cette date, lesdiplômes de masters indispensables pour être candidat ne seront pas obtenus,les résultats de la session des concours en cours ne seront pas connus,empêchant toute réinscription aux candidats ajournés. Qui plus est, lesuniversités n'auront pas à cette date reçu la validation des maquettes etparcours les autorisant à préparer aux concours.

L'AGES désapprouve la mise en place de stages enresponsabilité pour des candidats non encore reçus au concours de recrutement.Elle met en garde contre les inévitables problèmes que cette organisation nemanquera pas de générer et dont l'Université ne saurait en aucun cas être tenuepour responsable.

Résolution votée à l'unanimitédes présents.

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- Formation des enseignants : la FCPE boycottera le CSE du 06 mai 2010

- Courrier et motions de la Fcpe  (29/03/10)

- Fcpe: violence scolaire et formation des enseignants. Communiqué de presse du 7 avril 2010
                      Lutte contre la violence scolaire
La FCPE participe aux états généraux de la sécurité à l'Ecole et participera aux ateliers organisés pour y défendre ses propositions.
Tous les intervenants de la matinée ont affirmé que la formation des enseignants doit être au coeur des dispositifs de lutte contre la violence scolaire.
La réforme actuelle de la formation des enseignants ne répond pas aux objectifs en matière de formation à la psychologie de l'enfant et de l'adolescent et de mise en responsabilité devant une classe.
La FCPE attend donc du ministère de l'Education nationale qu'il abandonne cette réforme. 

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motion du département d'histoire de l'université de Bourgogne (30/03/10)

— Le département d'histoire se prononce contre la remontée d'éventuelles maquettes.

— En l'état, aucune préparation au CAPES d'Histoire-géographie ne pourra être organisée à l'Université de Bourgogne pour la session de novembre 2010.

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Le  département d'histoire de l'université de Poitiers (30/03/10) déclare de mêmeque, "en raison de l'absurdité du calendrier, il n'assurera pas la préparationau Capes externe pour la prochaine session de novembre 2010".

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Motion du comité paritaire du Département d'histoire de Rouen (31 mars 2010)

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Lettre ouverte des membres du jury du Capes d'histoire-géo au ministre de l'Éducation Nationale (31/03/10)

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Compte rendu de l'Assemblée Générale de UFR de Philosophie de Paris 1

Le compte rendu est téléchargeable : ici. Une commission s'est également formée: leur groupe google ici

Motion Mastérisation

L'UFR de philosophie de Paris 1, réuni en Assemblée générale le 25 mars 2010 continue, après la mobilisation du printemps 2009, de s'opposer fermement à la mastérisation de l'enseignement et à tout aménagement de l'UFR qui irait dans ce sens.
 Nous pensons qu'il s'agit d'une atteinte à la qualité de la formation pédagogique et au caractère national des diplômes. La mastérisation est une étape de plus dans la sélection sociale à l'oeuvre au sein de l'Université.

 Nous refusons avec fermeté un processus qui tend à libéraliser le statut des fonctionnaires de l'enseignement par la création d'un diplôme professionnel d'enseignement.

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Motions des UFR de LSH de l'Université Rouen et de l'UFR des Arts de l'Université d'Amiens

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Le syndicat des inspecteurs d'académie alerte L. Chatel des conséquences négatives de la masterisation (02/04/10)

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Motion du département d'anglais et du Département d'études littéraires anglaises de Paris 8 (01/04/10):

"Le Département d'anglais de l'Université de Paris 8 et le Département d'études littéraires anglaises réunis le 1e avril 2010 ont considéré, au vu du calendrier imposé par le ministère, qu'il était impossible de mettre en place une formation satisfaisante pour la session de concours du capes d'anglais prévue à l'automne 2010, et ont donc décidé de ne proposer aucune préparation spécifique aux étudiants concernés.
Décision prise à l'unanimité."

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Résolution commune du Groupement des associations de langues, littératures et civilisations étrangères (GALET) sur la réforme de la formation des enseignants, 5 avril 2010

L'Association des Germanistes de l'Enseignement Supérieur (AGES),l'Association Française d'Études Américaines (AFEA), la Société desAnglicistes de l'Enseignement Supérieur (SAES), la Société Française desEtudes Japonaises (SFEJ), la Société des Hispanistes Français (SHF) et laSociété des Italianistes de l'Enseignement Supérieur (SIES)

réitèrent des réserves extrêmes face aux dispositions de la réforme de laformation des enseignants du secondaire. Elles expriment leur désapprobationface aux conditions de son application ; a fortiori cette année, cetteréforme est matériellement inapplicable : la date des écrits du CAPES aumois de novembre rend impossible une préparation sérieuse aux épreuves etmet gravement en danger tant les chances de réussite des étudiants que laqualité des futurs professeurs.

Le Groupement des associations de langues, littératures et civilisationsétrangères réclame impérativement que soit prolongé le délai desinscriptions aux concours (actuellement fixé au 18 juin). A cette date, lesdiplômes de masters indispensables pour être candidat ne seront pas obtenus, les résultats de la session des concours en cours ne seront pas connus, empêchant toute réinscription des candidats ajournés. Qui plus est, les universités n'auront pas à cette date reçu la validation des maquettes etparcours les autorisant à préparer aux concours.

Le Groupement des associations de langues, littératures et civilisationsétrangères désapprouve la mise en place de stages en responsabilité pour descandidats non encore reçus au concours de recrutement. Il met en gardecontre les inévitables problèmes que cette organisation ne manquera pas degénérer et dont l'Université ne saurait en aucun cas être tenue pourresponsable.

Marc AMFREVILLE, Association Française d'Études Américaines (AFEA)

Geneviève CHAMPEAU, Société des Hispanistes Français (SHF)

Hélène MIARD-DELACROIX, Association des Germanistes de l'EnseignementSupérieur (AGES)

Christophe MILESCHI, Société des Italianistes de l'Enseignement Supérieur(SIES)

Michel VIEILLARD-BARON, Société Française des Etudes Japonaises (SFEJ)

Jean VIVIES, Société des Anglicistes de l'Enseignement Supérieur (SAES)

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Motions des conseils départementaux de Haute-Garonne et des Landes, 9 avril 2010

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Motion des Départements de littérature française & littérature comparée de Paris 8 (13/04/10)

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Mastérisation: communiqué Fcpe Paris, SNUipp-FSU Paris, Se-Unsa Paris et Sud Education Paris (16/04/10)

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Communiqués de la Fcpe, de la Fsu et de Sud à propos du CSE du 06 mai 2010.

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Prise de position de la Société de Mathématique de France sur l'évolution du concours de l'agrégation (8 mai 2010)

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Motion du CEVU de Paris 1 (21 mai 2010)

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Motion des Conseils de l'Université Paris 8 sur la "mastérisation" (mai 2010)

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Position de l'APLV sur la formation des futurs professeurs (11/06/10)

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Motion du jury de l'agrégation interne de mathématiques sur la réforme de la formation et du recrutement des enseignants (19/06/10)

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Communiqué du Forum des Sociétés Savantes de juin 2010

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Réformes des concours : motion du jury d'agrégation externe de mathématiques (07/10)

Réforme des concours : démission du jury du Capes de lettres classiques (14/07/10)

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Et sur le site de SLU: ACTIONS ET PRATIQUES LOCALES , TEXTES, APPELS, CONTRIBUTIONS DIVERSES et STAGES "MASTERISATION" : MISE EN PLACE, ANALYSES ET MOTIONS





Points de vue et débats :

"Le changement à l’Université et dans la Recherche, c’est maintenant ?" (pétition, France)

Pétition contre le projet Peillon de casse des statuts des enseignants (mars 2014)

Une nouvelle loi sur l’école qui s’inspire de la LRU (SLU 09/03/14)

Non à l’austérité et au "pacte de responsabilité". Communiqué de l'intersyndicale de l'ESR. Grève et manifestation le 18 mars 2014

10e section du CNU : Motion sur le projet de décret portant sur le statut des enseignants-chercheurs  

Motions de la 11e section du CNU, 30 janvier 2014

Medef et gouvernement prêts au « copilotage » des formations" (entretien G. Fioraso-P. Gattaz)

"Les dessous de la Sorbonne à Abou Dhabi en procès" (Le Monde, 22/11/13)

Affaire de l'annulation de l'élection d'un professeur à l'univ. de Strasbourg: suite 

Newsletter de SLU, oct. 2013: "Brumaire, an VI de la loi LRU"

N'autre école n°36: La pédagogie contre le sexisme

L’Espace Numérique de Travail confié à une entreprise de conseil en GRH (Questions de classe(s), 26/09/13)  

R. Bodin, S. Orange, L'université n'est pas en crise

Communiqué de l’Inter-syndicale de l’ESR sur les retraites (02/09/13)

"L’imbroglio des Éspé (1), chronique d’un désastre annoncé", par Pedro Cordoba (20 mai 2013)

"N’y a-t-il que la question du CNU ?", Hélène Conjeaud, 25 juin 2013

Motion de la 10e section du CNU (Littératures comparées)

"ANR 2013: une certaine idée de la science", par SLU

Pétition pour la qualification par le CNU / communiqué de la CP-CNU

CNU, 10e section (littératures comparées) : deux motions

"AERES : en finir avec l’agence de notation de l’enseignement supérieur et de la recherche", par C. Topalov (16/5/13)

Lettre ouverte de la CNARELA au sujet du CAPES de Lettres classiques

"Un amour de Mme Fioraso", par A. Compagnon (liberation.fr)

Motion votée à l'université de Toulon le 2 avril 2013 au sujet du projet de loi sur la formation des enseignants

Motion des universités de l'académie de Créteil sur la formation des enseignants (22/3/13)

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